Crise de panthères

Parfois j’ai des « crises ».
J’explique… J’ai déjà eu une crise de cake (avant que je sois interdite de gluten) aux olives, aux lardons, aux champignons, aux tomates confites, aux fromages et noix, etc… J’ai aussi eu une crise de vieille et entre autre une crise de sensualité macaron de chez Cabiron (oui, bon OK, quelques crises…… Quoi ? pas vrai ? bon OK je rectifie, j’ai très souvent beaucoup des crises de macarons)

Cette fois j’ai une crise de panthères. Après Black Panther sur Hollywood Boulevard, j’ai maintenant 1 black panther, 1 white panther et 1 grey panther dans ma maison.

J’explique parce que ça fait plein de bonheur dans mon petit coeur et il faut que je partage…
Ceux qui me suivent connaissent mon amour pour les félins et à quel point j’étais en manque après la disparition de mon dernier pépère de 18 ans. La période de deuil pleinement vécue, mon amoureux et moi attendions l’arrivée des chats qui nous auraient choisis. Le temps passant et pas de chat en vue dans mon jardin, nous sommes alors partis faire un tour à la SPA. C’est terrible car je les voulais tous. Seulement 2 m’a dit mon amoureux. Au moins 3 j’ai dit, et the winner is… Vous connaissez déjà la réponse.

Je vous passe la description des 2 heures que nous avons passées à papouiller des dizaines de chats et la torture de ne pouvoir les emporter tous. Ne pouvant pas me résoudre à choisir j’ai donc laissé mon amoureux se faire adopter par 2 chats… mais ce que femme veut… 3 chats ou plus. Nous avons volontairement évité les chatons trop craquants car, comme les bénévoles nous l’assuraient, nous savons qu’ils ont toutes les chances d’être adoptés très rapidement. J’ai demandé à voir les chats âgés car je souhaitais offrir une vie douce à l’un d’eux et Bowie a adopté mon amoureux. Nous avions notre 3eme chat. J’ai bien tenté un 4eme, mais mon amoureux (et la raison) ont fait que je me suis résignée.

Je vous présente nos trois petites panthères d’amour adorées

Nous nous sommes fait adopter par Mistinguette (Miss pour les intimes) une pitchounette de 1 an environ, grise à « rayures » (oui parce que « tigrée »… c’est d’un banal ! ) très joueuse, qui s’est approprié la maison dès la première minute, aussitôt pleine de joie de vivre, elle saute partout, veut tout faire, tout voir, tout tester et se jette sur nous pour des câlins à donf dès qu’elle en a envie. C’est aussi une grande chasseuse de chaussettes ! Le véto dit qu’elle est en pleine forme et ça se voit !

Bowie ainsi baptisée par mon amoureux car elle a un oeil bleu et un oeil jaune. Elle a entre 6 et 8 ans, toute blanche, un peu craintive mais ça va de mieux en mieux et quelques heures ont suffi pour qu’elle occupe son espace.
J’ai été effondrée quelques minutes lors de la visite chez le véto car il m’a annoncé qu’elle était atteinte d’un calicivirus, c’est une vraie galère douloureuse pour les chats et très contagieux entre eux. Ma bichette est donc sous stricte surveillance avec diététique et traitement à vie. Nous la cooconons et veillons à ce qu’elle soit le plus confortable possible pour qu’elle ne souffre pas. Elle est très câline et lorsqu’elle ronronne c’est un vrai petit diesel.

Et enfin la 3eme panthère c’est mon petit Baloo, tout noir, environ 2 ans, extrêmement peureux, il a mis une semaine pour sortir de sous la commode. Le manque de câlins a fini par être le plus fort et alors que je ne m’y attendais pas il s’est collé à moi pour me faire plein de coups de boule d’amour et réclamer des caresses. C’est un vrai petit chou (à la crème) Il est encore sur la défensive mais depuis quelques jours il arrive avec beaucoup de courage à rester même si des bruits lui font un peu peur et il accepte de mieux en mieux le contact. Il est tellement affectueux que malgré son stress il vient régulièrement chercher ses câlins dès que tout est calme et silencieux dans la maison. Il va falloir encore du temps pour qu’il se sente à l’aise donc pour l’instant je ne le traumatise pas et la visite chez le véto attendra un peu. Il semble en pleine forme et de plus en plus heureux.

