Rouge soleil

fevrier-2016-028Il y a quelques années je suis partie 5 semaines au Vietnam avec une bande de copains. Un road trip sur mesure que nous avons concocté aux petits oignons (rissolés) et nous avons parcouru  avec bonheur le pays dans tous les sens.

Cette année là il faisait exceptionnellement froid dans les belles régions du nord. Nous nous sommes carrément gelés. Il faisait si froid que nous avons du acheter des vêtements chauds et les copains avec leur carrure européenne ont eu du mal à trouver leur taille, quelques uns ont du faire preuve d’un détachement certain en ce qui concerne leur look. J’en garde des photos compromettantes au cas où je serai obligée de ressortir des « dossiers ». (abomifreuse je suis n’est ce pas ? )

En revanche nous nous sommes carrément déshabillés (ou presque) dans le sud pour du rissolage en bande organisée.
Et voilà une tribu de joyeux copains au bord d’une piscine pour une journée de repos bienvenue afin de profiter aussi du farniente, des baignades et regarder pousser les bambous.
Il est midi, mais les amis déclarent qu’il est trop tôt pour aller déjeuner. On n’est pas bien dans cette superbe piscine ? Oh oui ! Gros soupir général de satisfaction…

On reste encore ? On reste encore ! Sauf 2 affamés qui partent manger (tant pis pour eux).
Je sors de l’eau et m’allonge sur un transat bien confortable sous un grand parasol qui me faisait de l’oeil depuis un moment. Je couvre même mes petons bien aimés d’une serviette car je pressens que le temps passant ils risqueraient de se retrouver sous le soleil brulant.

Làààà, voilàààà, C’est parfait. Tout comme il faut. Trop bien quoi ! Je ferme les yeux pour une petite sieste matinale pleinement assumée et je manifeste ma satisfaction par de grands et beaux soupirs non dissimulés et si intenses qu’ils font marrer les copains. Il y en a un qui ne résiste pas et qui me photographie pour que je n’oublie pas.
T’inquiète, je n’oublierai jamais.

20 minutes plus tard (Oui ! seulement 20) Je sens que mes chevilles me chatouillent.  Que vois-je ? Une belle couleur rouge vif pile poil entre l’ombre du parasol et la serviette. Je n’en crois pas mes yeux, euh, je veux dire, mes pieds, un méga coup de soleil aussi violent en si peu de temps ? C’est une blague hein ? Dites moi que c’est une blague ! Ben nan !

Vous savez ce que ça fait un gros coup de soleil vietnamien aux chevilles ? ça fait vraiment très mal ! ça brûle, ça fait des cloques, ça fait un oedème, ça ne supporte même pas le terrible poids d’un léger paréo, ça fait mal à chaque pas. Si, si, je n’exagère pas. Et puis après ça pèle… Beurk.

Les copains photographient encore, pour que je n’oublie pas « avant » (soupirs de bonheur) et « Après » (soupirs de douleur) ! Merci les potes. Souvenir cuisant, c’est sûr puisque je n’ai toujours pas oublié..
Allez hop, tous au restaurant de l’hôtel, je sais déjà que je vais engloutir une salade vietnamienne géante et en dessert un che chuoi bien sucré. C’était le minimum pour me consoler car je ne vais pas en plus me laisser dépérir hein !

