Orages sur Séville

_DSC4558A Séville je me suis faite attaquée .
Je discutais tranquillement avec mon amoureux lorsque soudain quelque chose me frôle brusquement me faisant sursauter. Je ne comprends même pas d’où cela peut venir, mais mon amoureux éclate de rire et me dit de regarder par terre.
Je regarde au sol et je vois, éclatée, affalée, abandonnée à la terre nourricière qui reprenait son bien, l’orange sévillanne, belle, énorme, lourde et juteuse.

Nous levons les yeux et très sagement, mais rapidement, nous décidons de ne pas provoquer la colère de l’oranger dont nous avions emprunté l’ombre : une pluie d’oranges bien mures menaçait.

Et oui, dans la belle citée andalouse il pleut des oranges, je n’invente rien. C’était ma première pluie d’oranges mais pas la dernière. Nous avons subi par la suite d’autres assauts, notamment lors d’une dégustation de tapas, mais toujours avec amusement car les oranges ont toujours raté les petits français ! Elles n’ont pas de radar intégré, ouf, parce que sur ma tête, aïe ! Euhhh… Non, même pas en rêve !

J’imagine qu’il va falloir que j’aille revoir la belle Séville lorsque tous ses orangers sont en fleurs… Je sais déjà que c’est avec volupté que je me délecterais de cette délicieuse et abondante offrande de parfum.

Gourmande ? Oui, complètement et j’assume ! Au fait, Cabiron, qui ne m’a toujours pas adoptée le sapajou, a créé de fabuleux macarons à la fleur d’oranger qui me font me pâmer… *Soupirssss* …

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Lapsus

croissant de lunePas de chance, il ne m’aime pas, mais alors pas du tout ! J’ai quand même mis des années à m’en rendre compte et pourtant il n’y avait pas une once de tendresse de sa part. Alors nous nous sommes définitivement séparés. Je pensais que je serais forte et que ça ne me ferait rien. Ben nan ! Au bout de quelques mois il m’a manqué parce que finalement je l’aimais un peu plus que je ne le supposais.

Les jours de blues je me console avec le parfum des croissants bien dorés ou l’odeur du bon pain qui croustille.

Hier nous avions envisagé de faire une promenade, le soleil brillait, le temps était doux. Et si nous allions nous balader à Saint Gluten le Dessert ai-je proposé à mon amoureux qui rigole, tu veux dire à Saint Guilhem le Désert ?

Oui ! Oh, ça va ! Pas la peine se moquer hein ! Depuis ma séparation avec le gluten j’ai parfois le lapsus gourmand !

 

Photo internet

Chicagoan gourmandise

The Cheesecake Factory J’ai fait une infidélité à mes bien-aimés macarons sans gluten de chez Cabiron !

Et oui, je dois tout avouer, sans rouge aux joues, sans remord ni regret. Mais faut me comprendre, cépamafote ! C’était carrément de la provoc, et moi je ne peux pas résister. Faible je suis !
Et puis c’est presque comme si ça ne compte pas car ça s’est passé à Chicago, j’estime que plus de 7 000 km de distance c’est vraiment loin de mes macarons préférés…Quoi ? comment ça loin des yeux, loin du coeur ? Moi de je dis faute avouée est à moitié pardonnée (c’est vraiment bien cette formule, parce que je crois que j’en ai d’autres à avouer… 😳 )

Nous passons devant le Cheese Cake Factory, ça tombe bien car nous avons faim. Il est un peu tôt, mais étant constamment en plein jet lag au fur et à mesure des changements de fuseaux horaires, on ne se pose pas de question.
Nous demandons à l’accueil s’il y a des plats sans gluten. Yes ! Il y a même une carte dédiée, ça c’est cool ! Je frétille de joie ! Je frémis de bonheur en passant devant la vitrine où s’alignent des cheese cakes somptueux, dans ma tête ça chante comme une cigale au soleil ! Bref, I’am happy, je vais avoir un vrai dessert comme tout le monde !
Qui a dit que je suis gourmande ? Oui bon c’est vrai, si peu, juste un tout petit peu…

Le serveur nous reçoit très agréablement et nous propose de le suivre pour nous installer. J’ai l’impression d’entrer dans un gâteau ! le style art déco est surprenant, mais très chaleureux. Je suis DANS un cheese cake géant ! Parfois les rêves deviennent réalité !

