Sur la route noire

Madouce 2013Sur la route noire je t’emmène MaDouce, ma tendresse, mon trésor.
Nous t’avons dit combien nous t’aimons et longtemps nous t’avons murmuré des mots doux.
Ce n’est pas facile de te dire adieu tu sais.
Sur la route noire je ralentis. Je voudrai ne jamais arriver. Je ralentis. J’essaie de retarder le dernier moment. Je ralentis encore.
Prenez votre temps me dit le vétérinaire. Oui je veux encore du temps avec toi, tes câlins, tes ronrons, t’entendre roucouler de bonheur.
Je ne veux pas te laisser. Blottie dans mes bras tu t’endors pour toujours. Je ne peux pas  te laisser. Je te garde contre mon coeur, je me dis que si je t’aime encore plus fort tu vas te réveiller et réclamer tes caresses. Je n’arrive pas à te laisser. Prenez votre temps me dit-on encore doucement. Je n’arrive toujours pas à te laisser.
Merci MaDouce, ma tendresse, mon trésor pour ces 17 ans de bonheur mais comme c’est dur d’y renoncer, d’entrer en acceptation. Je prie pour avoir la force.
Tu as fait de mon chéri un esclave de papouilles heureux. Son coeur triste a besoin d’un signe… Et lorsqu’il rentrera ce soir il me dira que sur le parking il a vu se câliner et jouer 2 chatons identiques à MaDouce et Kambouie qui t’attendait là haut…
Sur la route noire je suis rentrée sans toi MaDouce, ma tendresse, mon trésor.

Yoda et Câlinou te cherchent, la maison bien vide sans toi.

Mon petit copain

rouge-gorge-familier-erithacus-rubeculMon copain le rouge-gorge est enfin revenu me faire son petit coucou d’automne. Petites retrouvailles magiques qui me mettent en joie à chaque fois. J’aime ces moments tranquilles, je l’observe et j’ai l’impression de regarder la vie, tout simplement.
Il est tout rond et pétillant de vie, il vient volontiers narguer mes matous alors nous essayons de l’attirer loin du danger avec des gourmandises. Mais il est têtu et continue à voleter partout. Heureusement il est aussi très malin et il sait se jouer d’eux. La plupart du temps mes vieux chats préfèrent rester au chaud dans la maison et il peut donc en faire à sa guise.
Je n’ai jamais réussi à le prendre en photo car mon ami à plumes est du genre facétieux et ce petit coquin s’enfuit dès qu’il voit l’appareil.
Chaque année j’attends ce rendez-vous de plaisir  avec mon petit copain des premiers froids qui m’enchante et me réjouis.
Décidément l’automne est vraiment une jolie saison.

Photo : amazonie.com

Charmant bordel

matelles 119C’est le bordel ! Non ce n’est pas grossier, en tout cas pas dans mes propos. C’est juste que c’est vraiment en vrac en ce moment. Avec des pointes à 25°, cet automne est charmant mais il est quand même bordélique.

Mon lilas s’est surpris à refleurir, eh ouais ! (Frime passagère qui me titille un peu, mais je me retiens et je resterai humblement humble) Les papillons dansent dans le jardin et les chats n’en finissent plus de se dorer la pilule sous le soleil de novembre (Oups, re-tendance à re-frimer, mais re-effort pour re-rester modeste).
Les mouches recommencent à narguer 007 (là vous comprendrez qu’il faut absolument que je mette le lien pour que ceux qui n’ont pas suivi puissent comprendre) et lors des soirées tellement douces les grenouilles se remettent à chanter. Nonmého ! elles se croient au printemps ! (Oh les filles faut attendre quelques mois).

Tout cela est cependant très agréable même si ce n’est pas vraiment de saison (je sais, je sais, le climat, la couche d’ozone… Tout fout l’camp ! )

Et en ce printemps particulier y’a aussi les moustiques qui ont une affection particulière pour moi, je crois même qu’ils m’aiment très tendrement, ils ne m’ont pas oubliée. Ils ont l’amour vache et ils essayent à tout prix de me gâcher mon charmant bordel d’automne, mais pas de problème, à partir d’aujourd’hui on va retomber à un 19° glacial et polaire, brrrrr !

