Avec la pluie

DSC05181Mon Yoda d’amour, mon pépèrounet, mon petit coeur,  tu es né dans ma chambre il y a 19 ans, arrivé comme un petit soleil dans ma vie, par une magnifique journée de juin.

Tu étais le Clooney des chats, tous te trouvaient terriblement séduisant et glamour, une classe folle. Tu étais l’amour et la tendresse. Comment te dire merci.

Il fallait que je prenne la fatale décision, encore une fois, et laisser le vétérinaire te délivrer.
Tu me manques. Comment te demander pardon.
Je ne m’habituerai jamais.

C’était mon petit chat-chien, il venait souvent me chercher me dit mon amoureux le coeur serré.

Mon petit soleil est parti avec la pluie

Sur la route noire

Madouce 2013Sur la route noire je t’emmène MaDouce, ma tendresse, mon trésor.
Nous t’avons dit combien nous t’aimons et longtemps nous t’avons murmuré des mots doux.
Ce n’est pas facile de te dire adieu tu sais.
Sur la route noire je ralentis. Je voudrai ne jamais arriver. Je ralentis. J’essaie de retarder le dernier moment. Je ralentis encore.
Prenez votre temps me dit le vétérinaire. Oui je veux encore du temps avec toi, tes câlins, tes ronrons, t’entendre roucouler de bonheur.
Je ne veux pas te laisser. Blottie dans mes bras tu t’endors pour toujours. Je ne peux pas  te laisser. Je te garde contre mon coeur, je me dis que si je t’aime encore plus fort tu vas te réveiller et réclamer tes caresses. Je n’arrive pas à te laisser. Prenez votre temps me dit-on encore doucement. Je n’arrive toujours pas à te laisser.
Merci MaDouce, ma tendresse, mon trésor pour ces 17 ans de bonheur mais comme c’est dur d’y renoncer, d’entrer en acceptation. Je prie pour avoir la force.
Tu as fait de mon chéri un esclave de papouilles heureux. Son coeur triste a besoin d’un signe… Et lorsqu’il rentrera ce soir il me dira que sur le parking il a vu se câliner et jouer 2 chatons identiques à MaDouce et Kambouie qui t’attendait là haut…
Sur la route noire je suis rentrée sans toi MaDouce, ma tendresse, mon trésor.

Yoda et Câlinou te cherchent, la maison bien vide sans toi.

Cucul fleuri

Séville 2014Je la regarde se promener tranquillement dans le jardin, elle n’omet pas de respirer avec soin le parfum de chaque fleur, s’amusant à les frôler juste ce qu’il faut pour que ça fasse comme une caresse. C’est une épicurienne je dis.

Vient le moment inévitable où elle s’allonge dans l’herbe, offrant son corps au soleil. Je la sens toute douce et moelleuse et elle ferme les yeux de plaisir avant de s’offrir une petite sieste bienfaisante. D’instinct elle connait les bonnes choses de la vie, c’est sûr, pas besoin de lui apprendre, je suis fière d’elle.

Avant de rentrer à la maison elle va s’asseoir de longues minutes à l’ombre des buissons fleuris puis elle s’approche quêtant mes mots doux et mes câlins et lorsqu’elle daigne enfin entrer dans la maison, elle se tourne pour me montrer fièrement son magnifique cucul fleuri de l’indigo du Plumbago qu’elle sème en toute quiétude sur le lit où elle s’allonge avec un soupir de contentement et d’où elle me regarde en ronronnant.

Parfois je voudrai bien être un chat au cucul fleuri…

The Voice Cats

avril 2015 026Vous connaissez The Voice Kids ? Chez moi c’est The Voice Cats, concours vocal quotidien. Sans l’avoir vu je sais reconnaître immédiatement mon petit miauleur et je sais ce qu’il veut.

