Au voleur !

On m’a volée ! Regardez mon oeil à la fois triste et courroucé (Oui, moi je peux faire les deux à la fois).
D’habitude j’ai l’habitude d’être habituée au meilleur donc je n’arrive pas à m’habituer à moins bien et moi j’ai l’habitude qu’on ne me vole pas.

On m’a spoliée, voui (voix dramatique) je n’aime pas ça du tout (voix furieuse) et je me sens malheureuse (voix déprimée)

Kisséki m’a pris mon printemps adoré ? hein ? qui ?

Parce que passer directement de l’hiver à un été précoce avec un thermomètre qui affiche 28 degrés et un soleil de plomb en plein mois de mars… mmmouais, bon, je ne vais pas faire la difficile, je tolère parce que je suis gentille donc pourquoi pas.

Mais passer en 24 heures d’un été précoce à un regain d’hiver avec 8 petits degrés en avril, sans oublier la pluie, la grêle et toussa, toussa, là je dis non; pas d’accord, pas acceptable.

Qu’on me rende mon printemps bien aimé, avec ses douces soirées, les explosions de fleurs et les valses des papillons. Mais qu’on me restitue le parfum de mon chèvrefeuille et mon heure bleue quand je m’assoie le soir sur ma pierre dédiée. Qu’on me laisse savourer le chant du rossignol la nuit.

Mais, que ce passe t-il, le temps semble se radoucir ? Je vais enfin avoir mon précieux printemps ?

Que nenni ! Me voilà d’un coup en plein été, j’ai eu droit aujourd’hui à un bon 32 degrés un 15 mai, le soleil a cuit mon basilic qui dans son pot ne rêvait que d’un peu d’eau fraiche et de tendresse…. Pfff

Je veux mon printemps ! Je le veux, je le veux ! (tapage de pieds par terre) Nonmého ! car la frustration ne me sied pas au teint et puisque c’est comme ça, j’ai envie de bouder moi ! je me mets en mode « boudage » et voilà, na !

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Rouge soleil

fevrier-2016-028Il y a quelques années je suis partie 5 semaines au Vietnam avec une bande de copains. Un road trip sur mesure que nous avons concocté aux petits oignons (rissolés) et nous avons parcouru  avec bonheur le pays dans tous les sens.

Cette année là il faisait exceptionnellement froid dans les belles régions du nord. Nous nous sommes carrément gelés. Il faisait si froid que nous avons du acheter des vêtements chauds et les copains avec leur carrure européenne ont eu du mal à trouver leur taille, quelques uns ont du faire preuve d’un détachement certain en ce qui concerne leur look. J’en garde des photos compromettantes au cas où je serai obligée de ressortir des « dossiers ». (abomifreuse je suis n’est ce pas ? )

En revanche nous nous sommes carrément déshabillés (ou presque) dans le sud pour du rissolage en bande organisée.
Et voilà une tribu de joyeux copains au bord d’une piscine pour une journée de repos bienvenue afin de profiter aussi du farniente, des baignades et regarder pousser les bambous.
Il est midi, mais les amis déclarent qu’il est trop tôt pour aller déjeuner. On n’est pas bien dans cette superbe piscine ? Oh oui ! Gros soupir général de satisfaction…

On reste encore ? On reste encore ! Sauf 2 affamés qui partent manger (tant pis pour eux).
Je sors de l’eau et m’allonge sur un transat bien confortable sous un grand parasol qui me faisait de l’oeil depuis un moment. Je couvre même mes petons bien aimés d’une serviette car je pressens que le temps passant ils risqueraient de se retrouver sous le soleil brulant.

Làààà, voilàààà, C’est parfait. Tout comme il faut. Trop bien quoi ! Je ferme les yeux pour une petite sieste matinale pleinement assumée et je manifeste ma satisfaction par de grands et beaux soupirs non dissimulés et si intenses qu’ils font marrer les copains. Il y en a un qui ne résiste pas et qui me photographie pour que je n’oublie pas.
T’inquiète, je n’oublierai jamais.

20 minutes plus tard (Oui ! seulement 20) Je sens que mes chevilles me chatouillent.  Que vois-je ? Une belle couleur rouge vif pile poil entre l’ombre du parasol et la serviette. Je n’en crois pas mes yeux, euh, je veux dire, mes pieds, un méga coup de soleil aussi violent en si peu de temps ? C’est une blague hein ? Dites moi que c’est une blague ! Ben nan !

Vous savez ce que ça fait un gros coup de soleil vietnamien aux chevilles ? ça fait vraiment très mal ! ça brûle, ça fait des cloques, ça fait un oedème, ça ne supporte même pas le terrible poids d’un léger paréo, ça fait mal à chaque pas. Si, si, je n’exagère pas. Et puis après ça pèle… Beurk.

