Retour vers…

octobre 2015 052Il suffit de pas grand chose pour faire un voyage dans le temps.
Une fabuleuse assiette de riz au lait préparée par ma mère, saupoudrée de cannelle, (le riz ! Pas ma mère ! ) et voilà « Retour Vers l’Enfance » qui passe en boucle dans un petit coin de ma tête.
C’est sans gluten, youpi ! J’ai tout mangé, je n’en ai pas laissé un grain, miam !

Recette du riz au lait de maman

Faire bouillir un peu d’eau, verser 100 g de riz rond et faire précuire 10 mn,
Jeter l’eau et verser le lait (environ plus ou moins 1 litre)
1 gros zeste de citron (ou d’orange selon le goût)
Laisser cuire en remuant de temps en temps environ 35 à 40 minutes
Environ 10 minutes avant la fin de la cuisson ajouter 5 à 7 cuillères à soupe de sucre en poudre selon le goût
1 sachet de sucre vanillé

Retirer du feu et couvrir la casserole
Attendre que la cuisson se termine
Verser dans un récipient et saupoudrer de cannelle

Yapluka déguster !

Publicités

Obsession

Photo internetCertains croient que je suis obsédée ! Ah ! Mais par quoi ? Vous demandez vous. Je vous sens bien curieux.

Je n’ai pas de défaut, parfaite je suis ! Voui ! N’ayez aucun doute à mon sujet.  Alors moi je dis que je ne suis pas obsédée. Bon, c’est vrai, sauf pour les merveilleux macarons sans gluten de Gérard Cabiron qui ne m’a toujours pas adoptée, le petit voyou ! (Je tente encore ma chance… Gérard, si tu me lis… )

Ma dernière gluten frayeur ? C’était il n’y a pas longtemps… J’ai assez facilement trouvé du gluten free à Londres, sauf à… L’aéroport de Gatewick. Gézupeur très beaucoup ! Faut que je vous raconte pourquoi.

Après avoir écumé toutes les boutiques de l’espace duty free, à part le bar à caviar où j’aurais pu en manger une louche, sans les toasts, je désespérais de trouver une bricole à grignoter qui soit garantie sans gluten, quand, enfin, au 2eme étage, tout au fond de la galerie, alors que je posais la question habituelle, on me répond enfin « Yes »

Le vendeur m’a montré un petit coin de rayon en me disant qu’il n’y avait qu’un seul choix. Chouette un wrap ! Ca faisait des années que je n’en avais pas mangé ! Je retourne auprès de mon amoureux qui terminait son sandwich et j’attaque avec plaisir le mien en lui disant que j’étais contente car il avait, à mon grand étonnement, le goût du vrai.

Surpris lui aussi, mon cher et tendre s’empare aussitôt de l’emballage pour le lire et me regarde atterré en me disant que les ingrédients ne sont pas spécifiés, il n’est écrit nulle part Gluten Free  !
Je me suis aussitôt décomposée et il est parti en courant avec mon wrap jusqu’à la boutique à l’autre bout de l’aéroport, pour se renseigner.
Moi, en ayant quand même avalé une bouchée, j’étais complètement anéantie et livide. Recroquevillée sur mon siège je transpirais mais j’avais froid, je commençais à avoir mal au ventre et je m’imaginais trop malade pour pouvoir prendre l’avion, me demandant où était le centre médical, le samu, les hôpitaux, un prêtre, même anglican, pour les derniers sacrements… Je me suis fait un film à moi toute seule, et pas une comédie, plutôt du genre Scary Gluten !

Lorsque mon amoureux a demandé au vendeur de lui confirmer l’absence de gluten, c’est le jeune homme qui est devenu blanc, qui a appelé le chef de rayon qui s’est décomposé à son tour, qui a appelé le responsable qui est aussitôt sorti très inquiet de son bureau, a consulté ordinateurs et fiches pour enfin confirmer que le produit était tout nouveau mais garanti sans gluten. Tout le monde a repris ses couleurs et mon chéri est vite revenu, toujours en courant, pour me rassurer.

Mais voilà…. J’ai tellement eu peur que je n’ai pas pu savourer mon wrap comme j’aurai voulu. Je n’ai pas été malade, il était donc bien sans gluten, mais il était plein d’angoisse ! Non mais pfff quoi !

Quand on n’a pas le choix

photo internetQuand on n’a pas le choix, faut faire face, prendre le taureau par les cornes, affronter la réalité en la regardant droit dans les yeux et y aller courageusement. Même pas peur !

Je ne laisserai rien derrière moi. Pas une trace. Je suis sûre de moi, aucun doute ne m’habite. Je sais que je peux compter sur moi.

