Avec les mains

Il y a quelques mois, j’ai été secouée et stupéfactionnée par un… BAM (un très gros BAM qui mérite  chacune de ses majuscules) c’est le genre de BAM qui laisse comme une petite impression de… de… Enfin, bref, c’est le BAM avec de trèèès grosses majuscules.

Forcément je dois tout vous raconter : Une voiture roulant à vive allure veut nous doubler en prenant, en ville, la voie à gauche qui est à contresens, et a eu l’outrecuidance de bouziller la voiture de mon amoureux qui nous emmenait tranquillement fêter l’anniversaire d’un copain.
Voiture dont sont sortis 4 bonhommes au look… comment dire ça avec diplomatie, voyons, voyons, je dirais, 4 bonhommes au look… inquiétant…
Aucun ne parle français, anglais ? non ! Italien ? pas plus ! Espagnol ? oh que non ! Ils sont géorgiens et on ne maitrise pas la langue non plus. Avec les mains ? Oui !
Bon, donc on va parler avec les mains et des mains géorgiennes qui veulent faire la  causette avec des mains françaises c’est plutôt cocasse.

Le chauffeur, aux yeux un peu hallucinés, s’est déjà sauvé. Un des passagers se fait passer pour le conducteur et ses mains nous parlent de 400 euros pour qu’on se les serre (les mains) et on repart bons amis ? Et les mains de mon amoureux qui disent non, on ne repart pas car il a compris que les dégâts étaient graves lorsqu’il a essayé de déplacer la voiture sur le côté. Les mains vont remplir le constat, mais celles des géorgiens argumentent pour dire qu’ils n’écriront pas car ils ne comprennent pas les papiers français.

Qu’à cela ne tienne, les mains de mon amoureux veulent bien écrire pour les mains des géorgiens. Nous exigeons donc de remplir le constat et même avec l’aide du traducteur internet, impossible de se comprendre, mais on a très vite capté qu’ils n’ont pas d’assurance, pas de pièces d’identité et on a même vu passer une demande d’asile… Ca s’annonce complicationné tout ça.
La situation n’est donc pas simple pour eux, alors on ne cherche pas à leur rendre les choses plus difficiles puisque de toute façon nous ne pourrons pas nous retourner vers leur assurance.

Soudain ma tête a senti une transformation dans mon-moi-même jusque vers mes mains. C’est comme si l’âme d’une paparazza  s’emparait d’elles et elles se sont mises à mitrailler de photos les autos, mais aussi mine de rien les têtes de tout le monde, y compris du conducteur qui, voyant que tout se passait calmement, était revenu (avec tout de même la capuche de son sweat bien enfoncée sur sa tête). Ma tête disait à mes mains que ça ne servirait probablement à rien, mais peut être pas…

Le constat péniblement rempli nous nous serrons les mains qui se sont alors arrêtées de parler et ils sont repartis. Pas nous, car la voiture est incontrôlable, le volant part dans tous les sens et les pneus également. J’appelle l’assurance, nous sommes un samedi soir, la dépanneuse arrivera dans 2 heures, et nous aurons un taxi un peu plus tard pour nous ramener à la maison à 45 kilomètres de là.

Dans les jours qui suivront l’expert nous apprendra que la voiture est fichue (plus de direction) et qu’il l’a déclarée bloquée en préfecture car elle ne doit absolument pas être remise en circulation.

En attendant d’en acheter une autre nous nous organisons donc avec mon seul véhicule pour pouvoir aller au boulot. Un petit jeu fastidieux car chacun travaille à l’opposé et avec des horaires très différents. En parallèle mon chéri se lance dans une enquête pénible pour choisir une nouvelle voiture  (car pour nous il en est de ce domaine comme pour le bricolage, c’est comme un planète lointaine… )

Et voilà le choc géorgien qui déleste mon chéri de quelques milliers d’euros…. Pfff quoi…
Moi j’aurai préféré quelques millions de macarons sans gluten de chez Cabiron dans mes mains

Oui, la LadyElle contrariée est un peu râleuse…

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Le soleil a rendez vous avec la lune

chat-L-1J’ai failli me noyer! SI, si, je ne mens pas. Mais vous me connaissez, il s’agit d’une noyade particulière sinon ce n’est pas rigolo.

Je vous raconte. Imaginez moi un vendredi matin, je me lève très très tôt et je me régale avec une bassine d’un délicieux thé vert que j’affectionne tout particulièrement. Ceux qui me suivent savent que je suis une « théieuse ».  Revigorée par ce délicieux breuvage, je prends la route, 1 heure après je rentre sur l’autoroute avec la ferme intention de m’arrêter dans quelques temps sur une aire de service pour vidange obligatoire du précieux liquide si joyeusement avalé. Déjà je sais que vous commencez à comprendre où je veux en venir, je suppose que vous pensez déjà aux toilettes inondés ou quelque chose dans ce style… Eh non !

Donc au bout de 2 heures de route je commence à guetter le panneau avec le petit logo signalant les lieux d’aisance lorsque je rentre dans un embouteillage de seulement 8 km pour cause de travaux. Me voilà à l’arrêt total, je me dis que ce n’est pas énorme donc pas de problème, ça roulera dans peu de temps. Une heure plus tard je commence à me faire du souci : J’ai parcouru moins de 2 km.

D’abord je serre les fesses, puis les cuisses, ensuite je serre tout ce que je peux et j’invoque la loi de l’attraction pour trouver un petit coin tranquille. Evidemment sur ce petit embouteillage qui durera « seulement » 4h30 il n’y a pas un seul pipi room, chiotte à la turque, vespasienne, latrines, pot de chambre, goguenot, un buisson accueillant… Nada ! Rien ! Que dalle !

