Tournicotage

 

IMG_0210Moi je sais tournicoter. Eh ouais !

Il y a parfois des nuits de tournicotage intensif dans ma vie.
Je tournicote sur le ventre, puis sur le dos, également à droite, à gauche, c’est tout juste si je ne fais pas la chandelle, et tout ça sous la couette siouplé !
J’ai la tournicotation first class dans les globules, ne me félicitez pas, je n’ai aucun mérite, c’est naturel pour moi.

Très jeune, je ne m’endormais pas facilement mais heureusement déjà j’adorais lire et je tournicotais moins car je me camouflais sous les draps avec une lampe de poche, pour lire jusqu’à plus soif, choisissant les livres les plus gros et râlant lorsque le pavé que j’étais en train de lire arrivait à sa fin.
Moins jeune (mais pas vieille hein ! ) je ne me planque plus pour lire jusqu’à pas d’heure, la lumière ne gênant pas mon amoureux, mais il faut bien que j’éteigne à un moment où à un autre, espérant m’endormir pour être en forme pour aller bosser. Ben non ! Je tournicote. Je ne veux pas mais c’est à « l’insu de mon plein gré » ((c) Richard Virenque – all rights reserved).

Pour poser mon livre j’attends le moment crucial où je sens enfin le sommeil pointer le bout de son nez. Vite, vite, j’éteins la lampe, je me cale bien douillettement dans mon oreiller pensant m’endormir rapidement et qu’est ce que je fais ? Je tournicote !
Et en plus il y a des nuits (je devrais dire des matins très tôt) où j’en suis encore et toujours à tournicoter, je me retourne comme une crêpe dans mes draps et une crêpe au petit matin ça n’a pas bonne mine !

Pourtant Je ne ressasse pas de pensées lugubres car j’ai appris à ne plus ruminer. Oui bon, ça m’arrive, c’est vrai, mais je sais vite changer mon mode de pensée.
Je laisse vagabonder mon esprit, le rappelant à l’ordre s’il s’égare sur des nuages gris qui n’ont même plus raison d’être et lors de mes divagations j’ai parfois souvent des pensées incongrues ou des images bizarres qui apparaissent et c’est souvent très rigolo. Comme je me demande ce que ma petite cervelle va créer, je laisse faire mon cerveau pour tester et voir jusqu’où il va m’emmener, vers quelles contrées imaginaires et surréalistes il m’emportera et c’est parfois très surprenant. C’est fou ce qu’un cerveau tournicoteur peut faire voyager une grande tournicoteuse comme moi.

Mon amoureux s’endort en 2 secondes (et même moins), je ne peux même pas frimer puisqu’il ne se rend pas compte qu’il vit avec une super chouette tournicoteuse de compet’.

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Ange gardien de nuit

croissant de lune2h00 du matin, je ne dors toujours pas, comme d’habitude. Faut pas se demander pourquoi, je suis tout simplement en jet lag permanent, voilà tout ! Je vis à l’heure New Yorkaise, rien que ça ! (Eh ! Oh ! Je n’allais quand même pas vous donner le nom d’un hameau perdu à Trifouilli Les Oies, ma modestie me l’interdit).
Soudain une odeur de fuel m’alerte ! Je me lève d’un bond, le coeur battant et me précipite dans le garage où se trouvent la chaudière et la cuve à fuel en me demandant ce que je vais trouver.

Pas d’incendie, c’est déjà ça !
La chaudière semble tourner normalement, c’est bien aussi.
Le niveau de la cuve est bon, tout est correct.

Mais l’odeur est vraiment très forte dans le garage et le néon n’éclaire pas assez bien le coin chaufferie. Ca vient peut être de dehors ? J’avais déjà signalé un incendie chez des voisins il y a quelques années car j’avais senti la fumée…. J’ouvre le garage pour constater que tout va bien. Donc c’est bien chez moi qu’il y a un problème ! Grrrrr !
Je pars chercher la lampe de poche, bien évidemment je dois fouiller dans 4 tiroirs avant de la trouver, et je joue au détective. Je fais comme dans les films policiers, fusillant de lumière tous les coins suspects (Ben quoi ? J’ai le droit ! Un détective en pyjama, c’est bien aussi !  )
Je découvre enfin derrière la cuve un petit robinet de sécurité qui fuit. Rhaaaa ! Par précaution j’éteins en urgence la chaudière. Et re-rhaaaaa car je dois déplacer le lave-linge, c’est lourd ce truc ! Et aussi la brouette et autres broutilles plus ou moins pesantes et encombrantes pour accéder enfin au robinet sous lequel j’installe en vitesse une vieille bassine que j’ai dénichée dans un coin après avoir fouillé tout le garage en rouspétant..
Accroupie, les pieds dans le gaz oil (Beurk ! )  J’essaie de serrer l’écrou mais zut de zut, ça coule encore plus fort. Je file ouvrir la boite à outils pour prendre une pince et je joue l’apprentie plombière en espérant ne pas aggraver la situation. Ouf ! J’ai limité les dégâts. Je verrais tout ça plus tranquillement quand il fera jour. J’aère le garage et la maison malgré le froid, et surtout sans réveiller mon amoureux, je me lave et frotte pendant un bon moment, l’odeur de fuel est plutôt tenace, et hop, au dodo bien au chaud parce que même si je ne dors pas, j’aime bien mon lit. Je rallumerai la chaudière seulement quand il n’y aura plus de danger.

Quelques heures plus tard, à 6h00 très exactement, alors que je dors comme un bébé, j’entends un murmure hésitant (Oui, parce que, en général, je me transforme en Taz si on me réveille)  « Ma chérie que s’est il passé dans le garage ? Tout est chamboulé et ça sent très fort le fuel »
Je marmonne que l’ange gardien de nuit à stoppé une fuite au robinet de la cuve, je veux savoir si ça coule encore ?
Mon amoureux revient pour me rassurer, tout va bien, ça ne coule pas. Pas besoin d’appeler le chauffagiste, j’ai assuré comme une pro ! (Vous avais-je précisé que je suis modeste ?  )
J’ai encore 1h30 à dormir avant de me lever pour aller bosser, je vais la rentabiliser à fond.

La nuit, quand la maison est inondée à cause des pluies, je suis la reine des serpillères, des bassines et des saladiers sous les fuites, quand les orages tonnent j’arrive toujours à tout débrancher avant que la foudre ne m’assomme ou fasse sauter le disjoncteur, si j’entends un bruit inhabituel dans le jardin ou la forêt, j’allume tout sur la terrasse pour faire fuir les cambrioleurs (Et oui ! Il y en a même à Bout de Brousse) Ou pour admirer discrètement la bruyante famille de sangliers qui se délecte des glands en abondance sous les chênes,.Quand un enfant ou un chat est malade je me lève. Sauvetage de fleurs ? Pas de problème, je pars à la chasse aux escargots, aux limaces, je n’hésite pas, j’ajoute même les scorpions, même pas peur ! Enfin, si, un peu quand même car ça pique fort ces petits bestiaux, pour les perdre dans la forêt (Ouh ! Cruelle je suis) Car j’interdis formellement l’utilisation des produits chimiques.

L’homme, les enfants, les voisins, les plantes et les animaux, tout le monde peut dormir tranquille (Oui, je sais, sauf les escargots, limaces et scorpions).

Kicéki veille sur la maison la nuit ? Cémôa !