Soleil intérieur

Il faut que je te dise quelque chose, une petite confidence tu vois. En fait je ne savais pas comment te le dire mais cette nuit une image m’est venue. Je peux l’expliquer en partie en te disant que mon soleil intérieur fait un peu la gueule en ce moment. Voilà c’est dit.

C’est compliqué et pas trop envie de tout raconter, alors je te la fais simple….. Tu sais que depuis une petite vingtaine d’années il y avait dix chats d’amour dans ma maison, et maintenant elle est vide… et aussi les abeilles qui disparaissent, et le dernier monsieur Rhino blanc, et les animaux, et les plantes, et les océans, et la violence des hommes insensés et toussa toussa quoi… Mon soleil intérieur est tout malheureux et je l’aime brillant et heureux. Alors stop, moi je dis que ça suffit comme ça. Je veux retrouver son éclat, Je veux, je veux, je veux ! (tapage de pieds par terre et moue boudeuse en même temps)
Oui, d’accord, c’est vrai, je conviens que je ne peux pas refaire le monde, et pourtant je voudrais bien, alors je fais de mon mieux. Ma part de petit colibri est dérisoire, mais je ne lâche pas, je persévère envers et contre tout et tous.

Heureusement mon amoureux contribue largement à mon bonheur (merci mon chéri) et je sais que bientôt les nouveaux chats de ma vie viendront réchauffer ma maison. Quoi ? tu veux savoir ? Oui, oui, tu peux compter sur moi, je te tiendrais au courant avec bonheur.
Mais tu me connais hein, tu sais que j’ai aussi besoin de stupider en écrivant des stupidages pour que mon petit soleil soit de bonne humeur, parce qu’il faut bien le dire, quand il fait la gueule ça m’énerve un peu.

Et je fais comment pour écrire des stupidages quand mon soleil intérieur n’éclaire pas assez ma petite cervelle ? J’ai quelques idées (mais si tu en as à me proposer, faut pas te gêner, je suis à l’écoute).

Premièrement je vais réclamer des bisous et des câlins supplémentaires à mon amoureux. Je sais, je sais, je sais, il est vraiment très généreux mais c’est tellement bon alors je ne vais pas me priver.
Deuxièmement, je vais trouver des stupidages à lire, histoire de me remettre dans le bain.
Troisièmement je vais m’autoriser à dire des stupidages très stupidants, mais uniquement aux privilégiés qui me connaissent bien hein, histoire de ne pas paraitre stupide, on ne sait jamais.
Quatrièmement, pour lutter contre ce vilain « goût de poussière » en moi, ma gourmandise m’invite fortement à savourer, sans trop de modération et avec beaucoup de sensualité, comme je sais si bien le faire, quelques délicieux macarons sans gluten de mon cher Cabiron, qui soit dit en passant, contribuerait à l’illumination de mon soleil s’il consentait enfin à m’adopter, mais il fait la sourde oreille le sapajou !
Eh, oh, ne t’imagines pas que je suis une petite stupideuse triste. Pas du tout. Je te l’ai dit, c’est complexe à expliquer cette histoire de soleil qui fait la gueule, fais un effort et essaie de comprendre.

Ce matin, histoire de stupider, j’ai même fait ma gamine. Je te raconte ? ok, je te raconte. J’étais sous la pluie, oui ça arrive parfois dans mon sud et tu sais que c’est la période de ces belles giboulées de printemps qui préparent la terre à se réveiller; j’avais mes baskets aux pieds, je marche sur cette plaque en fonte sur le trottoir et hop ! tu l’as deviné, mon pied glisse et hop grand écart (aïeuhhh ! ) et hop un genou couronné (et re aïe) comme quand j’avais 10 ans. Ca fait mal mais je ne sais pas pourquoi, ce retour aux bobos de l’enfance m’a amusée, manque plus que le fameux mercurochrome rouge sur le bobo et voilà comment je rajeunis d’un coup. Ca c’est du stupidage bien rentabilisé, même pas besoin de lifting !

Bien évidemment j’ai aussitôt prévenu mon amoureux par texto pour réclamer dès son retour ce soir très beaucoup de bisous qui guérissent, et tu le sais, un amoureux prévenu en vaut deux (tu l’as vu mon clin d’oeil ?). J’attends mes bisous, et plus car il y a affinités (tu l’as vu mon deuxième clin d’oeil ?) rentabilité maximum, I’m the best, yeahhh !