Les copains photographient encore, pour que je n’oublie pas « avant » (soupirs de bonheur) et « Après » (soupirs de douleur) ! Merci les potes. Souvenir cuisant, c’est sûr puisque je n’ai toujours pas oublié..
Allez hop, tous au restaurant de l’hôtel, je sais déjà que je vais engloutir une salade vietnamienne géante et en dessert un che chuoi bien sucré. C’était le minimum pour me consoler car je ne vais pas en plus me laisser dépérir hein !

Le soleil a rendez vous avec la lune

chat-L-1J’ai failli me noyer! SI, si, je ne mens pas. Mais vous me connaissez, il s’agit d’une noyade particulière sinon ce n’est pas rigolo.

Je vous raconte. Imaginez moi un vendredi matin, je me lève très très tôt et je me régale avec une bassine d’un délicieux thé vert que j’affectionne tout particulièrement. Ceux qui me suivent savent que je suis une « théieuse ».  Revigorée par ce délicieux breuvage, je prends la route, 1 heure après je rentre sur l’autoroute avec la ferme intention de m’arrêter dans quelques temps sur une aire de service pour vidange obligatoire du précieux liquide si joyeusement avalé. Déjà je sais que vous commencez à comprendre où je veux en venir, je suppose que vous pensez déjà aux toilettes inondés ou quelque chose dans ce style… Eh non !

Donc au bout de 2 heures de route je commence à guetter le panneau avec le petit logo signalant les lieux d’aisance lorsque je rentre dans un embouteillage de seulement 8 km pour cause de travaux. Me voilà à l’arrêt total, je me dis que ce n’est pas énorme donc pas de problème, ça roulera dans peu de temps. Une heure plus tard je commence à me faire du souci : J’ai parcouru moins de 2 km.

D’abord je serre les fesses, puis les cuisses, ensuite je serre tout ce que je peux et j’invoque la loi de l’attraction pour trouver un petit coin tranquille. Evidemment sur ce petit embouteillage qui durera « seulement » 4h30 il n’y a pas un seul pipi room, chiotte à la turque, vespasienne, latrines, pot de chambre, goguenot, un buisson accueillant… Nada ! Rien ! Que dalle !

Plus tard encore je sens que je frise la noyade et je me surprends à rêver de couches culottes (A ce point là, vous mesurez probablement le degré de désespoir qui était le mien). Vient le moment où ce n’est  plus supportable. Je prie le ciel et tous les saints, j’invoque même le dieu des WC et la déesse du pipi mais il doivent être sourds… Pas de miracle en vue !
Je vais me noyer, c’est sûr ! La jauge est au niveau des amygdales et dans quelques minutes il sera trop tard…

Soudain que vois je ? Un espace de secours avec le beau téléphone orange pour les urgences urgentes ! Et là, moi je le dis, je le crie, haut et fort, c’est trèèèès urgent !
Allez ! Hop ! ni une, ni deux, ma survie en dépend, même pas peur, n’en déplaise aux mécontents je dirige avec autorité ma voiture entre les files pour passer de la voie de gauche à celle de droite. J’arrive pile poil devant le téléphone orange déjà occupé par un petit camion et une voiture au moteur fumant, je ne serais pas seule mais « tant pire » Je veux vivre, Vite, j’ouvre les portières avant et arrière et… Je m’accroupis pour enfin évacuer quelques dizaines de litres de pipi sur le bitume brulant.

Ah ! Que ça fait du bien ! Oh quel bonheur ! Et comme c’est bizarre… Je me moque totalement des mines réjouies des camionneurs là haut très contents de leur vue sur mon popotin. C’est que j’ai failli me noyer moi !
Il faut croire que ce c’est le destin, ce jour là le soleil avait rendez vous avec ma lune.

Je ferme les portières, une jeune femme vient vers moi tremblante et paniquée, Je me dis qu’elle a peut être frôlé la noyade elle aussi, mais c’est son moteur qui frise l’apoplexie et elle ne sait pas quoi faire. Etant « au sec », saine et sauve sans risque d’explosion de vessie et je me sens soudain d’une bonté infinie. Les véhicules dans le bouchon roulent tellement pas peu, j’ai tout mon temps. Je lui fait ouvrir le capot et après quelques conseils, me semble t-il judicieux, je reprends le volant, me remets dans la lente et interminable file, cette fois sans craindre la noyade, patientant encore et encore et… encore. Je mets mes CD et je me détends enfin,

J’ai perdu 4h30 sur l’autoroute, mais j’ai fait un fabuleux pipi du tonnerre de Zeus immortalisé par les caméras de surveillance ! Plus rien de grave ne peut m’arriver maintenant, je fais même un clin d’oeil au routier qui n’a rien loupé de ma résurrection ! Elle est pas belle la vie !
photo internet

Grosse fatigue

iphone janvier 2013 018J’ai juste envie de rester scotchée au canapé, enveloppée chaudement dans ma douce couette et devenir moelleuses (oui la couette et moi, donc avec un « s »), Je prendrais soin d’y faire des petits creux pour que mes chats d’amour puissent venir s’y lover.
Je crois que c’est une bonne idée !
Bien évidemment impensable de ne pas me préparer une délicieuse tasse de thé vert avec, soyons complètement fous, une grosse cuillère de bon miel, qu’en pensez vous ?  hmmmm… Oui c’est décidé, aujourd’hui ce sera thé avec miel !

