La chasse

Je suis partie à la chasse.

Homénon ! Pas la chasse avec le fusil, qui me hérisse le duvet au point de systématiquement extraire du dedans-de-mon-moi-même le meilleur du concentré de ma colère… Chasseurs ou sympathisants, pas la peine de vous fatiguer à m’écrire, c’est définitivement peine perdue…

Moi j’ai chassé le fenouil sauvage (très très sauvage). Vous connaissez ce petit cadeau de la nature, parfumé, tendre et savoureux ?

Le fenouil sauvage, comme son nom l’indique, est… Sauvage ! Malheureusement au fur et à mesure que les années passent il se fait rare, il se planque, il se fait désirer. Il faut le chercher, le dénicher, et ne pas avoir peur de se baisser pour, sans abimer les racines, couper délicatement juste le coeur afin de laisser toutes les branches au régal des escargots gourmands. Bref le fenouil sauvage se mérite.

Pendant ma chasse j’ai trouvé une cerise sur le gâteau. Mon amoureux chassait les photos pendant que je chassais le fenouil et il a trouvé par hasard une asinerie.
Les ânes, magnifiques, très sympathiques et attendrissants se sont empressés de lui réclamer un petit goûter d’herbes. Je l’ai aussitôt rejoint et les ai tenté par un goûter au fenouil. A ma grande joie ils ont très clairement exprimé leur plaisir et leur gourmandise… Tout comme moi devant les fabuleux macarons de Gérard Cabiron (au fait, il ne m’a toujours pas adoptée, je compte sur vous pour le prévenir et pour faire une pétition en ma faveur)

Je ne savais pas que les ânes avaient autant de moyens d’expression en dehors du braiment et leurs moult bruitages très rigolos pour réclamer davantage ont également fait ma joie. Je ne savais pas non plus qu’ils pouvaient être si doux avec les humains (Oui je suis une fille de la ville, je ne connais pas tout ça… ) J’ai été séduite et je compte bien retourner les voir de temps en temps.

Nous sommes rentrés, la voiture embaumant le fenouil et devinez ce que je vais faire pour le repas ? Une sublime recette sicilienne que peu de personnes connaissent :
Pasta con sugo di finocchio selvatico autrement dit Pâtes aux fenouils sauvages

Je n’hésite pas une seconde à vous la donner car vous le savez, la LadyElle aime partager les bonnes choses.

Merci la vie pour ces petits bonheurs, ces cadeaux supplémentaires sur mon chemin.

Pour 4 personnes :

Une très grosse botte de fenouils sauvages
Une grosse cuillère à soupe d’anchois au sel.
350 à 400 g de coulis de tomates ou de tomates pelées
2 ou 3 gousses d’ail selon le goût
2 ou 3 cuillères à soupe de raisins secs (qui remplacent le sucre habituellement utilisé pour réduire l’acidité de la sauce tomate)
2 ou 3 cuillères à soupe de pignons de pin
250 à 300 g de chapelure
du poivre
Du sel
2 cuillères à soupe d’huile d’olives
350 à 400 g de spaghetti selon l’appétit

Bien laver le fenouil, ne garder que les parties très tendres du coeur.

Dans une casserole faire chauffer l’huile d’olive, mettre pendant 1 à 2 minutes l’ail haché et les anchois que vous aurez d’abord rincés pour enlever l’excédent de sel et que vous écraserez avec une fourchette dans la casserole.
Vous ne sentirez pas le goût des anchois. Vous pouvez ne pas mettre d’anchois, c’est facultatif, mais ce serait dommage car ça enlèverait un petit quelque chose…
Ajouter le coulis de tomate ou les tomates pelées, saler poivrer selon le goût et laisser mijoter

Pendant ce temps dans une grande casserole mettre à bouillir l’eau et le sel que vous utiliserez pour faire cuire les pâtes
Faire blanchir le fenouil 3 à 4 minutes (attention à ne pas le faire cuire car il terminera sa cuisson dans la sauce tomate)

Enlever le fenouil blanchi et le laisser égoutter dans une passoire.
Mettre les spaghetti dans l’eau qui a servi à blanchir le fenouil sauvage

Pendant la cuisson des pâtes, mettre les fenouils égouttés dans la casserole de sauce tomate, ajouter les raisins secs et les pignons.