C’est ma faute. Au fur et à mesure que mes chats d’amour arrivaient dans ma vie je leur expliquais à quel point ils étaient bienvenus, leur garantissais amour, caresses, soins et gourmandises. Je leur assurais qu’ils avaient le droit de faire à peu près tout ce qu’ils voulaient, y compris le droit de s’exprimer. Ils m’ont prise au mot et ne s’en privent pas. Ils sont bavards, de vraies pipelettes. Il parait qu’un chat à qui on ne parle pas émet moins de miaulements que celui qui a l’habitude de communiquer avec son compagnon humain. Les miens sont bavards très beaucoup.
Ils savent très bien se faire comprendre, le plus souvent c’est « je veux des câlins pour moi tout seul » et comme j’ai promis des caresses à volonté, il faut que je tienne ma promesse car je suis une femme de parole ! J’ai aussi très souvent droit à « prends moi dans tes bras » ou « ouvre moi la fenêtre car j’ai la flegme de passer par la chatière » et aussi  « Soulève la couette pour que je puisse me pelotonner dedans ».
Vous imaginez le niveau de décibels quand ils décident de me faire la conversation tous les trois en même temps ? et ce que cela donne en été quand j’ai en fond sonore le chants incessant des cigales ?
Curieusement ils étaient moins bavards lorsqu’ils étaient dix (je pense à vous mes petits amours au paradis des chats)

Mes chatounets sont tombés fous raides dingues de mon amoureux dès qu’ils l’ont vu, et depuis qu’il est venu vivre avec nous c’est carrément concerto allegro fortissimo chaque soir lorsqu’il rentre.
A peine entendent ils la clé dans la serrure qu’ils émergent des couettes et couvertures où ils sont confortablement nichés, c’est alors à qui miaulera avec force vibratos et trémolos pour obtenir le papouillage royal qu’ils ont attendu toute la journée
Dès qu’il a posé ses dossiers, ils sautent sur le canapé et se mettent à roucouler sous ses mains (Parce qu’il faut appeler un chat… un chat ! je dois donc dire qu’il les papouille divinement bien. Mais bien évidemment vous avez remarqué que je le signale avec énormément de modestie) Ils se lancent également des regards de tendresse à faire fondre un bonhomme de neige pendant qu’il leur murmure des mots tendres et ils lui répondent par de petits mrroouu d’amour.

Je suis loukoumisée à chaque fois et je ne me lasse pas de voir leur affection. Je suis contente de le voir prendre la relève de la papouillation intensive le soir, parce que je n’ai que 2 mains et ça ne suffit pas…

Ah que ma vie de mémère à chat est difficile !

Cachée dans la lumière

octobre 2015 049Cachée dans la lumière Miss Kyky attend les derniers papillons de l’été, mais la lumière du soleil aura raison de son envie de jouer. Elle se laissera pétrir jusqu’à s’en rendre tendre, douce et langoureusement liquide sous la chaleur parfumée du soleil.
Je ronronne de plaisir et le chaton s’endort.

Papouille et tais toi

12413074874_c660688459_b

Avec les chats, pas le choix, faut papouiller, beaucoup papouiller, là derrière les oreilles et puis aussi sur le petit bidou et faut pas oublier le dos, vers la base de la queue également, ça le fait bien là aussi.
Quand il rentre du boulot mon amoureux n’a pas le choix, il est aussitôt envahi pas les chats qui l’attendaient, miaulant d’impatience. Pas la peine de rouspéter et de soupirer, ils n’y croient même pas une seconde, ils savent bien qu’il est tout content d’être accueilli aussi chaleureusement. Je le vois papouiller avec bonheur, en faisant semblant de râler.

Je suis un esclave me dit-il avec les yeux d’un homme heureux, ma vie c’est « Papouille et tais toi » … Et oui, moi aussi j’aime les papouilles, j’étais sûrement chatte dans une vie antérieure !