Et puis ouvrir un bon livre, lire un moment, le poser, caresser mes chats, fermer les yeux, somnoler, regarder à travers la fenêtre la soirée s’installer doucement, rêver encore un peu, et encore un peu, et encore beaucoup. Ne pas répondre au répondre au téléphone, cela va de soi mais continuer à buller, ça aussi je pense que c’est bien !
Surtout trouver mille prétextes pour repousser le moment de me lever, Je trouve toujours, ce n’est pas difficile. Je sais que je vais quand même finir par aller me préparer une autre délicieuse tasse de thé avec du miel car je n’y résisterais pas, mais je sais aussi que je retournerais très vite me couler au fond du canapé.

Oui, oui, oui, c’est comme ça qu’il faut que je fasse aujourd’hui. Allez ! Je m’y mets tout de suite, et hop !

Cachée dans la lumière

octobre 2015 049Cachée dans la lumière Miss Kyky attend les derniers papillons de l’été, mais la lumière du soleil aura raison de son envie de jouer. Elle se laissera pétrir jusqu’à s’en rendre tendre, douce et langoureusement liquide sous la chaleur parfumée du soleil.
Je ronronne de plaisir et le chaton s’endort.

Harcelée

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Cliquez sur la Photo pour voir la galerie de Philippe Castelneau

C’est un été de feuilleton.

Harcelée de soleil et de chaleur je devrais me dévêtir, révélant mon corps de rêve, et me diriger à pas mesurés, comme un félin, vers le bleu azur de la piscine et laisser très lentement ma silhouette parfaite pénétrer l’eau fraiche, me retourner 2 secondes dans un mouvement sexy, ma chevelure ondoyant au ralenti comme dans les publicités, darder mon regard de braise vers l’homme qui a fait de moi sa reine, puis disparaitre sous l’eau pour en ressortir ruisselante et rafraichie. Ensuite je resterais immobile un instant, laissant briller sous le soleil chaque goutte, comme des petits diamants, sur ma peau dorée, je marcherais sensuellement vers lui sans le quitter des yeux, me pencherais très lentement, lèvres entrouvertes et lui murmurerais à l’oreille des mots à faire exploser le thermomètre. La zone d’alerte est déclarée, c’est la canicule entre nous…

Dans l’épisode suivant, harcelée de soleil et de chaleur, je ruisselle c’est vrai, mais de transpiration. je n’ai même pas la force de lever mon petit corps dodu du canapé pour monter la puissance du ventilateur, alors trouver un terrain, l’acheter et aller creuser pour construire la piscine qui accueillera ma fabuleuse personne, à en faire devenir fous, bien évidemment, tous les beaux gosses de France et de Navarre, ce n’est pas pour tout de suite hein ! Faudra attendre l’épisode suivant…

Un été de feuilleton j’ai dit !

Sous le soleil… Exactement !

Et voilà le travail… !

LadyElle fatiguée d’avoir pondu ce long billet
a besoin de fraicheur au plus chaud de l’été… 😀

Ecroulée sur un matelas
Le nez sur la radio
Qui répète qu’il fait chaud
pas envie d’travail
Je reste couchée, Je déraille
Tous les jours c’est pareil
Faut que je me cache du soleil

Il fait chaud. Faire attention au soleil
Il fait chaud, Et tous les jours c’est pareil

Echanger les cigarettes, Allongés sur le dos
Tout parait moins honnête sous l’soleil d’Bornéo
Tu joues tequila, tu bois et tu bois
Ça me fait vraiment mal de t’voir dans cet état

Il fait chaud. Faire attention au soleil
Il fait chaud, Et tous les jours c’est pareil

Et toujours cette chaleur, sueur qui colle à la peau
Dormir à la même heure, boire les mêmes sirops
Traîner à petits pas, moiteur et tequila
Ça m’fait vraiment mal de m’voir dans cet état

Il fait chaud, Faire attention au soleil
Il faut chaud, Et tous les jours c’est pareil

Je peux plus travailler
Peur d’avoir la peau brûlée
Rester sous sommeil
Sous la morsure du soleil

Il fait chaud.  Faire attention au soleil
Il fait chaud, Et tous les jours c’est pareil

Abreuvée d’coca
Ecroulée sur un matelas
Tous les jours c’est pareil
Faut que je me cache du soleil
Il fait chaud, Faire attention au soleil
Il fait chaud, Et tous les jours c’est pareil

Que le soleil soit

_DSC4542Et le soleil fut !

