Essentiel

P1020595Apprendre à lire fut pour moi une grande joie, une compréhension supplémentaire et primordiale de ce monde qui m’entourait et que je voulais connaître, comprendre et dont je voulais fortement faire partie. Une indépendance essentielle.

Je suppose que je devais avoir autour de 5 ans. Nous étions en voiture, arrêtés à un feu rouge. J’ai vu quelque chose écrit sur une devanture et j’ai essayé de décrypter mon premier mot toute seule. Lorsque j’ai découvert que les syllabes devenaient un mot qui désignait ce que je voyais, je me souviens avoir mis au moins 10 secondes pour comprendre que quelque chose de concret venait d’arriver et j’ai eu une grande révélation. Si je savais lire celui là, alors je pouvais lire tous les autres. J’ai ressenti, je m’en souviens encore très nettement, une joie absolument phénoménale, car soudain le monde m’appartenait. Désormais je pouvais savoir….

Ce premier mot, lu comme une grande, en dehors de l’école, fut « restaurant ». Etait ce un message ?
Il faut croire qu’il était prémonitoire ou devait avoir une influence car, vous commencez à me connaître un peu, la grande gourmande que je suis continue depuis à se goinfrer de lectures… Et de gourmandises. Quoi ? Qui a parlé de macarons ? Oui, Oh oui ! J’avoue, encore et toujours, mais avec parcimonie, les délicieux macarons sans gluten de chez Cabiron (qui ne m’a toujours pas adoptée, mais je vous tiendrais informés dès que ce sera fait, c’est promis).

Et si ce premier mot avait été astronaute ?… Je vous écrirais depuis Procyon ou Altaïr !

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Grosse fatigue

iphone janvier 2013 018J’ai juste envie de rester scotchée au canapé, enveloppée chaudement dans ma douce couette et devenir moelleuses (oui la couette et moi, donc avec un « s »), Je prendrais soin d’y faire des petits creux pour que mes chats d’amour puissent venir s’y lover.
Je crois que c’est une bonne idée !
Bien évidemment impensable de ne pas me préparer une délicieuse tasse de thé vert avec, soyons complètement fous, une grosse cuillère de bon miel, qu’en pensez vous ?  hmmmm… Oui c’est décidé, aujourd’hui ce sera thé avec miel !

Et puis ouvrir un bon livre, lire un moment, le poser, caresser mes chats, fermer les yeux, somnoler, regarder à travers la fenêtre la soirée s’installer doucement, rêver encore un peu, et encore un peu, et encore beaucoup. Ne pas répondre au répondre au téléphone, cela va de soi mais continuer à buller, ça aussi je pense que c’est bien !
Surtout trouver mille prétextes pour repousser le moment de me lever, Je trouve toujours, ce n’est pas difficile. Je sais que je vais quand même finir par aller me préparer une autre délicieuse tasse de thé avec du miel car je n’y résisterais pas, mais je sais aussi que je retournerais très vite me couler au fond du canapé.

Oui, oui, oui, c’est comme ça qu’il faut que je fasse aujourd’hui. Allez ! Je m’y mets tout de suite, et hop !

Une furieuse envie…

Mon amoureux a toujours une furieuse envie d’écrire. Un voyage en amoureux à Londres et hop ! Encore un livre édité, cette fois-ci chez publie.net, en numérique pour l’instant, la version papier est prévue pour fin juin (Je vous tiendrai au courant, bien évidemment) Je vous laisse lire ci-dessous ce qu’en dit l’éditeur, moi faut que j’aille frimer parce que là je n’en peux plus tellement fière de lui je suis !

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[NOUVEAUTÉ] L’appel de Londres, de Philippe Castelneau

Rock’n’roll ! L’appel de Londres, de Philippe Castelneau, est désormais disponible et téléchargeable sur toutes les librairies en ligne. L’appel de Londres est à la fois géographique et musical : au prétexte d’une visite de quelques jours, Philippe Castelneau élabore un journal de ses déambulations londoniennes. Mais les villes que l’on arpente sont, comme souvent, nappées de souvenirs, et l’écriture se mélange aux récits de l’enfance, de l’adolescence, au saut dans le vide de l’âge adulte. À l’instar d’un certain Docteur bien connu des amateurs de séries télé britanniques, Philippe Castelneau sonde le temps et l’espace, invoque Dylan Thomas et Sid Vicious, croise Alan Moore et les Beatles, se souvient d’Oscar Wilde et des Smiths. La ville elle-même est une errance : arpenter Londres et c’est Tokyo qu’on revoit, c’est Paris qu’on respire, Manchester qu’on fredonne. Philippe Castelneau s’approprie les codes de Publie.rock et se sert à son tour de la musique et de la culture pop comme d’une langue pour se raconter lui, en creux, avec pudeur et élégance, dans un voyage sincère, vivant. car-appel-londresChers lecteurs non-abonnés à Publie.net  L’appel de Londres  est désormais publié, je vous invite à découvrir un exemple de ressources de l’espace abonnés. Pour ce livre, Guillaume Vissac et Matthieu Hervé, qui ont fait la préparation éditoriale, ont également lu des chapitres du livre, imaginé une carte de Londres mettant en scène quelques-uns des endroits cités dans le texte, tandis que Philippe Castelneau, en collaboration avec Lilac Flame Son, créait une vidéo-lecture dont vous pourrez voir qu’elle est accompagnée d’une pochette de son cru.