CHAPILLON D’OR

 

MadoucePas de doute, le printemps est là.
Toutes les fenêtres sont ouvertes pour laisser entrer la douceur, et dans mon salon ça frétille. Le plaid du canapé s’est transformé en chrysalide et se déploie lentement.
Ca bouge doucement là dessous et ça commence à prendre vie.
Puis ça gonfle, ça remue,  ça s’étire, ça montre le bout de la papatte et enfin un petit minois tendre aux yeux ensommeillés. Un regard d’or et d’amour ça fait une belle couleur croyez moi.
Un petit « chapillon » éclot, réclame une caresse, ronronne, puis sort tranquillement sur la terrasse contempler les papillons…

Ramsès

louvre-roi-ramses_1On quitte Paris bien aimé sur un coup de calcaire, un peu à l’insu de son plein gré et on se retrouve à Bout de Brousse presque par hasard, apparemment bien à l’abri de tout et de tous… Et ben nan ! Faut pas se faire d’illusion.
Vous voulez savoir ? OK, je vous raconte…

Par un bel après midi d’été je m’allonge sur mon lit histoire de prendre un peu de repos avec un bon 39° à l’ombre et j’attrape mon bouquin pour assouvir une grosse envie de lecture. Ah que c’est bon !

J’appartiens à 10 merveilleux chats d’amour également en pleine sieste, non pas sur le lit bien collés à moi comme en hiver, mais affalés par ci, par là sur le frais carrelage. Si la température monte encore je pense que je vais faire comme eux, ils vont adorer et je ne donne pas 2 minutes avant qu’ils ne soient autour et sur moi. Comme lorsque je fais un peu de yoga, ils participent activement, impossible de faire une séance sans eux !

Soudain j’aperçois du coin de l’oeil Madouce qui passe devant la porte de ma chambre, puis ressort et revient, ce qui finit par attirer mon attention. Je suis un peu surprise, je l’ai juste aperçue mais aurait elle maigri ? Elle me semble plus grande. Bof, après tout, avec cette chaleur il est bien possible qu’elle mange moins. Mais j’entends le cri de la croquette, c’est probablement elle qui grignotte donc tout va bien.

Je replonge dans mon bouquin car il faut que je sache si l’héroïne va sortir de sa cabane ensevelie sous la neige (quand on n’a pas la clim, on se rafraichit comme on peut). Je perçois à peine Madouce lorsqu’elle passe de nouveau devant la porte mais je me demande quand même pourquoi elle ressort sur la terrasse avec cette chaleur écrasante lorsque je vois Calinou, Yoda, Pavarotti et Clio qui la suivent et quelques secondes plus tard Polpette, Pastis et P’tit Bout puis le reste de la tribu. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, faut que j’aille voir.

Dans les herbes hautes du jardin en contrebas de la terrasse j’aperçois le minois de Madouce et les autres chats autour. Ce n’est pas habituel, mais je ne me pose pas de question, il fait si chaud au soleil, tout est calme, les cigales chantent très fort, puisque tout va bien, je vais retourner à l’ombre de ma chambre.

Et en rentrant c’est le choc car je vois Madouce étalée sur le carrelage. Don d’ubiquité ? Je sais que mes matous sont capables de rentrer très vite dans la maison par d’autres ouvertures, mais j’ai comme un doute et mon coeur se met à battre un peu fort. Je file direct au bout de la terrasse me penchant sur la rambarde pour scruter le jardin. Je la vois toujours dans l’herbe. Je reste figée, ce n’est pas elle et je connais mes lascars, le moindre intrus dans la tribu est sauvagement mis à la porte. A ma surprise, le sosie de Madouce se couche dans l’herbe et laisse les autres l’approcher. Personne ne grogne donc ce n’est sûrement pas la première fois qu’ils se rencontrent. Je comprends soudain pourquoi je trouvais que depuis plusieurs semaines les bols de croquettes se vidaient plus vite que d’habitude. Ce petit coquin se faisait très discrètement passer pour Madouce et ça marchait jusqu’au moment où il a été moins prudent. J’ai pris seulement maintenant en plein flag le squatteur usurpateur d’identité, le petit coquin !

Lorsqu’un chat extérieur arrive tout de même à s’aventurer dans le jardin je le sais très vite car ma tribu se regroupe et fait front, miaulant et feulant pour intimider l’intrus qui n’en mène pas large. C’est le moment où j’interviens, j’enferme mes matous dans la maison pour pouvoir laisser grand ouvert le portail qui mène vers la forêt. Le lendemain matin, le chat inconnu est reparti à son aise vers sa maison et la vie reprend son cours.

