C’est pourtant simple

Comme nous aimons le faire de temps en temps, mon amoureux et moi avons passé un petit week-end prolongé à Paris. Youpi ! joie ! allégresse ! j’avais le sourire en banane et il parait que ça me va bien au teint…

Le samedi soir nous avions embarqué la fille ainée de mon chéri qui poursuit ses études dans la capitale pour une petite soirée parisienne. D’abord une escale gourmande s’imposait dans un petit restaurant puis nous sommes partis à la recherche d’un spectacle. Mon amoureux n’est pas très fan de théâtre, et il est plutôt « Shakespeare » quand moi je préfère les comédies. Il n’a pas trop envie d’y aller, mais coincé entre sa fille et sa chérie il consent. Il est comme ça, c’est un homme au coeur généreux qui n’hésite pas à se sacrifier pour les femmes de sa vie.

Nous nous promenions dans le quartier animé de la Gaîté où nombre de théâtres affichent hélas complet et je commençais à dépérir de chagrin, ma banane disparue, au bord du désespoir désespéré, n’imaginant pas ma soirée sans ce petit plus que j’aime tant trouver à Paris.
Mais ouf ! Un peu plus loin le Théâtre Edgard, que je ne connaissais pas, propose encore quelques places pour « C’est pourtant simple » dont je vous donne ci-dessous un petit résumé trouvé sur internet. J’affiche de nouveau une belle banane de compet’ (oui parfois je suis comme les petits qui passent du rire aux larmes en 2 secondes) :

« Alors que la fantasque Simone Vanier (Marion Game), ex jeune première au théâtre, multiplie les coups d’éclats dans le quartier pour trouver l’inspiration et écrire son come-back sur scène, sa fille Louise (Virginie Stevenoot) dépassée par les événements, lui recherche une aide à domicile… Evidemment, ça fait des étincelles ! Mais pour compliquer un peu plus la vie de famille, Henri Bordier (Emmanuel Vieilly), gendre de Simone cache à sa femme Louise l’existence de sa fille, la jeune et belle Stéphanie (Elisa Azé) Mais la voisine Madame Pinson (Geneviève Gil) et son caddie rempli de Prozac débarquent devant leur porte fracturée : Ils viennent d’être cambriolés !.. »

Le but est de passer un moment sympa, les critiques sur internet sont positives, alors on verra bien et hop, 3 billets plus tard nous voilà installés sur les banquettes (que nous rêvons aussitôt de transformer en fauteuils club pour popotins délicats) mais en attendant l’ouverture j’ai quelques doutes : Va-t-on s’ennuyer ? J’espère que non, oh non, non… pas çaaaaa !!! rhaaaaa !!!!
Va-t-on va rire, ou au moins sourire ? J’espère que oui, oh oui, oui… Je ne voudrais pas que mon amoureux se soit sacrifié pour rien…

La pièce commence, chut, silence, applaudissements. Le spectacle dynamique, gai et bon enfant doit beaucoup au jeu des acteurs, notamment à la succulentissime Geneviève Gil qui a fait bien rire toute la salle et qui m’a particulièrement régalée. J’ai adoré également les petites improvisations car la salle étant très petite j’étais suffisamment proche de la scène pour pouvoir lire dans les yeux des acteurs, partager leur complicité, m’amuser des « trous » rattrapés à la volée, voir leurs étonnements et leurs rires plus ou moins maîtrisés, cela fait partie de mon plaisir au théâtre.

Verdict ? Cétoubon ! La pièce terminée nous sommes tous contents. Nous avons passé un bon moment vraiment très agréable.
Il est vrai que je suis bon public, donc il ne fallait pas vous attendre à une critique bien argumentée de ma part (pas la compétence pour, pas l’envie…) Moi c’est comme avec les marguerites, j’aime un peu, beaucoup, passionnément ou je n’aime pas.

