Retour vers…

octobre 2015 052Il suffit de pas grand chose pour faire un voyage dans le temps.
Une fabuleuse assiette de riz au lait préparée par ma mère, saupoudrée de cannelle, (le riz ! Pas ma mère ! ) et voilà « Retour Vers l’Enfance » qui passe en boucle dans un petit coin de ma tête.
C’est sans gluten, youpi ! J’ai tout mangé, je n’en ai pas laissé un grain, miam !

Recette du riz au lait de maman

Faire bouillir un peu d’eau, verser 100 g de riz rond et faire précuire 10 mn,
Jeter l’eau et verser le lait (environ plus ou moins 1 litre)
1 gros zeste de citron (ou d’orange selon le goût)
Laisser cuire en remuant de temps en temps environ 35 à 40 minutes
Environ 10 minutes avant la fin de la cuisson ajouter 5 à 7 cuillères à soupe de sucre en poudre selon le goût
1 sachet de sucre vanillé

Retirer du feu et couvrir la casserole
Attendre que la cuisson se termine
Verser dans un récipient et saupoudrer de cannelle

Yapluka déguster !

Publicités

Périodes de crises

SAM_0554J’ai des périodes de crise ! Je ne sais pas si ça vous arrive ?

Dans ma vie j’ai eu ma crise « cake aux olives » avant que je sache que j’étais interdite de gluten à vie. Mon premier cake aux olives étant particulièrement réussi, j’ai continué pendant quelques mois, et tout le monde était content ! J’ai aussi fait subir une crise de brownies aux enfants de mon amoureux et ils étaient ravis !

J’ai également de temps en temps des crises de « rangeage, jetage, donnage », celles là faut pas que je les laisse passer parce que je ne suis pas une acharnée du ménage.

Ces dernières années j’ai eu, grâce à mon amoureux qui est bilingue, quelques crises de bons films ou feuilletons en VO, mais avec ST pour m’aider car mon niveau d’anglais ne me permet pas de comprendre certains acteurs très trop forts pour manger les mots. Mais du coup mon oreille a fait de gros progrès !

Et puis j’ai aussi de temps en temps ma crise « obsession chanson »
En fait, je suis capable d’écouter une chanson en boucle pendant un long moment. Selon mon état d’esprit c’est parfois en dansant, chantant, souriant, pleurant ou en soupirant. Oui je sais, j’ai l’air un peu frapadingue, mais peut-être bien que je le suis réellement…
En général ça se passe à la maison quand je suis seule pour ne pas rendre fou mon amoureux car je tiens encore à la vie. Ca m’arrive aussi dans ma voiture, également toujours seule et pour la même raison.
Je vous rassure, je rentre en crise « chanson » seulement 2 ou 3 fois par an, juste quand j’ai quelque chose à comprendre ou à évacuer et que je tombe sur LA chanson qui m’aidera un peu…
Selon mon humeur et la chanson élue, c’est parfois le son à fond et je fais la folle dans toute la maison, ou au contraire très en douceur, sans bouger du canapé, Il arrive que ce soit en cuisinant ou durant une crise de « rangeage » (Oui, même pas peur,  je suis tout à fait capable de cumuler les crises)
Mais pour que ce soit une crise bien réussie il faut absolument que la chanson soit en boucle sinon ça-le-fait-pas-tout-bien-comme-il-faut. Je peux me focaliser sur une chanson plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à raison d’une crise tous les 20  jours environ, avant de m’en libérer. Comme si j’avais enfin épuisé en moi ce petit quelque chose qui me faisait écho et qui soudain ne fait plus sens… Jusqu’à la découverte inopinée de la prochaine chanson.

Ah oui, bien sûr, j’ai aussi régulièrement ma crise « macarons sans gluten de chez Cabiron », et des crises sensuelles comme ça, c’est à vie !
Petit message personnel : Très cher Gérard Cabiron, tu ne m’as toujours pas adoptée et pourtant je suis adorablement adoptable, tu ne sais pas ce que tu perds !

PARPAING

MaisonCa a commencé par des grottes car Cro-magnon se contentait seulement de dénicher une caverne ce fainéant ! Une petite grotte car il ne voulait pas que les mammouths puissent entrer dedans ! (oui, je sais…Mais moi ça me fait rire, alors no comment ! ) Puis il y eut les huttes en bois ! Nos ancêtres les gaulois se donnaient du mal pour mettre leur famille à l’abri parce qu’il ne fallait pas que le ciel leur tombe sur la tête (No comment j’ai dit !) Vinrent ensuite les premiers châteaux forts pour faire la guerre, entourés des petites maisons du peuple faites  de pierres, bois ou torchis. Comme ça les châteaux forts étaient bien sécurisés hein !
Les constructions urbaines virent le jour avec l’utilisation des premiers matériaux composés, comme les briques par exemple, et se déclineront de maisons de maître en petits immeubles pour ensuite évoluer en affreuses barres ou en gratte-ciel modernes. Pour ça il a fallu inventer le parpaing.