Misss et Baloo sont bien copains, ils jouent beaucoup ensemble, la terrasse et le jardin leur appartiennent dans la journée. La nuit, dans la maison, la balle de pingpong ne chôme pas et nous fondons comme des loukoums en entendant leurs petits miaulements roucoulants lorsqu’ils jouent à la course.

Bowie est une sage qui préfère que les jeunes ne l’embêtent pas pour jouer et elle se tient donc à l’écart, n’hésitant pas à rappeler les petits à l’ordre lorsqu’ils dépassent les « bornes des limites ».

Puis ensuite lorsqu’ils sont fatigués ils viennent parfois se coucher à nos pieds, non sans avoir réclamé leurs câlins avant le dodo, même si nous dormons impossible d’y échapper et si nous râlons un peu, faut avouer qu’en fait nous sommes vraiment très heureux.

Que du bonheur……

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Avec la pluie

DSC05181Mon Yoda d’amour, mon pépèrounet, mon petit coeur,  tu es né dans ma chambre il y a 19 ans, arrivé comme un petit soleil dans ma vie, par une magnifique journée de juin.

Tu étais le Clooney des chats, tous te trouvaient terriblement séduisant et glamour, une classe folle. Tu étais l’amour et la tendresse. Comment te dire merci.

Il fallait que je prenne la fatale décision, encore une fois, et laisser le vétérinaire te délivrer.
Tu me manques. Comment te demander pardon.
Je ne m’habituerai jamais.

C’était mon petit chat-chien, il venait souvent me chercher me dit mon amoureux le coeur serré.

Mon petit soleil est parti avec la pluie

Cucul fleuri

Séville 2014Je la regarde se promener tranquillement dans le jardin, elle n’omet pas de respirer avec soin le parfum de chaque fleur, s’amusant à les frôler juste ce qu’il faut pour que ça fasse comme une caresse. C’est une épicurienne je dis.

Vient le moment inévitable où elle s’allonge dans l’herbe, offrant son corps au soleil. Je la sens toute douce et moelleuse et elle ferme les yeux de plaisir avant de s’offrir une petite sieste bienfaisante. D’instinct elle connait les bonnes choses de la vie, c’est sûr, pas besoin de lui apprendre, je suis fière d’elle.

Avant de rentrer à la maison elle va s’asseoir de longues minutes à l’ombre des buissons fleuris puis elle s’approche quêtant mes mots doux et mes câlins et lorsqu’elle daigne enfin entrer dans la maison, elle se tourne pour me montrer fièrement son magnifique cucul fleuri de l’indigo du Plumbago qu’elle sème en toute quiétude sur le lit où elle s’allonge avec un soupir de contentement et d’où elle me regarde en ronronnant.

Parfois je voudrai bien être un chat au cucul fleuri…

Grosse fatigue

iphone janvier 2013 018J’ai juste envie de rester scotchée au canapé, enveloppée chaudement dans ma douce couette et devenir moelleuses (oui la couette et moi, donc avec un « s »), Je prendrais soin d’y faire des petits creux pour que mes chats d’amour puissent venir s’y lover.
Je crois que c’est une bonne idée !
Bien évidemment impensable de ne pas me préparer une délicieuse tasse de thé vert avec, soyons complètement fous, une grosse cuillère de bon miel, qu’en pensez vous ?  hmmmm… Oui c’est décidé, aujourd’hui ce sera thé avec miel !