Bref une petite soirée parfaite pour oublier l’espace d’un moment les tracas de la vie quotidienne… Un petit plus : Le personnel du théâtre est très sympathique.

Week end parisien réussi et une Lady L toute contente.

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La panthère noire

Durant quelques instants, c’est court certes mais quelques minutes quand même, je me suis vue transportée dans un autre espace temps… Ca tombe bien, c’est mon domaine !

Bien évidemment je vous raconte tout. Je suis obligée. Je ne peux pas faire autrement. C’est une obligation obligatoire.

J’étais il y a quelques jours sur le fameux walk of fame sur Hollywood Boulevard à Los Angeles, mon amoureux et moi nous promenions tranquillement, appréciant cette atmosphère un peu particulière lorsque la nuit tombe. Batman enveloppait de sa grande cape toute une famille et se prêtait à la séance photo qui assurerait ses revenus. Un peu plus loin 3 Catwomen, plutôt rondelettes, faisaient du charme aux passants et prenaient la pose pour les touristes. Les gens étaient joyeux et la promenade agréable.

Devant un cinéma nous avons essayé de contourner les nombreuses limousines, les gigantesques agents de sécurité et moult curieux amassés pour l’avant première avec les acteurs principaux du film Meg. L’ambiance était un peu euphorique et je dois le dire plutôt chouette, il y avait beaucoup de monde et les gens semblaient heureux.

Il était environ 22 ou 23 heures, l’avenue était illuminée, la température avait un peu baissé et nous nous laissions gagner par l’atmosphère joyeuse. Mon amoureux était en pleine conversation avec 2 Elvis Presley (oui, oui, il a un jumeau) pendant que je louchais sur superman exhibant ses pectoraux en plastique lorsque soudain nous avons entendu quelques cris. A quelques mètres de nous un américain vêtu d’un beau costume, accompagné de 2 femmes en belles robes longues, probablement invités à l’avant première, commençait à se battre avec un autre, bien costaud, en Jeans et baskets… Après quelques instants de pugilat, la veste du costume était déchirée de bas en haut, le Jeans n’avait pas une égratignure mais le bonhomme costaud qui était dedans était très très en colère. Celui qui était dans le costume déchiré était fou de rage. Une de ses compagnes avait bien essayé de lui venir en aide mais elle fut renvoyée vertement pour qu’elle ne soit pas blessée.

Les services de sécurité pourtant pas très loin ne bougèrent pas, ils étaient dédiés à la sécurité de l’avant première de Meg mais je les voyais avec leurs talkies, probablement pour appeler la police ?

Mais nous sommes en Amérique voyons ! Pas besoin de police car nous avons aussitôt vu Black Panther si, si, véridique ! T’challa en personne ! tout fier dans son beau costume s’approcher des 2 hommes en plein combat, d’un geste autoritaire et d’une voix assurée séparer les belligérants, maintenir fermement les deux bonhommes et leur parler calmement d’une voix sacrément autoritaire.

Nous sommes restés là quelques secondes, troublés et ravis en même temps, tout cela nous semblait complètement surréaliste. J’avais l’impression que tout se déroulait au ralenti, une faille spatio temporelle m’avait transposée dans un comics…

Des voyous sur notre chemin ? T’inquièèèèète ! Black Panther, le protecteur du Wakanda, protège aussi Hollywood Boulevard.

Tu veux ma photo ?

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Ça faisait quelques temps déjà que je n’en voulais plus vraiment, mais je tardais à prendre une décision. Cette fois, c’est décidé, je m’en débarrasse. J’ai reçu en Face la goutte d’eau qui fait déborder le Book.
Ma photo ? Ben nan, je ne veux pas lui donner même si mon minois est tout à fait charmant et charmeur et sympathique et plaisant, ma grande modestie légendaire m’empêche de m’afficher (mais tu le sais déjà)
Que mes potes me fassent identifier sur leurs photos ? Ben je ne veux pas non plus. Ils ont interdiction formelle de poster ma jolie bouille.
Que je me fasse absolument un tas « d’amis » ? Ben nan, je n’en veux pas d’autres que ma petite vingtaine de privilégiés autorisés.
Comment ça, ce n’est pas assez ? Mais je n’en cherche pas d’autres, je privilégie la qualité moi. Et pan dans ta face !

