Désir

soleilJe lui plais c’est sûr. Il est là, près de moi, il me tourne autour, il est plein de désir c’est clair. Il est dans la séduction et je le comprends car je sais que je suis naturellement séduisante et même, osé-je l’avouer, très appétissante, que voulez vous, moi je suis du genre tendre et sucrée, c’est difficile de me résister, mais il faut que je sois honnête et que je lui fasse nettement comprendre que je souhaite qu’il s’en aille.
Je ne cherche en rien à attiser sa convoitise, mais il fait fi de mes rebuffades, il pousse même l’audace à aller jusqu’à me narguer. S’il croit que c’est comme ça qu’il va réussir à me convaincre de me laisser faire il se trompe lourdement.
Il me cherche, il me convoite sans dissimuler son envie mais je n’en ai cure. Pensant que je serais sensible au jeu du chat et de la souris il fait mine de partir mais revient bien vite voyant que son stratagème ne fonctionne pas. Dommage, j’ai bien cru qu’il allait enfin me laisser tranquille, mais ce coquin me veut absolument.
Je dirais même que je me sens un peu comme un macaron (de chez Cabiron évidemment)
Il profite d’un instant d’inattention et oups ! c’est fait ! il me voulait à tout prix, et… Il m’a eue.  Et puis, c’est l’amour vache : ça fait mal, ça pique, ça gratte !
Mais comment un si petit moustique peut il arriver à lui tout seul à enquiquiner autant quelqu’un qui fait quelque millions de fois sa taille ? Mais Aïeuuuh, enfin !

Photo : Philippe Castelneau

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13 réflexions au sujet de « Désir »

  1. Très jolie photo et texte très amusant ! J’ai cru qu’il allait la gober comme un macaron. Un genre de moustique gonflé aux amphétamines 🙂 J’ai bien aimé aussi le mais « aïeuu enfin !  » Merci pour le partage Ladydelle !

  2. Magnifique texte, je ne pensais pas (au début) qu’il put s’agor d’un moustique.
    Lorsque je vois cette tres jolie photographie de Philippe, je pense que derrière il y a un tres beau château -ou manoir- à l’abandon, et de vieilles pierres qui me parlent .
    ps : des macarons fourrés de moustiques. Y as tu pensé ? 😉

  3. J’entends de mon lit
    La situation est tragique
    J’entends de mon lit
    Comme une musique
    Un genre de moustique
    Un ouistiti de cet acabit
    Un genre de bête vole dans la nuit.

    J’entends quelque chose qui bourdonne
    Comme un moteur qui ronronne
    A la manière d’un énorme bombardier
    II est là, tout près, qui résonne
    II est là qui fanfaronne
    Sans cesse, il passe et repasse sous mon nez.

    Sans bouger, j’épie
    Paralysé par la panique
    Sans bouger, j’épie
    Tapi dans la nuit
    C’est le bruit typique
    Le cri de la bête qui pique
    C’est le bruit qui pique, typique au moustique.
    Gotainer…

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