Ce sera lent, je le reconnais. Je ferais très attention pour que ça dure longtemps car je tiens énormément à assumer jusqu’au bout mon courageux combat.

On m’a fait un cadeau. Je suis une fifille polie qui assure pour ne pas froisser autrui, je n’ai donc pas le choix, faut que j’assure. Je sais déjà que je vais en frissonner de bonheur et de douceur. Je suis prête pour le sacrifice sucré, le supplice sensuel, l’orgasme gourmand… Je vais tous les manger !

Petit message personnel pour Gérard Cabiron Grand Roi des Macarons sans Gluten… Je suis toujours d’accord pour que tu m’adoptes.
Petit message pour les lecteurs… Je sais, je l’ai déjà dit, mais je ne vais pas me gêner pour le rabâcher.

PARPAING

MaisonCa a commencé par des grottes car Cro-magnon se contentait seulement de dénicher une caverne ce fainéant ! Une petite grotte car il ne voulait pas que les mammouths puissent entrer dedans ! (oui, je sais…Mais moi ça me fait rire, alors no comment ! ) Puis il y eut les huttes en bois ! Nos ancêtres les gaulois se donnaient du mal pour mettre leur famille à l’abri parce qu’il ne fallait pas que le ciel leur tombe sur la tête (No comment j’ai dit !) Vinrent ensuite les premiers châteaux forts pour faire la guerre, entourés des petites maisons du peuple faites  de pierres, bois ou torchis. Comme ça les châteaux forts étaient bien sécurisés hein !
Les constructions urbaines virent le jour avec l’utilisation des premiers matériaux composés, comme les briques par exemple, et se déclineront de maisons de maître en petits immeubles pour ensuite évoluer en affreuses barres ou en gratte-ciel modernes. Pour ça il a fallu inventer le parpaing.

Et moi j’ai inventé une nouvelle génération de parpaings ! Je ne m’en savais pas capable, mais je les fabrique très bien et même à l’insu de mon plein gré !
J’ai fait plusieurs essais, et mes parpaings sont de plus en plus beaux et denses, je n’en reviens pas. Mon amoureux non plus d’ailleurs. Nous pensons même sérieusement à faire construire une pièce en plus pour agrandir la maison.

Ah je vous sens curieux, vous voulez absolument connaître ma recette ? Je ne sais pas trop si je dois vous la livrer ou déposer un brevet. Attendez, je réfléchis… Bon puisque vous insistez autant, je partage. Prenez un papier et un stylo et notez attentivement :

Branchez la machine à pain offerte par votre amoureux. Versez dans le bac tous les ingrédients nécessaires pour fabriquer un bon et délicieux pain sans gluten en suivant très attentivement la recette spécialement conçue pour obtenir un « merveilleux pain sans gluten, moelleux et goûteux ».

Laissez faire la machine et attendez le bip bip final. Jusque là ce n’est pas trop compliqué. Démoulez, c’est prêt ! Vous venez d’obtenir votre magnifique premier parPAINg, bien consistant.

Vexée vous voulez recommencer pour avoir le dernier mot ? Ô combien vous comprends-je ! Donc on refait un essai ok ?

On change les farines sans gluten, on change également de recette et on la suit au milligramme car le vernis de notre ego est en jeu ! On met la machine en route et on attend patiemment. Quand vient enfin le moment de démouler le pain on est même un peu émue parce que celui là, c’est sûr, ce sera un chef d’oeuvre.

En effet, c’est le cas, un vrai chef d’oeuvre de… ParPAINg ! Encore plus épais et dense, donc plus réussi que le premier!  C’est vraiment un superbe spécimen, voui, voui, voui ! Je précise qu’il existe des parpaings creux, mais ce serait trop facile, moi je ne fabrique que des parpaings pleins ou rien ! Na !

Oh ! Eh ! Oh ! non mais ! Oh ! Kicéki commande ? On ne va pas se laisser faire par un pain sans gluten fait maison n’est ce pas ? Alors on recommence,  mais cette fois-ci exit la machine à pain. On va voir ce qu’on va voir ! Nonmého.

On déniche la meilleure recette du pain sans gluten in the world. On s’applique, on pétrit, on malaxe, on en a mal aux bras, mais le résultat est génial. Quand vient de moment de le mettre au four on entre en apnée car tous les espoirs sont permis. On est à deux doigts d’entourer la date en rouge sur le calendrier.
On recommence à respirer au moment de sortir le pain du four, on en a même une larmichette d’émotion au coin de l’oeil. On appelle avec enthousiasme son amoureux pour assister au spectacle et on sort du four un génialissime parPAINg de compet’ ! Plus beau c’est pas possible ! Plus lourd non plus !