Dans une poêle faire dorer la chapelure avec de l’huile d’olive. Attention à ne pas la faire brûler.

Servir les pâtes nappées de cette fabuleuse sauce. proposer l’excédent de sauce en saucière pour les gourmands

Chacun saupoudrera son assiette avec la chapelure dorée à l’huile d’olive.

Régalez vous et transmettez la recette de la part d’une LadyElle toute en joie.

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Soleil intérieur

Il faut que je te dise quelque chose, une petite confidence tu vois. En fait je ne savais pas comment te le dire mais cette nuit une image m’est venue. Je peux l’expliquer en partie en te disant que mon soleil intérieur fait un peu la gueule en ce moment. Voilà c’est dit.

C’est compliqué et pas trop envie de tout raconter, alors je te la fais simple….. Tu sais que depuis une petite vingtaine d’années il y avait dix chats d’amour dans ma maison, et maintenant elle est vide… et aussi les abeilles qui disparaissent, et le dernier monsieur Rhino blanc, et les animaux, et les plantes, et les océans, et la violence des hommes insensés et toussa toussa quoi… Mon soleil intérieur est tout malheureux et je l’aime brillant et heureux. Alors stop, moi je dis que ça suffit comme ça. Je veux retrouver son éclat, Je veux, je veux, je veux ! (tapage de pieds par terre et moue boudeuse en même temps)
Oui, d’accord, c’est vrai, je conviens que je ne peux pas refaire le monde, et pourtant je voudrais bien, alors je fais de mon mieux. Ma part de petit colibri est dérisoire, mais je ne lâche pas, je persévère envers et contre tout et tous.

Heureusement mon amoureux contribue largement à mon bonheur (merci mon chéri) et je sais que bientôt les nouveaux chats de ma vie viendront réchauffer ma maison. Quoi ? tu veux savoir ? Oui, oui, tu peux compter sur moi, je te tiendrais au courant avec bonheur.
Mais tu me connais hein, tu sais que j’ai aussi besoin de stupider en écrivant des stupidages pour que mon petit soleil soit de bonne humeur, parce qu’il faut bien le dire, quand il fait la gueule ça m’énerve un peu.

Et je fais comment pour écrire des stupidages quand mon soleil intérieur n’éclaire pas assez ma petite cervelle ? J’ai quelques idées (mais si tu en as à me proposer, faut pas te gêner, je suis à l’écoute).

Premièrement je vais réclamer des bisous et des câlins supplémentaires à mon amoureux. Je sais, je sais, je sais, il est vraiment très généreux mais c’est tellement bon alors je ne vais pas me priver.
Deuxièmement, je vais trouver des stupidages à lire, histoire de me remettre dans le bain.
Troisièmement je vais m’autoriser à dire des stupidages très stupidants, mais uniquement aux privilégiés qui me connaissent bien hein, histoire de ne pas paraitre stupide, on ne sait jamais.
Quatrièmement, pour lutter contre ce vilain « goût de poussière » en moi, ma gourmandise m’invite fortement à savourer, sans trop de modération et avec beaucoup de sensualité, comme je sais si bien le faire, quelques délicieux macarons sans gluten de mon cher Cabiron, qui soit dit en passant, contribuerait à l’illumination de mon soleil s’il consentait enfin à m’adopter, mais il fait la sourde oreille le sapajou !
Eh, oh, ne t’imagines pas que je suis une petite stupideuse triste. Pas du tout. Je te l’ai dit, c’est complexe à expliquer cette histoire de soleil qui fait la gueule, fais un effort et essaie de comprendre.