Et moi j’ai inventé une nouvelle génération de parpaings ! Je ne m’en savais pas capable, mais je les fabrique très bien et même à l’insu de mon plein gré !
J’ai fait plusieurs essais, et mes parpaings sont de plus en plus beaux et denses, je n’en reviens pas. Mon amoureux non plus d’ailleurs. Nous pensons même sérieusement à faire construire une pièce en plus pour agrandir la maison.

Ah je vous sens curieux, vous voulez absolument connaître ma recette ? Je ne sais pas trop si je dois vous la livrer ou déposer un brevet. Attendez, je réfléchis… Bon puisque vous insistez autant, je partage. Prenez un papier et un stylo et notez attentivement :

Branchez la machine à pain offerte par votre amoureux. Versez dans le bac tous les ingrédients nécessaires pour fabriquer un bon et délicieux pain sans gluten en suivant très attentivement la recette spécialement conçue pour obtenir un « merveilleux pain sans gluten, moelleux et goûteux ».

Laissez faire la machine et attendez le bip bip final. Jusque là ce n’est pas trop compliqué. Démoulez, c’est prêt ! Vous venez d’obtenir votre magnifique premier parPAINg, bien consistant.

Vexée vous voulez recommencer pour avoir le dernier mot ? Ô combien vous comprends-je ! Donc on refait un essai ok ?

On change les farines sans gluten, on change également de recette et on la suit au milligramme car le vernis de notre ego est en jeu ! On met la machine en route et on attend patiemment. Quand vient enfin le moment de démouler le pain on est même un peu émue parce que celui là, c’est sûr, ce sera un chef d’oeuvre.

En effet, c’est le cas, un vrai chef d’oeuvre de… ParPAINg ! Encore plus épais et dense, donc plus réussi que le premier!  C’est vraiment un superbe spécimen, voui, voui, voui ! Je précise qu’il existe des parpaings creux, mais ce serait trop facile, moi je ne fabrique que des parpaings pleins ou rien ! Na !

Oh ! Eh ! Oh ! non mais ! Oh ! Kicéki commande ? On ne va pas se laisser faire par un pain sans gluten fait maison n’est ce pas ? Alors on recommence,  mais cette fois-ci exit la machine à pain. On va voir ce qu’on va voir ! Nonmého.

On déniche la meilleure recette du pain sans gluten in the world. On s’applique, on pétrit, on malaxe, on en a mal aux bras, mais le résultat est génial. Quand vient de moment de le mettre au four on entre en apnée car tous les espoirs sont permis. On est à deux doigts d’entourer la date en rouge sur le calendrier.
On recommence à respirer au moment de sortir le pain du four, on en a même une larmichette d’émotion au coin de l’oeil. On appelle avec enthousiasme son amoureux pour assister au spectacle et on sort du four un génialissime parPAINg de compet’ ! Plus beau c’est pas possible ! Plus lourd non plus !

Devant votre bouille plus que vexée votre amoureux finit par compatir après avoir calmé son fou-rire et vous propose de vous aider à faire un vrai bon pain sans gluten. Vous acceptez avec soulagement mais tout de même avec une pointe de scepticisme bien dissimulée.

On s’y met à deux, non seulement on suit à la lettre la nouvelle recette (encore une) avec les nouvelles farines (oui, y’en a plein ! Même des mix prêts à être utilisés, j’ai tout essayé vous dis-je) et on écoute tous les conseils de son amoureux qui cette fois attend avec autant d’espoir et d’impatience que vous le résultat tout en croquant allègrement dans sa fraîche et croustillante baguette de pain achetée chez le boulanger du village, jugeant utile de souligner Ch’est tchrès bon ! Puis d’ajouter aussitôt Oups ! Pardon ma chérie ! En fait le pain du boulanger n’est pas si bon que ça tu sais…

Bien évidemment, vous l’avez deviné, cette fois ci nous avons démoulé un parPAINg de qualité supérieure, mais, mais, mais… un parpaing fait avec Kamour, mon pote de toujours !

Je n’ai toujours pas réussi mon pain sans gluten mais j’ai fabriqué beaucoup de beaux parpaings. Je pense que bientôt on pourra commencer à construire ! Yeahhh !

Lapsus

croissant de lunePas de chance, il ne m’aime pas, mais alors pas du tout ! J’ai quand même mis des années à m’en rendre compte et pourtant il n’y avait pas une once de tendresse de sa part. Alors nous nous sommes définitivement séparés. Je pensais que je serais forte et que ça ne me ferait rien. Ben nan ! Au bout de quelques mois il m’a manqué parce que finalement je l’aimais un peu plus que je ne le supposais.

Les jours de blues je me console avec le parfum des croissants bien dorés ou l’odeur du bon pain qui croustille.

Hier nous avions envisagé de faire une promenade, le soleil brillait, le temps était doux. Et si nous allions nous balader à Saint Gluten le Dessert ai-je proposé à mon amoureux qui rigole, tu veux dire à Saint Guilhem le Désert ?

Oui ! Oh, ça va ! Pas la peine se moquer hein ! Depuis ma séparation avec le gluten j’ai parfois le lapsus gourmand !

 

Photo internet