Dans les Pervenches

SAM_0570Dans un écrin de verdure mon chat se prélasse,
Dans ses beaux yeux dorés la tendresse passe
Mon félin loin du soleil se repose en rond
Je m’avance et déjà j’entends ses ronrons

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Kicéki commande ?

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Connaissez vous Nounours ? Je le retrouve tous les jours au milieu de notre lit… méssépa sa place ! comme il ne vient pas là tout seul, je soupçonne un membre de ma tribu.. Reste à trouver lequel de mes matous me fait ça !

Je surveille un peu, et hier, alors que j’étais allongée avec un bon bouquin, je vois Princesse Clio avec Nounours dans sa gueule, traverser fièrement la chambre et venir le déposer près de moi. Elle s’assied à côté de la peluche, me regarde, me miaule un « heureusement que je suis là pour promener Nounours » puis s’en va bien fiérote !
Je souris, je pose mon livre, je remets la peluche à sa place et je m’installe de nouveau bien confortablement sur le lit pour reprendre ma lecture… que Clio revient interrompre quelques instants plus tard. Comme à son habitude, elle s’approche du lit et attend que je lui fasse un petit signe d’approbation, et hop, elle saute sur la couette pour me faire moult bisous et ronrons. Je suis toute attendrie et j’en profite pour la papouiller, parce que  les papouilles, elle adore ça ! Normal, c’est ma « fille », elle tient ça de moi !
Au bout d’un moment, quand nous avons chacune notre dose de tendresse, elle se met à renifler la couette et me regarde étonnée : mais où est Nounours ?  Nounours qu’elle s’est donné tant de mal à porter jusque là ! disparu ? Ah mais c’est pas du jeu ! Je lui explique alors que j’ai remis Nounours à sa place. Elle reste pensive un instant, se lèche un peu la patoune droite, réfléchit  encore un peu, puis je la vois courir vers la peluche. Elle a un air sévère, j’ai l’impression qu’elle réprimande Nounours en silence. Elle jauge le petit indiscipliné, mais Nounours reste calme et ne bouge pas un oeil, nullement impressionné. Le duel semble engagé, elle tourne autour de lui lentement, puis se décide enfin, elle le reprend dans sa gueule et revient le déposer sur le lit.
Elle s’assied de nouveau, me regarde avec insistance, me miaule un « que je ne t’y reprenne plus à toucher à Nounours » ! mais comme on s’aime fort, elle vient me faire tendrement un « coup de boule d’amour » avant de repartir tranquillement le devoir accompli.

En bonne minouchette responsable, elle revient un quart d’heure plus tard pour vérifier si Nounours a disparu comme à son habitude. Quoi ?  il est toujours au milieu du lit ! ce n’est pas normal !  Alors cette fois, elle le toise, lui lance un regard sombre : comment se fait-il que Nounours soit encore là ? Il ne comprend donc pas que ce n’est pas son territoire ! non mais kicéki commande ? Telle une panthère noire, elle se met en position de chasse, la truffe au ras de la couette et elle ne le quitte pas des yeux, Nounours n’en mène pas large ! il est tétanisé et ne bouge pas d’un pouce. Elle mesure la distance entre eux, elle se concentre….. et se jette sur sa proie, lui met une baston bien en règle et lui faire faire un vol plané au bout de la pièce ! Ahhh ! voilà qui est mieux, la place est libre. Elle regarde si je suis d’accord, et je lui dis que je suis fière d’elle et on se fait les « petits yeux d’amour » (ceux qui ont des chats savent de quoi je parle).
Elle prend le temps de se faire belle, lissant une à une ses jolies moustaches puis se couche en poussant un gros soupir, à l’endroit même où se reposait Nounours ! Elle continue par une grande toilette qu’elle juge bien méritée après avoir remis Nounours à sa place, puis s’endort du sommeil du juste. Et voui ! faut pas pousser quand même ! c’est le territoire de Clio hein ! pas celui de nounours !

C’est comme ça, que voulez-vous, ma Princesse Clio me fait rire, elle me fait fondre, elle me loukoumise…

Photo : Philippe C. (licence CC)

Mes chaussettes

calinou-avril-2013Il faut que je vous parle de mes chaussettes, parce qu’elles se baladent quand je ne suis pas là ! voui ! je n’invente rien ! quand je rentre à la maison, il m’en manque toujours une dans le panier à linge propre (ou celui pour le linge sale d’ailleurs ! ) et si j’en laisse trainer une paire, il arrive qu’elle disparaisse tout bonnement. Parfois, je retrouve une chaussette sur la table, une autre sur la terrasse, sur le canapé ou au milieu du couloir… Chat alors ? c’est à n’y rien comprendre !
Drôle de mystère, non ? Mes chaussettes se font la malle à « l’insu de mon plein gré » : il devenait urgent de mener l’enquête !
Mais il m’a fallu attendre encore longtemps, déployer des ruses de sioux, faire preuve d’une patience digne d’un moine bouddhiste avant de découvrir enfin, un beau jour…. LE grand chasseur de chaussettes !