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Désir

soleilJe lui plais c’est sûr. Il est là, près de moi, il me tourne autour, il est plein de désir c’est clair. Il est dans la séduction et je le comprends car je sais que je suis naturellement séduisante et même, osé-je l’avouer, très appétissante, que voulez vous, moi je suis du genre tendre et sucrée, c’est difficile de me résister, mais il faut que je sois honnête et que je lui fasse nettement comprendre que je souhaite qu’il s’en aille.
Je ne cherche en rien à attiser sa convoitise, mais il fait fi de mes rebuffades, il pousse même l’audace à aller jusqu’à me narguer. S’il croit que c’est comme ça qu’il va réussir à me convaincre de me laisser faire il se trompe lourdement.
Il me cherche, il me convoite sans dissimuler son envie mais je n’en ai cure. Pensant que je serais sensible au jeu du chat et de la souris il fait mine de partir mais revient bien vite voyant que son stratagème ne fonctionne pas. Dommage, j’ai bien cru qu’il allait enfin me laisser tranquille, mais ce coquin me veut absolument.
Je dirais même que je me sens un peu comme un macaron (de chez Cabiron évidemment)
Il profite d’un instant d’inattention et oups ! c’est fait ! il me voulait à tout prix, et… Il m’a eue.  Et puis, c’est l’amour vache : ça fait mal, ça pique, ça gratte !
Mais comment un si petit moustique peut il arriver à lui tout seul à enquiquiner autant quelqu’un qui fait quelque millions de fois sa taille ? Mais Aïeuuuh, enfin !

Photo : Philippe Castelneau

Grosse fatigue

iphone janvier 2013 018J’ai juste envie de rester scotchée au canapé, enveloppée chaudement dans ma douce couette et devenir moelleuses (oui la couette et moi, donc avec un « s »), Je prendrais soin d’y faire des petits creux pour que mes chats d’amour puissent venir s’y lover.
Je crois que c’est une bonne idée !
Bien évidemment impensable de ne pas me préparer une délicieuse tasse de thé vert avec, soyons complètement fous, une grosse cuillère de bon miel, qu’en pensez vous ?  hmmmm… Oui c’est décidé, aujourd’hui ce sera thé avec miel !

Et puis ouvrir un bon livre, lire un moment, le poser, caresser mes chats, fermer les yeux, somnoler, regarder à travers la fenêtre la soirée s’installer doucement, rêver encore un peu, et encore un peu, et encore beaucoup. Ne pas répondre au répondre au téléphone, cela va de soi mais continuer à buller, ça aussi je pense que c’est bien !
Surtout trouver mille prétextes pour repousser le moment de me lever, Je trouve toujours, ce n’est pas difficile. Je sais que je vais quand même finir par aller me préparer une autre délicieuse tasse de thé avec du miel car je n’y résisterais pas, mais je sais aussi que je retournerais très vite me couler au fond du canapé.

Oui, oui, oui, c’est comme ça qu’il faut que je fasse aujourd’hui. Allez ! Je m’y mets tout de suite, et hop !

Retour vers…

octobre 2015 052Il suffit de pas grand chose pour faire un voyage dans le temps.
Une fabuleuse assiette de riz au lait préparée par ma mère, saupoudrée de cannelle, (le riz ! Pas ma mère ! ) et voilà « Retour Vers l’Enfance » qui passe en boucle dans un petit coin de ma tête.
C’est sans gluten, youpi ! J’ai tout mangé, je n’en ai pas laissé un grain, miam !

Recette du riz au lait de maman

Faire bouillir un peu d’eau, verser 100 g de riz rond et faire précuire 10 mn,
Jeter l’eau et verser le lait (environ plus ou moins 1 litre)
1 gros zeste de citron (ou d’orange selon le goût)
Laisser cuire en remuant de temps en temps environ 35 à 40 minutes
Environ 10 minutes avant la fin de la cuisson ajouter 5 à 7 cuillères à soupe de sucre en poudre selon le goût
1 sachet de sucre vanillé

Retirer du feu et couvrir la casserole
Attendre que la cuisson se termine
Verser dans un récipient et saupoudrer de cannelle

Yapluka déguster !

Périodes de crises

SAM_0554J’ai des périodes de crise ! Je ne sais pas si ça vous arrive ?

Dans ma vie j’ai eu ma crise « cake aux olives » avant que je sache que j’étais interdite de gluten à vie. Mon premier cake aux olives étant particulièrement réussi, j’ai continué pendant quelques mois, et tout le monde était content ! J’ai aussi fait subir une crise de brownies aux enfants de mon amoureux et ils étaient ravis !

J’ai également de temps en temps des crises de « rangeage, jetage, donnage », celles là faut pas que je les laisse passer parce que je ne suis pas une acharnée du ménage.