The Voice Cats

avril 2015 026Vous connaissez The Voice Kids ? Chez moi c’est The Voice Cats, concours vocal quotidien. Sans l’avoir vu je sais reconnaître immédiatement mon petit miauleur et je sais ce qu’il veut.

C’est ma faute. Au fur et à mesure que mes chats d’amour arrivaient dans ma vie je leur expliquais à quel point ils étaient bienvenus, leur garantissais amour, caresses, soins et gourmandises. Je leur assurais qu’ils avaient le droit de faire à peu près tout ce qu’ils voulaient, y compris le droit de s’exprimer. Ils m’ont prise au mot et ne s’en privent pas. Ils sont bavards, de vraies pipelettes. Il parait qu’un chat à qui on ne parle pas émet moins de miaulements que celui qui a l’habitude de communiquer avec son compagnon humain. Les miens sont bavards très beaucoup.
Ils savent très bien se faire comprendre, le plus souvent c’est « je veux des câlins pour moi tout seul » et comme j’ai promis des caresses à volonté, il faut que je tienne ma promesse car je suis une femme de parole ! J’ai aussi très souvent droit à « prends moi dans tes bras » ou « ouvre moi la fenêtre car j’ai la flegme de passer par la chatière » et aussi  « Soulève la couette pour que je puisse me pelotonner dedans ».
Vous imaginez le niveau de décibels quand ils décident de me faire la conversation tous les trois en même temps ? et ce que cela donne en été quand j’ai en fond sonore le chants incessant des cigales ?
Curieusement ils étaient moins bavards lorsqu’ils étaient dix (je pense à vous mes petits amours au paradis des chats)

Mes chatounets sont tombés fous raides dingues de mon amoureux dès qu’ils l’ont vu, et depuis qu’il est venu vivre avec nous c’est carrément concerto allegro fortissimo chaque soir lorsqu’il rentre.
A peine entendent ils la clé dans la serrure qu’ils émergent des couettes et couvertures où ils sont confortablement nichés, c’est alors à qui miaulera avec force vibratos et trémolos pour obtenir le papouillage royal qu’ils ont attendu toute la journée
Dès qu’il a posé ses dossiers, ils sautent sur le canapé et se mettent à roucouler sous ses mains (Parce qu’il faut appeler un chat… un chat ! je dois donc dire qu’il les papouille divinement bien. Mais bien évidemment vous avez remarqué que je le signale avec énormément de modestie) Ils se lancent également des regards de tendresse à faire fondre un bonhomme de neige pendant qu’il leur murmure des mots tendres et ils lui répondent par de petits mrroouu d’amour.

Je suis loukoumisée à chaque fois et je ne me lasse pas de voir leur affection. Je suis contente de le voir prendre la relève de la papouillation intensive le soir, parce que je n’ai que 2 mains et ça ne suffit pas…

Ah que ma vie de mémère à chat est difficile !

Kesskidi

septembre 1015 037Vous savez que plus de 80 % de la communication entre deux êtres humains est non verbale. Notre corps parle, et le mien parle très beaucoup, une vraie pipelette.

Kesskidi le mien ? Idike « Je veux des macarons sans gluten de chez Cabiron » (Géraaaaard ! Adopte moi bon sang ! )

Et puis idihossi « Je veux des bisous et des câlins » (Et il le dit tout le temps ! ) éhidike que suis faite pour être en vacances, câliner mon amoureux, papouiller mes chats, écrire des stupidages (Oui, ok, je sais, vous avez raison, ça aussi c’est tout le temps ! ). Idike dans mes bras c’est free hugs à l’année et que celui qui a inventé les moustiques aurait pu s’abstenir !

Et Kesskelledi ma petite tête ? Helledi « va bosser pour acheter de l’anti-moustique »  Pfff ! Ma tête me casse les pieds, même plus moyen de laisser causer tranquillement mon petit corps de rêve langoureusement alangui dans mon canapé.

En pyjama

037Il y a des nuits où je tournicote (Nos amis québécois diront que je fais un pitourne, merci pour l’info à MD Louv’ de Planète Opalie ) et il y a des nuits où je dors pour mieux me réveiller de temps en temps.