D’abord, je l’ai entendu, tel un fauve, pousser son cri de victoire quand il me ramène une souris ou un serpent. N’écoutant que mon courage, j’ai sauté de ma chaise comme Zorro sur son cheval pour aller au secours du petit animal sans défense dont j’imaginais si bien les yeux implorants et la carcasse tremblante (oui, je suis sauveteuse de souris à mes heures) et c’est là que je vis, dans la lumière du soir couchant, me regardant avec un air coquin mêlé de défi et un certain orgueil dans le regard, mon chat la tenant fièrement dans sa gueule (pas la souris, ma chaussette !)

Je l’avais pris en plein flag ! il marchait fièrement, ma chaussette à la gueule, la tête haut levée pour ne pas marcher dessus. Je crois même qu’il se pavanait, l’oeil brillant et victorieux. Et ce faisant, il miaulait d’une façon bizarre comme pour annoncer au monde entier qu’il avait chopé la plus belle des chaussettes (M’enfin, on ne miaule pas la bouche pleine, cékoi cette éducation ! ). Forcément avec une proie comme ça il pouvait se permettre de frimer, hein ! Allez, je n’allais quand même pas lui retirer cet instant de gloire, et je lui laissais sa proie encore un moment, profitant qu’il se couche satisfait ensuite pour la récupérer sans bruit.

Je l’ai revu souvent, par la suite, tourner autour de mes chaussettes, mine de rien, comme si ça ne l’intéressait pas, s’éloigner de quelques pas, revenir, regarder d’un air soi disant distrait l’objet de sa convoitise, renifler un peu, s’allonger pas très loin, puis se rapprocher de nouveau et….. se mettre enfin en position de chasse, tout frémissant, le museau au ras de la couverture, le popotin frétillant, prendre son temps pour bien l’observer et d’un bond, se jeter sauvagement sur la chaussette qui n’avait plus aucune chance devant ce chasseur impitoyable.
Il la massacre un peu, la chaussette, histoire de lui faire comprendre qui est le plus fort, puis la prend dans sa gueule pour aller déposer son trophée ailleurs !

Parfois mon petit lion va même jusqu’à cacher la chausette dans la savane du jardinet, pour que je me donne un peu plus de mal que d’habitude à chercher celle qui manque. Il est fort mon chat ! C’est le roi de la jungle du jardin et fière de lui je suis !

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Lumière

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Ma « filleule », l’adorable et douce petite Lumière jolie, ici photographiée dans son jardin.

SI timide, si craintive, elle a peur de tout le monde. Elle ne savait pas que les mains sont faites pour les caresses, alors, avec beaucoup de patience et d’amour, je lui ai appris. Elle aime ça « très beaucoup » !

Maintenant elle a déménagé et on ne se voit plus qu’une fois par an. A chaque fois, je vais dans le jardin pour l’appeler et quelques instants plus tard, Lumière arrive à fond de train A la grande surprise de sa maîtresse. Elle roucoule de bonheur (Lumière ! pas sa maîtresse ! ) elle se colle à moi pour venir me faire des câlins et pour que je la papouille.Tant de confiance et tant de tendresse, quel cadeau !…. Je fonds comme un loukoum !

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Travail d’équipe

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Lorsqu’il fait froid dans mon sud en hiver (et oui, incroyable, mais ça arrive ! ) je prends la courageuse décision de remettre la couette sur mon lit. Si je dis « courageuse décision » il faut au moins que je vous explique pourquoi…

Pour commencer, je sors l’escabeau… escabeau qui se trouve au fond du garage… garage qui n’est pas chauffé… Arrrgh ! Ensuite, je grimpe tout en haut du placard et je sors la couette (du duvet d’oie n’est ce pas, parce que je le vaux bien ! ) ainsi que la housse idoine, puis je prends un long moment d’intense concentration, je réunis tout mon courage, je respire un bon coup et je me lance dans l’aventure.
Je précise que c’est une couette king size, et moi je suis un petit modèle….. mais il me faut un grand lit car j’aime m’étaler dans mes draps, m’étendre ; telles les aiguilles de mon réveil je tourne dans mon lit, j’envahis l’espace, je me roule avec volupté dans la soie (bon c’est du coton, mais je fais comme si !)