Mais pas tout seul, avec 28°, des chats cherchant l’ombre fraiche, des fleurs explosant de mille couleurs et des bourdons repérant leurs sucres parfumés. Et aussi un rossignol qui chante sans se lasser pour trouver sa fiancée, des papillons dans mon jardinet qui sent bon la vie.

Viens mon chéri, viens sur ma pierre t’asseoir près de moi, je partage mon soleil et mon café, restons silencieux et laissons nos coeurs se réchauffer.

Au chaud

photo internetJ’ai froid me dit une petite voix
Moi aussi j’ai froid me lance une seconde voix suivie aussitôt par une troisième.
Puis mon amoureux me fait savoir qu’il n’a pas vraiment chaud non plus.
Allez, chocolat chaud pour tout le monde et DVD sous la couette ? lancé je follement !
Ouiiiiiiiiiiii !
J’en profite pour négocier un deal (Un peu folle je suis, mais pas complètement hein !) Ok, ça marche si vous rangez un peu vos chambres pendant que je prépare le chocolat chaud. Tout mon petit monde se précipite sur les jouets à ramasser (Yessss ! )
Moi je regarde fondre lentement le chocolat, J’ajoute petit à petit le lait crémeux, je touille, je ne précipite rien, juste pour le plaisir de faire durer le temps. Ca sent bon.
C’est prêt !
On investit les canapés et fauteuils, on s’emmitoufle dans les couettes, je distribue les bols bien chauds et parfumés, les chats arrivent aussitôt et se font d’autorité une petite place entre nous, quêtant nos caresses prodiguées avec abondance. On démarre le DVD, j’oublie de regarder, car en ce moment le plus beau film que j’ai sous les yeux, c’est mon amoureux, ses enfants et mes chats bien au chaud…

Enfermée dehors !

069Il est parti pour le Brésil ce matin très tôt, pour quinze jours. Hier il était content, il était même déjà un peu là bas je crois car il avait du mal à suivre ce que je lui racontais. Il ne faut pas oublier d’enlever la clef de la serrure j’ai dit, sinon je ne pourrais pas rentrer…

Il fait très beau et très chaud aujourd’hui ! On se croirait encore en plein mois d’août. Je prends ma voiture brûlante de soleil, bien évidemment la clim est cassée sinon ce ne serait pas drôle, et je pars tranquilou. Je fais mes 25 minutes de route, toujours tranquille mais j’ai hâte d’arriver pour trouver un peu de fraicheur car je suis juste à point pour entrer en ébullition. Je suis enfin devant la porte j’enfonce la clef et… rien ! C’est bloqué ! Je n’y crois pas ! Il n’a pas fait ça quand même ! Pas lui ! Pas à moi ! Et bien oui, il l’a fait ! Je regarde à travers la vitre et je vois la clef dans la serrure ! Consternation et colère, voilà les deux mots du dictionnaire qui comptent le plus à ce moment là !

Je suis en train de cuire au soleil, je rissole doucement et je n’aime pas trop donc je passe dans le jardin pour me mettre à l’ombre sur la terrasse et je l’appelle sur son portable. S’il n’est pas déjà dans l’avion, j’ai une chance. Oui, bon je sais, il est parti très tôt et là il est déjà 14h00, mais j’avais l’espoir (on dit que ça fait vivre ! je vais vivre longtemps ! ) Bien évidemment je tombe directement sur le répondeur, il doit déjà être en mode avion.

Je n’ai pas du tout envie de rester là moi ! J’appelle sa belle-mère, il se trouve fort heureusement que je la connais, ouf ! elle habite la région re-ouf, et j’ai son numéro de téléphone re-re-ouf ! Je sais qu’elle a les clefs ! Enormissime ouf ! Oui mais elle est loin aujourd’hui, elle ne rentrera qu’à la nuit. Elle me promet de venir, elle passera par l’autre porte pour enlever la clef, demain je pourrais rentrer dans la maison.

Je n’ai plus qu’à reprendre ma voiture incandescente et refaire le trajet, faire baisser ma température proche de celle du soleil, attraper mon ordinateur, ramer sur internet pour retrouver les noms et téléphones des personnes qui devaient venir me voir au bureau, annuler les rendez-vous, râler, m’énerver, me détranquiliser un peu et rouspéter beaucoup ! Bah oui, quand je veux, je suis caniculaire moi aussi ! Parce que mon boss m’a enfermée dehors !