Et puis ouvrir un bon livre, lire un moment, le poser, caresser mes chats, fermer les yeux, somnoler, regarder à travers la fenêtre la soirée s’installer doucement, rêver encore un peu, et encore un peu, et encore beaucoup. Ne pas répondre au répondre au téléphone, cela va de soi mais continuer à buller, ça aussi je pense que c’est bien !
Surtout trouver mille prétextes pour repousser le moment de me lever, Je trouve toujours, ce n’est pas difficile. Je sais que je vais quand même finir par aller me préparer une autre délicieuse tasse de thé avec du miel car je n’y résisterais pas, mais je sais aussi que je retournerais très vite me couler au fond du canapé.

Oui, oui, oui, c’est comme ça qu’il faut que je fasse aujourd’hui. Allez ! Je m’y mets tout de suite, et hop !

Mon petit copain

rouge-gorge-familier-erithacus-rubeculMon copain le rouge-gorge est enfin revenu me faire son petit coucou d’automne. Petites retrouvailles magiques qui me mettent en joie à chaque fois. J’aime ces moments tranquilles, je l’observe et j’ai l’impression de regarder la vie, tout simplement.
Il est tout rond et pétillant de vie, il vient volontiers narguer mes matous alors nous essayons de l’attirer loin du danger avec des gourmandises. Mais il est têtu et continue à voleter partout. Heureusement il est aussi très malin et il sait se jouer d’eux. La plupart du temps mes vieux chats préfèrent rester au chaud dans la maison et il peut donc en faire à sa guise.
Je n’ai jamais réussi à le prendre en photo car mon ami à plumes est du genre facétieux et ce petit coquin s’enfuit dès qu’il voit l’appareil.
Chaque année j’attends ce rendez-vous de plaisir  avec mon petit copain des premiers froids qui m’enchante et me réjouis.
Décidément l’automne est vraiment une jolie saison.

Photo : amazonie.com

Cachée dans la lumière

octobre 2015 049Cachée dans la lumière Miss Kyky attend les derniers papillons de l’été, mais la lumière du soleil aura raison de son envie de jouer. Elle se laissera pétrir jusqu’à s’en rendre tendre, douce et langoureusement liquide sous la chaleur parfumée du soleil.
Je ronronne de plaisir et le chaton s’endort.

Tournicotage

 

IMG_0210Moi je sais tournicoter. Eh ouais !

Il y a parfois des nuits de tournicotage intensif dans ma vie.
Je tournicote sur le ventre, puis sur le dos, également à droite, à gauche, c’est tout juste si je ne fais pas la chandelle, et tout ça sous la couette siouplé !
J’ai la tournicotation first class dans les globules, ne me félicitez pas, je n’ai aucun mérite, c’est naturel pour moi.

Très jeune, je ne m’endormais pas facilement mais heureusement déjà j’adorais lire et je tournicotais moins car je me camouflais sous les draps avec une lampe de poche, pour lire jusqu’à plus soif, choisissant les livres les plus gros et râlant lorsque le pavé que j’étais en train de lire arrivait à sa fin.
Moins jeune (mais pas vieille hein ! ) je ne me planque plus pour lire jusqu’à pas d’heure, la lumière ne gênant pas mon amoureux, mais il faut bien que j’éteigne à un moment où à un autre, espérant m’endormir pour être en forme pour aller bosser. Ben non ! Je tournicote. Je ne veux pas mais c’est à « l’insu de mon plein gré » ((c) Richard Virenque – all rights reserved).

Pour poser mon livre j’attends le moment crucial où je sens enfin le sommeil pointer le bout de son nez. Vite, vite, j’éteins la lampe, je me cale bien douillettement dans mon oreiller pensant m’endormir rapidement et qu’est ce que je fais ? Je tournicote !
Et en plus il y a des nuits (je devrais dire des matins très tôt) où j’en suis encore et toujours à tournicoter, je me retourne comme une crêpe dans mes draps et une crêpe au petit matin ça n’a pas bonne mine !

