Ben voyons !

photo internetIl suffit que je m’absente une petite vingtaine d’années, c’est à dire trois fois rien, pour qu’on me change tout sans me demander mon avis ! Pfff quoi !

Je me suis perdue dans Monaco ! Voui ! Je voulais montrer à mon amoureux quelques endroits que je connaissais bien, où j’avais un peu travaillé et vécu, et je n’ai rien reconnu !
(Ne vous réjouissez pas ! Inutile de me demander en mariage, je n’ai pas la nationalité monégasque, et puis…  La place est déjà prise :p )

Franchement Albert, quel choc ! Tu aurais pu me demander mon avis, et au moins me prévenir, nonmého !  😀

 

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Ca commence à me plaire

IMG_0230Cette sensation tant attendue de printemps imminent.
Le soleil enfin me réchauffe, les oiseaux de la forêt m’enchantent, les merles se répondent en écho et je sais que la musique du rossignol ne saurait tarder.
J’ai de nouveau plaisir à m’asseoir sur ma pierre au soleil, voir mes chats arriver en courant et s’étaler sur mes genoux ou autour de moi.
Envie de penser à rien et savourer toute la vie contenue dans chaque seconde. Voir les soirées s’allonger, devenir douces et me laisser envahir nonchalamment par cette mélancolie tendre, apaisante, par la nostalgie des beaux jours… et continuer à aimer la vie malgré tout.

A la vie, à l’amour
Que ces moments-là restent en nous pour toujours
A l’amitié, aux beaux jours
Qu’ils éclairent vos parcours
Bonne route et à demain
Que rien ne sépare jamais nos chemins

Bonne chance et prenez soin
Du monde autant que de vous
Au bonheur, au plaisir
Que le cynisme jamais ne vous abîme
A la musique, à nos rires
Qu’ils sachent nous réunir.

Que vous appreniez d’hier, que les traces
De vos pères jamais ne s’effacent
Que la santé vous garde
Et que des enfants
Vous chantent un jour
A vous rendre sourds

A la vie, à l’amour
Que ces moments-là restent en nous pour toujours
A l’amitié, aux beaux jours
Qu’ils éclairent vos parcours
Bonne route et à demain
Que rien ne sépare jamais nos chemins
Bonne chance et prenez soin
Du monde autant que de vous

Que vous posiez votre pierre à la tâche
Votre jolie lumière, votre grâce
Soyez curieux, ne cessez jamais d’apprendre
Voir, écouter, sentir, entendre.

A la vie, à l’amour
Que ces moments-là restent en nous pour toujours
A l’amitié, aux beaux jours
Qu’ils éclairent vos parcours
Bonne route et à demain
Que rien ne sépare jamais nos chemins
Bonne chance et prenez soin
Du monde autant que de vous
Au bonheur, au plaisir
Que le cynisme jamais ne vous abîme
A la musique, à nos rires
Qu’ils sachent nous réunir

A la vie (J. J. Goldman pour P. Fiori)IMG_0229

Chanson d’automne

Chanson d’automne
Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone…

Les souvenirs d’automne, c’est la rentrée scolaire, l’odeur du papier des cahiers neufs et des livres déjà abimés par les plus grands, c’est l’encre bleue qui tâche les doigts, la toute nouvelle gomme parfumée au Malabar de ma copine de banc, le petit pot de colle blanche avec la si mignonne petite spatule de mon voisin de devant, le crayon à papier tout neuf, le bruit de la craie sur le tableau noir, pas vert ! vraiment noir !
C’est aussi le vieux cartable de l’année passée, qui fera bien encore un an de plus, les nouveaux souliers parce que j’ai grandi… Je ne savais pas que j’aurais du apprécier cette période, quand on a hâte de devenir grand, parce que, e, c’est fichu ! même si je le veux très fort, tout ce que je peux faire, c’est juste grandir… en largeur ! et zutalors !
On se levait quand le maître entrait dans la classe, on attendait qu’il nous autorise à nous asseoir et je pouvais enfin ouvrir le beau cahier neuf, en me promettant de le garder tout beau toute l’année, et comme toutes les bonnes résolutions, je laisse tomber le projet dès la première tâche d’encre !

A la récré les filles jouaient à l’élastique ou à la corde à sauter et les garçons au ballon ou à « chat perché »… Quand des élèves se chamaillaient, ils se mettaient une bonne beigne, le maître les punissait cent fois « je ne dois pas me battre dans la cours de récréation » et à la sortie je voyais les mamans venir chercher leur progéniture avec un goûter à la main….

C’est l’image idyllique c’est vrai, elle me plait, elle est désuète, mais elle est tendre. Cette image d’Epinal me fait sourire à l’intérieur. J’aime l’automne qui s’approche lentement. J’aime cette saison presque autant que le printemps.
Je pense qu’on va bientôt commencer à cocoonner, novembre est là, il faudra sortir la couette et les chats vont adorer se pelotonner dedans après notre travail d’équipe.

Les vignes brillent au soleil après la pluie, les platanes habilleront les rues d’un épais tapis doré craquant sous les pas, le vent fera des folies et les feuilles s’envoleront dans dans tous les sens… Les cheminées commenceront à fumer et les amoureux continueront à s’embrasser, mais devant un feu de bois, bien au chaud, blottis sur leur canapé.

Mes souvenirs d’automne ce sont aussi les écharpes en laine et les gants que l’on sort lorsque souffle la tramontane, c’est le bout du nez rouge, c’est la nuit qui tombe vite, et c’est le soupir de soulagement de mon amoureux quand il rentre fatigué et qu’il me sourit quand je l’accueille.

Bon pour l’instant, il fait encore doux alors va falloir attendre un peu pour sortir la couette !

L’heure bleue

Melting Potes 07.2010.2Les hirondelles m’appellent. J’aime les regarder fuser de toutes parts, prévenant ceux qui attendent. Le moment est enfin arrivé. C’est l’heure bleue. L’heure où mon coeur se déshabille.

Le printemps s’est installé, je savoure comme une gourmandise cet espace de ma vie. Je me sens comme le ciel au crépuscule, le bleu pâle commence à foncer légèrement, tendre et mélancolique.

Je n’ai pas les mots pour expliquer cette impression. Tout ce qui est en devenir est déjà réalisé. Une boucle du temps me joue un joli tour. C’est étrange et délicieusement troublant.

J’aspire alors à me retrouver au calme, faire la paix avec la vie. Le tumulte de la journée s’apaise. La terre et les fleurs exaltent leurs parfums, les oiseaux chantent encore avant que le rossignol prenne le relais pour la nuit. C’est particulièrement doux.

Rester sans parler. Ecouter, sentir, savourer. Prendre le temps de regarder le ciel changer, accueillir cette nostalgie précieuse à mon coeur, la laisser m’envahir et prendre toute sa place.
Sur la terrasse, m’asseoir sur ma pierre. Surtout ne pas bouger. Rester immobile et en éveil total, c’est important. Regarder mes chats s’étaler autour de moi. Respirer lentement. Lever de nouveau les yeux vers l’univers. Avoir cette indéfinissable sensation là et si loin. Douceur d’être ? ou de n’être pas ?
Me perdre dans le temps, dans le bleu du ciel, être éthérée, en suspens…
Sentir cette mélancolie me faire du bien, croire que tous les possibles sont permis. Sentir l’heure bleue si prégnante et devenir à mon tour insaisissable, libre et m’envoler avec les hirondelles…..

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