Le retour

_DSC5662Ayééé ! Elle est enfin de retour ! La fille de mon amoureux est revenue d’un an d’études au Japon.
Comme ses 17 ans la rendent de plus en plus belle, elle est rayonnante, déjà nostalgique, elle avait bien envie de rester encore un peu là bas et pourtant heureuse de retrouver ceux qu’elle aime.

Son papa plein d’émotions, qui n’en pouvait plus de l’attendre et qui maintenant n’en peut plus de contempler sa fille adorée, ses 2 frangins qui ont bien grandi durant tous ses mois d’absence. Et puis les photos qu’elle nous fait partager, tant de choses à nous raconter car le deal durant cette année d’immersion complète était d’avoir le moins de contact possible avec la France. Elle savoure les bons petits plats français qu’elle commençait à regretter un peu et que je lui mitonne avec amour… Elle retrouve doucement ses repères, ses copines, lundi prochain elle retournera au lycée et mettra les bouchées doubles pour passer les épreuves de français du bac…

Enfin, elle est là, et mon amoureux entouré de ses 3 petits va passer la plus jolie des Saint Valentin.

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Attention danger !

MEDION DIGITAL CAMERA Il est des situations dangereuses méconnues.

Il est important que je vous précise que cette envie foudroyante me vient un dimanche.
Je ne sais pas pourquoi, mais il faut absolument que je me fasse couper 2 centimètres de cheveux, là ! Tout de suite ! Maintenant ! Impossible d’attendre car c’est indispensablement indispensable, oui, oui, oui.
Voilà, le décor est planté,  maintenant vous allez pouvoir suivre attentivement.

Le coiffeur étant en repos dominical, je me suis donc tournée naturellement vers mon amoureux. Je lui ai juste demandé de couper 2 petits centimètres en ligne droite. C’est simple ? Oui, il n’y a pas plus simple.
OK ?
OKayyyyyy  !

Il s’empare des ciseaux et commence par couper correctement, pour preuve il me montre la petite mèche qu’il a coupée, tout se passe convenablement puisque c’est bien 2 centimètres que je vois dans sa main, je me détends, je lui fais confiance.
Un instant plus tard il n’a pas su m’expliquer comment, pourquoi, parce que, oups…C’est bizarre, il se se retrouve avec 7 à 8 bons, gros et énormissimes centimètres de cheveux qu’il dépose piteusement devant moi.
Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Faut rattraper ! alors il coupe encore, coupe, et… Recoupe !  Je respire un bon coup, je me dis que je n’en sortirai pas chauve, allez courage, ce n’est pas pire que se retrouver au pied de milliers d’escaliers à grimper en toute confiance avec les yeux fermés. SI ? Ben oui, vous avez raison, c’est pire !

Voilà, sa mission accomplie il a enfin posé les ciseaux, maintenant j’ai carrément les cheveux courts et j’ai un air un peu « en dents de scie ». C’est un style un peu particulier c’est vrai, je dirai même que j’ai l’air de rien, et ça, faut le faire, parce que « rien » c’est dur à imiter, j’ai donc une coupe de cheveux unique, youpi !

Le lundi le coiffeur est fermé et je me demande comment je vais faire pour oser aller travailler. Je vous laisse deviner…
J’en connais un qui va trèèès vite m’offrir des macarons sans gluten (Au fait, Gérard Cabiron, je suis toujours adoptable hein ! )

Ah j’oubliais, note à moi même à ne pas oublier au cas où j’oublierai :
Attention danger : Le dimanche il faut que je planque les ciseaux

La rage au ventre

taikoAvril 2008, je suis au Japon. J’ai visité des lieux merveilleux du nord au sud. Les temples, les jardins, les atmosphères, les onsens, les parfums, Les sakura, les saveurs…  J’ai fait le plein de calme, de zenitude, de thé vert, de nuits futonesques (Aïe ! ) J’en ai pris plein les mirettes et plein le coeur. Maintenant retour à la civilisation. Les derniers jours de mon voyage sont réservés à Tokyo. Cette ville gigantesque est surprenante et fascinante, je veux tout voir de cette mégapole. Faudra que j’y retourne, c’est sûr…