Pourtant Je ne ressasse pas de pensées lugubres car j’ai appris à ne plus ruminer. Oui bon, ça m’arrive, c’est vrai, mais je sais vite changer mon mode de pensée.
Je laisse vagabonder mon esprit, le rappelant à l’ordre s’il s’égare sur des nuages gris qui n’ont même plus raison d’être et lors de mes divagations j’ai parfois souvent des pensées incongrues ou des images bizarres qui apparaissent et c’est souvent très rigolo. Comme je me demande ce que ma petite cervelle va créer, je laisse faire mon cerveau pour tester et voir jusqu’où il va m’emmener, vers quelles contrées imaginaires et surréalistes il m’emportera et c’est parfois très surprenant. C’est fou ce qu’un cerveau tournicoteur peut faire voyager une grande tournicoteuse comme moi.

Mon amoureux s’endort en 2 secondes (et même moins), je ne peux même pas frimer puisqu’il ne se rend pas compte qu’il vit avec une super chouette tournicoteuse de compet’.

Que le soleil soit

_DSC4542Et le soleil fut !

Mais pas tout seul, avec 28°, des chats cherchant l’ombre fraiche, des fleurs explosant de mille couleurs et des bourdons repérant leurs sucres parfumés. Et aussi un rossignol qui chante sans se lasser pour trouver sa fiancée, des papillons dans mon jardinet qui sent bon la vie.

Viens mon chéri, viens sur ma pierre t’asseoir près de moi, je partage mon soleil et mon café, restons silencieux et laissons nos coeurs se réchauffer.

Un peu de douceur…

… Dans ce monde de brutes. chatonTu ne les verras plus dégainer leurs crayons impertinents, pour rire et pour s’indigner… Garder contenance malgré ta tristesse et ton désarroi. Essayer de te faire oublier un instant le chaos. Mes doigts dans tes cheveux, tes yeux embrumés qui se ferment enfin sous la sensation délicate de ma caresse. Entendre ton soupir et ta voix me dire « encore ». Laisser lentement ta peine s’endormir contre moi…

Papouille et tais toi

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Avec les chats, pas le choix, faut papouiller, beaucoup papouiller, là derrière les oreilles et puis aussi sur le petit bidou et faut pas oublier le dos, vers la base de la queue également, ça le fait bien là aussi.
Quand il rentre du boulot mon amoureux n’a pas le choix, il est aussitôt envahi pas les chats qui l’attendaient, miaulant d’impatience. Pas la peine de rouspéter et de soupirer, ils n’y croient même pas une seconde, ils savent bien qu’il est tout content d’être accueilli aussi chaleureusement. Je le vois papouiller avec bonheur, en faisant semblant de râler.

Je suis un esclave me dit-il avec les yeux d’un homme heureux, ma vie c’est « Papouille et tais toi » … Et oui, moi aussi j’aime les papouilles, j’étais sûrement chatte dans une vie antérieure !

CHAPILLON D’OR

 

MadoucePas de doute, le printemps est là.
Toutes les fenêtres sont ouvertes pour laisser entrer la douceur, et dans mon salon ça frétille. Le plaid du canapé s’est transformé en chrysalide et se déploie lentement.
Ca bouge doucement là dessous et ça commence à prendre vie.
Puis ça gonfle, ça remue,  ça s’étire, ça montre le bout de la papatte et enfin un petit minois tendre aux yeux ensommeillés. Un regard d’or et d’amour ça fait une belle couleur croyez moi.
Un petit « chapillon » éclot, réclame une caresse, ronronne, puis sort tranquillement sur la terrasse contempler les papillons…

Ramsès

louvre-roi-ramses_1On quitte Paris bien aimé sur un coup de calcaire, un peu à l’insu de son plein gré et on se retrouve à Bout de Brousse presque par hasard, apparemment bien à l’abri de tout et de tous… Et ben nan ! Faut pas se faire d’illusion.
Vous voulez savoir ? OK, je vous raconte…

Par un bel après midi d’été je m’allonge sur mon lit histoire de prendre un peu de repos avec un bon 39° à l’ombre et j’attrape mon bouquin pour assouvir une grosse envie de lecture. Ah que c’est bon !