J’ai des nuits de folie douce où je fais n’importe quoi, mais il faut que je vous dise que j’ai aussi des nuits paisibles sinon vous allez croire que je semble être ce que je ne suis pas (Insomniaque ! Mais enfin ! A quoi pensiez vous petits chenapans ? ).
Donc ces derniers temps le tournicotage a fait place aux réveillages. Pour voir la fameuse éclipse de lune je me suis dit que si je dormais d’une traite tant mieux, sinon je n’avais pas besoin de mettre mon réveil, j’avais de grandes chances de me réveiller suffisamment de fois pour voir l’éclipse.

Premier réveillage vers 2h15, je me lève et je cherche ma lune. Ne la trouvant pas depuis chez moi je décide de sortir dans la rue. Je vérifie si la voie est libre, personne !
Elle est cachée par la maison des voisins, mais je la déniche vite. Elle est très belle, mais normale, plus grosse et plus brillante que jamais, mais normalement normale.
Je me recouche avec l’espoir de me rendormir rapidement et grande joie dans ma chaumière, c’est le cas. Tant mieux tant pis si je ne me réveille plus, au moins j’aurais bien dormi.

Mais 2eme réveillage à 4h30 et je recommence.J’entrouvre la porte, un coup d’oeil à droite puis à gauche, toujours personne, c’est un vrai désert, alors me revoilà encore ce matin dans la rue pour trouver la lune rouge. Cette fois ci, c’est tout bon ! Elle est encore là mais colorée et énigmatique, un peu bizarre. Ce n’est pas ma lune de d’habitude et je suis contente de la voir si différente. Toujours personne dans la rue ou aux fenêtres, je peux prendre mon temps. Quand enfin je rentre enfin chez moi j’entends quelques secondes plus tard passer un véhicule, ouf ! Ma dignité est sauve, à part mes chats plutôt intrigués, on ne m’aura pas vue en pyjama, les cheveux en pétard, au beau milieu du petit village où j’habite en ce moment, à Bout de Brousse.

Je craignais ne pas pouvoir me rendormir, ben non ! C’était presque une nuit parfaite et j’ai dormi jusqu’à ce que mon amoureux vienne me chercher pour prendre mon petit déjeuner. Pour une fois heureuse de m’être réveillée dans la nuit je lui ai dit : Je l’ai vue, en pyjama au beau milieu de la route…

Scorpion

scorpion-dd134Un des douze signes du zodiaque ? Le scorpion, signe d’eau dominé par Pluton ? Meuh nan ( Ca c’est le signe de la vache qui aime stupider)  Nan, nan , nan,, ce n’est pas de ce scorpion là que je veux vous parler.
La bébête qui pique et qui se faufile partout ? Voui voui voui !

Je me vantais il y a tout juste deux jours, affirmant que cela faisait quelques années que je n’avais plus vu de scorpions dans mon environnement, ils avaient déserté la région semble t-il et j’en étais bien contente.
A la place nous avons une invasion de lézards tarentes que l’on voit la nuit tombée agglutinés sur les vitres pour se faire un festin des papillons de nuit attirés par la lumière de mon humble château en Espagne, chaumière, manoir, loft petite maison aux volets bleus

Devinez ce que j’ai trouvé ? Si, si, c’est ça, vous ne vous trompez pas ! J’en ai trouvé un. C’était un jeune ado affreux bestial qui pique (singulier de bestiaux)  DANS la maison, sous un des bacs à litière de mes chats que je voulais nettoyer (le bac, pas le chat)
Oui, je sais, ils ont un jardinet à disposition, mais ils m’ont expliqué qu’ils préfèrent utiliser le sable de leurs bacs, tellement plus agréable à gratter que les caillasses du sud… Et ce que chat veut…
Je n’en croyais pas mes yeux, j’étais pourtant sûre qu’ils étaient partis (les scorpions, pas les chats) Non mais Rhaaaa ! Et re rhaaaa, parce que… non quoi, mais non, non et non !

Désormais je ne peux plus me vanter de la disparition des scorpions car si  jeune ado affreux bestiaux il y a, parents, frères et soeurs il y a aussi, et bébés il y aura ! Mézou ? oukilsssson ? Où se cachent ils ?