Ces dernières années j’ai eu, grâce à mon amoureux qui est bilingue, quelques crises de bons films ou feuilletons en VO, mais avec ST pour m’aider car mon niveau d’anglais ne me permet pas de comprendre certains acteurs très trop forts pour manger les mots. Mais du coup mon oreille a fait de gros progrès !

Et puis j’ai aussi de temps en temps ma crise « obsession chanson »
En fait, je suis capable d’écouter une chanson en boucle pendant un long moment. Selon mon état d’esprit c’est parfois en dansant, chantant, souriant, pleurant ou en soupirant. Oui je sais, j’ai l’air un peu frapadingue, mais peut-être bien que je le suis réellement…
En général ça se passe à la maison quand je suis seule pour ne pas rendre fou mon amoureux car je tiens encore à la vie. Ca m’arrive aussi dans ma voiture, également toujours seule et pour la même raison.
Je vous rassure, je rentre en crise « chanson » seulement 2 ou 3 fois par an, juste quand j’ai quelque chose à comprendre ou à évacuer et que je tombe sur LA chanson qui m’aidera un peu…
Selon mon humeur et la chanson élue, c’est parfois le son à fond et je fais la folle dans toute la maison, ou au contraire très en douceur, sans bouger du canapé, Il arrive que ce soit en cuisinant ou durant une crise de « rangeage » (Oui, même pas peur,  je suis tout à fait capable de cumuler les crises)
Mais pour que ce soit une crise bien réussie il faut absolument que la chanson soit en boucle sinon ça-le-fait-pas-tout-bien-comme-il-faut. Je peux me focaliser sur une chanson plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à raison d’une crise tous les 20  jours environ, avant de m’en libérer. Comme si j’avais enfin épuisé en moi ce petit quelque chose qui me faisait écho et qui soudain ne fait plus sens… Jusqu’à la découverte inopinée de la prochaine chanson.

Ah oui, bien sûr, j’ai aussi régulièrement ma crise « macarons sans gluten de chez Cabiron », et des crises sensuelles comme ça, c’est à vie !
Petit message personnel : Très cher Gérard Cabiron, tu ne m’as toujours pas adoptée et pourtant je suis adorablement adoptable, tu ne sais pas ce que tu perds !

Attention danger !

MEDION DIGITAL CAMERA Il est des situations dangereuses méconnues.

Il est important que je vous précise que cette envie foudroyante me vient un dimanche.
Je ne sais pas pourquoi, mais il faut absolument que je me fasse couper 2 centimètres de cheveux, là ! Tout de suite ! Maintenant ! Impossible d’attendre car c’est indispensablement indispensable, oui, oui, oui.
Voilà, le décor est planté,  maintenant vous allez pouvoir suivre attentivement.

Le coiffeur étant en repos dominical, je me suis donc tournée naturellement vers mon amoureux. Je lui ai juste demandé de couper 2 petits centimètres en ligne droite. C’est simple ? Oui, il n’y a pas plus simple.
OK ?
OKayyyyyy  !

Il s’empare des ciseaux et commence par couper correctement, pour preuve il me montre la petite mèche qu’il a coupée, tout se passe convenablement puisque c’est bien 2 centimètres que je vois dans sa main, je me détends, je lui fais confiance.
Un instant plus tard il n’a pas su m’expliquer comment, pourquoi, parce que, oups…C’est bizarre, il se se retrouve avec 7 à 8 bons, gros et énormissimes centimètres de cheveux qu’il dépose piteusement devant moi.
Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Faut rattraper ! alors il coupe encore, coupe, et… Recoupe !  Je respire un bon coup, je me dis que je n’en sortirai pas chauve, allez courage, ce n’est pas pire que se retrouver au pied de milliers d’escaliers à grimper en toute confiance avec les yeux fermés. SI ? Ben oui, vous avez raison, c’est pire !

Voilà, sa mission accomplie il a enfin posé les ciseaux, maintenant j’ai carrément les cheveux courts et j’ai un air un peu « en dents de scie ». C’est un style un peu particulier c’est vrai, je dirai même que j’ai l’air de rien, et ça, faut le faire, parce que « rien » c’est dur à imiter, j’ai donc une coupe de cheveux unique, youpi !