Ce matin, histoire de stupider, j’ai même fait ma gamine. Je te raconte ? ok, je te raconte. J’étais sous la pluie, oui ça arrive parfois dans mon sud et tu sais que c’est la période de ces belles giboulées de printemps qui préparent la terre à se réveiller; j’avais mes baskets aux pieds, je marche sur cette plaque en fonte sur le trottoir et hop ! tu l’as deviné, mon pied glisse et hop grand écart (aïeuhhh ! ) et hop un genou couronné (et re aïe) comme quand j’avais 10 ans. Ca fait mal mais je ne sais pas pourquoi, ce retour aux bobos de l’enfance m’a amusée, manque plus que le fameux mercurochrome rouge sur le bobo et voilà comment je rajeunis d’un coup. Ca c’est du stupidage bien rentabilisé, même pas besoin de lifting !

Bien évidemment j’ai aussitôt prévenu mon amoureux par texto pour réclamer dès son retour ce soir très beaucoup de bisous qui guérissent, et tu le sais, un amoureux prévenu en vaut deux (tu l’as vu mon clin d’oeil ?). J’attends mes bisous, et plus car il y a affinités (tu l’as vu mon deuxième clin d’oeil ?) rentabilité maximum, I’m the best, yeahhh !

Allez, c’est promis, juré, craché (Euh non pas craché, cépabo) dès que mon petit soleil intérieur arrêtera de faire la gueule, je viens t’écrire un stupidage rien que pour toi.

photo internet

Rouge soleil

fevrier-2016-028Il y a quelques années je suis partie 5 semaines au Vietnam avec une bande de copains. Un road trip sur mesure que nous avons concocté aux petits oignons (rissolés) et nous avons parcouru  avec bonheur le pays dans tous les sens.

Cette année là il faisait exceptionnellement froid dans les belles régions du nord. Nous nous sommes carrément gelés. Il faisait si froid que nous avons du acheter des vêtements chauds et les copains avec leur carrure européenne ont eu du mal à trouver leur taille, quelques uns ont du faire preuve d’un détachement certain en ce qui concerne leur look. J’en garde des photos compromettantes au cas où je serai obligée de ressortir des « dossiers ». (abomifreuse je suis n’est ce pas ? )

En revanche nous nous sommes carrément déshabillés (ou presque) dans le sud pour du rissolage en bande organisée.
Et voilà une tribu de joyeux copains au bord d’une piscine pour une journée de repos bienvenue afin de profiter aussi du farniente, des baignades et regarder pousser les bambous.
Il est midi, mais les amis déclarent qu’il est trop tôt pour aller déjeuner. On n’est pas bien dans cette superbe piscine ? Oh oui ! Gros soupir général de satisfaction…

On reste encore ? On reste encore ! Sauf 2 affamés qui partent manger (tant pis pour eux).
Je sors de l’eau et m’allonge sur un transat bien confortable sous un grand parasol qui me faisait de l’oeil depuis un moment. Je couvre même mes petons bien aimés d’une serviette car je pressens que le temps passant ils risqueraient de se retrouver sous le soleil brulant.

Làààà, voilàààà, C’est parfait. Tout comme il faut. Trop bien quoi ! Je ferme les yeux pour une petite sieste matinale pleinement assumée et je manifeste ma satisfaction par de grands et beaux soupirs non dissimulés et si intenses qu’ils font marrer les copains. Il y en a un qui ne résiste pas et qui me photographie pour que je n’oublie pas.
T’inquiète, je n’oublierai jamais.

20 minutes plus tard (Oui ! seulement 20) Je sens que mes chevilles me chatouillent.  Que vois-je ? Une belle couleur rouge vif pile poil entre l’ombre du parasol et la serviette. Je n’en crois pas mes yeux, euh, je veux dire, mes pieds, un méga coup de soleil aussi violent en si peu de temps ? C’est une blague hein ? Dites moi que c’est une blague ! Ben nan !

Vous savez ce que ça fait un gros coup de soleil vietnamien aux chevilles ? ça fait vraiment très mal ! ça brûle, ça fait des cloques, ça fait un oedème, ça ne supporte même pas le terrible poids d’un léger paréo, ça fait mal à chaque pas. Si, si, je n’exagère pas. Et puis après ça pèle… Beurk.

