Avec la pluie

DSC05181Mon Yoda d’amour, mon pépèrounet, mon petit coeur,  tu es né dans ma chambre il y a 19 ans, arrivé comme un petit soleil dans ma vie, par une magnifique journée de juin.

Tu étais le Clooney des chats, tous te trouvaient terriblement séduisant et glamour, une classe folle. Tu étais l’amour et la tendresse. Comment te dire merci.

Il fallait que je prenne la fatale décision, encore une fois, et laisser le vétérinaire te délivrer.
Tu me manques. Comment te demander pardon.
Je ne m’habituerai jamais.

C’était mon petit chat-chien, il venait souvent me chercher me dit mon amoureux le coeur serré.

Mon petit soleil est parti avec la pluie

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Sur la route noire

Madouce 2013Sur la route noire je t’emmène MaDouce, ma tendresse, mon trésor.
Nous t’avons dit combien nous t’aimons et longtemps nous t’avons murmuré des mots doux.
Ce n’est pas facile de te dire adieu tu sais.
Sur la route noire je ralentis. Je voudrai ne jamais arriver. Je ralentis. J’essaie de retarder le dernier moment. Je ralentis encore.
Prenez votre temps me dit le vétérinaire. Oui je veux encore du temps avec toi, tes câlins, tes ronrons, t’entendre roucouler de bonheur.
Je ne veux pas te laisser. Blottie dans mes bras tu t’endors pour toujours. Je ne peux pas  te laisser. Je te garde contre mon coeur, je me dis que si je t’aime encore plus fort tu vas te réveiller et réclamer tes caresses. Je n’arrive pas à te laisser. Prenez votre temps me dit-on encore doucement. Je n’arrive toujours pas à te laisser.
Merci MaDouce, ma tendresse, mon trésor pour ces 17 ans de bonheur mais comme c’est dur d’y renoncer, d’entrer en acceptation. Je prie pour avoir la force.
Tu as fait de mon chéri un esclave de papouilles heureux. Son coeur triste a besoin d’un signe… Et lorsqu’il rentrera ce soir il me dira que sur le parking il a vu se câliner et jouer 2 chatons identiques à MaDouce et Kambouie qui t’attendait là haut…
Sur la route noire je suis rentrée sans toi MaDouce, ma tendresse, mon trésor.

Yoda et Câlinou te cherchent, la maison bien vide sans toi.

Quand je prendrai sa main dans la mienne…

mars 2015 161La nuit tombe. Entendre la voix brisée de ma mère au téléphone et lui crier que j’arrive. Mettre tant bien que mal une trousse de toilette dans un sac. Ecouter la voix douce de celui qui est à mes côtés refuser de me laisser conduire, me protéger et m’emmener.
Le laisser au volant et pour moi avaler des centaines de kilomètres dans la nuit. Vite, très vite, pour que je puisse arriver à temps.

Le coeur serré, prier, supplier et me répéter sans cesse en silence « Quand je prendrai sa main dans la mienne, il ne faut pas qu’elle soit froide, quand je prendrai sa main dans la mienne il ne faut pas qu’elle soit froide, quand je prendrai sa main dans la mienne…  »
Voir une étoile filante, espérer être exaucée et en même temps m’imaginer un signe d’au revoir.

Trouver l’hôpital en pleine nuit mais personne pour me renseigner. Parmi toutes les pièces me diriger instinctivement vers la bonne salle de réanimation. Comprendre que c’est trop tard en voyant les visages graves des nombreux soignants, immobiles autour d’un lit que je devine derrière eux et leur crier « je suis sa fille » sans vraiment savoir si c’est lui..  Soudain les voir s’activer. Puis écouter le médecin « Bien qu’il soit dans un coma prononcé, peut être vous a t-il a entendue, il s’est remis à respirer » et nous dire qu’il est désolé, il n’y a aucun espoir. Pleurer et serrer les dents.
Demander à rester près de lui. Prendre sa main chaude dans la mienne et lui parler, tout lui dire…

Quelques heures plus tard l’avion de petite soeur adorée arrivé, la voir entrer dans la chambre, lui dire au revoir sans savoir s’il entend.
La laisser raccompagner maman si fragile et dévastée dans sa maison vide. Ne pas douter un instant, avoir la certitude que sa place est avec elle et la mienne auprès de lui. Tout est bien ainsi.

Passer une nouvelle nuit à ses côtés, et au petit matin entendre dans le silence son souffle s’éteindre lentement et sentir sa main dans la mienne devenir froide, horriblement froide.

Attendre frère adoré arrivant du bout du monde. Se réunir et s’unir. Entourer notre mère pour l’embrasser, la consoler et la soutenir. Papa, tu es parti sans dire adieu. Maman te cherche.

Le jour se lève. S’occuper des vivants…

Sans faire de bruit…

iphone janvier 2013 015 Elle est partie hier, tout doucement, sans faire de bruit…

On guette avec impatience les premiers pas d’un enfant et on surveille avec inquiétude les derniers quand on a 102 ans.
La grand mère de mon amoureux a tracé sa route, avec son lot de joies et de peines On a l’impression qu’elle a toujours été une mamie, oubliant la jeune femme qui a traversé les années, passant d’un siècle à l’autre comme nous.
Elle a vécu quelques mois tel un funambule en équilibre sur son fil. Il fallait lui tenir la main. Maintenant elle est arrivée au bout du chemin.
Là haut ils l’ont accueillie, les bras grands ouverts, pour lui souhaiter la bienvenue dans ce nouveau monde.
Sur la terrasse sous le chaud soleil d’été, il fait triste et nous avons un peu froid. Tu vas nous manquer mamie…