Kesskidi

septembre 1015 037Vous savez que plus de 80 % de la communication entre deux êtres humains est non verbale. Notre corps parle, et le mien parle très beaucoup, une vraie pipelette.

Kesskidi le mien ? Idike « Je veux des macarons sans gluten de chez Cabiron » (Géraaaaard ! Adopte moi bon sang ! )

Et puis idihossi « Je veux des bisous et des câlins » (Et il le dit tout le temps ! ) éhidike que suis faite pour être en vacances, câliner mon amoureux, papouiller mes chats, écrire des stupidages (Oui, ok, je sais, vous avez raison, ça aussi c’est tout le temps ! ). Idike dans mes bras c’est free hugs à l’année et que celui qui a inventé les moustiques aurait pu s’abstenir !

Et Kesskelledi ma petite tête ? Helledi « va bosser pour acheter de l’anti-moustique »  Pfff ! Ma tête me casse les pieds, même plus moyen de laisser causer tranquillement mon petit corps de rêve langoureusement alangui dans mon canapé.

Une furieuse envie…

Mon amoureux a toujours une furieuse envie d’écrire. Un voyage en amoureux à Londres et hop ! Encore un livre édité, cette fois-ci chez publie.net, en numérique pour l’instant, la version papier est prévue pour fin juin (Je vous tiendrai au courant, bien évidemment) Je vous laisse lire ci-dessous ce qu’en dit l’éditeur, moi faut que j’aille frimer parce que là je n’en peux plus tellement fière de lui je suis !

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[NOUVEAUTÉ] L’appel de Londres, de Philippe Castelneau

Rock’n’roll ! L’appel de Londres, de Philippe Castelneau, est désormais disponible et téléchargeable sur toutes les librairies en ligne. L’appel de Londres est à la fois géographique et musical : au prétexte d’une visite de quelques jours, Philippe Castelneau élabore un journal de ses déambulations londoniennes. Mais les villes que l’on arpente sont, comme souvent, nappées de souvenirs, et l’écriture se mélange aux récits de l’enfance, de l’adolescence, au saut dans le vide de l’âge adulte. À l’instar d’un certain Docteur bien connu des amateurs de séries télé britanniques, Philippe Castelneau sonde le temps et l’espace, invoque Dylan Thomas et Sid Vicious, croise Alan Moore et les Beatles, se souvient d’Oscar Wilde et des Smiths. La ville elle-même est une errance : arpenter Londres et c’est Tokyo qu’on revoit, c’est Paris qu’on respire, Manchester qu’on fredonne. Philippe Castelneau s’approprie les codes de Publie.rock et se sert à son tour de la musique et de la culture pop comme d’une langue pour se raconter lui, en creux, avec pudeur et élégance, dans un voyage sincère, vivant. car-appel-londresChers lecteurs non-abonnés à Publie.net  L’appel de Londres  est désormais publié, je vous invite à découvrir un exemple de ressources de l’espace abonnés. Pour ce livre, Guillaume Vissac et Matthieu Hervé, qui ont fait la préparation éditoriale, ont également lu des chapitres du livre, imaginé une carte de Londres mettant en scène quelques-uns des endroits cités dans le texte, tandis que Philippe Castelneau, en collaboration avec Lilac Flame Son, créait une vidéo-lecture dont vous pourrez voir qu’elle est accompagnée d’une pochette de son cru.

Le poète qui marche

040Tout d’abord je vois une silhouette qui s’avance vers moi lentement à travers un désert magnifique. Petit à petit je distingue un homme jeune, tête penchée, son visage est caché par ses longs cheveux noirs jusqu’au moment où passant devant moi il me regarde et ses yeux d’un vert doré m’hypnotisent. Nous nous disons bonjour, et alors qu’il continue son chemin je le retiens en lui demandant qui il est.

Il me parle sans rien dire. C’est curieux, vraiment bizarre. Puis je comprends que nous communiquons par télépathie et je trouve ça tout à fait naturel.
Il me dit qu’il est poète et ça me fait sourire car je ne le prends pas au sérieux.

Depuis toujours il veut transcrire ses poèmes, mais c’est impossible, je ne sais plus s’il dit que le papier est bizarre ou si les stylos ne marchent pas, il est condamné à les apprendre par coeur. Il accepte que ce soit comme ça mais ça le rend triste car il a peur d’en oublier.

Puis il me raconte qu’il marche, sans cesse il marche pour les mémoriser. Il m’avait croisée un jour. Je lui avais demandé qui il était, que je ne voulais plus voir de tristesse dans ses yeux verts de poète qui marche.Je lui avais dit qu’il y avait d’autres façons d’écrire des poèmes. Je lui ai donné un livre aussi petit que l’ongle de mon pouce, les pages faites de canevas vierges.
Il t’est impossible d’écrire ? Mais tu peux broder, fais-le et ne doute pas, c’est tout.

Ses beaux yeux brillent, il ouvre sa main et je vois le minuscule livre brodé. Il n’a pas douté et il a brodé ses mots. Enfin il écrivait !
Attends, je vais te montrer
Il tourne les pages. Il y a des dizaines de poèmes, certains très longs, d’autres ne font que quelques mots, mais tous tiennent sur une page et je n’arrive pas à comprendre comment tout cela est possible.
Et puis quelle idée bizarre de broder des poèmes sur un support aussi minuscule. D’ailleurs je ne me rappelle même pas l’avoir déjà rencontré, pourquoi lui aurais je dis de broder ses poèmes ? Je ne comprends pas.Tout est est à la fois étonnant et normal.
Je prends une loupe dans ma poche et je commence à lire, je suis épatée et admirative…
Tu es très fort
Mais non, il suffit de savoir que c’est possible et je veux te dire merci.
Je pense que je lui demanderai des explications plus tard car je ne vois pas de quoi il veut me remercier. Tout d’abord je veux absolument tenir le livre pour continuer à lire.
Ce n’est pas possible, tu ne peux pas le toucher, et tu dois faire vite.
Alors j’essaie d’en lire le plus possible et je les aime tous, mais il ferme le livre avant que je puisse terminer. Il faut qu’il continue sa route.

Je me rappelle du début d’un seul d’entre eux

Je suis un téléphone
j’ai plus de mille deux cents noms…

Impossible de me souvenir de la suite. Je sais qu’il fait très exactement huit lignes, ses mots sont brodés de différentes couleurs et il est amusant. Je sais qu’il ne parle pas d’un répertoire et je me dis que ce serait rigolo si moi aussi j’avais mille deux cents prénoms.

Je lui dis que je ne me souviens absolument pas l’avoir rencontré ni lui avoir remis le livre à broder.
Quand t’ai je donné ce livre ?
Demain
Il plonge ses yeux mystérieux dans les miens et toujours sans parler il me dit une phrase dont je ne me souviens pas, puis il reprend sa longue marche.

J’ai voulu rattraper le poète qui marche, mais je me suis réveillée…