Carte normale pour mon amoureux qui n’aura que l’embarras du choix. Mini carte spéciale pour moi avec des propositions alléchantes.
Notre serveur est très sympathique et prévenant, veillant à ce que rien ne puisse contaminer mes couverts ou mon verre, prenant grand soin à me rassurer en m’expliquant en détail que les plats élaborés sans gluten sont garantis. Il n’y a pas trop de monde pour l’instant, nous prenons le temps de discuter et de rire, la France le fait rêver et nous lui souhaitons de pouvoir venir visiter notre pays…

J’opte pour un hamburger maison AVEC le pain ! Si ! Si ! j’insiste, c’est important alors je le répète, AVEC le pain, préférant me priver totalement des différents pains sans gluten qui m’écoeurent dès la deuxième bouchée.
N’ayons pas peur des mots, je suis une frustrée du pain. Pour avoir été moult fois déçue, je suis donc quand même un peu dubitative quant à la qualité et la texture du pain que l’on va me servir.
Cette fois je suis très agréablement surprise, c’est presque comme du vrai pain ! De plus la viande est parfaite et les légumes bien frais. Je me régale et n’en laisse pas une miette !
C’est copieux et il ne reste plus de place dans mon bidou, mais…… sur ma carte il y a un cheese cake chocolat qui n’attend que moi. Vous me comprenez quand je dis que c’est de la provoc, parce que frustrée du gâteau je suis également. Je ne fais donc aucun effort pour résister, sans même l’ombre d’une pensée pour mes chers macarons adorés.

Mon chéri ne résiste pas non plus et porte son choix sur un vanille – griottes.
Les cheese cakes arrivent, ils sont énormes… Beaux… Mais énormes… Mais si beaux ! Avec courage et détermination nous attaquons nos desserts. Mhhhh ! Miam ! Ahhhh ! Ohhhh ! Soupirssss ! Délectation ! Un gâteau sans gluten qui a le goût d’un vrai, c’est jouissif après des années de privation. Je n’arriverais pas à le terminer, à mon grand désespoir, mais je n’en ai pas laissé beaucoup hein, faut pas exagérer !

Je reviens à la réalité et constate que maintenant le restaurant est bondé au point de ne plus savoir où se trouve la sortie. Repus nous avons du mal à nous extraire de notre confortable booth et nous nous demandons si nous allons arriver à marcher sans nous transformer en culbutos ! Mais ce ne sont pas des cheese cakes qui vont arrêter deux valeureux français visitant Chicago ! Nous nous regardons, on y va ? Oui, allez, Go !

Il faut que je sois honnête, le meilleur cheese cake sans gluten de l’univers est incontestablement celui que mon amoureux me concocte avec amour. Quand il m’apporte fièrement son gâteau, heureux de me faire plaisir, ça chante de bonheur dans ma tête et dans mon coeur aussi…

La dernière gorgée de bière

Nous étions confortablement installés dans nos fauteuils, face à la forêt, les cigales chantaient à tue tête. Il faisait chaud, j’ai pris son verre pour avaler négligemment une petite gorgée de bière bien fraiche… C’était la dernière mais je ne le savais pas. Il n’y en aura jamais plus d’autre. Si j’avais su, je l’aurais savourée, celle-là.

Vous savez, le petit rituel agréable, le moment partagé sur la terrasse, à l’ombre du mûrier… la petite gourmandise sensuelle, juste une gorgée volée  dans le verre de mon amoureux. Une seulement parce que c’est mon petit plaisir. C’est bon parce que c’est dans son verre. C’est bien parce que je n’en veux pas plus.

Dorénavant, je me contente de regarder le verre de bière. J’ai envie de ma petite gorgée. L’unique. Celle qui fait vraiment plaisir.
J’observe le verre et le soleil qui s’amuse dans la transparence du liquide doré. Les bulles remontent à la surface, je voudrais les sentir éclater doucement sur ma langue. Je me rappelle un peu cette amertume que j’aime bien mais elle devient lointaine. J’ai oublié jusqu’aux saveurs plus ou moins épicées mais je me souviens de la fraicheur si agréable sous le soleil estival.

Il en est des petits plaisirs comme des souvenirs lointains, on se souvient mais on ne sait plus vraiment. Alors pour me rappeler, je prends son verre et je commence par sentir, humer, happer ce parfum qui va réveiller ma gourmandise, mais qui va aussi l’apaiser, comme si j’avais pu enfin goûter le délicieux liquide. Mon amoureux me regarde avec inquiétude, tu ne vas pas boire ta petite gorgée hein ? c’est risqué quand même ! fais attention à toi ma chérie !
Mais non je ne vais pas la boire ma précieuse gorgée de bière, ne t’en fais pas ! je ne veux pas de dégâts dans le dedans de moi ! le gluten ne passera pas par moi et c’est pour la vie, je n’ai pas le choix.

Vous raconterais-je mes tribulations épiques avec la machine à pain ? oui ? peut-être ! un autre jour car la bataille est rude, pour l’instant le score est pitoyable. Machine à pain : 14 LadyElle : 0  !!! Encore un point de plus et faudra que j’embrasse le popotin de Fanny ! honte sur moi !