Je suis sidérée de voir que le petit voyou qui se faisait passer pour Madouce est presque comme chez lui, les miens, je ne sais par quel miracle, semblant l’avoir accepté. Je ne peux pas adopter un 11eme chat, donc procédure habituelle pour cette nuit, le jardin sera ouvert pour qu’il puisse repartir chez lui. Il n’en fait rien car je le retrouve le lendemain et voyant que je ne lui veux que du bien, il s’installe de plus en plus.

Je le mets en confiance et il vient petit à petit. C’est vraiment le sosie de Madouce, mais il est très haut sur pattes. Spontanément je l’appelle GrandGibus. J’ai l’impression qu’il est jeune bien qu’il soit très calme, il semble également en bonne santé. Dans les semaines qui suivent il ne se contente plus d’aller jusqu’aux bols de croquettes, il s’aventure davantage dans la maison. D’ailleurs il veut absolument dormir avec moi sur le lit. C’est chose impossible car les miens n’accepteraient pas pareille trahison, faut pas pousser hein ! Ils ne partageront jamais leur lit (Voui, ce n’est pas le mien, c’est celui des chats). Le matou n’a pas de tatouage mais il est évident qu’il a l’habitude d’une maison. Il aime mes câlins et dès qu’un de mes chats passe près de lui, il se met en position de soumission. Tout se passe bien mais faut que je retrouve ses maîtres.

J’en parle autour de moi, je mets des mots sur les vitrines des quelques magasins du village. Je dois passer voir mon véto pour faire le plein de croquettes et je demande si quelqu’un a signalé un chat perdu depuis 2 mois environ. L’assistante vétérinaire regarde sur son cahier et me donne l’exacte description de mon GrandGibus perdu depuis 3 mois. J’appelle aussitôt le numéro. Je parle du matou et une voix féminine pleine d’espoir me dit qu’elle n’y croyait plus, elle va essayer de rentrer plus tôt de son travail. Je l’attends toute contente, tout correspond je suis donc presque sûre que je vais les réunir.

Lorsqu’elle arrive je fais alors connaissance d’une amoureuse des chats et comme moi elle en a beaucoup. Elle habite à quelques centaines de mètres, elle m’explique que son voisin n’aime pas les chats et il fait tout pour les effrayer bien qu’ils ne puissent entrer dans son jardin. Le jour où son chat a disparu le voisin se vantait de lui avoir fait très très peur ! Pffff !

J’emmène la jeune femme vers la terrasse où se repose GrandGibus. C’est l’angoisse, pourvu que ce soit bien son chat. Dès que j’entends sa joie j’ai comme un grand soleil à l’intérieur. Ouf ! Je ne lui ai pas donné de faux espoirs, elle est si heureuse de retrouver son matou et moi de savoir qu’il va retrouver sa maîtresse qui en pleure de bonheur et moi avec elle !

Elle m’apprend que le pépère est âgé de 13 ans ! Il ne fait vraiment pas son âge, et il s’appelle Ramsès !

Photo internet : Le Louvre – Ramsès

Secret de printemps

Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais en ce qui me concerne lorsque que dans 2 mois le printemps arrivera je vais avoir une furieuse envie de bacs à fleurs bien remplis.
Comme je n’ai pas la patience d’attendre jusque là, je me fabrique d’ores et déjà un pot de fleur unique au monde.
J’ai une méthode très spéciale pour obtenir quelque chose de fabuleux en 30 secondes ! Je veux bien vous livrer mon secret. Voui, je suis comme ça, je pense qu’il y a des secrets qui sont faits pour être partagés !

Soyez attentifs car bien que ce soit une méthode vraiment particulière, elle vaut vraiment la peine d’être essayée tant le plaisir est grand :

Choisissez un bac à fleur en terre cuite naturelle pas trop grand,

Veillez à ce que celui-ci soit vide et disposez le judicieusement sur une terrasse ensoleillée (un balcon peut faire l’affaire), un préchauffage est nécessaire pour la réussite complète du projet.

Regardez d’un oeil attendri un joli chat d’amour au poil doux et soyeux et attirez son attention en tapotant le bac 3 fois, pas plus. (c’est très précis, faut pas tricher !)