Telle Diane chasseresse Lady the hunter je vais devoir soulever tous les pots de fleurs sur la terrasse, tout contrôler dans la maison.
Même si je n’aime pas ça du tout, je vais dégainer la cruelle pantoufle assassine et déclarer une guerre impitoyable à ces bestioles que mes chats adoraient taquiner autrefois et qui me valaient de nombreuses visites en urgence chez le vétérinaire.

Faudra aussi de nouveau consciencieusement vérifier systématiquement les chaussures et pantoufles. De plus un des fils de mon amoureux est allergique alors je le dis haut et fort je ne veux pas de scorpions chez moi, na ! C’est dit, et j’assume, voilà, voilà, voilà….

Oui je suis une assassinatrice exterminatoreuse décimateuse écrabouillatrice chasseuse de scorpions. Lancez moi la première pierre mais prenez soin de viser très loin de moi (sur un scorpion par exemple !)

M’enfin ! ils ne pouvaient pas rester ailleurs pour voir si je n’y étais pas, hein ! ho ! hé ! Non mais Pffff !

La femme de Zorro

FullSizeRenderDernièrement je me suis investie d’une mission primordiale.Je suis devenue mère de famille très nombreuse en deux secondes (Très rapide je suis n’est ce pas ?).

Je vous raconte tout parce que je sais que vous et moi, nous nous comprenons bien. Deux adorables mésanges plongeaient en aller-retours incessants dans mon mûrier pour se fabriquer un petit nid, roucouler, faire des galipettes sous la couette et des bébés.

Je m’en réjouissais jusqu’à ce que mes chats d’amour un peu trop concentrés sur MES oiseaux fassent bondir le coeur de la femme de Zorro qui sommeille en moi (oui, oui, n’ayons pas peur des mots justes). Vite, je cours, que dis-je ? Je volette ! Je saute sur mon blanc destrier escabeau pour les sauver des griffes fatales de mes félins.
Allez hop ! Aidage par mon Zorro à moi amoureux et  grimpage dans le mûrier, accrochage d’un grillage protecteur, et observage camouflée derrière mon masque store. Yessss ! Ca marche. Me voilà mère de famille nombreuse.

Ma vie peut être parfois follement trépidante ! Progéniture abondante et création d’un chef d’oeuvre protecteur, tout ça dans la même demi heure ? Si ! Si ! Nouveau petit soleil dans mon époustroublant paysage.

Pour nourrir sans se lasser mes leurs rejetons piaillant chaque jour plus fort,  mes jolies mésanges s’élancent dans le mûrier le bec fièrement orné d’une belle chenille dodue ou d’un vers potelé, accueillies par une nichée de plus en plus bruyante

Hier MES « petits » étaient déchainés, je me doutais que les enfants oisillons allaient bientôt s’envoler et ma crainte, vous l’avez deviné, était qu’ils tombent et fassent le régal de mes coquins de chats.
Regardez dans l’arbre, là, oui juste là, vous le voyez ? Câlinou est devant le grillage empêcheur d‘attrapage de mésanges, ne quittant pas des yeux le nid convoité.

Pensant que le grand départ était pour le lendemain je me suis promis de garder les chats dans la maison par sécurité.
Peine perdue, quand je suis retournée au nid, il était déjà vide. Papa et maman mésanges avaient mené à bien leur mission… Et la femme de Zorro moi la mienne. Yeahhhh ! Joie dans mon petit coeur !

Que le soleil soit

_DSC4542Et le soleil fut !

Mais pas tout seul, avec 28°, des chats cherchant l’ombre fraiche, des fleurs explosant de mille couleurs et des bourdons repérant leurs sucres parfumés. Et aussi un rossignol qui chante sans se lasser pour trouver sa fiancée, des papillons dans mon jardinet qui sent bon la vie.

Viens mon chéri, viens sur ma pierre t’asseoir près de moi, je partage mon soleil et mon café, restons silencieux et laissons nos coeurs se réchauffer.