Plus tard encore je sens que je frise la noyade et je me surprends à rêver de couches culottes (A ce point là, vous mesurez probablement le degré de désespoir qui était le mien). Vient le moment où ce n’est  plus supportable. Je prie le ciel et tous les saints, j’invoque même le dieu des WC et la déesse du pipi mais il doivent être sourds… Pas de miracle en vue !
Je vais me noyer, c’est sûr ! La jauge est au niveau des amygdales et dans quelques minutes il sera trop tard…

Soudain que vois je ? Un espace de secours avec le beau téléphone orange pour les urgences urgentes ! Et là, moi je le dis, je le crie, haut et fort, c’est trèèèès urgent !
Allez ! Hop ! ni une, ni deux, ma survie en dépend, même pas peur, n’en déplaise aux mécontents je dirige avec autorité ma voiture entre les files pour passer de la voie de gauche à celle de droite. J’arrive pile poil devant le téléphone orange déjà occupé par un petit camion et une voiture au moteur fumant, je ne serais pas seule mais « tant pire » Je veux vivre, Vite, j’ouvre les portières avant et arrière et… Je m’accroupis pour enfin évacuer quelques dizaines de litres de pipi sur le bitume brulant.

Ah ! Que ça fait du bien ! Oh quel bonheur ! Et comme c’est bizarre… Je me moque totalement des mines réjouies des camionneurs là haut très contents de leur vue sur mon popotin. C’est que j’ai failli me noyer moi !
Il faut croire que ce c’est le destin, ce jour là le soleil avait rendez vous avec ma lune.

Je ferme les portières, une jeune femme vient vers moi tremblante et paniquée, Je me dis qu’elle a peut être frôlé la noyade elle aussi, mais c’est son moteur qui frise l’apoplexie et elle ne sait pas quoi faire. Etant « au sec », saine et sauve sans risque d’explosion de vessie et je me sens soudain d’une bonté infinie. Les véhicules dans le bouchon roulent tellement pas peu, j’ai tout mon temps. Je lui fait ouvrir le capot et après quelques conseils, me semble t-il judicieux, je reprends le volant, me remets dans la lente et interminable file, cette fois sans craindre la noyade, patientant encore et encore et… encore. Je mets mes CD et je me détends enfin,

J’ai perdu 4h30 sur l’autoroute, mais j’ai fait un fabuleux pipi du tonnerre de Zeus immortalisé par les caméras de surveillance ! Plus rien de grave ne peut m’arriver maintenant, je fais même un clin d’oeil au routier qui n’a rien loupé de ma résurrection ! Elle est pas belle la vie !
photo internet

Les pieds dans l’eau

Kyoto 2008 Jardin des cerfs« Seule sur le sable, les pieds dans l’eau » (Mon rêve était trop beau)1

J’ai les pieds dans l’eau… Ahhh ! Me direz vous, plaisir et bien-être à l’arrivée du mois d’août !
En effet, j’ai dit haaa ! Et aussi ha ??? (Je vous laisse savourer les nuances)

« Il fait beau, il fait bon » (La vie coule comme une chanson)2 ! Je suis contente parce que j’ai un micro climat sur ma tête et malheureusement ce n’est pas vraiment l’été sur le reste de la France.

Bien que je ne sois pas en vacances j’ai pourtant les pieds dans 15 centimètres d’eau fraiche.
Sur le sable ? Non ! Non !
Dans la voiture ? Oui ! Oui ! … Haaa ! Ha ??? (Vous les voyez maintenant les nuances ? )
Après une splendide journée il y a eu un très bel orage hier soir, tout bien comme j’aime.

Ô joie ! Juste avant d’aller travailler ce matin. Eponger longuement, très longuement, car la moquette sous les pédales absorbe vraiment trop bien, hélas ! Et après deux heures « d’épongeage » intensif, non seulement il reste encore beaucoup d’eau, mais surtout… La voiture ne démarre plus ! Rhaaaaa ! (Là il n’y a plus de nuance du tout, je tiens à le préciser ! )

Visite de mon carrossier qui me diagnostique une voie d’eau (Vous savez quoi ? Je m’en doutais un peu ! ). Le-truc-du-chose-qui-est-situé-dans-le-machin qui sert à évacuer l’eau est probablement bouché me dit-il. Donc je laisse mon auto chez le docteur des voitures et je la récupère quelques heures plus tard. Le-truc-du-chose-qui-est-situé-dans-le-machin est débouché !

Résultat : Maintenant il va donc falloir que j’attende longtemps avant de me retrouver les pieds dans l’eau MAIS le moteur de la voiture démarre ! Yessss !

Il fait beau, il fait bon,
La vie coule comme une chanson
Aussitôt que mon auto
Peut m’emmener au boulot…

Là vous pensez qu’il y a pétage de plomb dans ma petite tête ? …. Oui, un peu, mais pas trop, du moins c’est ce qu’il me semble… Vous n’êtes pas d’accord ? Trop c’est trop ?
Bon OK ! Okayyyy ! Je sors du blog, mais lentement, en prenant touuuut mon temps, j’suis pas pressée.
Il manque un boulon (ou deux) dans ma cervelle, alors je ne veux pas aller vite pour que ça ne se mélange pas trop là dedans… Mais je vais finir par sortir… Dans quelques années un moment.. Soyez patients…
Vous avez de la chance parce qu’il faut que j’aille continuer à éponger, sinon le bazar qu’il y a dans mon crâne, c’était pour vous ! C’était cadeau. Ne me remerciez pas !

1 Roch Voisine
2 Claude François