Le poète qui marche

040Tout d’abord je vois une silhouette qui s’avance vers moi lentement à travers un désert magnifique. Petit à petit je distingue un homme jeune, tête penchée, son visage est caché par ses longs cheveux noirs jusqu’au moment où passant devant moi il me regarde et ses yeux d’un vert doré m’hypnotisent. Nous nous disons bonjour, et alors qu’il continue son chemin je le retiens en lui demandant qui il est.

Il me parle sans rien dire. C’est curieux, vraiment bizarre. Puis je comprends que nous communiquons par télépathie et je trouve ça tout à fait naturel.
Il me dit qu’il est poète et ça me fait sourire car je ne le prends pas au sérieux.

Depuis toujours il veut transcrire ses poèmes, mais c’est impossible, je ne sais plus s’il dit que le papier est bizarre ou si les stylos ne marchent pas, il est condamné à les apprendre par coeur. Il accepte que ce soit comme ça mais ça le rend triste car il a peur d’en oublier.

Puis il me raconte qu’il marche, sans cesse il marche pour les mémoriser. Il m’avait croisée un jour. Je lui avais demandé qui il était, que je ne voulais plus voir de tristesse dans ses yeux verts de poète qui marche.Je lui avais dit qu’il y avait d’autres façons d’écrire des poèmes. Je lui ai donné un livre aussi petit que l’ongle de mon pouce, les pages faites de canevas vierges.
Il t’est impossible d’écrire ? Mais tu peux broder, fais-le et ne doute pas, c’est tout.

Ses beaux yeux brillent, il ouvre sa main et je vois le minuscule livre brodé. Il n’a pas douté et il a brodé ses mots. Enfin il écrivait !
Attends, je vais te montrer
Il tourne les pages. Il y a des dizaines de poèmes, certains très longs, d’autres ne font que quelques mots, mais tous tiennent sur une page et je n’arrive pas à comprendre comment tout cela est possible.
Et puis quelle idée bizarre de broder des poèmes sur un support aussi minuscule. D’ailleurs je ne me rappelle même pas l’avoir déjà rencontré, pourquoi lui aurais je dis de broder ses poèmes ? Je ne comprends pas.Tout est est à la fois étonnant et normal.
Je prends une loupe dans ma poche et je commence à lire, je suis épatée et admirative…
Tu es très fort
Mais non, il suffit de savoir que c’est possible et je veux te dire merci.
Je pense que je lui demanderai des explications plus tard car je ne vois pas de quoi il veut me remercier. Tout d’abord je veux absolument tenir le livre pour continuer à lire.
Ce n’est pas possible, tu ne peux pas le toucher, et tu dois faire vite.
Alors j’essaie d’en lire le plus possible et je les aime tous, mais il ferme le livre avant que je puisse terminer. Il faut qu’il continue sa route.

Je me rappelle du début d’un seul d’entre eux

Je suis un téléphone
j’ai plus de mille deux cents noms…

Impossible de me souvenir de la suite. Je sais qu’il fait très exactement huit lignes, ses mots sont brodés de différentes couleurs et il est amusant. Je sais qu’il ne parle pas d’un répertoire et je me dis que ce serait rigolo si moi aussi j’avais mille deux cents prénoms.

Je lui dis que je ne me souviens absolument pas l’avoir rencontré ni lui avoir remis le livre à broder.
Quand t’ai je donné ce livre ?
Demain
Il plonge ses yeux mystérieux dans les miens et toujours sans parler il me dit une phrase dont je ne me souviens pas, puis il reprend sa longue marche.

J’ai voulu rattraper le poète qui marche, mais je me suis réveillée…

La lettre

Photo internetMa chérie,
Je t’écris pour te dire à quel point je t’aime.
Sans le savoir je te cherchais, je t’attendais Ouvre ta porte, regarde mes yeux et vois comme tu es belle. Ecoute moi te dire la tendresse, le désir, et mes mots comme des caresses. Laisse moi inventer l’amour et t’apprivoiser en secret sans briser ta liberté.
Surtout ne crains rien car mon coeur est tien. Viens, entre dans mon monde, parcours en tous les chemins. Je peux écrire pour toi les mots qu’on ne dit pas, je veux te voir les lire et me laisser ton sourire, pouvoir comme un chat me réchauffer à ton soleil si tu m’en donnes le droit.
Viens danser dans mes bras mon amour, prends ma main et surtout ne la lâche pas…