Essentiel

P1020595Apprendre à lire fut pour moi une grande joie, une compréhension supplémentaire et primordiale de ce monde qui m’entourait et que je voulais connaître, comprendre et dont je voulais fortement faire partie. Une indépendance essentielle.

Je suppose que je devais avoir autour de 5 ans. Nous étions en voiture, arrêtés à un feu rouge. J’ai vu quelque chose écrit sur une devanture et j’ai essayé de décrypter mon premier mot toute seule. Lorsque j’ai découvert que les syllabes devenaient un mot qui désignait ce que je voyais, je me souviens avoir mis au moins 10 secondes pour comprendre que quelque chose de concret venait d’arriver et j’ai eu une grande révélation. Si je savais lire celui là, alors je pouvais lire tous les autres. J’ai ressenti, je m’en souviens encore très nettement, une joie absolument phénoménale, car soudain le monde m’appartenait. Désormais je pouvais savoir….

Ce premier mot, lu comme une grande, en dehors de l’école, fut « restaurant ». Etait ce un message ?
Il faut croire qu’il était prémonitoire ou devait avoir une influence car, vous commencez à me connaître un peu, la grande gourmande que je suis continue depuis à se goinfrer de lectures… Et de gourmandises. Quoi ? Qui a parlé de macarons ? Oui, Oh oui ! J’avoue, encore et toujours, mais avec parcimonie, les délicieux macarons sans gluten de chez Cabiron (qui ne m’a toujours pas adoptée, mais je vous tiendrais informés dès que ce sera fait, c’est promis).

Et si ce premier mot avait été astronaute ?… Je vous écrirais depuis Procyon ou Altaïr !

Kesskidi

septembre 1015 037Vous savez que plus de 80 % de la communication entre deux êtres humains est non verbale. Notre corps parle, et le mien parle très beaucoup, une vraie pipelette.

Kesskidi le mien ? Idike « Je veux des macarons sans gluten de chez Cabiron » (Géraaaaard ! Adopte moi bon sang ! )

Et puis idihossi « Je veux des bisous et des câlins » (Et il le dit tout le temps ! ) éhidike que suis faite pour être en vacances, câliner mon amoureux, papouiller mes chats, écrire des stupidages (Oui, ok, je sais, vous avez raison, ça aussi c’est tout le temps ! ). Idike dans mes bras c’est free hugs à l’année et que celui qui a inventé les moustiques aurait pu s’abstenir !

Et Kesskelledi ma petite tête ? Helledi « va bosser pour acheter de l’anti-moustique »  Pfff ! Ma tête me casse les pieds, même plus moyen de laisser causer tranquillement mon petit corps de rêve langoureusement alangui dans mon canapé.

Périodes de crises

SAM_0554J’ai des périodes de crise ! Je ne sais pas si ça vous arrive ?

Dans ma vie j’ai eu ma crise « cake aux olives » avant que je sache que j’étais interdite de gluten à vie. Mon premier cake aux olives étant particulièrement réussi, j’ai continué pendant quelques mois, et tout le monde était content ! J’ai aussi fait subir une crise de brownies aux enfants de mon amoureux et ils étaient ravis !

J’ai également de temps en temps des crises de « rangeage, jetage, donnage », celles là faut pas que je les laisse passer parce que je ne suis pas une acharnée du ménage.

Ces dernières années j’ai eu, grâce à mon amoureux qui est bilingue, quelques crises de bons films ou feuilletons en VO, mais avec ST pour m’aider car mon niveau d’anglais ne me permet pas de comprendre certains acteurs très trop forts pour manger les mots. Mais du coup mon oreille a fait de gros progrès !