Les copains photographient encore, pour que je n’oublie pas « avant » (soupirs de bonheur) et « Après » (soupirs de douleur) ! Merci les potes. Souvenir cuisant, c’est sûr puisque je n’ai toujours pas oublié..
Allez hop, tous au restaurant de l’hôtel, je sais déjà que je vais engloutir une salade vietnamienne géante et en dessert un che chuoi bien sucré. C’était le minimum pour me consoler car je ne vais pas en plus me laisser dépérir hein !

Désir

soleilJe lui plais c’est sûr. Il est là, près de moi, il me tourne autour, il est plein de désir c’est clair. Il est dans la séduction et je le comprends car je sais que je suis naturellement séduisante et même, osé-je l’avouer, très appétissante, que voulez vous, moi je suis du genre tendre et sucrée, c’est difficile de me résister, mais il faut que je sois honnête et que je lui fasse nettement comprendre que je souhaite qu’il s’en aille.
Je ne cherche en rien à attiser sa convoitise, mais il fait fi de mes rebuffades, il pousse même l’audace à aller jusqu’à me narguer. S’il croit que c’est comme ça qu’il va réussir à me convaincre de me laisser faire il se trompe lourdement.
Il me cherche, il me convoite sans dissimuler son envie mais je n’en ai cure. Pensant que je serais sensible au jeu du chat et de la souris il fait mine de partir mais revient bien vite voyant que son stratagème ne fonctionne pas. Dommage, j’ai bien cru qu’il allait enfin me laisser tranquille, mais ce coquin me veut absolument.
Je dirais même que je me sens un peu comme un macaron (de chez Cabiron évidemment)
Il profite d’un instant d’inattention et oups ! c’est fait ! il me voulait à tout prix, et… Il m’a eue.  Et puis, c’est l’amour vache : ça fait mal, ça pique, ça gratte !
Mais comment un si petit moustique peut il arriver à lui tout seul à enquiquiner autant quelqu’un qui fait quelque millions de fois sa taille ? Mais Aïeuuuh, enfin !

Photo : Philippe Castelneau

Grosse fatigue

iphone janvier 2013 018J’ai juste envie de rester scotchée au canapé, enveloppée chaudement dans ma douce couette et devenir moelleuses (oui la couette et moi, donc avec un « s »), Je prendrais soin d’y faire des petits creux pour que mes chats d’amour puissent venir s’y lover.
Je crois que c’est une bonne idée !
Bien évidemment impensable de ne pas me préparer une délicieuse tasse de thé vert avec, soyons complètement fous, une grosse cuillère de bon miel, qu’en pensez vous ?  hmmmm… Oui c’est décidé, aujourd’hui ce sera thé avec miel !

Et puis ouvrir un bon livre, lire un moment, le poser, caresser mes chats, fermer les yeux, somnoler, regarder à travers la fenêtre la soirée s’installer doucement, rêver encore un peu, et encore un peu, et encore beaucoup. Ne pas répondre au répondre au téléphone, cela va de soi mais continuer à buller, ça aussi je pense que c’est bien !
Surtout trouver mille prétextes pour repousser le moment de me lever, Je trouve toujours, ce n’est pas difficile. Je sais que je vais quand même finir par aller me préparer une autre délicieuse tasse de thé avec du miel car je n’y résisterais pas, mais je sais aussi que je retournerais très vite me couler au fond du canapé.

Oui, oui, oui, c’est comme ça qu’il faut que je fasse aujourd’hui. Allez ! Je m’y mets tout de suite, et hop !

Retour vers…

octobre 2015 052Il suffit de pas grand chose pour faire un voyage dans le temps.
Une fabuleuse assiette de riz au lait préparée par ma mère, saupoudrée de cannelle, (le riz ! Pas ma mère ! ) et voilà « Retour Vers l’Enfance » qui passe en boucle dans un petit coin de ma tête.
C’est sans gluten, youpi ! J’ai tout mangé, je n’en ai pas laissé un grain, miam !