Jeter un oeil fier au minou qui se lève lentement et surveillez son approche délicate. Il faut alors patienter 47 secondes pour que le minou fasse connaissance avec le bac en le reniflant consciencieusement.

Attendre que l’un se love dans l’autre (et pas l’inverse, c’est important) et lui laisser le temps de prendre soin de bien remplir le bac. Si besoin, gratifiez le beau chat de quelques tendres caresses afin qu’il se détende complètement.

Vous pouvez alors vous permettre de faire les petits yeux d’amour au minou pour mettre son ronronneur en marche

Photographiez ! C’est prêt !

Vous venez d’obtenir quelque chose d’unique : Un bac de chat d’amour adoré ! Enjoy !DSC05727

Le dernier câlin

P1000048Lundi 13 janvier 2014

… Te prendre dans mes bras encore une fois, m’installer confortablement et faire un long, très long et doux câlin. Sentir ton corps doux et tendre se blottir contre moi, ton petit museau dans mon cou, tes ronrons à mon oreille… Ne plus bouger et savourer ce moment précieux. Essayer de calmer mon coeur, mes mains qui tremblent.

Savoir que ce sera la dernière fois et pleurer, ne pas l’accepter…
Te dire les mots tendres, les mots d’amour. Te dire merci pour ces 15 années de vie commune, des années de bonheur.
Te demander pardon pour ce que je vais demander au vétérinaire et me dire que ce n’est pas possible, que tu vas aller mieux.
Plonger mon regard dans tes yeux d’or rivés aux miens, savoir que tu m’écoutes et te murmurer encore et encore tous les mots qui nous lient, être hors du temps comme pour l’arrêter.
Sursauter quand soudain ma petite voix me dit que c’est le moment de prendre la voiture pour t’emmener.
Trouver alors la force de mettre le contact et démarrer. Continuer à te parler d’amour, tout le temps, et garder ma main sur toi, pour te rassurer, pour me consoler.

Regarder le vétérinaire avec l’espoir fou d’entendre des mots qu »elle ne prononcera pas et le coeur dévasté la laisser faire son travail.
Te garder au creux de moi, ne pas cesser de te parler d’amour et de lumière, te demander pardon encore, promettre de t’accompagner jusqu’au bout.

Sentir soudain ton petit corps devenir lourd dans mes bras, comprendre que tu n’es plus là, ne plus arriver à prononcer un mot, t’embrasser encore et encore comme pour te ramener à la vie par la force de l’amour, et laisser mes larmes sur ton pelage si noir, si brillant, si doux.
Essayer de prier, me dire qu’il faudra arriver un jour à entrer en acceptation.

Je t’aime ma Clio, ma tendre,ma précieuse, mon ange de douceur, ma princesse disparue…

Récidiviste

IMG_0410Je vous ai déjà parlé de mes chaussettes… je sais, ce n’est plus d’actualité puisque l’été, je n’en porte pas… Mais je me suis bien amusée lorsque, en rentrant à la maison, je me suis aperçue que mon Câlinou avait trouvé une autre proie…  ma nuisette ! Je n’ai pas pu m’empêcher d’immortaliser son trophée quand j’ai vu ma dentelle rose au milieu des escaliers menant à la terrasse, pas loin du murier où la cigale m’a fait pipi dessus nonmého !
Depuis je prends la précaution de planquer ma nuisette. Mais il en fallait plus pour le décourager et il a trouvé d’autres gibiers. Maintenant il chasse aussi le T-shirt ! voui ! c’est bien le T-shirt, pas trop petit et suffisamment grand pour pouvoir faire le fier ! et là où il a triomphé, c’est quand il a vaillamment maitrisé un jean dix fois trop lourd pour lui. Celui là je ne m’y attendais pas, je pensais que même pas cap vu le poids de ce gibier là ! mais il a réussi puisque je l’ai retrouvé dans le salon.
J’ai quand même mis 2 secondes avant de comprendre pourquoi mon jean était devant le canapé. Il n’a peur de rien, ce n’est pas le poids d’un pantalon qui va le freiner, mais j’imagine à quel point il a du se donner du mal pour y arriver, il est fort mon matou ! (sourire de fierté non dissimulée)
Je vis dangereusement moi entre un petit lion, une cigale pisseuse et quelques taureaux, mais pas grave puisque C’est moi le chef  !

