Désir

soleilJe lui plais c’est sûr. Il est là, près de moi, il me tourne autour, il est plein de désir c’est clair. Il est dans la séduction et je le comprends car je sais que je suis naturellement séduisante et même, osé-je l’avouer, très appétissante, que voulez vous, moi je suis du genre tendre et sucrée, c’est difficile de me résister, mais il faut que je sois honnête et que je lui fasse nettement comprendre que je souhaite qu’il s’en aille.
Je ne cherche en rien à attiser sa convoitise, mais il fait fi de mes rebuffades, il pousse même l’audace à aller jusqu’à me narguer. S’il croit que c’est comme ça qu’il va réussir à me convaincre de me laisser faire il se trompe lourdement.
Il me cherche, il me convoite sans dissimuler son envie mais je n’en ai cure. Pensant que je serais sensible au jeu du chat et de la souris il fait mine de partir mais revient bien vite voyant que son stratagème ne fonctionne pas. Dommage, j’ai bien cru qu’il allait enfin me laisser tranquille, mais ce coquin me veut absolument.
Je dirais même que je me sens un peu comme un macaron (de chez Cabiron évidemment)
Il profite d’un instant d’inattention et oups ! c’est fait ! il me voulait à tout prix, et… Il m’a eue.  Et puis, c’est l’amour vache : ça fait mal, ça pique, ça gratte !
Mais comment un si petit moustique peut il arriver à lui tout seul à enquiquiner autant quelqu’un qui fait quelque millions de fois sa taille ? Mais Aïeuuuh, enfin !

Photo : Philippe Castelneau

Faire le vide

zenPlus les années passent et plus j’ai envie de moins, de minimum, presque de vide, mais nan ! Faut pas exagérer, je ne suis pas prête à l’ascétisme.

C’est bizarre car je voudrais encore moins de meubles mais plus de confort, ne plus avoir d’objets mais ne manquer de rien. D’ailleurs je ne remplace pas et parfois j’ai une crise de jetage alors je jette ou je donne.
Pourtant, sans savoir pourquoi, ou peut être parce que je ne veux pas savoir pourquoi, je m’accroche encore à un objet. Je me contredis toute seule, je crois que je peux me moquer de moi !

Mais je veux plus ! Oui, oui, je veux moins et je veux plus (Je ne cherche même plus à me comprendre)
Davantage de liberté, si je puis dire, puisque si ce n’est la liberté tout court, c’est ne pas être libre (Là je sens que vous vous demandez ce que j’ai pu avaler dans ma délicieuse tasse de thé ce matin hein ? ) plus de temps, plus de voyages, plus de possibilités, plus de douceur et de paix, en moi et autour de moi.

Je veux vider davantage ma maison. Minimaliste et zen je la voudrais. J’ai l’impression, peut être idiote, que moins je possèderais plus libre je serais.
Oui c’est ça, vider pour me libérer, comme pour me délivrer d’un poids.que je veux déposer, mais on dirait bien qu’il me faut beaucoup (trop) de temps et ma vie ne dure qu’un instant que je voudrais ne pas gâcher. Un précieux petit moment de vie sur cette planète qui non seulement est belle, mais pourrait aussi être merveilleuse si les humains la laissait vivre sa vie au lieu de l’encombrer et d’accumuler sans discernement. Tout simplement.

Pfiouuu ! Je crois qu’il va falloir que je me prépare une tasse de thé supplémentaire moi. Et ça je garde !