J’ai depuis longtemps envie d’assister à un concert de Taiko car j’aimais déjà les entendre et les voir à la télévision, alors j’imagine qu’en vrai ce doit être très-beaucoup-plus-mieux-bien.
Quand je dis que j’ai de la chance, c’est vraiment vrai. Un concert est prévu demain à l’Opéra. Vite prendre un billet en espérant que ce ne soit pas complet. Je me mélange très vite les kanji alors je fais intervenir mes amies Yumiko et Midori qui, depuis Kyoto, arrivent miraculeusement à me trouver un billet qui m’attend à la conciergerie de mon hôtel. Elles sont fortes mes copines !

Le lendemain soir j’arrive à trouver l’Opéra de Tokyo,  et croyez moi, c’est déjà pas mal car le sens de l’orientation et moi…. Euh ! Comment dire ? … En fait ça ne se dit pas quoi !
Je m’installe, j’admire les wadaiko qui attendent leurs musiciens dans la pénombre de la scène, et  j’observe les japonais autour de moi et leurs façons de se comporter, c’est très intéressant.

Puis la salle s’assombrit et la scène apparaît en pleine lumière, les tambours sont encore plus beaux. J’entends une présentation en voix off en japonais, puis, fort heureusement pour moi, également en anglais, le concert commence et l’incroyable s’accomplit.

Au fur et à mesure des prestations des différents artistes sur les daikon et différents tambours, le concert monte en puissance au même rythme que les émotions enfouies se frayent un chemin en moi. J’en ai des frissons et lorsque les deux magnifiques taikomen entrent en action sur leur immense tambour cela me prend aux tripes.
D’énormes colères intérieures enfouies bien profondément cherchent à s’exprimer et j’ai la rage au ventre et l’amour au coeur. Mes larmes resteront en attente bloquées par je ne sais quelles barrières, mais je vibre. Mon corps entier est en vibrations, il est tout à la fois en violence et en douceur. J’en tremble. Je suis l’homme et le taiko, je suis le son et l’air, je suis la lumière et l’invisible. Je suis l’amour et la peur, je suis la poussière et l’infini. Je suis vie et je suis musique. Je suis prière et enchantement. Les pieds sur terre, ancrée devant le tambour géant, ma sensibilité cognant de toute sa force la peau tendue du taiko, et la tête levée vers le ciel, l’âme en bandoulière…

Taiko1

Les pieds dans l’eau

Kyoto 2008 Jardin des cerfs« Seule sur le sable, les pieds dans l’eau » (Mon rêve était trop beau)1

J’ai les pieds dans l’eau… Ahhh ! Me direz vous, plaisir et bien-être à l’arrivée du mois d’août !
En effet, j’ai dit haaa ! Et aussi ha ??? (Je vous laisse savourer les nuances)

« Il fait beau, il fait bon » (La vie coule comme une chanson)2 ! Je suis contente parce que j’ai un micro climat sur ma tête et malheureusement ce n’est pas vraiment l’été sur le reste de la France.

Bien que je ne sois pas en vacances j’ai pourtant les pieds dans 15 centimètres d’eau fraiche.
Sur le sable ? Non ! Non !
Dans la voiture ? Oui ! Oui ! … Haaa ! Ha ??? (Vous les voyez maintenant les nuances ? )
Après une splendide journée il y a eu un très bel orage hier soir, tout bien comme j’aime.

Ô joie ! Juste avant d’aller travailler ce matin. Eponger longuement, très longuement, car la moquette sous les pédales absorbe vraiment trop bien, hélas ! Et après deux heures « d’épongeage » intensif, non seulement il reste encore beaucoup d’eau, mais surtout… La voiture ne démarre plus ! Rhaaaaa ! (Là il n’y a plus de nuance du tout, je tiens à le préciser ! )

Visite de mon carrossier qui me diagnostique une voie d’eau (Vous savez quoi ? Je m’en doutais un peu ! ). Le-truc-du-chose-qui-est-situé-dans-le-machin qui sert à évacuer l’eau est probablement bouché me dit-il. Donc je laisse mon auto chez le docteur des voitures et je la récupère quelques heures plus tard. Le-truc-du-chose-qui-est-situé-dans-le-machin est débouché !