Au chaud

photo internetJ’ai froid me dit une petite voix
Moi aussi j’ai froid me lance une seconde voix suivie aussitôt par une troisième.
Puis mon amoureux me fait savoir qu’il n’a pas vraiment chaud non plus.
Allez, chocolat chaud pour tout le monde et DVD sous la couette ? lancé je follement !
Ouiiiiiiiiiiii !
J’en profite pour négocier un deal (Un peu folle je suis, mais pas complètement hein !) Ok, ça marche si vous rangez un peu vos chambres pendant que je prépare le chocolat chaud. Tout mon petit monde se précipite sur les jouets à ramasser (Yessss ! )
Moi je regarde fondre lentement le chocolat, J’ajoute petit à petit le lait crémeux, je touille, je ne précipite rien, juste pour le plaisir de faire durer le temps. Ca sent bon.
C’est prêt !
On investit les canapés et fauteuils, on s’emmitoufle dans les couettes, je distribue les bols bien chauds et parfumés, les chats arrivent aussitôt et se font d’autorité une petite place entre nous, quêtant nos caresses prodiguées avec abondance. On démarre le DVD, j’oublie de regarder, car en ce moment le plus beau film que j’ai sous les yeux, c’est mon amoureux, ses enfants et mes chats bien au chaud…

Ca commence à me plaire

IMG_0230Cette sensation tant attendue de printemps imminent.
Le soleil enfin me réchauffe, les oiseaux de la forêt m’enchantent, les merles se répondent en écho et je sais que la musique du rossignol ne saurait tarder.
J’ai de nouveau plaisir à m’asseoir sur ma pierre au soleil, voir mes chats arriver en courant et s’étaler sur mes genoux ou autour de moi.
Envie de penser à rien et savourer toute la vie contenue dans chaque seconde. Voir les soirées s’allonger, devenir douces et me laisser envahir nonchalamment par cette mélancolie tendre, apaisante, par la nostalgie des beaux jours… et continuer à aimer la vie malgré tout.

A la vie, à l’amour
Que ces moments-là restent en nous pour toujours
A l’amitié, aux beaux jours
Qu’ils éclairent vos parcours
Bonne route et à demain
Que rien ne sépare jamais nos chemins

Bonne chance et prenez soin
Du monde autant que de vous
Au bonheur, au plaisir
Que le cynisme jamais ne vous abîme
A la musique, à nos rires
Qu’ils sachent nous réunir.

Que vous appreniez d’hier, que les traces
De vos pères jamais ne s’effacent
Que la santé vous garde
Et que des enfants
Vous chantent un jour
A vous rendre sourds

A la vie, à l’amour
Que ces moments-là restent en nous pour toujours
A l’amitié, aux beaux jours
Qu’ils éclairent vos parcours
Bonne route et à demain
Que rien ne sépare jamais nos chemins
Bonne chance et prenez soin
Du monde autant que de vous

Que vous posiez votre pierre à la tâche
Votre jolie lumière, votre grâce
Soyez curieux, ne cessez jamais d’apprendre
Voir, écouter, sentir, entendre.

A la vie, à l’amour
Que ces moments-là restent en nous pour toujours
A l’amitié, aux beaux jours
Qu’ils éclairent vos parcours
Bonne route et à demain
Que rien ne sépare jamais nos chemins
Bonne chance et prenez soin
Du monde autant que de vous
Au bonheur, au plaisir
Que le cynisme jamais ne vous abîme
A la musique, à nos rires
Qu’ils sachent nous réunir

A la vie (J. J. Goldman pour P. Fiori)IMG_0229

Ramsès

louvre-roi-ramses_1On quitte Paris bien aimé sur un coup de calcaire, un peu à l’insu de son plein gré et on se retrouve à Bout de Brousse presque par hasard, apparemment bien à l’abri de tout et de tous… Et ben nan ! Faut pas se faire d’illusion.
Vous voulez savoir ? OK, je vous raconte…

Par un bel après midi d’été je m’allonge sur mon lit histoire de prendre un peu de repos avec un bon 39° à l’ombre et j’attrape mon bouquin pour assouvir une grosse envie de lecture. Ah que c’est bon !

J’appartiens à 10 merveilleux chats d’amour également en pleine sieste, non pas sur le lit bien collés à moi comme en hiver, mais affalés par ci, par là sur le frais carrelage. Si la température monte encore je pense que je vais faire comme eux, ils vont adorer et je ne donne pas 2 minutes avant qu’ils ne soient autour et sur moi. Comme lorsque je fais un peu de yoga, ils participent activement, impossible de faire une séance sans eux !

