Ca commence bien !

10787671524_94a26cd00e_bMon amoureux m’a emmenée faire un petit tour en avion et j’avais promis de venir vous en parler, Il faut que je raconte le début, parce que ça commence bien…

…On a nos billets et nos passeports, nous sommes fins prêts, le réveil n’est pas tombé en panne, nous sommes dans les temps, allez, go ! Direction l’aéroport. Tout va bien, l’avion, a eu du retard, mais il nous dépose à Londres où nous aurons quand même 1h00 pour prendre la correspondance pour San Francisco. C’est nickel ! Mais nous nous apercevons que l’hôtesse en France ne nous a pas enregistrés jusqu’aux USA. Non mais quelle idée ! Bon, pas grave, pleins de confiance, on se dit que ça va être chaud, mais nous allons courir se faire enregistrer et repasser les douanes ten fingers in the nose !.

Mon amoureux est bilingue, donc ça aide bien. Nous expliquons notre situation à un employé qui nous fait passer en priorité devant la longue file d’attente, et le check in effectué,il faut trouver la douane.On y arrive, mais il y a un monde fou. Nous nous regardons et on se comprend. Allez on fonce ! Sorry ! please ! my plane leaves in few minutes ! May I ?,Thank you ! Les gens sont sympas et nous laissent passer, on arrive haletants devant les douaniers, mais contents car nous sommes encore dans les temps. On se déshabille, on met tout dans les bacs en plastique et on passe les portiques, tout va bien. Mais soudain je blêmis…. Où est mon passeport ? Et mon billet ? Je les avais à la main il y a 2 minutes, ils étaient dans un des bacs et là….. plus rien ! On fouille toutes nos poches, nos sacs, on regarde par terre, on alerte la douanière anglaise aussi aimable qu’une porte de douane. Elle s’en fiche.

Mon amoureux me laisse son sac à dos pour que je puisse encore vérifier, il me dit qu’il court attraper l’avion pour le retarder de quelques minutes. Maintenant quand on y pense ça nous fait rigoler. Avant les avions attendaient les passagers retardataires; mais ça c’était avant !

Complètement déconcertée et un brin paniquée, j’avise un agent de sécurité et je lui saute sur le poil, lui raconte ma mésaventure dans mon anglais venu du fond des temps préhistoriques en lui précisant que mon avion va décoller dans quelques minutes.
Le brave jeune homme va interpeller la douanière qui continue à ignorer mon désespoir lorsque j’entends derrière moi une voix masculine qui demande très courtoisement  is it a french passport ? Je me retourne et je crie Yessssss à un très distingué et so british gentleman très embarrassé qui m’explique qu’il a déposé par mégarde ses affaires dans le bac avant que je puisse récupérer mon passeport et mon billet. Il les a donné à quelqu’un des douanes.

L’agent de la sécurité me demande d’attendre et se dirige vers un bureau pour en ressortir avec mon passeport et mon billet ! Ô joie ! J’ai presque envie de lui faire la bise, mais je n’ai pas le temps. Je suis au niveau de la porte 6 et je dois embarquer porte 48. Ceux qui connaissent Heathrow compatiront…

J’enfile les deux sacs à dos, un devant et l’autre derrière. Mais comme celui de mon compagnon est lourd avec tous ses appareils photos, dont un argentique bien lourd. Allez, rien ne gâchera mon voyage et ma veste sous le bras je fonce….

Malgré ma déclaration d’amour, mes petons sont toujours douloureux, mais je serre les dents et je cours comme une championne olympique, enfin, pour être honnête, la même mais en version  rouge, suant, soufflant, serrant les dents, mais je cours quand même et tant pis pour le ridicule et tant pis pour la douleur, je l’aurais cet avion, je l’aurais !  J’ai même l’oeil fier deBip Bip quand Vil Coyote cherche à le stopper, mais je grimace à l’intérieur. Avec m:es sacs, j’ai plutôt l’air d’un gracieux hippopotame qui court en boitant comme un canard.

Je suis bien attentivement les panneaux qui me mènent à la porte 48, je monte, je descends, je tourne et tourne encore à chaque indication et je me retrouve au sous-sol pour monter dans la navette souterraine. Je suis décomposée car si elle ne démarre pas immédiatement, je vais rater mon avion ! Et je vois mon amoureux qui m’attendait, il n’avait pas voulu prendre la navette sans moi et il guettait  impatiemment depuis un bon moment tous ceux qui déboulaient de l’escalator. Nous sautons dans le wagon et la rame démarre, il reprend son sac à dos, ouf, c’est déjà ça de moins !. J’essaie de récupérer mon souffle, de soulager mes pieds mais mon taux d’adrénaline est si haut que je ne me rendrais compte que plus tard à quel point j’ai mal.

Nous descendons enfin de la rame et nous continuons à courir jusqu’à la porte 48, nous sautons dans un ascenseur où se trouvent déjà 2 pilotes qui, nous voyant souffler et transpirer nous demandent à quelle heure part notre avion. A 2 pm, il nous reste à peine 12 minutes ! Dont’ run nous disent-ils, vous aurez le temps. C’est gentil de nous rassurer, mais les portes de l’ascenseur à peine ouvertes, nous reprenons notre sprint. Bien nous en a pris car à peine embarqués, les portes de l’avion se sont fermées… Je n’étais plus rouge, mais blanche d’épuisement !

Compatissante l’hôtesse des premières classes m’a offert un verre d’eau, dans un verre en verre, pas en plastique, un verre chic pour les premières classes,  pour que je reprenne des couleurs… Le steward qui s’occupera de notre rangée me demande d’un air inquiet are you OK ? …. Euhhhh I don’t know, je suis sur le point de défaillir, oui, mais DANS l’avion !
Enfin nous voilà assis, attachés, et nous poussons de longs, très longs soupirs de soulagement. Je peux raconter à mon compagnon ce qui est arrivé à mon passeport, puis j’essaie de me détendre. Il me faudra plusieurs heures pour faire retomber le stress et récupérer de ma fatigue, et encore plus pour soulager mes petons jolis. Je suis fière d’eux, ils m’ont portée jusqu’au bout, ils ne m’ont pas laissée tomber ! Allez, tout va bien ! L’Amérique nous tend les bras ! Nous sommes heureux !

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30 réflexions au sujet de « Ca commence bien ! »

  1. Ouffff, heureusement que vous avez pu prendre votre vol, mais quelle histoire loll, très bien racontée Ladyelle, j’espère que tu as aimé l’endroit où tu es allée en Amérique mon amie, gros bisous 🙂

  2. Que de beaux voyages tu fais ! je suis contente pour toi … perso j’ai peur de prendre l’avion (chuttttttt) … belle narration, pour notre plus grand plaisir … et toujours cette pointe d’humour que j’aime tant ! bisous de yvonne.

  3. Ayoye!! Quelle aventure! En effet, ça a bien commencé! ;-P
    Mon chum et moi avons connu ce genre de situation mais avec un train… LE TGV de Montpellier qui nous menait jusqu’à l’aéroport à Paris pour rentrer à Québec… une vraie course folle!!
    Alors vous êtes allés à San Francisco!!! Chanceux!! Cette ville est sur ma liste de voyage!
    On attend la suite avec impatience! 😉

    • Ahhh ! Alors nous sommes collègues de sprint ! mdr ! Nous avons fait San Francisco, la côte californienne, le désert, Las Végas, Alburquerque et Chicago ! c’était « trop bien » comme disent les « djeuns » 🙂

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