Enfin, j’ai attrapé la couette, je me lance….. et voilà, ce que je redoutais (mais que j’attendais avec impatience quand même ! ) : ils arrivent !
Tout d’abord ma Clio qui déboule en courant ! Je ne sais pas comment elle le devine, mais, même si elle est à l’autre bout du jardin, elle surgit à fond de train pour me donner un coup de main. Elle est toujours la première, et ne raterait ça pour rien au monde : elle sait que sa môman à grand besoin d’aide. Quelques minutes plus tard, une armée de chats fous de joie arrive à toute vitesse pour m’aider eux-aussi à mettre la grannnnnde couette dans la grannnnnde housse ! Pfiouuuuuuuuu rien que d’y penser, je suis déjà fatiguée…

Allez, courage, je dois enfiler la couette dans la housse. Je ne sais pas comment je fais, mais me voilà bientôt à 4 pattes DANS la housse AVEC mes cinq chats ! c’est le grand bazar et le grand bonheur ! ils adorent m’aider à changer la housse de couette. C’est un rituel.
Je vous laisse imaginer qu’à chaque fois que je change la housse, je réfléchis à deux fois avant de me lancer !
Je ne peux même pas m’enfermer dans ma chambre pour pouvoir m’épuiser toute seule à enfiler cette couette car je n’ai pas de porte (mon château nécessite quelques travaux et puis je l’avoue, sans eux ce ne serait pas pareil ! )

Alors j’entre sagement en acceptation. Oui je sais, de toute façon je n’ai pas le choix mais j’ai envie de me faire passer pour un « grand sage ». On fait les fous, ça rentre et ça saute dans la couette, ca se roule de bonheur dans tous les sens, je finis même par me perdre moi aussi là-dedans.
Je râle, juste comme ça, mais on fait aussi des câlins et des papouilles, faut pas croire… Malgré tout, je ne perds pas le nord (enfin si, je l’ai perdu car je ne sais plus où je suis avec tout ce tissu et ces chats), je cherche quand même les coins pour pouvoir les assembler et 48 minutes plus tard, youpi ! j’ai enfin enfilé cette sacrée couette dans cette sacrée housse !
Certes, je vois bien alors que le drap est à l’envers, l’étiquette bien visible, mais pour cette fois (comme à chaque fois), je fais comme si de rien n’était, de toute façon, le pastel j’aime bien aussi.
Maintenant, il y a bien moelleusement installés sur ma couette des chats heureux ! je prends le temps de les regarder, ça les fait ronronner et je me sens bien….

Bien sûr, pour changer les draps et les couvertures, c’est pareil, c’est un vrai « travail d’équipe » ils adorent aussi, mais ça me prend quand même moins de temps !

Je suis sûre que je ne suis pas la seule à être dans ce cas ?

Je peux donc aller faire un tour à la salle de bain, passer ma nuisette en envisageant avec délices le moment où je vais me glisser sous ma couette bien méritée, imaginant à l’avance, après la fraicheur première des draps, la douce chaleur qui va envahir petit à petit mes pieds et se propager à tout mon corps. Je retourne dans la chambre et que vois je ? la place est déjà prise ! ils sont tout les cinq couchés sur MA couette, avec un air bienheureux et satisfait……… Moralité : je retourne dans la salle de bain pour enfiler un pyjama bien chaud !

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Chat va !

photos portable 2010 061Je me suis préparée. J’y ai pensé souvent. J’ai hésité : je le fais ? Je ne le fais pas ? J’ai longuement mûri la question. Bon, ma décision est prise. Je le fais ! Je vais m’acheter des macarons (de chez Cabiron évidemment*). Enfin ça, c’est juste le début….Le réconfort avant l’effort !

Allez hop ! maintenant je m’y mets. Pour commencer, il faut que je sois bien installée, n’est ce pas ? C’est une première. Vous conviendrez que le moment est solennel pour que je puisse donner le meilleur du dedans de mon moi même tout pour vous.

Je me suis assise sur mon lit, confortablement adossée à de moelleux coussins, sous une douce couverture bien chaude. J’ai installé mon ordinateur sur mes genoux. Allez, ça y est : aujourd’hui je commence mon premier blog, le moment est important, hein !

Reste à savoir sur quel sujet écrire… le temps de réfléchir un peu; et soudain je réalise que je suis ensevelie sous mes chats :

Un matou installé sur mon épaule, bien calé sur l’oreiller.

Une minette sur mon ventre entre le clavier et moi,

Une autre minette pratiquement couchée sur le clavier (aaaaaarrrrrrgggghhhh !!! )

Un gros minou collé contre ma cuisse gauche, allongé sur le dos, le petit ventre offert aux caresses.

Pour finir, un matou s’est inventé un « hamac » entre mes chevilles grâce à la couverture.

Je peine à trouver les touches pour écrire, je râle un peu, je vais même jusqu’à grogner pour la forme, mais ça ronronne tellement fort autour de moi……

Que du bonheur ! allez chat va ! mon blog commence bien ! J »en écrirais plus demain !

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* Cabiron, c’est le Grand Roi du Macaron Sans Gluten à Montpellier, Il peut m’adopter quand il veut : je suis très beaucoup d’accord !

Pour celles et ceux qui veulent aussi se faire adopter, trop tard ! je suis la première sur la liste.

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