Soudain j’aperçois du coin de l’oeil Madouce qui passe devant la porte de ma chambre, puis ressort et revient, ce qui finit par attirer mon attention. Je suis un peu surprise, je l’ai juste aperçue mais aurait elle maigri ? Elle me semble plus grande. Bof, après tout, avec cette chaleur il est bien possible qu’elle mange moins. Mais j’entends le cri de la croquette, c’est probablement elle qui grignotte donc tout va bien.

Je replonge dans mon bouquin car il faut que je sache si l’héroïne va sortir de sa cabane ensevelie sous la neige (quand on n’a pas la clim, on se rafraichit comme on peut). Je perçois à peine Madouce lorsqu’elle passe de nouveau devant la porte mais je me demande quand même pourquoi elle ressort sur la terrasse avec cette chaleur écrasante lorsque je vois Calinou, Yoda, Pavarotti et Clio qui la suivent et quelques secondes plus tard Polpette, Pastis et P’tit Bout puis le reste de la tribu. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, faut que j’aille voir.

Dans les herbes hautes du jardin en contrebas de la terrasse j’aperçois le minois de Madouce et les autres chats autour. Ce n’est pas habituel, mais je ne me pose pas de question, il fait si chaud au soleil, tout est calme, les cigales chantent très fort, puisque tout va bien, je vais retourner à l’ombre de ma chambre.

Et en rentrant c’est le choc car je vois Madouce étalée sur le carrelage. Don d’ubiquité ? Je sais que mes matous sont capables de rentrer très vite dans la maison par d’autres ouvertures, mais j’ai comme un doute et mon coeur se met à battre un peu fort. Je file direct au bout de la terrasse me penchant sur la rambarde pour scruter le jardin. Je la vois toujours dans l’herbe. Je reste figée, ce n’est pas elle et je connais mes lascars, le moindre intrus dans la tribu est sauvagement mis à la porte. A ma surprise, le sosie de Madouce se couche dans l’herbe et laisse les autres l’approcher. Personne ne grogne donc ce n’est sûrement pas la première fois qu’ils se rencontrent. Je comprends soudain pourquoi je trouvais que depuis plusieurs semaines les bols de croquettes se vidaient plus vite que d’habitude. Ce petit coquin se faisait très discrètement passer pour Madouce et ça marchait jusqu’au moment où il a été moins prudent. J’ai pris seulement maintenant en plein flag le squatteur usurpateur d’identité, le petit coquin !

Lorsqu’un chat extérieur arrive tout de même à s’aventurer dans le jardin je le sais très vite car ma tribu se regroupe et fait front, miaulant et feulant pour intimider l’intrus qui n’en mène pas large. C’est le moment où j’interviens, j’enferme mes matous dans la maison pour pouvoir laisser grand ouvert le portail qui mène vers la forêt. Le lendemain matin, le chat inconnu est reparti à son aise vers sa maison et la vie reprend son cours.

Je suis sidérée de voir que le petit voyou qui se faisait passer pour Madouce est presque comme chez lui, les miens, je ne sais par quel miracle, semblant l’avoir accepté. Je ne peux pas adopter un 11eme chat, donc procédure habituelle pour cette nuit, le jardin sera ouvert pour qu’il puisse repartir chez lui. Il n’en fait rien car je le retrouve le lendemain et voyant que je ne lui veux que du bien, il s’installe de plus en plus.

Je le mets en confiance et il vient petit à petit. C’est vraiment le sosie de Madouce, mais il est très haut sur pattes. Spontanément je l’appelle GrandGibus. J’ai l’impression qu’il est jeune bien qu’il soit très calme, il semble également en bonne santé. Dans les semaines qui suivent il ne se contente plus d’aller jusqu’aux bols de croquettes, il s’aventure davantage dans la maison. D’ailleurs il veut absolument dormir avec moi sur le lit. C’est chose impossible car les miens n’accepteraient pas pareille trahison, faut pas pousser hein ! Ils ne partageront jamais leur lit (Voui, ce n’est pas le mien, c’est celui des chats). Le matou n’a pas de tatouage mais il est évident qu’il a l’habitude d’une maison. Il aime mes câlins et dès qu’un de mes chats passe près de lui, il se met en position de soumission. Tout se passe bien mais faut que je retrouve ses maîtres.

