La lettre

Photo internetMa chérie,
Je t’écris pour te dire à quel point je t’aime.
Sans le savoir je te cherchais, je t’attendais Ouvre ta porte, regarde mes yeux et vois comme tu es belle. Ecoute moi te dire la tendresse, le désir, et mes mots comme des caresses. Laisse moi inventer l’amour et t’apprivoiser en secret sans briser ta liberté.
Surtout ne crains rien car mon coeur est tien. Viens, entre dans mon monde, parcours en tous les chemins. Je peux écrire pour toi les mots qu’on ne dit pas, je veux te voir les lire et me laisser ton sourire, pouvoir comme un chat me réchauffer à ton soleil si tu m’en donnes le droit.
Viens danser dans mes bras mon amour, prends ma main et surtout ne la lâche pas…

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Mains enlacées

DSC05027- mains enlacéesLorsqu’il s’approche enfin de moi, je frémis d’impatience, le moment que j’attendais est arrivé. Il me sourit, me fait un clin d’oeil,  me tend sa main. Je lui offre délicatement la mienne, la pose doucement dans sa paume, tendre mais ferme, et elles s’enlacent naturellement. Puis il m’attire vers lui, il me place très exactement face à lui et nos yeux s’aimantent aussitôt. Désormais je lui suis acquise si je veux que mon plaisir soit complet. C’est ainsi, on n’a pas le choix.

D’un signe de tête le Maître ordonne, la musique enfin nous enveloppe. Au début je reste concentrée, attentive à bien discerner ce qu’il attend de moi, puis, très vite, la musique prend enfin sa place. Je le laisse me guider. Parce qu’il le fait si bien. Parce que nos pas s’harmonisent naturellement. Je me fais désirer pour mieux m’abandonner, c’est un jeu délicieux. La souplesse et la sensualité font place à la technique, je me laisse emporter par ses bras puissants mais bienveillants. Il se doit de bien me guider, prenant soin de me faire comprendre d’une pression ce qu’il attend de moi. Docile, je le suis, puis je le fuis. Il lui appartient de me reconquérir… Je me dérobe, puis je l’affronte, impérieuse et fatale, il espère et enfin me récupère pour mieux m’asservir. Je redeviens légére et sinueuse, épousant jusqu’à son corps, nos mains de nouveau enlacées. L’homme conquérant au regard triomphal, ses yeux rivés aux miens, me rend légère, précieuse, unique. Je le sais enfin mien. Il n’y a plus que lui et moi au monde…
La musique se tait, le Maître me remercie et se dirige vers une autre élève et moi vers un autre danseur…
Merci  à Marc mon professeur de tango.

Photo empruntée à Philippe Castelneau