La femme qui murmurait à l’oreille de…

coussin 013Mes chats me parlent. Mais oui ! et on se comprend bien. Ils me parlent avec les yeux, vous savez ! ils me font « les petits yeux d’amour » ou alors ils me montrent ce qui les intéressent en regardant fixement ce qu’ils veulent. Certains sont très bavards, et font carrément la conversation, utilisant moult miaulements dont la gamme varie du petit miaou d’amour, presque un roucoulement, au gros Mwraou de revendication syndicale, presque avec un haut parleur ! Je leur réponds, je pose des questions, je fais les réponses, je leur explique ce qui se passe, je les rassure quand je sais qu’il va y avoir une petite perturbation dans leur quotidien. J’aime les caresser souvent, les tripatouiller tendrement, mettre mon nez sur leur petit ventre doux pour me rassasier du parfum de l’amour… Surtout, ahhh surtout… je murmure à l’oreille de mes chats. Je murmure des mots doux, je murmure des mots tendres, je murmure des mots d’amour. Je leur parle de nous, de la façon dont nous vivons, je chuchote et ils écoutent attentivement, je leur explique à quel point je les aime, je les remercie de faire partie de ma vie, de m’accompagner sur mon chemin. Lorsque je murmure à l’oreille de mes chats, je fais une ronronthérapie, parce que les petits mots doux, ça fait toujours cet effet là ! même moi je me mettrais bien à ronronner si je pouvais.
Savez vous que je sais aussi murmurer à l’oreille de…
Bon, là ça mérite un paragraphe, parce que je suis sûrement la seule femme au monde à murmurer à l’oreille de…
J’explique un peu ma particularité. C’est spécial. C’est bizarre aussi, je l’avoue. Je n’ai encore jamais vu quelqu’un qui murmurait comme moi à l’oreille de…
Alors, voilà l’histoire. Mes chats aiment bien se blottir sous les couvertures. Ca fait une bosse sur mon lit, j’aime m’approcher et leur murmurer des mots doux à travers le tissu.
Il n’y a pas très longtemps, un de mes chats était donc bien caché sous la couverture et à chaque fois que je passais, je me penchais vers lui, murmurais des mots doux très tendres, sans le caresser afin de ne pas le déranger. La matinée s’est passée doucement ainsi, murmurant dès que je pouvais des mots doux, me penchant tout près de mon chat bien caché.
Vers midi mes chats viennent me donner un coup de main pour préparer le repas. Nous sommes tous dans la cuisine et ils surveillent bien ce que je fais, au cas où je me tromperais dans ma recette ! Je les compte, ils sont tous là ! je suis contente, eux aussi, ça ronronne et ça se caresse à mes mollets. Ils n’attendent même pas un petit bout à grignoter, car chez moi, c’est self service, chacun mange à son rythme, c’est cool. Je passe dans ma chambre pour prendre quelque chose et je vois… le renflement de mon chat sous la couverture du lit. Je vais spontanément me pencher vers lui pour lui murmurer des mots tendres quand soudain je réalise que TOUS mes chats sont dans la cuisine. Mais qui est sous ma couverture ? Un petit intrus est venu se mettre au chaud ? il est fort possible que ce soit ça, c’est déjà arrivé. Alors je murmure gentiment pour prévenir que je vais soulever la couverture pour faire connaissance, qu’il ne doit pas avoir peur, que tout ira bien, je vais m’occuper de lui, il peut me faire confiance. Je respire longuement parce que je ne sais pas trop ce que je vais trouver, une petite minette timide ou un gros matou hargneux ? Je commence à soulever la couverture centimètre par centimètre, mon coeur bat un peu vite car j’attends la surprise. Je continue à chuchoter des mots rassurants pour enfin découvrirv avec beaucoup de précautions le squatteur qui ne bouge pas d’un iota. Il est très calme. même pas peur ! Il est un peu rouge, il doit avoir chaud. Je reste perplexe un instant puis j’éclate d’un fou rire à en faire sursauter mes chats. Je me présente, je suis la seule femme au monde à murmurer à l’oreille d’un coussin durant toute une matinée !
Bon, voilà quoi… trop forte je suis !