Devant votre bouille plus que vexée votre amoureux finit par compatir après avoir calmé son fou-rire et vous propose de vous aider à faire un vrai bon pain sans gluten. Vous acceptez avec soulagement mais tout de même avec une pointe de scepticisme bien dissimulée.

On s’y met à deux, non seulement on suit à la lettre la nouvelle recette (encore une) avec les nouvelles farines (oui, y’en a plein ! Même des mix prêts à être utilisés, j’ai tout essayé vous dis-je) et on écoute tous les conseils de son amoureux qui cette fois attend avec autant d’espoir et d’impatience que vous le résultat tout en croquant allègrement dans sa fraîche et croustillante baguette de pain achetée chez le boulanger du village, jugeant utile de souligner Ch’est tchrès bon ! Puis d’ajouter aussitôt Oups ! Pardon ma chérie ! En fait le pain du boulanger n’est pas si bon que ça tu sais…

Bien évidemment, vous l’avez deviné, cette fois ci nous avons démoulé un parPAINg de qualité supérieure, mais, mais, mais… un parpaing fait avec Kamour, mon pote de toujours !

Je n’ai toujours pas réussi mon pain sans gluten mais j’ai fabriqué beaucoup de beaux parpaings. Je pense que bientôt on pourra commencer à construire ! Yeahhh !

Lapsus

croissant de lunePas de chance, il ne m’aime pas, mais alors pas du tout ! J’ai quand même mis des années à m’en rendre compte et pourtant il n’y avait pas une once de tendresse de sa part. Alors nous nous sommes définitivement séparés. Je pensais que je serais forte et que ça ne me ferait rien. Ben nan ! Au bout de quelques mois il m’a manqué parce que finalement je l’aimais un peu plus que je ne le supposais.

Les jours de blues je me console avec le parfum des croissants bien dorés ou l’odeur du bon pain qui croustille.

Hier nous avions envisagé de faire une promenade, le soleil brillait, le temps était doux. Et si nous allions nous balader à Saint Gluten le Dessert ai-je proposé à mon amoureux qui rigole, tu veux dire à Saint Guilhem le Désert ?

Oui ! Oh, ça va ! Pas la peine se moquer hein ! Depuis ma séparation avec le gluten j’ai parfois le lapsus gourmand !

 

Photo internet

La dernière gorgée de bière

Nous étions confortablement installés dans nos fauteuils, face à la forêt, les cigales chantaient à tue tête. Il faisait chaud, j’ai pris son verre pour avaler négligemment une petite gorgée de bière bien fraiche… C’était la dernière mais je ne le savais pas. Il n’y en aura jamais plus d’autre. Si j’avais su, je l’aurais savourée, celle-là.

Vous savez, le petit rituel agréable, le moment partagé sur la terrasse, à l’ombre du mûrier… la petite gourmandise sensuelle, juste une gorgée volée  dans le verre de mon amoureux. Une seulement parce que c’est mon petit plaisir. C’est bon parce que c’est dans son verre. C’est bien parce que je n’en veux pas plus.

Dorénavant, je me contente de regarder le verre de bière. J’ai envie de ma petite gorgée. L’unique. Celle qui fait vraiment plaisir.
J’observe le verre et le soleil qui s’amuse dans la transparence du liquide doré. Les bulles remontent à la surface, je voudrais les sentir éclater doucement sur ma langue. Je me rappelle un peu cette amertume que j’aime bien mais elle devient lointaine. J’ai oublié jusqu’aux saveurs plus ou moins épicées mais je me souviens de la fraicheur si agréable sous le soleil estival.

Il en est des petits plaisirs comme des souvenirs lointains, on se souvient mais on ne sait plus vraiment. Alors pour me rappeler, je prends son verre et je commence par sentir, humer, happer ce parfum qui va réveiller ma gourmandise, mais qui va aussi l’apaiser, comme si j’avais pu enfin goûter le délicieux liquide. Mon amoureux me regarde avec inquiétude, tu ne vas pas boire ta petite gorgée hein ? c’est risqué quand même ! fais attention à toi ma chérie !
Mais non je ne vais pas la boire ma précieuse gorgée de bière, ne t’en fais pas ! je ne veux pas de dégâts dans le dedans de moi ! le gluten ne passera pas par moi et c’est pour la vie, je n’ai pas le choix.

Vous raconterais-je mes tribulations épiques avec la machine à pain ? oui ? peut-être ! un autre jour car la bataille est rude, pour l’instant le score est pitoyable. Machine à pain : 14 LadyElle : 0  !!! Encore un point de plus et faudra que j’embrasse le popotin de Fanny ! honte sur moi !