Résultat : Maintenant il va donc falloir que j’attende longtemps avant de me retrouver les pieds dans l’eau MAIS le moteur de la voiture démarre ! Yessss !

Il fait beau, il fait bon,
La vie coule comme une chanson
Aussitôt que mon auto
Peut m’emmener au boulot…

Là vous pensez qu’il y a pétage de plomb dans ma petite tête ? …. Oui, un peu, mais pas trop, du moins c’est ce qu’il me semble… Vous n’êtes pas d’accord ? Trop c’est trop ?
Bon OK ! Okayyyy ! Je sors du blog, mais lentement, en prenant touuuut mon temps, j’suis pas pressée.
Il manque un boulon (ou deux) dans ma cervelle, alors je ne veux pas aller vite pour que ça ne se mélange pas trop là dedans… Mais je vais finir par sortir… Dans quelques années un moment.. Soyez patients…
Vous avez de la chance parce qu’il faut que j’aille continuer à éponger, sinon le bazar qu’il y a dans mon crâne, c’était pour vous ! C’était cadeau. Ne me remerciez pas !

1 Roch Voisine
2 Claude François

Armelle

photos portable 2010 003Le téléphone a sonné cette nuit. De sa voix douce et tremblante, mon amie m’a parlé de sa fille.

Armelle s’est faite renversée par un chauffard mardi.

Elle est entourée de machines, beaucoup (trop) de machines. Coma profond ont ils dit. On ne peut pas se prononcer

Armelle est authentique, courageuse, intelligente, et en plus elle est jolie. Elle est aussi sans complaisance et cela perturbe certains…

Armelle est en quête, elle est en chemin sur ses propres sentiers, sa foi au chaud dans son coeur.

Armelle m’avait dit, un jour où elle affrontait une épreuve terrible ‘Si j’entre en acceptation, alors tout arrive pour le mieux » avec ce regard tendre et  mystérieux de ceux qui savent lâcher prise quand d’autres s’agrippent de toutes leurs forces à leurs douleurs.

Armelle recommençait à vivre et son sourire me faisait penser à celui qu’elle avait sur les photos quand elle était enfant. L’image s’est envolée, on voudrait croire qu’elle ne fait que dormir.

Autour d’elle une chaine de prières s’est spontanément créée…  Quelle que soit l’issue, que la force de l’Amour soit avec elle et sa famille.

Ainsi soit-il.

Derrière le temple

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Au Japon, avril 2008, le temple est envahi de touristes dont une très large majorité de japonais car c’est leur seule semaine de congé dans l’année pour « Bokutei Sakura Matsuri » ou la « fête des cerisiers en fleurs ». Je m’éloigne de la cohue et de l’agitation pour prendre le temps de savourer cet instant et derrière le temple une surprise m’attend.

Calme, douceur, tranquillité, 2 jeunes femmes, souriantes, sereines,en kimono en l’honneur de la « contemplation des fleurs de Sakura » . Un peu plus tard, elles partiront sous les merveilleux cerisiers fleuris pour partager un pique nique en famille.

Petit moment précieux, on se parle par signes, on se comprend un peu, du moins il me semble. Elles se serrent pour me faire une place près d’elles sur leur banc. Quelques instants plus tard, tout se tait en moi, la quiétude prend enfin place en mon coeur et le temps s’arrête…

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Un peu de douceur

ob_094a2f3ccd3c8e2136e4268d69f5ab81_img00112Papys japonais en pique-nique sous les cerisiers à l’apogée de leur floraison,le jour de la fête de sakura. Ils discutaient, riaient, se congratulaient et partageaient leurs repas. Ils étaient concentrés sur le moment présent et le vivaient pleinement.
Près d’eux, sur un joli drap brodé, un groupe de jeunes filles faisait de même, mais elles n’ont pas voulu que je les photographie… dommage.

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