J’en parle autour de moi, je mets des mots sur les vitrines des quelques magasins du village. Je dois passer voir mon véto pour faire le plein de croquettes et je demande si quelqu’un a signalé un chat perdu depuis 2 mois environ. L’assistante vétérinaire regarde sur son cahier et me donne l’exacte description de mon GrandGibus perdu depuis 3 mois. J’appelle aussitôt le numéro. Je parle du matou et une voix féminine pleine d’espoir me dit qu’elle n’y croyait plus, elle va essayer de rentrer plus tôt de son travail. Je l’attends toute contente, tout correspond je suis donc presque sûre que je vais les réunir.

Lorsqu’elle arrive je fais alors connaissance d’une amoureuse des chats et comme moi elle en a beaucoup. Elle habite à quelques centaines de mètres, elle m’explique que son voisin n’aime pas les chats et il fait tout pour les effrayer bien qu’ils ne puissent entrer dans son jardin. Le jour où son chat a disparu le voisin se vantait de lui avoir fait très très peur ! Pffff !

J’emmène la jeune femme vers la terrasse où se repose GrandGibus. C’est l’angoisse, pourvu que ce soit bien son chat. Dès que j’entends sa joie j’ai comme un grand soleil à l’intérieur. Ouf ! Je ne lui ai pas donné de faux espoirs, elle est si heureuse de retrouver son matou et moi de savoir qu’il va retrouver sa maîtresse qui en pleure de bonheur et moi avec elle !

Elle m’apprend que le pépère est âgé de 13 ans ! Il ne fait vraiment pas son âge, et il s’appelle Ramsès !

Photo internet : Le Louvre – Ramsès

Liberté

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« Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu’ils ont, car cela garantit leur propre liberté.
Ils ne supportent pas les entraves, ni pour eux mêmes, ni pour les autres.
Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement, sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage, et rêvent bien sûr que l’amour aille de soi, sans effort et qu’on ne les quitte jamais.
Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné librement.
Les gens qui aiment les chats avec infiniment de respect et de tendresse auraient envie d’être aimés de la même manière……. qu’on les prenne tels qu’ils sont….. et que leur présence soit un cadeau. »

Texte emprunté à Annie Duperey

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Chat va !

photos portable 2010 061Je me suis préparée. J’y ai pensé souvent. J’ai hésité : je le fais ? Je ne le fais pas ? J’ai longuement mûri la question. Bon, ma décision est prise. Je le fais ! Je vais m’acheter des macarons (de chez Cabiron évidemment*). Enfin ça, c’est juste le début….Le réconfort avant l’effort !

Allez hop ! maintenant je m’y mets. Pour commencer, il faut que je sois bien installée, n’est ce pas ? C’est une première. Vous conviendrez que le moment est solennel pour que je puisse donner le meilleur du dedans de mon moi même tout pour vous.

Je me suis assise sur mon lit, confortablement adossée à de moelleux coussins, sous une douce couverture bien chaude. J’ai installé mon ordinateur sur mes genoux. Allez, ça y est : aujourd’hui je commence mon premier blog, le moment est important, hein !

Reste à savoir sur quel sujet écrire… le temps de réfléchir un peu; et soudain je réalise que je suis ensevelie sous mes chats :

Un matou installé sur mon épaule, bien calé sur l’oreiller.

Une minette sur mon ventre entre le clavier et moi,

Une autre minette pratiquement couchée sur le clavier (aaaaaarrrrrrgggghhhh !!! )

Un gros minou collé contre ma cuisse gauche, allongé sur le dos, le petit ventre offert aux caresses.

Pour finir, un matou s’est inventé un « hamac » entre mes chevilles grâce à la couverture.

Je peine à trouver les touches pour écrire, je râle un peu, je vais même jusqu’à grogner pour la forme, mais ça ronronne tellement fort autour de moi……

Que du bonheur ! allez chat va ! mon blog commence bien ! J »en écrirais plus demain !

___________________________

* Cabiron, c’est le Grand Roi du Macaron Sans Gluten à Montpellier, Il peut m’adopter quand il veut : je suis très beaucoup d’accord !

Pour celles et ceux qui veulent aussi se faire adopter, trop tard ! je suis la première sur la liste.

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