« M’encourager » à être plus active parce que je n’ajoute pas, je ne like pas et ne poste pas beaucoup, etc…  et donc je ne peux plus naviguer à loisir ? C’est raté ! Puisque c’est comme ça, je me tire car je me suis plutôt sentie encouragée à mettre les voiles.

Et voilà, à partir d’aujourd’hui, compte Facebook désactivé (un vrai petit bonheur)  et définitivement supprimé seulement dans 14 jours (au cas où je regrette ? non mais tu rigoles ! ) j’ai hâte.
Une petite impression de liberté, si cela veut encore dire quelque chose, mais après tout, je peux faire semblant d’y croire…

C’est qu’il ne faut pas trop m’embêter hein, je suis patiente, mais si je me mets en colère c’est très très dangereux pour mon environnement informatique et j’y tiens quand même un peu…

Envie d’un livre qui fait du bien ?

Vous me connaissez ! Peux pas résister à vous parler de mon amoureux. Par ces temps de ciel gris et de vie parfois grise… Voici un petit moyen de vous chouchouter, parce que vous le valez bien !

Marre de la morosité ambiante ? Lassé des polars nordiques ? Fatigué des best-sellers formatés ? Envie de vous sentir bien avec un livre ? Et même : envie d’un livre qui fait du bien ? Si vous vous…

Source : Envie d’un livre qui fait du bien ?

Cucul fleuri

Séville 2014Je la regarde se promener tranquillement dans le jardin, elle n’omet pas de respirer avec soin le parfum de chaque fleur, s’amusant à les frôler juste ce qu’il faut pour que ça fasse comme une caresse. C’est une épicurienne je dis.

Vient le moment inévitable où elle s’allonge dans l’herbe, offrant son corps au soleil. Je la sens toute douce et moelleuse et elle ferme les yeux de plaisir avant de s’offrir une petite sieste bienfaisante. D’instinct elle connait les bonnes choses de la vie, c’est sûr, pas besoin de lui apprendre, je suis fière d’elle.

Avant de rentrer à la maison elle va s’asseoir de longues minutes à l’ombre des buissons fleuris puis elle s’approche quêtant mes mots doux et mes câlins et lorsqu’elle daigne enfin entrer dans la maison, elle se tourne pour me montrer fièrement son magnifique cucul fleuri de l’indigo du Plumbago qu’elle sème en toute quiétude sur le lit où elle s’allonge avec un soupir de contentement et d’où elle me regarde en ronronnant.

Parfois je voudrai bien être un chat au cucul fleuri…

Désir

soleilJe lui plais c’est sûr. Il est là, près de moi, il me tourne autour, il est plein de désir c’est clair. Il est dans la séduction et je le comprends car je sais que je suis naturellement séduisante et même, osé-je l’avouer, très appétissante, que voulez vous, moi je suis du genre tendre et sucrée, c’est difficile de me résister, mais il faut que je sois honnête et que je lui fasse nettement comprendre que je souhaite qu’il s’en aille.
Je ne cherche en rien à attiser sa convoitise, mais il fait fi de mes rebuffades, il pousse même l’audace à aller jusqu’à me narguer. S’il croit que c’est comme ça qu’il va réussir à me convaincre de me laisser faire il se trompe lourdement.
Il me cherche, il me convoite sans dissimuler son envie mais je n’en ai cure. Pensant que je serais sensible au jeu du chat et de la souris il fait mine de partir mais revient bien vite voyant que son stratagème ne fonctionne pas. Dommage, j’ai bien cru qu’il allait enfin me laisser tranquille, mais ce coquin me veut absolument.
Je dirais même que je me sens un peu comme un macaron (de chez Cabiron évidemment)
Il profite d’un instant d’inattention et oups ! c’est fait ! il me voulait à tout prix, et… Il m’a eue.  Et puis, c’est l’amour vache : ça fait mal, ça pique, ça gratte !
Mais comment un si petit moustique peut il arriver à lui tout seul à enquiquiner autant quelqu’un qui fait quelque millions de fois sa taille ? Mais Aïeuuuh, enfin !