Allez, c’est promis, juré, craché (Euh non pas craché, cépabo) dès que mon petit soleil intérieur arrêtera de faire la gueule, je viens t’écrire un stupidage rien que pour toi.

photo internet

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Même pas peur !

patins

« On va à la patinoire, tu viens faire du patin avec nous ? » me demandent les enfants.

« Euhhhhhhhh….. ca fait longtemps que je n’en ai pas fait. » Je n’ose pas dire que je n’ai jamais essayé, je ne veux pas me ridiculiser et puis ce n’est pas trop mon truc. « Moui, mais je n’ai pas trop envie là ! »

Ils ne sont pas dupes et s’esclaffent « Ah ! c’est parce que tu ne sais pas en faireuuuhhh. »

Oh ! mais je ne vais pas me dégonfler devant les enfants, ma réputation est en jeu.

– Moi ? même pas peur ! dis-je.

– Ouais ! cool ! allez viens, tu verras, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.

Je ne veux pas me faire humilier par ces trois petits chenapans (14, 12 et 10 ans) alors il faut que je me lance, et puis ça ne doit pas être bien difficile !

Vingt minutes plus tard on enfile les patins et on se jette sur la piste. Bon je sais, j’ai l’air ridicule, la bouche grande ouverte, les bras écartés, super glamour quoi !

Je demande aux enfants de m’aider un peu au début, style « seulement le temps de m’habituer parce que j’ai oublié comment faut faire. »

Mais que vois-je là bas ? à l’autre bout de la patinoire il y a des papas ? plein de beaux et jeunes papas venus encourager leur progéniture ? et je ne vois pas de mamans ! (elles ne sont pas folles, elles ! ) Il y en a un qui a même l’air d’un papa célibataire (ne me demandez pas comment je le sais, c’est comme ça, un don que le ciel m’a donné ! ). Il évolue sur la piste avec aisance, Tourne t-il autour de moi ? oui ! je suis sûre que c’est autour de môa ! je suis flattée, ce petit jeu me plaît, et lorsque je croise son regard, je me persuade que j’ai vu briller ses yeux éblouis par ma modeste personne. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles et à mon tour je lui lance un regard de braise à en faire fondre la patinoire….. si seulement, au vu de ce qui va suivre !

Je me redresse, je ferme la bouche, je baisse les bras, l’air sûr de moi pour pouvoir frimer, et je me lance, essayant telle une fée des glaces un petit envol en ligne droite, gracieuse et légère … Alors, envol certes il y a eu ! Trois secondes ! je n’ai été une fée des glaces que trois secondes (peut être même seulement deux, mais je m’accorde une seconde de gloire en plus, na !)

Me voilà sur mon séant ! ça fait maaaaal ! mais je ne le montrerais pas ! je vais me relever et repartir avec le sourire, comme si de rien n’était hein ! mais comment fait-on pour se relever avec des patins ? et puis comment garder le sourire quand on est assise sur sa dignité ? Je n’ose même pas lever les yeux en direction de mon patineur qui doit se moquer de moi. Rouge de honte je suis.

Les enfants arrivent, éclatent de rire et ne se privent pas de commentaires devant les papas sans les mamans, mais surtout devant le beau gosse que je dévorais de mon regard torride quelques secondes auparavant, rhaaaaaaaaa !!!

Mon orgueil en prend un coup ! ma fierté est en berne ! et j’ai envie de pleurer parce que « bobo au cucul » et « bobo à mon égo tout froissé ».

Quand j’arrive enfin à me relever, péniblement, très péniblement, avec toute la grâce que je vous laisse imaginer, je prie le Dieu des patins pour pouvoir patiner comme une reine, avec un air radieux, sur les 5 mètres (c’est long 5 mètres) qui me séparent de la sortie mais tout ce que j’arrive à faire est de me traîner lamentablement en me tenant fermement sur la rambarde et je sors….

« Ca va ? » me crient les enfants de loin

« Moi ? même pas mal ! » dis-je en grimaçant ce qui aurait du être un sourire impérial

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(photo libre de droit empruntée chez photos gratuites org)