J’appartiens à 10 merveilleux chats d’amour également en pleine sieste, non pas sur le lit bien collés à moi comme en hiver, mais affalés par ci, par là sur le frais carrelage. Si la température monte encore je pense que je vais faire comme eux, ils vont adorer et je ne donne pas 2 minutes avant qu’ils ne soient autour et sur moi. Comme lorsque je fais un peu de yoga, ils participent activement, impossible de faire une séance sans eux !

Soudain j’aperçois du coin de l’oeil Madouce qui passe devant la porte de ma chambre, puis ressort et revient, ce qui finit par attirer mon attention. Je suis un peu surprise, je l’ai juste aperçue mais aurait elle maigri ? Elle me semble plus grande. Bof, après tout, avec cette chaleur il est bien possible qu’elle mange moins. Mais j’entends le cri de la croquette, c’est probablement elle qui grignotte donc tout va bien.

Je replonge dans mon bouquin car il faut que je sache si l’héroïne va sortir de sa cabane ensevelie sous la neige (quand on n’a pas la clim, on se rafraichit comme on peut). Je perçois à peine Madouce lorsqu’elle passe de nouveau devant la porte mais je me demande quand même pourquoi elle ressort sur la terrasse avec cette chaleur écrasante lorsque je vois Calinou, Yoda, Pavarotti et Clio qui la suivent et quelques secondes plus tard Polpette, Pastis et P’tit Bout puis le reste de la tribu. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, faut que j’aille voir.

Dans les herbes hautes du jardin en contrebas de la terrasse j’aperçois le minois de Madouce et les autres chats autour. Ce n’est pas habituel, mais je ne me pose pas de question, il fait si chaud au soleil, tout est calme, les cigales chantent très fort, puisque tout va bien, je vais retourner à l’ombre de ma chambre.

Et en rentrant c’est le choc car je vois Madouce étalée sur le carrelage. Don d’ubiquité ? Je sais que mes matous sont capables de rentrer très vite dans la maison par d’autres ouvertures, mais j’ai comme un doute et mon coeur se met à battre un peu fort. Je file direct au bout de la terrasse me penchant sur la rambarde pour scruter le jardin. Je la vois toujours dans l’herbe. Je reste figée, ce n’est pas elle et je connais mes lascars, le moindre intrus dans la tribu est sauvagement mis à la porte. A ma surprise, le sosie de Madouce se couche dans l’herbe et laisse les autres l’approcher. Personne ne grogne donc ce n’est sûrement pas la première fois qu’ils se rencontrent. Je comprends soudain pourquoi je trouvais que depuis plusieurs semaines les bols de croquettes se vidaient plus vite que d’habitude. Ce petit coquin se faisait très discrètement passer pour Madouce et ça marchait jusqu’au moment où il a été moins prudent. J’ai pris seulement maintenant en plein flag le squatteur usurpateur d’identité, le petit coquin !

Lorsqu’un chat extérieur arrive tout de même à s’aventurer dans le jardin je le sais très vite car ma tribu se regroupe et fait front, miaulant et feulant pour intimider l’intrus qui n’en mène pas large. C’est le moment où j’interviens, j’enferme mes matous dans la maison pour pouvoir laisser grand ouvert le portail qui mène vers la forêt. Le lendemain matin, le chat inconnu est reparti à son aise vers sa maison et la vie reprend son cours.

Je suis sidérée de voir que le petit voyou qui se faisait passer pour Madouce est presque comme chez lui, les miens, je ne sais par quel miracle, semblant l’avoir accepté. Je ne peux pas adopter un 11eme chat, donc procédure habituelle pour cette nuit, le jardin sera ouvert pour qu’il puisse repartir chez lui. Il n’en fait rien car je le retrouve le lendemain et voyant que je ne lui veux que du bien, il s’installe de plus en plus.