Recette du riz au lait de maman

Faire bouillir un peu d’eau, verser 100 g de riz rond et faire précuire 10 mn,
Jeter l’eau et verser le lait (environ plus ou moins 1 litre)
1 gros zeste de citron (ou d’orange selon le goût)
Laisser cuire en remuant de temps en temps environ 35 à 40 minutes
Environ 10 minutes avant la fin de la cuisson ajouter 5 à 7 cuillères à soupe de sucre en poudre selon le goût
1 sachet de sucre vanillé

Retirer du feu et couvrir la casserole
Attendre que la cuisson se termine
Verser dans un récipient et saupoudrer de cannelle

Yapluka déguster !

Périodes de crises

SAM_0554J’ai des périodes de crise ! Je ne sais pas si ça vous arrive ?

Dans ma vie j’ai eu ma crise « cake aux olives » avant que je sache que j’étais interdite de gluten à vie. Mon premier cake aux olives étant particulièrement réussi, j’ai continué pendant quelques mois, et tout le monde était content ! J’ai aussi fait subir une crise de brownies aux enfants de mon amoureux et ils étaient ravis !

J’ai également de temps en temps des crises de « rangeage, jetage, donnage », celles là faut pas que je les laisse passer parce que je ne suis pas une acharnée du ménage.

Ces dernières années j’ai eu, grâce à mon amoureux qui est bilingue, quelques crises de bons films ou feuilletons en VO, mais avec ST pour m’aider car mon niveau d’anglais ne me permet pas de comprendre certains acteurs très trop forts pour manger les mots. Mais du coup mon oreille a fait de gros progrès !

Et puis j’ai aussi de temps en temps ma crise « obsession chanson »
En fait, je suis capable d’écouter une chanson en boucle pendant un long moment. Selon mon état d’esprit c’est parfois en dansant, chantant, souriant, pleurant ou en soupirant. Oui je sais, j’ai l’air un peu frapadingue, mais peut-être bien que je le suis réellement…
En général ça se passe à la maison quand je suis seule pour ne pas rendre fou mon amoureux car je tiens encore à la vie. Ca m’arrive aussi dans ma voiture, également toujours seule et pour la même raison.
Je vous rassure, je rentre en crise « chanson » seulement 2 ou 3 fois par an, juste quand j’ai quelque chose à comprendre ou à évacuer et que je tombe sur LA chanson qui m’aidera un peu…
Selon mon humeur et la chanson élue, c’est parfois le son à fond et je fais la folle dans toute la maison, ou au contraire très en douceur, sans bouger du canapé, Il arrive que ce soit en cuisinant ou durant une crise de « rangeage » (Oui, même pas peur,  je suis tout à fait capable de cumuler les crises)
Mais pour que ce soit une crise bien réussie il faut absolument que la chanson soit en boucle sinon ça-le-fait-pas-tout-bien-comme-il-faut. Je peux me focaliser sur une chanson plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à raison d’une crise tous les 20  jours environ, avant de m’en libérer. Comme si j’avais enfin épuisé en moi ce petit quelque chose qui me faisait écho et qui soudain ne fait plus sens… Jusqu’à la découverte inopinée de la prochaine chanson.

Ah oui, bien sûr, j’ai aussi régulièrement ma crise « macarons sans gluten de chez Cabiron », et des crises sensuelles comme ça, c’est à vie !
Petit message personnel : Très cher Gérard Cabiron, tu ne m’as toujours pas adoptée et pourtant je suis adorablement adoptable, tu ne sais pas ce que tu perds !

Attention danger !

MEDION DIGITAL CAMERA Il est des situations dangereuses méconnues.

Il est important que je vous précise que cette envie foudroyante me vient un dimanche.
Je ne sais pas pourquoi, mais il faut absolument que je me fasse couper 2 centimètres de cheveux, là ! Tout de suite ! Maintenant ! Impossible d’attendre car c’est indispensablement indispensable, oui, oui, oui.
Voilà, le décor est planté,  maintenant vous allez pouvoir suivre attentivement.