Et puis j’ai aussi de temps en temps ma crise « obsession chanson »
En fait, je suis capable d’écouter une chanson en boucle pendant un long moment. Selon mon état d’esprit c’est parfois en dansant, chantant, souriant, pleurant ou en soupirant. Oui je sais, j’ai l’air un peu frapadingue, mais peut-être bien que je le suis réellement…
En général ça se passe à la maison quand je suis seule pour ne pas rendre fou mon amoureux car je tiens encore à la vie. Ca m’arrive aussi dans ma voiture, également toujours seule et pour la même raison.
Je vous rassure, je rentre en crise « chanson » seulement 2 ou 3 fois par an, juste quand j’ai quelque chose à comprendre ou à évacuer et que je tombe sur LA chanson qui m’aidera un peu…
Selon mon humeur et la chanson élue, c’est parfois le son à fond et je fais la folle dans toute la maison, ou au contraire très en douceur, sans bouger du canapé, Il arrive que ce soit en cuisinant ou durant une crise de « rangeage » (Oui, même pas peur,  je suis tout à fait capable de cumuler les crises)
Mais pour que ce soit une crise bien réussie il faut absolument que la chanson soit en boucle sinon ça-le-fait-pas-tout-bien-comme-il-faut. Je peux me focaliser sur une chanson plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à raison d’une crise tous les 20  jours environ, avant de m’en libérer. Comme si j’avais enfin épuisé en moi ce petit quelque chose qui me faisait écho et qui soudain ne fait plus sens… Jusqu’à la découverte inopinée de la prochaine chanson.

Ah oui, bien sûr, j’ai aussi régulièrement ma crise « macarons sans gluten de chez Cabiron », et des crises sensuelles comme ça, c’est à vie !
Petit message personnel : Très cher Gérard Cabiron, tu ne m’as toujours pas adoptée et pourtant je suis adorablement adoptable, tu ne sais pas ce que tu perds !

Attention danger !

MEDION DIGITAL CAMERA Il est des situations dangereuses méconnues.

Il est important que je vous précise que cette envie foudroyante me vient un dimanche.
Je ne sais pas pourquoi, mais il faut absolument que je me fasse couper 2 centimètres de cheveux, là ! Tout de suite ! Maintenant ! Impossible d’attendre car c’est indispensablement indispensable, oui, oui, oui.
Voilà, le décor est planté,  maintenant vous allez pouvoir suivre attentivement.

Le coiffeur étant en repos dominical, je me suis donc tournée naturellement vers mon amoureux. Je lui ai juste demandé de couper 2 petits centimètres en ligne droite. C’est simple ? Oui, il n’y a pas plus simple.
OK ?
OKayyyyyy  !

Il s’empare des ciseaux et commence par couper correctement, pour preuve il me montre la petite mèche qu’il a coupée, tout se passe convenablement puisque c’est bien 2 centimètres que je vois dans sa main, je me détends, je lui fais confiance.
Un instant plus tard il n’a pas su m’expliquer comment, pourquoi, parce que, oups…C’est bizarre, il se se retrouve avec 7 à 8 bons, gros et énormissimes centimètres de cheveux qu’il dépose piteusement devant moi.
Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Faut rattraper ! alors il coupe encore, coupe, et… Recoupe !  Je respire un bon coup, je me dis que je n’en sortirai pas chauve, allez courage, ce n’est pas pire que se retrouver au pied de milliers d’escaliers à grimper en toute confiance avec les yeux fermés. SI ? Ben oui, vous avez raison, c’est pire !

Voilà, sa mission accomplie il a enfin posé les ciseaux, maintenant j’ai carrément les cheveux courts et j’ai un air un peu « en dents de scie ». C’est un style un peu particulier c’est vrai, je dirai même que j’ai l’air de rien, et ça, faut le faire, parce que « rien » c’est dur à imiter, j’ai donc une coupe de cheveux unique, youpi !