Photo : Philippe Castelneau

Le soleil a rendez vous avec la lune

chat-L-1J’ai failli me noyer! SI, si, je ne mens pas. Mais vous me connaissez, il s’agit d’une noyade particulière sinon ce n’est pas rigolo.

Je vous raconte. Imaginez moi un vendredi matin, je me lève très très tôt et je me régale avec une bassine d’un délicieux thé vert que j’affectionne tout particulièrement. Ceux qui me suivent savent que je suis une « théieuse ».  Revigorée par ce délicieux breuvage, je prends la route, 1 heure après je rentre sur l’autoroute avec la ferme intention de m’arrêter dans quelques temps sur une aire de service pour vidange obligatoire du précieux liquide si joyeusement avalé. Déjà je sais que vous commencez à comprendre où je veux en venir, je suppose que vous pensez déjà aux toilettes inondés ou quelque chose dans ce style… Eh non !

Donc au bout de 2 heures de route je commence à guetter le panneau avec le petit logo signalant les lieux d’aisance lorsque je rentre dans un embouteillage de seulement 8 km pour cause de travaux. Me voilà à l’arrêt total, je me dis que ce n’est pas énorme donc pas de problème, ça roulera dans peu de temps. Une heure plus tard je commence à me faire du souci : J’ai parcouru moins de 2 km.

D’abord je serre les fesses, puis les cuisses, ensuite je serre tout ce que je peux et j’invoque la loi de l’attraction pour trouver un petit coin tranquille. Evidemment sur ce petit embouteillage qui durera « seulement » 4h30 il n’y a pas un seul pipi room, chiotte à la turque, vespasienne, latrines, pot de chambre, goguenot, un buisson accueillant… Nada ! Rien ! Que dalle !

Plus tard encore je sens que je frise la noyade et je me surprends à rêver de couches culottes (A ce point là, vous mesurez probablement le degré de désespoir qui était le mien). Vient le moment où ce n’est  plus supportable. Je prie le ciel et tous les saints, j’invoque même le dieu des WC et la déesse du pipi mais il doivent être sourds… Pas de miracle en vue !
Je vais me noyer, c’est sûr ! La jauge est au niveau des amygdales et dans quelques minutes il sera trop tard…

Soudain que vois je ? Un espace de secours avec le beau téléphone orange pour les urgences urgentes ! Et là, moi je le dis, je le crie, haut et fort, c’est trèèèès urgent !
Allez ! Hop ! ni une, ni deux, ma survie en dépend, même pas peur, n’en déplaise aux mécontents je dirige avec autorité ma voiture entre les files pour passer de la voie de gauche à celle de droite. J’arrive pile poil devant le téléphone orange déjà occupé par un petit camion et une voiture au moteur fumant, je ne serais pas seule mais « tant pire » Je veux vivre, Vite, j’ouvre les portières avant et arrière et… Je m’accroupis pour enfin évacuer quelques dizaines de litres de pipi sur le bitume brulant.

Ah ! Que ça fait du bien ! Oh quel bonheur ! Et comme c’est bizarre… Je me moque totalement des mines réjouies des camionneurs là haut très contents de leur vue sur mon popotin. C’est que j’ai failli me noyer moi !
Il faut croire que ce c’est le destin, ce jour là le soleil avait rendez vous avec ma lune.