Le coiffeur étant en repos dominical, je me suis donc tournée naturellement vers mon amoureux. Je lui ai juste demandé de couper 2 petits centimètres en ligne droite. C’est simple ? Oui, il n’y a pas plus simple.
OK ?
OKayyyyyy  !

Il s’empare des ciseaux et commence par couper correctement, pour preuve il me montre la petite mèche qu’il a coupée, tout se passe convenablement puisque c’est bien 2 centimètres que je vois dans sa main, je me détends, je lui fais confiance.
Un instant plus tard il n’a pas su m’expliquer comment, pourquoi, parce que, oups…C’est bizarre, il se se retrouve avec 7 à 8 bons, gros et énormissimes centimètres de cheveux qu’il dépose piteusement devant moi.
Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Faut rattraper ! alors il coupe encore, coupe, et… Recoupe !  Je respire un bon coup, je me dis que je n’en sortirai pas chauve, allez courage, ce n’est pas pire que se retrouver au pied de milliers d’escaliers à grimper en toute confiance avec les yeux fermés. SI ? Ben oui, vous avez raison, c’est pire !

Voilà, sa mission accomplie il a enfin posé les ciseaux, maintenant j’ai carrément les cheveux courts et j’ai un air un peu « en dents de scie ». C’est un style un peu particulier c’est vrai, je dirai même que j’ai l’air de rien, et ça, faut le faire, parce que « rien » c’est dur à imiter, j’ai donc une coupe de cheveux unique, youpi !

Le lundi le coiffeur est fermé et je me demande comment je vais faire pour oser aller travailler. Je vous laisse deviner…
J’en connais un qui va trèèès vite m’offrir des macarons sans gluten (Au fait, Gérard Cabiron, je suis toujours adoptable hein ! )

Ah j’oubliais, note à moi même à ne pas oublier au cas où j’oublierai :
Attention danger : Le dimanche il faut que je planque les ciseaux

Au chaud

photo internetJ’ai froid me dit une petite voix
Moi aussi j’ai froid me lance une seconde voix suivie aussitôt par une troisième.
Puis mon amoureux me fait savoir qu’il n’a pas vraiment chaud non plus.
Allez, chocolat chaud pour tout le monde et DVD sous la couette ? lancé je follement !
Ouiiiiiiiiiiii !
J’en profite pour négocier un deal (Un peu folle je suis, mais pas complètement hein !) Ok, ça marche si vous rangez un peu vos chambres pendant que je prépare le chocolat chaud. Tout mon petit monde se précipite sur les jouets à ramasser (Yessss ! )
Moi je regarde fondre lentement le chocolat, J’ajoute petit à petit le lait crémeux, je touille, je ne précipite rien, juste pour le plaisir de faire durer le temps. Ca sent bon.
C’est prêt !
On investit les canapés et fauteuils, on s’emmitoufle dans les couettes, je distribue les bols bien chauds et parfumés, les chats arrivent aussitôt et se font d’autorité une petite place entre nous, quêtant nos caresses prodiguées avec abondance. On démarre le DVD, j’oublie de regarder, car en ce moment le plus beau film que j’ai sous les yeux, c’est mon amoureux, ses enfants et mes chats bien au chaud…

Mon mec à moi

_DSC4497Mon mec à moi, il me parle d’écriture, les livres brillent dans ses yeux, il pourrait y passer sa vie. Il parle des nouvelles technologies et de politique, d’idéal et d’humanité, il parle aussi des chats et de gros câlins, puis il me dit qu’il veut aussi un chien !
Tellement fatigué par sa journée, tellement concentré sur ses pensées, mon mec à moi il n’écoute pas ce que je lui dis…
Mon mec à moi il me parle d’aventure, de ses rêves les plus fous et de nous pour la vie.
Tellement passionné par ses projets, tellement emporté par mille idées, il parle de voyages et d’une planète à visiter.
Il m’offre des macarons et me fait des surprises. Il prépare mon petit déjeuner et j’aime quand il vient me réveiller.
Mon mec et moi…