Le lundi le coiffeur est fermé et je me demande comment je vais faire pour oser aller travailler. Je vous laisse deviner…
J’en connais un qui va trèèès vite m’offrir des macarons sans gluten (Au fait, Gérard Cabiron, je suis toujours adoptable hein ! )

Ah j’oubliais, note à moi même à ne pas oublier au cas où j’oublierai :
Attention danger : Le dimanche il faut que je planque les ciseaux

A vendre

MEDION DIGITAL CAMERAJe vais la vendre. Oui, je la vends parce qu’elle me fait des caprices un peu trop souvent.
Quelques fois elle grogne et parfois elle fait l’andouille et ça m’énerve.
Elle aime jouer à cache-cache mais elle boude si je ne la retrouve pas assez vite.
Les jours de pleine lune elle se noie dans un verre d’eau et sombre au plus profond des abîmes.
Quand elle est de bonne humeur sa couleur devient rose tendre, elle ronronne et ça fait du bruit.
Lorsque s’en vient l’heure bleue des soirs d’été elle rit aux éclats et s’envole comme une libellule pour frôler les étoiles et je ne sais plus où elle est.
Equilibriste précaire et téméraire elle se fait funambule sur le fil de ma vie. Bref, elle me fatigue.
Je la vends, mais pas à n’importe qui évidemment. Elle est fofolle mais pas moi ! J’ai longuement réfléchi (enfin, pas trop quand même) et j’ai trouvé.
Je vends mon âme aux déesses des macarons, mais faudra qu’elles payent le prix fort, ce sera macarons de Gérard Cabiron jusqu’à la fin de mes jours (dans très beaucoup longtemps) Voilà ! C’est décidé ! Hop !
Quand elle verra à qui je la vends, la seule chose qu’elle pourra me dire c’est un Merci Gourmand !

Quand on n’a pas le choix

photo internetQuand on n’a pas le choix, faut faire face, prendre le taureau par les cornes, affronter la réalité en la regardant droit dans les yeux et y aller courageusement. Même pas peur !

Je ne laisserai rien derrière moi. Pas une trace. Je suis sûre de moi, aucun doute ne m’habite. Je sais que je peux compter sur moi.

Ce sera lent, je le reconnais. Je ferais très attention pour que ça dure longtemps car je tiens énormément à assumer jusqu’au bout mon courageux combat.

On m’a fait un cadeau. Je suis une fifille polie qui assure pour ne pas froisser autrui, je n’ai donc pas le choix, faut que j’assure. Je sais déjà que je vais en frissonner de bonheur et de douceur. Je suis prête pour le sacrifice sucré, le supplice sensuel, l’orgasme gourmand… Je vais tous les manger !

Petit message personnel pour Gérard Cabiron Grand Roi des Macarons sans Gluten… Je suis toujours d’accord pour que tu m’adoptes.
Petit message pour les lecteurs… Je sais, je l’ai déjà dit, mais je ne vais pas me gêner pour le rabâcher.

Orages sur Séville

_DSC4558A Séville je me suis faite attaquée .
Je discutais tranquillement avec mon amoureux lorsque soudain quelque chose me frôle brusquement me faisant sursauter. Je ne comprends même pas d’où cela peut venir, mais mon amoureux éclate de rire et me dit de regarder par terre.
Je regarde au sol et je vois, éclatée, affalée, abandonnée à la terre nourricière qui reprenait son bien, l’orange sévillanne, belle, énorme, lourde et juteuse.

Nous levons les yeux et très sagement, mais rapidement, nous décidons de ne pas provoquer la colère de l’oranger dont nous avions emprunté l’ombre : une pluie d’oranges bien mures menaçait.

Et oui, dans la belle citée andalouse il pleut des oranges, je n’invente rien. C’était ma première pluie d’oranges mais pas la dernière. Nous avons subi par la suite d’autres assauts, notamment lors d’une dégustation de tapas, mais toujours avec amusement car les oranges ont toujours raté les petits français ! Elles n’ont pas de radar intégré, ouf, parce que sur ma tête, aïe ! Euhhh… Non, même pas en rêve !