Le lundi le coiffeur est fermé et je me demande comment je vais faire pour oser aller travailler. Je vous laisse deviner…
J’en connais un qui va trèèès vite m’offrir des macarons sans gluten (Au fait, Gérard Cabiron, je suis toujours adoptable hein ! )

Ah j’oubliais, note à moi même à ne pas oublier au cas où j’oublierai :
Attention danger : Le dimanche il faut que je planque les ciseaux

Au chaud

photo internetJ’ai froid me dit une petite voix
Moi aussi j’ai froid me lance une seconde voix suivie aussitôt par une troisième.
Puis mon amoureux me fait savoir qu’il n’a pas vraiment chaud non plus.
Allez, chocolat chaud pour tout le monde et DVD sous la couette ? lancé je follement !
Ouiiiiiiiiiiii !
J’en profite pour négocier un deal (Un peu folle je suis, mais pas complètement hein !) Ok, ça marche si vous rangez un peu vos chambres pendant que je prépare le chocolat chaud. Tout mon petit monde se précipite sur les jouets à ramasser (Yessss ! )
Moi je regarde fondre lentement le chocolat, J’ajoute petit à petit le lait crémeux, je touille, je ne précipite rien, juste pour le plaisir de faire durer le temps. Ca sent bon.
C’est prêt !
On investit les canapés et fauteuils, on s’emmitoufle dans les couettes, je distribue les bols bien chauds et parfumés, les chats arrivent aussitôt et se font d’autorité une petite place entre nous, quêtant nos caresses prodiguées avec abondance. On démarre le DVD, j’oublie de regarder, car en ce moment le plus beau film que j’ai sous les yeux, c’est mon amoureux, ses enfants et mes chats bien au chaud…

Mon mec à moi

_DSC4497Mon mec à moi, il me parle d’écriture, les livres brillent dans ses yeux, il pourrait y passer sa vie. Il parle des nouvelles technologies et de politique, d’idéal et d’humanité, il parle aussi des chats et de gros câlins, puis il me dit qu’il veut aussi un chien !
Tellement fatigué par sa journée, tellement concentré sur ses pensées, mon mec à moi il n’écoute pas ce que je lui dis…
Mon mec à moi il me parle d’aventure, de ses rêves les plus fous et de nous pour la vie.
Tellement passionné par ses projets, tellement emporté par mille idées, il parle de voyages et d’une planète à visiter.
Il m’offre des macarons et me fait des surprises. Il prépare mon petit déjeuner et j’aime quand il vient me réveiller.
Mon mec et moi…

A vendre

MEDION DIGITAL CAMERAJe vais la vendre. Oui, je la vends parce qu’elle me fait des caprices un peu trop souvent.
Quelques fois elle grogne et parfois elle fait l’andouille et ça m’énerve.
Elle aime jouer à cache-cache mais elle boude si je ne la retrouve pas assez vite.
Les jours de pleine lune elle se noie dans un verre d’eau et sombre au plus profond des abîmes.
Quand elle est de bonne humeur sa couleur devient rose tendre, elle ronronne et ça fait du bruit.
Lorsque s’en vient l’heure bleue des soirs d’été elle rit aux éclats et s’envole comme une libellule pour frôler les étoiles et je ne sais plus où elle est.
Equilibriste précaire et téméraire elle se fait funambule sur le fil de ma vie. Bref, elle me fatigue.
Je la vends, mais pas à n’importe qui évidemment. Elle est fofolle mais pas moi ! J’ai longuement réfléchi (enfin, pas trop quand même) et j’ai trouvé.
Je vends mon âme aux déesses des macarons, mais faudra qu’elles payent le prix fort, ce sera macarons de Gérard Cabiron jusqu’à la fin de mes jours (dans très beaucoup longtemps) Voilà ! C’est décidé ! Hop !
Quand elle verra à qui je la vends, la seule chose qu’elle pourra me dire c’est un Merci Gourmand !