Sensualité

bouche sensuelleD’abord, je le regarde droit dans les yeux avec audace, avec envie, et ça se voit. Ensuite je l’observe pendant un petit moment… J’imagine de quelle façon commencer. Je respire son odeur et je fantasme déjà… Un frisson de plaisir me traverse, mes lèvres s’entrouvrent mais je me retiens encore un peu…. Je l’ai choisi avec soin. J’approche ma bouche lentement, je commence par une petite morsure, légère, délicate, et de nouveau je frissonne. Je prends mon temps, je ferme un peu les yeux, je me délecte, puis je passe ma langue légèrement sur le bord, juste avant de mordiller de nouveau pour laisser avec délices son parfum m’envahir de plaisir.

D’abord il y a cette petite sensation de croquant, à peine sensible, mais si importante. Elle est absolument nécessaire pour que ce soit sensuel. Je sais ce qui va se passer… Reconnaître ce moelleux et cette douceur qui me font fondre. Fermer les yeux et sentir la légèreté sucrée, le goût exploser lentement, savourer les arômes enfermés dans un nuage, et le plaisir me combler…

Petit appel gourmand :  Gérard Cabiron, grand roi du macaron sans gluten, écoute moi, je parle sérieusement : adopte moi très vite !

Photo empruntée à « vers le chemin »

Traumastisme

chocolatJ’ai le prix d’excellence! mais si, mais si. Ma modestie dut-elle en souffrir, c’est comme ça, il faut bien que je l’accepte et que je partage avec vous cet état de fait : j’ai un foie olympique ! voilà, c’est avoué ! c’est dit ! la crise (de foie) ? … connais pas !

Les macarons (de chez Cabiron) les chocolats, les gâteaux, les bonbons, rien ne fait peur à mon foie, et surtout pas mon meilleur ami le Nutella.

Lorsque je dois engloutir un pot de Nutella, même pas peur ! (j’ai bien dit « je dois » car vous le savez bien, parfois, on n’a pas le choix, ainsi va la vie ! )

Rien ne peut atteindre mon super foie olympique, médaille d’or à lui tout seul ! Bref, il est parfait pour le Nutella. Lorsque j’attaque un pot, je fais les choses jusqu’au bout, je le laisse bien propre, je n’en laisse pas une trace, sinon j’aurai l’impression de ne pas mériter ma médaille d’or hein !
Et il n’y a pas que mon foie qui est parfait pour le Nutella, mon corps aussi ! et oui ! je l’avoue humblement. Une fois le pot terminé, j’ai différents endroits de stockage : les hanches, les cuisses, le ventrou….. d’ailleurs je peux même stocker rien qu’en regardant le pot ! Comme la nature est bien faite n’est ce pas ! Je vous l’ai dit, j’ai le prix d’excellence ! ne soyez pas jalouses, c’est moi qui l’ai eu, alors je peux me vanter un peu !

Pouvez vous imaginer mon cauchemar quand je me souviens de…. Bon là il faut que je prenne des précautions, car il s’agit de quelque chose qu’on ne peut pas dire à tout le monde. Il y a parfois des moments qu’on n’oubliera jamais, et celui-ci en fait partie. Mais seuls les plus courageux pourront lire la suite, parce que, franchement, c’est dur. En fait, il m’a même fallu une petite ronronthérapie avec mes chats d’amour, qui sont très compréhensifs, pour arriver à trouver le courage de vous raconter ce qui va suivre.
Sachant à quel point c’est horrible, il faut que je prévienne :

Attention, âmes sensibles s’abstenir, les petits coeurs fragiles ne doivent pas lire ce qui suit, non, non, non….

Pouvez vous imaginer une seule seconde ce que j’ai vécu, ce que j’ai enduré, la force qu’il m’a fallu pour surmonter cela, j’en défaille encore lorsque je me souviens de……

…de cette horrible minute où j’ai contemplé mon gros pot collector de Nutella de 5kg, en miettes, par terre ! Horreur ! je venais à peine de l’ouvrir et il m’a glissé des mains. Je suis restée pétrifiée, croyant halluciner devant mon bonheur étalé dans les morceaux de verre. Je n’arrivais pas à y croire ! j’allais me réveiller, c’est sûr, et j’allais sortir de ce cauchemar ! en vain….
Et je me souviens aussi très bien de la volonté inouïe qu’il m’a fallu lors de cet abomifreux moment où j’ai du jeter à la poubelle tout ce Nutella que j’aurais pu manger

A chaque fois que je révèle ce terrible secret, il me faut toujours quelque chose pour me remettre d’un tel traumatisme (secret que je révèle pourtant souvent). Je veux du Nutella-qui-ne-fait-pas-grossir, là, tussuite, maintenant, hop ! je suis traumatisée, j’ai besoin de réconfort !

Je vous ai fait peur hein ! mais non le Nutella ne fait pas grossir voyons ! Le Nutella, ça fait juste rétrécir les Blue Jean, et j’y suis pour rien moi !

Photo empruntée à 3mn30
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