coussin 006

Cadeau

DSC04212.jpg
Cälinou ?… Mouais, je crois que j’aurais du l’appeler Canaillou !
Il y a quelques étés, mon petit dur au coeur tendre a fugué, c’était la première fois. Je vous laisse imaginer mon inquiétude sachant que d’un côté de la maison il y a la route et ses voitures meurtrières (j’ai tremblé de retrouver son petit corps sur le bitume) et de l’autre côté  tous les dangers de la forêt (les gros matous bagarreurs, les renards, les pièges et les chasseurs sans scrupule…)
Je l’ai cherché durant neuf jours, sans relâche. La nuit aussi, je me suis fait prêter une lampe torche puissante pour traverser la forêt dense et noire. J’ai également demandé l’autorisation aux voisins pour passer dans leurs jardins. J’ai escaladé plus ou moins facilement les murs et les grillages sans vergogne des jardins inhabités, comme un voleur, mais peu m’importe, je l’aurais cherché jusqu’au bout du monde.
J’ai commencé à désespérer et à me recroqueviller sur mon angoisse. Comment entrer en acceptation ?  impossible ! Tout à l’heure il sera là, je le sais, je le veux…. 3h00 déjà ! j’aurais du continuer, mais j’étais épuisée, il fallait que je dorme un peu…
A 5h00 du matin, l’angoisse m’a réveillée, je me suis levée le coeur serré, pensant à mon Cälinou. Malgré la fatigue et le manque de sommeil je me suis préparée pour aller le chercher. Soudain j’ai entendu miauler au loin, comme si cela venait de la porte au fond du jardin. Mon coeur s’est arrêté ! Je me mets à courir car j’y crois ! Je reconnais sa voix ! c’est lui ! c’est sûr ! Je veux que ce soit lui à tout prix !
J’ai ouvert la porte et mon coeur a explosé de joie et j’ai pleuré de bonheur. Câlinou est entré en courant, m’a fait un gros câlin, a traversé le jardin à toute vitesse vers la maison et s’est jeté sur sa gamelle de croquettes, il a bu longuement et ensuite est allé se frotter à ses cinq compagnons qui l’ont reniflé comme un extra terrestre ! quelles étaient ces odeurs et parfums inconnus ? Il s’est installé confortablement dans le canapé et leur a raconté son épopée. Je l’ai observé, il faisait son fier car il a vécu mille et une aventures dans la grande forêt mystérieuse, il a vu plein de choses bizarres. Comme une panthère il a même chassé son gibier, d’ailleurs, il n’a même pas faim ! S’il a avalé un bol entier de croquettes c’était uniquement pour me rassurer !
Là bas, il a découvert des terres inconnues, fait des rencontres surprenantes dans les sous-bois, mais il n’a jamais eu peur hein ! c’est un vrai dur ! un tatoué ! il s’est même bagarré, comme en témoigne la belle estafilade qu’il lèche consciencieusement, et il fut victorieux évidemment.
Lors de la belle nuit de pleine lune il a même rencontré des lutins, très petits et très rigolos, et la fée Luciole, si jolie, tellement irréelle… Elle lui a confié un secret qu’il n’a pas le droit de divulguer, non ! non ! n’insistez pas, il a promis de ne rien dire et il joue de ses yeux dorés pour faire son mystérieux … quand il a terminé de leur raconter ses exploits de Câlinou des Bois, il revient vers moi, réclame encore des câlins, me fait tous les mamours et ses plus beaux ronrons puis va se coucher sur mon lit pour dormir longuement. Je l’ai regardé tendrement, avec un soulagement immense au point que je ne me lassais pas de le contempler. Je savourais mon bonheur.
C’était le jour de mon anniversaire, pouvais je rêver plus beau cadeau ?
Il n’a plus jamais cherché plus à fuguer, au contraire il est devenu de plus en plus casanier ! mais que lui a donc raconté cette jolie fée des bois ?