Je le mets en confiance et il vient petit à petit. C’est vraiment le sosie de Madouce, mais il est très haut sur pattes. Spontanément je l’appelle GrandGibus. J’ai l’impression qu’il est jeune bien qu’il soit très calme, il semble également en bonne santé. Dans les semaines qui suivent il ne se contente plus d’aller jusqu’aux bols de croquettes, il s’aventure davantage dans la maison. D’ailleurs il veut absolument dormir avec moi sur le lit. C’est chose impossible car les miens n’accepteraient pas pareille trahison, faut pas pousser hein ! Ils ne partageront jamais leur lit (Voui, ce n’est pas le mien, c’est celui des chats). Le matou n’a pas de tatouage mais il est évident qu’il a l’habitude d’une maison. Il aime mes câlins et dès qu’un de mes chats passe près de lui, il se met en position de soumission. Tout se passe bien mais faut que je retrouve ses maîtres.

J’en parle autour de moi, je mets des mots sur les vitrines des quelques magasins du village. Je dois passer voir mon véto pour faire le plein de croquettes et je demande si quelqu’un a signalé un chat perdu depuis 2 mois environ. L’assistante vétérinaire regarde sur son cahier et me donne l’exacte description de mon GrandGibus perdu depuis 3 mois. J’appelle aussitôt le numéro. Je parle du matou et une voix féminine pleine d’espoir me dit qu’elle n’y croyait plus, elle va essayer de rentrer plus tôt de son travail. Je l’attends toute contente, tout correspond je suis donc presque sûre que je vais les réunir.

Lorsqu’elle arrive je fais alors connaissance d’une amoureuse des chats et comme moi elle en a beaucoup. Elle habite à quelques centaines de mètres, elle m’explique que son voisin n’aime pas les chats et il fait tout pour les effrayer bien qu’ils ne puissent entrer dans son jardin. Le jour où son chat a disparu le voisin se vantait de lui avoir fait très très peur ! Pffff !

J’emmène la jeune femme vers la terrasse où se repose GrandGibus. C’est l’angoisse, pourvu que ce soit bien son chat. Dès que j’entends sa joie j’ai comme un grand soleil à l’intérieur. Ouf ! Je ne lui ai pas donné de faux espoirs, elle est si heureuse de retrouver son matou et moi de savoir qu’il va retrouver sa maîtresse qui en pleure de bonheur et moi avec elle !

Elle m’apprend que le pépère est âgé de 13 ans ! Il ne fait vraiment pas son âge, et il s’appelle Ramsès !

Photo internet : Le Louvre – Ramsès

Secret de printemps

Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais en ce qui me concerne lorsque que dans 2 mois le printemps arrivera je vais avoir une furieuse envie de bacs à fleurs bien remplis.
Comme je n’ai pas la patience d’attendre jusque là, je me fabrique d’ores et déjà un pot de fleur unique au monde.
J’ai une méthode très spéciale pour obtenir quelque chose de fabuleux en 30 secondes ! Je veux bien vous livrer mon secret. Voui, je suis comme ça, je pense qu’il y a des secrets qui sont faits pour être partagés !

Soyez attentifs car bien que ce soit une méthode vraiment particulière, elle vaut vraiment la peine d’être essayée tant le plaisir est grand :

Choisissez un bac à fleur en terre cuite naturelle pas trop grand,

Veillez à ce que celui-ci soit vide et disposez le judicieusement sur une terrasse ensoleillée (un balcon peut faire l’affaire), un préchauffage est nécessaire pour la réussite complète du projet.

Regardez d’un oeil attendri un joli chat d’amour au poil doux et soyeux et attirez son attention en tapotant le bac 3 fois, pas plus. (c’est très précis, faut pas tricher !)

Jeter un oeil fier au minou qui se lève lentement et surveillez son approche délicate. Il faut alors patienter 47 secondes pour que le minou fasse connaissance avec le bac en le reniflant consciencieusement.

Attendre que l’un se love dans l’autre (et pas l’inverse, c’est important) et lui laisser le temps de prendre soin de bien remplir le bac. Si besoin, gratifiez le beau chat de quelques tendres caresses afin qu’il se détende complètement.