Je ferme les portières, une jeune femme vient vers moi tremblante et paniquée, Je me dis qu’elle a peut être frôlé la noyade elle aussi, mais c’est son moteur qui frise l’apoplexie et elle ne sait pas quoi faire. Etant « au sec », saine et sauve sans risque d’explosion de vessie et je me sens soudain d’une bonté infinie. Les véhicules dans le bouchon roulent tellement pas peu, j’ai tout mon temps. Je lui fait ouvrir le capot et après quelques conseils, me semble t-il judicieux, je reprends le volant, me remets dans la lente et interminable file, cette fois sans craindre la noyade, patientant encore et encore et… encore. Je mets mes CD et je me détends enfin,

J’ai perdu 4h30 sur l’autoroute, mais j’ai fait un fabuleux pipi du tonnerre de Zeus immortalisé par les caméras de surveillance ! Plus rien de grave ne peut m’arriver maintenant, je fais même un clin d’oeil au routier qui n’a rien loupé de ma résurrection ! Elle est pas belle la vie !
photo internet

Cacas papillons

arc-en-ciel-feuOui, c’est vrai, il suffit de me parler de cacas papillons et  il n’en faut pas plus pour me mettre de bonne humeur.
Je ne sas pas si vous pourrez accéder directement la vidéo alors je vous mets aussi le titre à taper dans votre navigateur pour sourire pendant 37 secondes :
Horton – Extrait n°5 Kathy

Pour celui ou celle qui n’a pas imaginé un caca papillon après la vidéo c’est convocation directe dans mon bureau… que je lui fasse un dessin ! Et na !

Photo internet ipnoze

L’homme au bout du chemin

P1020456Avec mon amoureux on se perd toujours (enfin presque) je ne sais pas comment on fait, mais nous sommes très forts car ça marche à tous les coups !
J’explique ? Oui, vous en mourrez d’envie, je le vois, je le sens ! Allez, j’explique tout-bien-comme-il-faut.
Je n’ai pas le sens de l’orientation, je sais ce n’est pas original (Hé ! Ho ! On ne se moque pas ! ) Et même si mon amoureux se repère bien mieux que moi, je ne sais pas comment on fait, mais on se perd. En fait, il ne faut pas que je fasse fonction de copilote.
Lors de nos pérégrinations la plupart du temps on se perd en cours de route, souvent grâce à moi, mais moult détours et 2 heures plus tard quand 1 aurait suffit, nous retrouvons notre route, souvent grâce à lui… Jusque là tout va bien.

Là où on fait fort, c’est que nous nous perdons ensemble mais séparément, voui,voui, voui ! Ca vous laisse perplexe hein ? Je ne vais pas vous laisser sans explication, pas d’inquiétude,  je suis de bonne humeur, alors voilà un petit exemple.

Nous partons nous promener à pied, il fait beau, c’est cool, c’est sympa, et tout et tout et tout… Puis inévitablement il y a toujours un moment où il a une furieuse envie de faire des photos dans un endroit où je n’ai furieusement pas envie de perdre du temps…  Comme un bâtiment abandonné par exemple.
Donc le marché est le suivant, mon amoureux part faire toutes ses photos pendant et je continue la promenade, on se donne rendez vous dans 30 à 45 minutes.
Pendant que tu prends tes photos je vais suivre le chemin et en bout de ligne je prends à droite, on se retrouve par là, OK ? OK !
Un très long moment après j’ai déjà fait plusieurs aller/retours jusqu’à l’embranchement afin de le voir au bout du chemin, mais personne en vue. Je continue ma promenade, à pas lents sous le beau soleil de printemps, pensant qu’il va finir par me rattraper, me disant qu’il doit être à fond dans ses photos et ne voit pas le temps passer. Mais au bout d’une heure je retourne sur mes pas pour le voir arriver, ménon ! Toujours pas de chéri au bout du chemin. Je suis seule au monde.