Quand on n’a pas le choix

photo internetQuand on n’a pas le choix, faut faire face, prendre le taureau par les cornes, affronter la réalité en la regardant droit dans les yeux et y aller courageusement. Même pas peur !

Je ne laisserai rien derrière moi. Pas une trace. Je suis sûre de moi, aucun doute ne m’habite. Je sais que je peux compter sur moi.

Ce sera lent, je le reconnais. Je ferais très attention pour que ça dure longtemps car je tiens énormément à assumer jusqu’au bout mon courageux combat.

On m’a fait un cadeau. Je suis une fifille polie qui assure pour ne pas froisser autrui, je n’ai donc pas le choix, faut que j’assure. Je sais déjà que je vais en frissonner de bonheur et de douceur. Je suis prête pour le sacrifice sucré, le supplice sensuel, l’orgasme gourmand… Je vais tous les manger !

Petit message personnel pour Gérard Cabiron Grand Roi des Macarons sans Gluten… Je suis toujours d’accord pour que tu m’adoptes.
Petit message pour les lecteurs… Je sais, je l’ai déjà dit, mais je ne vais pas me gêner pour le rabâcher.

Le pouvoir de la ratatouille

RATATOUILLECet été nous avons eu le bonheur de recevoir quelques membres de la famille américaine de mon amoureux.

Alors même que, le jour de leur arrivée, nous discutions de choses et d’autres à propos de la France, Connie et Robert m’ont dit qu’ils avaient vu le film « rouataiteuhouille » avec le petit rat cuisinier. Oh ça tombe bien j’ai dit, I cooked for you une vraie ratatouille provençale, j’espère que ça plaira à tout le monde. Ils sont parents de quatre beaux et vigoureux gaillards entre 7 et 15 ans, je n’étais pas sûre que les enfants aiment vraiment les légumes, mais tant pis, j’ai pris le risque.

J’avais longuement concocté avec Kamour (mon pote de toujours) une délicieuse ratatouille, faisant confire séparément les légumes, laissant mijoter ensuite juste ce qu’il faut pour que les parfums s’harmonisent et que cela ne se transforme pas en purée. Bref, pas les légumes pleins d’eau de la cantine hein ! Pas du tout. C’était une petite merveille et j’y mettais beaucoup d’espoir car je voulais tellement leur faire plaisir avec de vrais plats typiquement français durant tout leur séjour.

Les oh ! Ah ! Miam ! Delicious ! Amazing ! More please ! ont enchanté mes oreilles et mon coeur ! Non seulement le repas était copieux, mais j’en avais fait une énormissime marmite. Il en restait un peu et le lendemain ils m’ont réclamé avec enthousiasme ma ratatouille qui, je le signale très modestement et avec beaucoup d’humilité, était encore meilleure que la veille !
Tous les jours je les ai vus se précipiter dans ma cuisine pour regarder ce que je cuisinais et les entendre dire « it’s smell so good ! »

Des semaines plus tard ils parlent encore de ma cuisine et de ma « Fabulous rouataiteuhouille » et les enfants ont décidé que j’étais un chef 4 étoiles, rien que ça ! Moi je dis qu’il ne faut pas mésestimer le pouvoir de la ratatouille….

Mais cependant n’allez pas croire que je cherche à tirer la couverture à moi, si celle-ci est si bonne c’est que tout le mérite en revient à Kamour qui m’a aimablement (pouvait-il faire autrement ?) autorisée à vous en divulguer la recette :

Ratatouille provençale pour 6 personnes (4 si vous êtes gourmands) :

2 ou 3 gros oignons
3 poivrons rouges ou jaunes
4 aubergines
5 courgettes
6 tomates
Huile d’olive
Thym, laurier
Sel et poivre

Coupez tous les légumes en gros cubes d’environ 2 cm sur 2 cm.

Faites chauffer l’huile d’olive dans une grande casserole et faites-y fondre les oignons puis les réserver à part, hors du feu, dans un grand fait-tout avec 1 feuille de laurier et du thym égrené.