J’imagine qu’il va falloir que j’aille revoir la belle Séville lorsque tous ses orangers sont en fleurs… Je sais déjà que c’est avec volupté que je me délecterais de cette délicieuse et abondante offrande de parfum.

Gourmande ? Oui, complètement et j’assume ! Au fait, Cabiron, qui ne m’a toujours pas adoptée le sapajou, a créé de fabuleux macarons à la fleur d’oranger qui me font me pâmer… *Soupirssss* …

Sensualité

bouche sensuelleD’abord, je le regarde droit dans les yeux avec audace, avec envie, et ça se voit. Ensuite je l’observe pendant un petit moment… J’imagine de quelle façon commencer. Je respire son odeur et je fantasme déjà… Un frisson de plaisir me traverse, mes lèvres s’entrouvrent mais je me retiens encore un peu…. Je l’ai choisi avec soin. J’approche ma bouche lentement, je commence par une petite morsure, légère, délicate, et de nouveau je frissonne. Je prends mon temps, je ferme un peu les yeux, je me délecte, puis je passe ma langue légèrement sur le bord, juste avant de mordiller de nouveau pour laisser avec délices son parfum m’envahir de plaisir.

D’abord il y a cette petite sensation de croquant, à peine sensible, mais si importante. Elle est absolument nécessaire pour que ce soit sensuel. Je sais ce qui va se passer… Reconnaître ce moelleux et cette douceur qui me font fondre. Fermer les yeux et sentir la légèreté sucrée, le goût exploser lentement, savourer les arômes enfermés dans un nuage, et le plaisir me combler…

Petit appel gourmand :  Gérard Cabiron, grand roi du macaron sans gluten, écoute moi, je parle sérieusement : adopte moi très vite !

Photo empruntée à « vers le chemin »

Chat va !

photos portable 2010 061Je me suis préparée. J’y ai pensé souvent. J’ai hésité : je le fais ? Je ne le fais pas ? J’ai longuement mûri la question. Bon, ma décision est prise. Je le fais ! Je vais m’acheter des macarons (de chez Cabiron évidemment*). Enfin ça, c’est juste le début….Le réconfort avant l’effort !

Allez hop ! maintenant je m’y mets. Pour commencer, il faut que je sois bien installée, n’est ce pas ? C’est une première. Vous conviendrez que le moment est solennel pour que je puisse donner le meilleur du dedans de mon moi même tout pour vous.

Je me suis assise sur mon lit, confortablement adossée à de moelleux coussins, sous une douce couverture bien chaude. J’ai installé mon ordinateur sur mes genoux. Allez, ça y est : aujourd’hui je commence mon premier blog, le moment est important, hein !

Reste à savoir sur quel sujet écrire… le temps de réfléchir un peu; et soudain je réalise que je suis ensevelie sous mes chats :

Un matou installé sur mon épaule, bien calé sur l’oreiller.

Une minette sur mon ventre entre le clavier et moi,

Une autre minette pratiquement couchée sur le clavier (aaaaaarrrrrrgggghhhh !!! )

Un gros minou collé contre ma cuisse gauche, allongé sur le dos, le petit ventre offert aux caresses.

Pour finir, un matou s’est inventé un « hamac » entre mes chevilles grâce à la couverture.

Je peine à trouver les touches pour écrire, je râle un peu, je vais même jusqu’à grogner pour la forme, mais ça ronronne tellement fort autour de moi……

Que du bonheur ! allez chat va ! mon blog commence bien ! J »en écrirais plus demain !

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* Cabiron, c’est le Grand Roi du Macaron Sans Gluten à Montpellier, Il peut m’adopter quand il veut : je suis très beaucoup d’accord !

Pour celles et ceux qui veulent aussi se faire adopter, trop tard ! je suis la première sur la liste.

Vous pouvez retrouver les commentaires publiés sur mon ancien blog ici