Photo Philippe C.

Kicéki commande ?

_DSC6935.jpg

Connaissez vous Nounours ? Je le retrouve tous les jours au milieu de notre lit… méssépa sa place ! comme il ne vient pas là tout seul, je soupçonne un membre de ma tribu.. Reste à trouver lequel de mes matous me fait ça !

Je surveille un peu, et hier, alors que j’étais allongée avec un bon bouquin, je vois Princesse Clio avec Nounours dans sa gueule, traverser fièrement la chambre et venir le déposer près de moi. Elle s’assied à côté de la peluche, me regarde, me miaule un « heureusement que je suis là pour promener Nounours » puis s’en va bien fiérote !
Je souris, je pose mon livre, je remets la peluche à sa place et je m’installe de nouveau bien confortablement sur le lit pour reprendre ma lecture… que Clio revient interrompre quelques instants plus tard. Comme à son habitude, elle s’approche du lit et attend que je lui fasse un petit signe d’approbation, et hop, elle saute sur la couette pour me faire moult bisous et ronrons. Je suis toute attendrie et j’en profite pour la papouiller, parce que  les papouilles, elle adore ça ! Normal, c’est ma « fille », elle tient ça de moi !
Au bout d’un moment, quand nous avons chacune notre dose de tendresse, elle se met à renifler la couette et me regarde étonnée : mais où est Nounours ?  Nounours qu’elle s’est donné tant de mal à porter jusque là ! disparu ? Ah mais c’est pas du jeu ! Je lui explique alors que j’ai remis Nounours à sa place. Elle reste pensive un instant, se lèche un peu la patoune droite, réfléchit  encore un peu, puis je la vois courir vers la peluche. Elle a un air sévère, j’ai l’impression qu’elle réprimande Nounours en silence. Elle jauge le petit indiscipliné, mais Nounours reste calme et ne bouge pas un oeil, nullement impressionné. Le duel semble engagé, elle tourne autour de lui lentement, puis se décide enfin, elle le reprend dans sa gueule et revient le déposer sur le lit.
Elle s’assied de nouveau, me regarde avec insistance, me miaule un « que je ne t’y reprenne plus à toucher à Nounours » ! mais comme on s’aime fort, elle vient me faire tendrement un « coup de boule d’amour » avant de repartir tranquillement le devoir accompli.

En bonne minouchette responsable, elle revient un quart d’heure plus tard pour vérifier si Nounours a disparu comme à son habitude. Quoi ?  il est toujours au milieu du lit ! ce n’est pas normal !  Alors cette fois, elle le toise, lui lance un regard sombre : comment se fait-il que Nounours soit encore là ? Il ne comprend donc pas que ce n’est pas son territoire ! non mais kicéki commande ? Telle une panthère noire, elle se met en position de chasse, la truffe au ras de la couette et elle ne le quitte pas des yeux, Nounours n’en mène pas large ! il est tétanisé et ne bouge pas d’un pouce. Elle mesure la distance entre eux, elle se concentre….. et se jette sur sa proie, lui met une baston bien en règle et lui faire faire un vol plané au bout de la pièce ! Ahhh ! voilà qui est mieux, la place est libre. Elle regarde si je suis d’accord, et je lui dis que je suis fière d’elle et on se fait les « petits yeux d’amour » (ceux qui ont des chats savent de quoi je parle).
Elle prend le temps de se faire belle, lissant une à une ses jolies moustaches puis se couche en poussant un gros soupir, à l’endroit même où se reposait Nounours ! Elle continue par une grande toilette qu’elle juge bien méritée après avoir remis Nounours à sa place, puis s’endort du sommeil du juste. Et voui ! faut pas pousser quand même ! c’est le territoire de Clio hein ! pas celui de nounours !

C’est comme ça, que voulez-vous, ma Princesse Clio me fait rire, elle me fait fondre, elle me loukoumise…

Photo : Philippe C. (licence CC)