Alors telle une princesse abandonnée par son chevalier servant, je reprends le chemin en sens inverse et toujours pas de prince chevalier chéri en vue. Je décide donc de rentrer à la maison quand soudain je le vois arriver sur son beau cheval blanc en voiture !
M’enfin ! Pourquoi est il retourné à la maison prendre la voiture ?
Je t’avais perdue me dit-il ! J’ai pris la première à droite après la rivière et je ne t’ai pas trouvée, alors au bout d’un moment je suis retourné à la maison pensant que tu y étais, ne te voyant pas j’ai pris la voiture pour te chercher.

A droite au bout du chemin mon chéri. Au bout du chemin j’ai dit, pas la première à droite !

Et c’est comme ça à chaque fois !

Je vous raconte la fois où il m’a perdue à Barcelone ? Prêt à appeler les pompiers, la CIA, le FBI, Interpol, et un prêtre ? Nan ! Je ne peux pas vous raconter ça…

Prendre Soin de Soie

P1020470Prendre Soin de Soie. Voilà ce que j’ai lu il y a quelques jours dans mon courriel professionnel. L’erreur me fut plaisante et douce à remarquer et même agréable à relire.
J’ai aussitôt tout arrêté car il me semblait que n’était pas seulement une erreur d’orthographe mais aussi un petit clin d’oeil.
J’ai même pris quelques minutes pour me relaxer, me détendre en pensant à la douceur de la soie et en savourant ce moment de bien être dans une longue journée de travail.
J’aime ces petits moments de plaisir, un peu comme la caresse  inattendue d’un foulard de soie qui s’attarderait sur mon visage, un espace de sensualité, une affaire entre soie et soi.
Surtout ne pas effacer Prendre Soin de Soie…

OVNI

P1020668Mercredi dernier, ma journée de travail terminée je rentrais enfin chez moi,  conduisant tranquillement lorsque mon regard est attiré par une boule de feu dans le ciel.
Elle est énorme, pas très loin, blanche, très lumineuse, un peu en losange, des étincelles orangées s’en échappent par moment, c’est bizarre et c’est beau. Qu’est ce que c’est ? Une météorite ? C’est vraiment trop gros me semble t-il par rapport à celles que j’ai eu l’occasion de voir.
Ah ! Je sais ! C’est un ovni bien évidemment. Mais faudrait qu’il freine un peu là, il va finir par s’écraser et je ne voudrais pas que mes petits extra terrestres se fassent des bobos car c’est sûr et certain ce sont de gentils martiens, verts tendres, souriants et super sympathiques ou peut être de grands plutoniens violets avec des rayures roses, très élégants et courtois… J’attends que l’engin de feu ralentisse. Je pense qu’il va d’abord tourner, planer un peu au dessus de ma voiture pour me passer au scan afin de s’assurer que je suis une gentille fifille, puis ils se poseront devant moi et je verrai enfin sortir des aliens qui viendront me faire un super « give me five » et moi je sortirais mon téléphone pour faire un selfie avec eux. Oui je sais, parfois j’ai l’imagination en mode turbo.

Mais…  il ne ralentit pas ! Mais qu’est ce qu’il fait ! Vite, je lui donne des ordres mentalement, au cas où il m’entendrait (faut pas oublier que les martiens sont de grands télépathes :
« Mais  freineuuuhhh !!!  »
Ben nan ! Il freine pas !

J’attends en serrant les dents le bruit de l’impact au sol, mais je n’entends rien. Je regarde autour de moi si je vois de la fumée, tout est normal, il n’est pas tombé très loin, mais impossible de savoir exactement où, c’est dommage car j’ai envie de souhaiter la bienvenue à mes colocataires universels.

Alors je fonce chez moi, j’allume les info à la télé, j’ouvre mon ordinateur et je cherche. Rien ! Pas un mot sur ma brulante apparition. Le lendemain je cherche encore et toujours pas une seule information sur ce phénomène. Je suis un peu dépitée, C’était tellement bizarre et gros, il n’est pas possible que je sois la seule à l’avoir vu, et promis juré je n’ai pas fumé la moquette ni rajouté de substances illicites dans mon thé.