Faire cuire les aubergines 10 minutes environ et ensuite les mettre dans le fait-tout avec les oignons, mélanger pour que les parfums commencent à s’imprégner juste avec la chaleur des légumes cuits.

Faire cuire les courgettes, et de la même manière, les ajouter ensuite dans le fait-tout, toujours hors du feu et mélanger.

Faire cuire les poivrons après avoir soigneusement ôté toutes les graines et les parties blanches à l’intérieur. Les ajouter ensuite dans le fait-tout et mélanger.

Terminer par les tomates que vous laisserez fondre. Les ajouter ensuite dans le fait-tout.

Mélanger tous les légumes, ajouter le sel et le poivre selon le goût.

Mettre le fait-tout sur feu doux et cuire à couvert pendant 15  min, laissez ensuite réduire à découvert pendant au moins 30 mn en mélangeant de temps en temps. Les légumes doivent juste être confits, à vous de décider du temps de cuisson qui peut être plus ou moins long.

Régalez vous !

Orages sur Séville

_DSC4558A Séville je me suis faite attaquée .
Je discutais tranquillement avec mon amoureux lorsque soudain quelque chose me frôle brusquement me faisant sursauter. Je ne comprends même pas d’où cela peut venir, mais mon amoureux éclate de rire et me dit de regarder par terre.
Je regarde au sol et je vois, éclatée, affalée, abandonnée à la terre nourricière qui reprenait son bien, l’orange sévillanne, belle, énorme, lourde et juteuse.

Nous levons les yeux et très sagement, mais rapidement, nous décidons de ne pas provoquer la colère de l’oranger dont nous avions emprunté l’ombre : une pluie d’oranges bien mures menaçait.

Et oui, dans la belle citée andalouse il pleut des oranges, je n’invente rien. C’était ma première pluie d’oranges mais pas la dernière. Nous avons subi par la suite d’autres assauts, notamment lors d’une dégustation de tapas, mais toujours avec amusement car les oranges ont toujours raté les petits français ! Elles n’ont pas de radar intégré, ouf, parce que sur ma tête, aïe ! Euhhh… Non, même pas en rêve !

J’imagine qu’il va falloir que j’aille revoir la belle Séville lorsque tous ses orangers sont en fleurs… Je sais déjà que c’est avec volupté que je me délecterais de cette délicieuse et abondante offrande de parfum.

Gourmande ? Oui, complètement et j’assume ! Au fait, Cabiron, qui ne m’a toujours pas adoptée le sapajou, a créé de fabuleux macarons à la fleur d’oranger qui me font me pâmer… *Soupirssss* …

Lapsus

croissant de lunePas de chance, il ne m’aime pas, mais alors pas du tout ! J’ai quand même mis des années à m’en rendre compte et pourtant il n’y avait pas une once de tendresse de sa part. Alors nous nous sommes définitivement séparés. Je pensais que je serais forte et que ça ne me ferait rien. Ben nan ! Au bout de quelques mois il m’a manqué parce que finalement je l’aimais un peu plus que je ne le supposais.

Les jours de blues je me console avec le parfum des croissants bien dorés ou l’odeur du bon pain qui croustille.

Hier nous avions envisagé de faire une promenade, le soleil brillait, le temps était doux. Et si nous allions nous balader à Saint Gluten le Dessert ai-je proposé à mon amoureux qui rigole, tu veux dire à Saint Guilhem le Désert ?

Oui ! Oh, ça va ! Pas la peine se moquer hein ! Depuis ma séparation avec le gluten j’ai parfois le lapsus gourmand !

 

Photo internet

Chicagoan gourmandise

The Cheesecake Factory J’ai fait une infidélité à mes bien-aimés macarons sans gluten de chez Cabiron !

