Je me souviens

phone juillet 2013 305Dans le clair obscur du jour qui s’enfuit je me souviens. C’était il y a longtemps je crois. La vie m’a fait envie. C’était un moment si intense. J’ai retenu mon souffle.
Le soleil a forcé la carapace, quelque chose a libéré l’insidieuse souffrance. Le printemps me rendait enfin douce et j’aimais que cela se voit.
Mon âme s’épanouit, je ne peux rien y faire. Je fais celle qui ne voit pas, mon âme s’envole. Je suis la reine solitaire qui choisit toutes les choses qui la chavirent. Guerrière pacifique qui aime se perdre en terre inconnue, je ne crains ni le feu ni le fer, je ne suis pas si faible qu’on le pensait.
Quelquefois je tombe sur mon chemin c’est vrai, mais je me relève, larmes bien cachées, ce n’est pas bien grave tout ça. Longtemps encore j’étreindrais la lumière, j’en profiterais chaque seconde. J’ai délaissé l’ombre.

La femme de Zorro

FullSizeRenderDernièrement je me suis investie d’une mission primordiale.Je suis devenue mère de famille très nombreuse en deux secondes (Très rapide je suis n’est ce pas ?).

Je vous raconte tout parce que je sais que vous et moi, nous nous comprenons bien. Deux adorables mésanges plongeaient en aller-retours incessants dans mon mûrier pour se fabriquer un petit nid, roucouler, faire des galipettes sous la couette et des bébés.

Je m’en réjouissais jusqu’à ce que mes chats d’amour un peu trop concentrés sur MES oiseaux fassent bondir le coeur de la femme de Zorro qui sommeille en moi (oui, oui, n’ayons pas peur des mots justes). Vite, je cours, que dis-je ? Je volette ! Je saute sur mon blanc destrier escabeau pour les sauver des griffes fatales de mes félins.
Allez hop ! Aidage par mon Zorro à moi amoureux et  grimpage dans le mûrier, accrochage d’un grillage protecteur, et observage camouflée derrière mon masque store. Yessss ! Ca marche. Me voilà mère de famille nombreuse.

Ma vie peut être parfois follement trépidante ! Progéniture abondante et création d’un chef d’oeuvre protecteur, tout ça dans la même demi heure ? Si ! Si ! Nouveau petit soleil dans mon époustroublant paysage.

Pour nourrir sans se lasser mes leurs rejetons piaillant chaque jour plus fort,  mes jolies mésanges s’élancent dans le mûrier le bec fièrement orné d’une belle chenille dodue ou d’un vers potelé, accueillies par une nichée de plus en plus bruyante

Hier MES « petits » étaient déchainés, je me doutais que les enfants oisillons allaient bientôt s’envoler et ma crainte, vous l’avez deviné, était qu’ils tombent et fassent le régal de mes coquins de chats.
Regardez dans l’arbre, là, oui juste là, vous le voyez ? Câlinou est devant le grillage empêcheur d‘attrapage de mésanges, ne quittant pas des yeux le nid convoité.

Pensant que le grand départ était pour le lendemain je me suis promis de garder les chats dans la maison par sécurité.
Peine perdue, quand je suis retournée au nid, il était déjà vide. Papa et maman mésanges avaient mené à bien leur mission… Et la femme de Zorro moi la mienne. Yeahhhh ! Joie dans mon petit coeur !

Femme du monde

Je suis femme du monde, universelle, comme toi.
Je m’adresse à toi, à vous…

A toutes les femmes, à vous mes soeurs, citoyennes du monde

 

A vous qui avez l’audace d’être propriétaire de votre corps,
vous qui osez
parler et rire avec un Grand-père, un père, un mari,
des frères, des oncles, des amis, des voisins…

Pour celles qui sont muettes, muselées, que l’on humilie et soumet

Nous ne sommes plus le 8 mars, mais la journée de la femme c’est tous les jours,
une journée qui disparaitra le jour où la lutte n’aura plus de raisons d’être

•  101 ans de lutte pour l’égalité, la justice, la dignité et la considération.
•  Le combat extraordinaire de femmes ordinaires.
•  Les belles avancées dont nous pouvons être fières.
•  Prendre conscience que tout est possible, lorsque l’on se mobilise.

1882 : L’enseignement primaire devient obligatoire pour les filles, comme pour les garçons
1907 : Les femmes mariées peuvent disposer librement de leur salaire.J
1938 : Les femmes peuvent s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari, mais ce dernier conserve le droit d’interdire à son épouse de travailler.
1944 : Les femmes obtiennent le droit de vote et d’éligibilité.
1946 : Suppression de la notion de salaire féminin et mise en place du principe de l’égalité.
1965 : Les femmes peuvent ouvrir un compte bancaire et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.
1967 : La contraception est autorisée (et remboursée par la Sécurité Sociale en 1974).
1975 : La loi Veil est adoptée pour autoriser l’Interruption Volontaire de Grossesse (et remboursée par la Sécurité Sociale en 1982).
1975 : Ouverture du 1er refuge pour femmes battues.
1979 : Convention de l’ONU sur l’élimination des discriminations envers les femmes, ratifiée par la France en 1983.
1985 : Egalité des époux dans la gestion des biens de la famille et des enfants.
1990 : Reconnaissance du viol entre époux.
2002 : Possibilité de transmettre à l’enfant le nom du père ou le nom de la mère ou les deux noms
.2010 : La lutte contre les violences faites aux femmes est déclarée grande cause nationale.

 

Imaginez une femme…

femme

Imaginez une Femme…

Imaginez une femme qui croit que c’est juste et bon qu’elle soit une femme.
Une femme qui honore son expérience et raconte ses histoires.
Qui refuse de porter les péchés des autres dans son corps et sa vie.

Imaginez une femme qui a confiance et se respecte elle-même .
Une femme qui écoute ses besoins et désirs.
Qui y répond avec tendresse et grâce.

Imaginez une femme qui reconnaît l’influence du passé sur le présent.
Une femme qui a traversé son passé.
Qui a guéri dans le présent.

Imaginez une femme qui réalise sa propre vie.
Une femme qui exerce, initie et agit en son propre nom.
Qui refuse de se rendre sauf à son soi authentique et sa plus sage voix.
Imaginez une femme qui nomme ses propres dieux.
Une femme qui imagine le divin à son image et à sa ressemblance.
Qui conçoit une spiritualité personnelle pour sa vie quotidienne.

Imaginez une femme amoureuse de son propre corps.
Une femme qui croit que son corps est suffisant, comme il est.
Qui célèbre ses rythmes et cycles comme une ressource exquise.

Imaginez une femme qui honore le corps de la Déesse dans son corps en changement.
Une femme qui célèbre l’accumulation de ses années et sa sagesse.
Qui refuse d’utiliser son énergie vitale pour déguiser les changements de son corps et de sa vie.

Imaginez une femme qui estime les femmes dans sa vie.
Une femme qui s’assoit dans les cercles de femmes.
À qui l’on rappelle la vérité de sa nature quand elle l’oublie.

Imaginez-vous comme cette femme.

~ Patricia Lynn Reilly (traduction libre)

Original extrait de la page : Wild Women Spirit Dance – Sisterhood