Le surlendemain j’ai enfin eu l’explication ci-dessous que mon amoureux a dénichée pour moi dans les journaux :
« Ce que de nombreux témoignages ont associé à une boule de feu ou à un avion en flamme mercredi soir dans plusieurs départements du sud était en fait une pluie de météorites. Selon nos informations, le phénomène était aussi visible dans l’Hérault et trois morceaux seraient tombés sur terre »

Voleuse un jour…

fevrier 2016 114… Voleuse toujours !

Je vous annonce solennellement que je vais très bientôt commettre un autre forfait, il me reste des crocus à sauver…
Je m’auto proclame CSC : Cheftaine Sauveteuse de Crocus.

Qui a dit que « bien mal acquis ne profite jamais » ! hein ? Qui ?
Voilà en photo le résultat de mon larcin ! Vous savez, celui que j’ai commis entrainant avec moi mon amoureux, faisant de lui mon complice.
J’ai réussi mon sauvetage, voyez comme elles sont belles MES jonquilles, fière je suis.

Et voilà ! C’est ça aussi la vie !

Grosse fatigue

iphone janvier 2013 018J’ai juste envie de rester scotchée au canapé, enveloppée chaudement dans ma douce couette et devenir moelleuses (oui la couette et moi, donc avec un « s »), Je prendrais soin d’y faire des petits creux pour que mes chats d’amour puissent venir s’y lover.
Je crois que c’est une bonne idée !
Bien évidemment impensable de ne pas me préparer une délicieuse tasse de thé vert avec, soyons complètement fous, une grosse cuillère de bon miel, qu’en pensez vous ?  hmmmm… Oui c’est décidé, aujourd’hui ce sera thé avec miel !

Et puis ouvrir un bon livre, lire un moment, le poser, caresser mes chats, fermer les yeux, somnoler, regarder à travers la fenêtre la soirée s’installer doucement, rêver encore un peu, et encore un peu, et encore beaucoup. Ne pas répondre au répondre au téléphone, cela va de soi mais continuer à buller, ça aussi je pense que c’est bien !
Surtout trouver mille prétextes pour repousser le moment de me lever, Je trouve toujours, ce n’est pas difficile. Je sais que je vais quand même finir par aller me préparer une autre délicieuse tasse de thé avec du miel car je n’y résisterais pas, mais je sais aussi que je retournerais très vite me couler au fond du canapé.

Oui, oui, oui, c’est comme ça qu’il faut que je fasse aujourd’hui. Allez ! Je m’y mets tout de suite, et hop !

Le dernier courrier

1509257_242052382664359_1252416841665712636_nLe 31 décembre 2015 en allant chercher le courrier dans ma boite, j’avais spontanément formulé le souhait de recevoir une bonne nouvelle, un peu comme un dernier message pour le plaisir de terminer sur une note en douceur.

Et le dernier courrier de l’année fut… Une facture d’électricité.
Ma première réaction ? Une petite grimace de déception suivie d’un petit sourie crispé. Je suis bien bête de faire ce genre de souhait, ça m’apprendra à rêver pour rien, pour si peu.

Puis dans le bureau de mon amoureux où je voulais ranger la facture, je me suis assise un moment. Entourée de tous ses livres mon esprit s’est pris à vagabonder, pensant à tout et à rien, lorsque soudain j’ai pris conscience qu’en fait j’avais reçu ce que j’espérais et je pouvais me moquer de ma réaction première.

Le facteur m’avait bel et  bien transmis une bonne nouvelle. Cette facture voulait dire que j’ai un toit où mettre ma famille au chaud car j’ai accès à l’électricité que j’utilise pour une vie confortable, que malheureusement d’autres non pas… Voilà qui remet les choses à leur juste place !