Vous pouvez alors vous permettre de faire les petits yeux d’amour au minou pour mettre son ronronneur en marche

Photographiez ! C’est prêt !

Vous venez d’obtenir quelque chose d’unique : Un bac de chat d’amour adoré ! Enjoy !DSC05727

Le dernier câlin

P1000048Lundi 13 janvier 2014

… Te prendre dans mes bras encore une fois, m’installer confortablement et faire un long, très long et doux câlin. Sentir ton corps doux et tendre se blottir contre moi, ton petit museau dans mon cou, tes ronrons à mon oreille… Ne plus bouger et savourer ce moment précieux. Essayer de calmer mon coeur, mes mains qui tremblent.

Savoir que ce sera la dernière fois et pleurer, ne pas l’accepter…
Te dire les mots tendres, les mots d’amour. Te dire merci pour ces 15 années de vie commune, des années de bonheur.
Te demander pardon pour ce que je vais demander au vétérinaire et me dire que ce n’est pas possible, que tu vas aller mieux.
Plonger mon regard dans tes yeux d’or rivés aux miens, savoir que tu m’écoutes et te murmurer encore et encore tous les mots qui nous lient, être hors du temps comme pour l’arrêter.
Sursauter quand soudain ma petite voix me dit que c’est le moment de prendre la voiture pour t’emmener.
Trouver alors la force de mettre le contact et démarrer. Continuer à te parler d’amour, tout le temps, et garder ma main sur toi, pour te rassurer, pour me consoler.

Regarder le vétérinaire avec l’espoir fou d’entendre des mots qu »elle ne prononcera pas et le coeur dévasté la laisser faire son travail.
Te garder au creux de moi, ne pas cesser de te parler d’amour et de lumière, te demander pardon encore, promettre de t’accompagner jusqu’au bout.

Sentir soudain ton petit corps devenir lourd dans mes bras, comprendre que tu n’es plus là, ne plus arriver à prononcer un mot, t’embrasser encore et encore comme pour te ramener à la vie par la force de l’amour, et laisser mes larmes sur ton pelage si noir, si brillant, si doux.
Essayer de prier, me dire qu’il faudra arriver un jour à entrer en acceptation.

Je t’aime ma Clio, ma tendre,ma précieuse, mon ange de douceur, ma princesse disparue…

Récidiviste

IMG_0410Je vous ai déjà parlé de mes chaussettes… je sais, ce n’est plus d’actualité puisque l’été, je n’en porte pas… Mais je me suis bien amusée lorsque, en rentrant à la maison, je me suis aperçue que mon Câlinou avait trouvé une autre proie…  ma nuisette ! Je n’ai pas pu m’empêcher d’immortaliser son trophée quand j’ai vu ma dentelle rose au milieu des escaliers menant à la terrasse, pas loin du murier où la cigale m’a fait pipi dessus nonmého !
Depuis je prends la précaution de planquer ma nuisette. Mais il en fallait plus pour le décourager et il a trouvé d’autres gibiers. Maintenant il chasse aussi le T-shirt ! voui ! c’est bien le T-shirt, pas trop petit et suffisamment grand pour pouvoir faire le fier ! et là où il a triomphé, c’est quand il a vaillamment maitrisé un jean dix fois trop lourd pour lui. Celui là je ne m’y attendais pas, je pensais que même pas cap vu le poids de ce gibier là ! mais il a réussi puisque je l’ai retrouvé dans le salon.
J’ai quand même mis 2 secondes avant de comprendre pourquoi mon jean était devant le canapé. Il n’a peur de rien, ce n’est pas le poids d’un pantalon qui va le freiner, mais j’imagine à quel point il a du se donner du mal pour y arriver, il est fort mon matou ! (sourire de fierté non dissimulée)
Je vis dangereusement moi entre un petit lion, une cigale pisseuse et quelques taureaux, mais pas grave puisque C’est moi le chef  !