Et oui, je dois tout avouer, sans rouge aux joues, sans remord ni regret. Mais faut me comprendre, cépamafote ! C’était carrément de la provoc, et moi je ne peux pas résister. Faible je suis !
Et puis c’est presque comme si ça ne compte pas car ça s’est passé à Chicago, j’estime que plus de 7 000 km de distance c’est vraiment loin de mes macarons préférés…Quoi ? comment ça loin des yeux, loin du coeur ? Moi de je dis faute avouée est à moitié pardonnée (c’est vraiment bien cette formule, parce que je crois que j’en ai d’autres à avouer… 😳 )

Nous passons devant le Cheese Cake Factory, ça tombe bien car nous avons faim. Il est un peu tôt, mais étant constamment en plein jet lag au fur et à mesure des changements de fuseaux horaires, on ne se pose pas de question.
Nous demandons à l’accueil s’il y a des plats sans gluten. Yes ! Il y a même une carte dédiée, ça c’est cool ! Je frétille de joie ! Je frémis de bonheur en passant devant la vitrine où s’alignent des cheese cakes somptueux, dans ma tête ça chante comme une cigale au soleil ! Bref, I’am happy, je vais avoir un vrai dessert comme tout le monde !
Qui a dit que je suis gourmande ? Oui bon c’est vrai, si peu, juste un tout petit peu…

Le serveur nous reçoit très agréablement et nous propose de le suivre pour nous installer. J’ai l’impression d’entrer dans un gâteau ! le style art déco est surprenant, mais très chaleureux. Je suis DANS un cheese cake géant ! Parfois les rêves deviennent réalité !

Carte normale pour mon amoureux qui n’aura que l’embarras du choix. Mini carte spéciale pour moi avec des propositions alléchantes.
Notre serveur est très sympathique et prévenant, veillant à ce que rien ne puisse contaminer mes couverts ou mon verre, prenant grand soin à me rassurer en m’expliquant en détail que les plats élaborés sans gluten sont garantis. Il n’y a pas trop de monde pour l’instant, nous prenons le temps de discuter et de rire, la France le fait rêver et nous lui souhaitons de pouvoir venir visiter notre pays…

J’opte pour un hamburger maison AVEC le pain ! Si ! Si ! j’insiste, c’est important alors je le répète, AVEC le pain, préférant me priver totalement des différents pains sans gluten qui m’écoeurent dès la deuxième bouchée.
N’ayons pas peur des mots, je suis une frustrée du pain. Pour avoir été moult fois déçue, je suis donc quand même un peu dubitative quant à la qualité et la texture du pain que l’on va me servir.
Cette fois je suis très agréablement surprise, c’est presque comme du vrai pain ! De plus la viande est parfaite et les légumes bien frais. Je me régale et n’en laisse pas une miette !
C’est copieux et il ne reste plus de place dans mon bidou, mais…… sur ma carte il y a un cheese cake chocolat qui n’attend que moi. Vous me comprenez quand je dis que c’est de la provoc, parce que frustrée du gâteau je suis également. Je ne fais donc aucun effort pour résister, sans même l’ombre d’une pensée pour mes chers macarons adorés.

Mon chéri ne résiste pas non plus et porte son choix sur un vanille – griottes.
Les cheese cakes arrivent, ils sont énormes… Beaux… Mais énormes… Mais si beaux ! Avec courage et détermination nous attaquons nos desserts. Mhhhh ! Miam ! Ahhhh ! Ohhhh ! Soupirssss ! Délectation ! Un gâteau sans gluten qui a le goût d’un vrai, c’est jouissif après des années de privation. Je n’arriverais pas à le terminer, à mon grand désespoir, mais je n’en ai pas laissé beaucoup hein, faut pas exagérer !

Je reviens à la réalité et constate que maintenant le restaurant est bondé au point de ne plus savoir où se trouve la sortie. Repus nous avons du mal à nous extraire de notre confortable booth et nous nous demandons si nous allons arriver à marcher sans nous transformer en culbutos ! Mais ce ne sont pas des cheese cakes qui vont arrêter deux valeureux français visitant Chicago ! Nous nous regardons, on y va ? Oui, allez, Go !

Il faut que je sois honnête, le meilleur cheese cake sans gluten de l’univers est incontestablement celui que mon amoureux me concocte avec amour. Quand il m’apporte fièrement son gâteau, heureux de me faire plaisir, ça chante de bonheur dans ma tête et dans mon coeur aussi…