Merci la vie.
Merci pour cette dernière leçon de l’année 2015

Spécialité pimentée

P1020584J’ai une spécialité. Elle est spéciale. C’est une spécialité que je réussi à tous les coups. Dernièrement j’en ai réussi une belle tout bien comme il faut. Bref j’étais à donf !

Je suis spécialisée dans une sorte de mayonnaise très particulière, pas souvent mais de temps en temps quand même. Il faut donc que je vous dévoile comment j’ai fait pour monter ma dernière mayonnaise.

En fait elle s’est montée toute seule, je n’ai fait aucun effort et elle fut très réussie. Je pourrais dire modestement que je n’ai aucun mérite, mais ce ne serait pas vrai car je trouve que j’ai fait très fort et que ça vaut bien un petit post rien que pour vous.

Mon boss passe environ 5 à 6 mois de l’année en Thaïlande, où il vient d’ailleurs de se marier (toutes mes félicitations boss). Donc durant son absence j’ai fait le travail d’un boss, avec les responsabilités d’un boss et le stress d’un boss (mais pas le salaire hein ! ). Mais boss n’ayant plus le contrôle et devenant nerveux, il avait commencé à me mettre la pression quelques semaines avant son retour en France et je n’aime pas ça, je n’aime pas, je n’aime pas ! Rhaaaa !

D’abord j’ai commencé par râler (un peu) in petto,  quelques jours plus tard j’ai entamé le rouspétage (beaucoup) toujours dans le dedans de mon moi même mais zen je paraissais. Puis les semaines suivantes je me suis suis offert quelques petites colères intérieures par ci, par là, pour finir par une belle et bonne grosse colère et c’est là que, enfin je l’ai faite avec la bonne dose de piment ! Je me suis monté la mayonnaise toute seule :  Non mais enfin quoi ! Il m’énverveuuuhh ! Cette fois je le fais ! Je vais m’en aller c’est sûr. Je vais le quitter et sans regret. Je le regarderais droit dans les yeux et je lui lancerais d’un ton péremptoire : Je pars !

Ma mayonnaise est parfaite, elle est hot, il ne manque rien. Je visualise la scène dans les moindres détails. Dès son retour, c’est sûr, s’il ose un reproche, une simple allusion ou un petit sourire crispé, hop ! Je lui jette ma lettre de démission sur le bureau ! Et na ! Voilà ! Nonmého ! Et je m’en vais d’un pas impérial, l’oeil triomphant car, ne pouvant vraiment pas me remplacer facilement, je sais qu’il s’en trouvera plus que marri.

Donc en attendant son retour avec impatience je continuais à épicer copieusement ma mayonnaise me promettant de guetter le moindre geste, d’analyser chaque mot, de disséquer tous ses regards…  Boss n’est toujours pas rentré mais ma mayonnaise pimentée monte, monte monte, un vrai chef d’oeuvre !

Ayé ! Ma mayo est impeccable ! c’est décidé, si le boss rouspète je m’en vais, je suis remontée comme un coucou, fin prête à prendre le large.  J’ai même commencé à préparé de quoi faciliter le travail de celle qui me remplacera (la pauvre) si jamais il la trouve, ce dont je doute fort.

Voilà, voilà, voilà ! Je me suis bien monté la mayonnaise toute seule, elle est à point et moi aussi. Ma lettre de démission est dans mon sac, je suis au max’ !

Boss est revenu en France et Boss a été presque charmant ! Me voilà toute déconfite… J’ai du laisser ma lettre de démission, ma mayonnaise et ses piments dans mon sac !

Maintenant vous savez comment je suis capable de monter une belle mayonnaise pour quelque chose qui avait de grandes chances de ne jamais se produire !
Je sais, c’est balèze, si vous avez envie d’applaudir faut pas vous en priver.

Allez boss, toutes mes félicitations pour votre mariage, vous pourrez repartir tranquillement en Thaïlande, pour l’instant je suis encore là, j’assure… Jusqu’à la prochaine mayonnaise !