A vendre

MEDION DIGITAL CAMERAJe vais la vendre. Oui, je la vends parce qu’elle me fait des caprices un peu trop souvent.
Quelques fois elle grogne et parfois elle fait l’andouille et ça m’énerve.
Elle aime jouer à cache-cache mais elle boude si je ne la retrouve pas assez vite.
Les jours de pleine lune elle se noie dans un verre d’eau et sombre au plus profond des abîmes.
Quand elle est de bonne humeur sa couleur devient rose tendre, elle ronronne et ça fait du bruit.
Lorsque s’en vient l’heure bleue des soirs d’été elle rit aux éclats et s’envole comme une libellule pour frôler les étoiles et je ne sais plus où elle est.
Equilibriste précaire et téméraire elle se fait funambule sur le fil de ma vie. Bref, elle me fatigue.
Je la vends, mais pas à n’importe qui évidemment. Elle est fofolle mais pas moi ! J’ai longuement réfléchi (enfin, pas trop quand même) et j’ai trouvé.
Je vends mon âme aux déesses des macarons, mais faudra qu’elles payent le prix fort, ce sera macarons de Gérard Cabiron jusqu’à la fin de mes jours (dans très beaucoup longtemps) Voilà ! C’est décidé ! Hop !
Quand elle verra à qui je la vends, la seule chose qu’elle pourra me dire c’est un Merci Gourmand !

Quand on n’a pas le choix

photo internetQuand on n’a pas le choix, faut faire face, prendre le taureau par les cornes, affronter la réalité en la regardant droit dans les yeux et y aller courageusement. Même pas peur !

Je ne laisserai rien derrière moi. Pas une trace. Je suis sûre de moi, aucun doute ne m’habite. Je sais que je peux compter sur moi.

Ce sera lent, je le reconnais. Je ferais très attention pour que ça dure longtemps car je tiens énormément à assumer jusqu’au bout mon courageux combat.

On m’a fait un cadeau. Je suis une fifille polie qui assure pour ne pas froisser autrui, je n’ai donc pas le choix, faut que j’assure. Je sais déjà que je vais en frissonner de bonheur et de douceur. Je suis prête pour le sacrifice sucré, le supplice sensuel, l’orgasme gourmand… Je vais tous les manger !

Petit message personnel pour Gérard Cabiron Grand Roi des Macarons sans Gluten… Je suis toujours d’accord pour que tu m’adoptes.
Petit message pour les lecteurs… Je sais, je l’ai déjà dit, mais je ne vais pas me gêner pour le rabâcher.

Le pouvoir de la ratatouille

RATATOUILLECet été nous avons eu le bonheur de recevoir quelques membres de la famille américaine de mon amoureux.

Alors même que, le jour de leur arrivée, nous discutions de choses et d’autres à propos de la France, Connie et Robert m’ont dit qu’ils avaient vu le film « rouataiteuhouille » avec le petit rat cuisinier. Oh ça tombe bien j’ai dit, I cooked for you une vraie ratatouille provençale, j’espère que ça plaira à tout le monde. Ils sont parents de quatre beaux et vigoureux gaillards entre 7 et 15 ans, je n’étais pas sûre que les enfants aiment vraiment les légumes, mais tant pis, j’ai pris le risque.

J’avais longuement concocté avec Kamour (mon pote de toujours) une délicieuse ratatouille, faisant confire séparément les légumes, laissant mijoter ensuite juste ce qu’il faut pour que les parfums s’harmonisent et que cela ne se transforme pas en purée. Bref, pas les légumes pleins d’eau de la cantine hein ! Pas du tout. C’était une petite merveille et j’y mettais beaucoup d’espoir car je voulais tellement leur faire plaisir avec de vrais plats typiquement français durant tout leur séjour.

