Je suis riche !

Je suis riche, dans mon coffre à bijoux il y a beaucoup de choses. Il y a aussi :

Il y a aussi :Ma liberté, mon bien le plus précieux,
l’amour donné, reçu, indispensable, primordial, essentiel
mon amoureux, ma main dans la sienne
ma famille, si loin mais toujours là
mes chats d’amour, parce qu’ils le valent bien
les souvenirs, sans lesquels je n’aurais pas d’histoire
l’humour pour alléger le quotidien
mon âme, quand je ne la perds pas
mes larmes, pas moyen de faire autrement
des baisers, beaucoup, tout le temps !
les macarons de chez Cabiron qui ne m’a pas encore adoptée
des fous rires, ceux à venir seront encore meilleurs
ma sensualité pour savourer par tous mes sens
un peu de poussière d’étoiles, parce que je viens de là haut
les mots tendres brisant mes cuirasses
un rayon de soleil pour réchauffer mon coeur quand il a froid
un bout de vrai pain (pas sans gluten), juste pour rêver
la pleine lune pour éclairer ma nuit
des prières pour entrer en communion
mes pantoufles pour me reposer
des colères intérieures monumentales
mon passeport pour faire le tour du monde
un stylo, pour mes petits carnets
les petits carnets pour écrire des bouts de vie
du bon thé à déguster
Le châle en cachemire, acheté là bas, si léger, si chaud
des sourires pour faire plaisir
des amis pour les bons et les mauvais moments
mon prénom murmuré avec amour
du chocolat pour me réconforter
des frissons de bonheur qui ne s’oublient pas
un blog, pour partager
des douleurs indélébiles pour ne pas oublier que je suis encore debout
l’espérance reçue en cadeau
Dieu, la part divine en moi
la tendresse dans ce monde de brutes
quelques photos pour ne pas oublier
l’eau, précieuse, tellement précieuse
je t’aime,  tout simplement

Et chez vous ? Il y a quoi dans votre coffre à bijoux ?

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Mon petit bout de chance

Rio GrandeA Rio Rancho au Nouveau Mexique, je me promène avec Byron et Mason sa fille de 7 ans sur les bords du Rio Grande. Le temps est doux et la ballade agréable. Le fleuve nous accompagne tranquillement, je fais le plein de souvenirs, de couleurs et de bonheur.

J’aurais aimé voir les ours, je sais, vous pensez tout de suite que courageuse je suis…  Mais j’ai quand même croisé des sauterelles. Oui j’en conviens, ce n’est pas le même gabarit, mais je fais avec ce qu’il y a ce jour là.
Mason attrape un joli serpent noir et vert, il est terrorisé et se met à tournoyer, il faut le relâcher avant qu’il se blesse, je n’ai pas eu le temps de le caresser, il s’est trop vite caché dans les cailloux.
J’apprends que les yuccas servaient aux indiens pour de nombreux usages et les pointes de ses feuilles dures et ligneuses sont affutées, gare à qui les frôle !
Nous traversons un champ de fleurs jaunes pour découvrir un banc de sable marqué par les larges traces des oies sauvages qui cherchent à dormir en sécurité à l’abri des buissons quand tombe la nuit.

Byron et sa fille aiment parcourir les berges du Rio Grande, cherchant les turquoises que le fleuve dépose sur ses rives lorsque son niveau décroit. Il m’explique que lors de certaines cérémonies les indiens aiment à y jeter des bijoux en offrande pour calmer ses colères.

Il est rare d’en trouver me dit-il au moment même où je m’exclame, ahhh ! I found one ! Du moins je pense que c’est ça ! Au milieu d’un amas de gravier de toutes les couleurs, car le territoire est riche en minerais de toutes sortes, une tâche vraiment minuscule de ce bleu-vert a attiré mon oeil. Serait-ce un morceau de bijou indien ? Byron se précipite, oui ! c’est une turquoise ! Il me congratule car il est rare de trouver une perle, de plus elle est pâlie par le temps… Valeur ajoutée ! Il me dit que ça porte chance.

J’ai remercié le ciel pour  l’indien qui a fabriqué ce bijou sacrifié et pour le fleuve qui me l’a offert en retour. Je suis toute contente, je vais emporter en France mon petit bout de chance.

photo ph.c