Les oh ! Ah ! Miam ! Delicious ! Amazing ! More please ! ont enchanté mes oreilles et mon coeur ! Non seulement le repas était copieux, mais j’en avais fait une énormissime marmite. Il en restait un peu et le lendemain ils m’ont réclamé avec enthousiasme ma ratatouille qui, je le signale très modestement et avec beaucoup d’humilité, était encore meilleure que la veille !
Tous les jours je les ai vus se précipiter dans ma cuisine pour regarder ce que je cuisinais et les entendre dire « it’s smell so good ! »

Des semaines plus tard ils parlent encore de ma cuisine et de ma « Fabulous rouataiteuhouille » et les enfants ont décidé que j’étais un chef 4 étoiles, rien que ça ! Moi je dis qu’il ne faut pas mésestimer le pouvoir de la ratatouille….

Mais cependant n’allez pas croire que je cherche à tirer la couverture à moi, si celle-ci est si bonne c’est que tout le mérite en revient à Kamour qui m’a aimablement (pouvait-il faire autrement ?) autorisée à vous en divulguer la recette :

Ratatouille provençale pour 6 personnes (4 si vous êtes gourmands) :

2 ou 3 gros oignons
3 poivrons rouges ou jaunes
4 aubergines
5 courgettes
6 tomates
Huile d’olive
Thym, laurier
Sel et poivre

Coupez tous les légumes en gros cubes d’environ 2 cm sur 2 cm.

Faites chauffer l’huile d’olive dans une grande casserole et faites-y fondre les oignons puis les réserver à part, hors du feu, dans un grand fait-tout avec 1 feuille de laurier et du thym égrené.

Faire cuire les aubergines 10 minutes environ et ensuite les mettre dans le fait-tout avec les oignons, mélanger pour que les parfums commencent à s’imprégner juste avec la chaleur des légumes cuits.

Faire cuire les courgettes, et de la même manière, les ajouter ensuite dans le fait-tout, toujours hors du feu et mélanger.

Faire cuire les poivrons après avoir soigneusement ôté toutes les graines et les parties blanches à l’intérieur. Les ajouter ensuite dans le fait-tout et mélanger.

Terminer par les tomates que vous laisserez fondre. Les ajouter ensuite dans le fait-tout.

Mélanger tous les légumes, ajouter le sel et le poivre selon le goût.

Mettre le fait-tout sur feu doux et cuire à couvert pendant 15  min, laissez ensuite réduire à découvert pendant au moins 30 mn en mélangeant de temps en temps. Les légumes doivent juste être confits, à vous de décider du temps de cuisson qui peut être plus ou moins long.

Régalez vous !

Orages sur Séville

_DSC4558A Séville je me suis faite attaquée .
Je discutais tranquillement avec mon amoureux lorsque soudain quelque chose me frôle brusquement me faisant sursauter. Je ne comprends même pas d’où cela peut venir, mais mon amoureux éclate de rire et me dit de regarder par terre.
Je regarde au sol et je vois, éclatée, affalée, abandonnée à la terre nourricière qui reprenait son bien, l’orange sévillanne, belle, énorme, lourde et juteuse.

Nous levons les yeux et très sagement, mais rapidement, nous décidons de ne pas provoquer la colère de l’oranger dont nous avions emprunté l’ombre : une pluie d’oranges bien mures menaçait.

Et oui, dans la belle citée andalouse il pleut des oranges, je n’invente rien. C’était ma première pluie d’oranges mais pas la dernière. Nous avons subi par la suite d’autres assauts, notamment lors d’une dégustation de tapas, mais toujours avec amusement car les oranges ont toujours raté les petits français ! Elles n’ont pas de radar intégré, ouf, parce que sur ma tête, aïe ! Euhhh… Non, même pas en rêve !

J’imagine qu’il va falloir que j’aille revoir la belle Séville lorsque tous ses orangers sont en fleurs… Je sais déjà que c’est avec volupté que je me délecterais de cette délicieuse et abondante offrande de parfum.

Gourmande ? Oui, complètement et j’assume ! Au fait, Cabiron, qui ne m’a toujours pas adoptée le sapajou, a créé de fabuleux macarons à la fleur d’oranger qui me font me pâmer… *Soupirssss* …