Voulez-vous…

P1020610Voulez vous monsieur, aux soirs de soleil rose, me montrer le chemin sous les vignes, attendre à mes côtés l’heure bleue et l’appel de la nuit.
Voulez vous mon ami m’enlacer d’un regard et me faire danser sous les étoiles.
Voulez vous mon amour choisir avec moi d’épuiser le bonheur.

Rouge

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Le magnifique rouge d’automne des feuillages qui s’enflamment, mêlant l’or en fusion, brûlant les collines sous le soleil des matins frais.
Ce rouge profond qui se fait passion, velours sensuel et pétales de roses.
Les infinies nuances du rouge à l’horizon du soleil couchant quand s’enfuient les lueurs d’été et le rouge feu aux tréfonds des entrailles de la terre.
Rouge, couleur de l’amour et de la douleur.

Aujourd’hui les âmes sont rouges des larmes de sang versées dans la nuit parisienne.

Rouge pourtant comme le coeur de tous les hommes de ta planète, comme le tien… Ne l’oublie jamais.

En pyjama

037Il y a des nuits où je tournicote (Nos amis québécois diront que je fais un pitourne, merci pour l’info à MD Louv’ de Planète Opalie ) et il y a des nuits où je dors pour mieux me réveiller de temps en temps.

J’ai des nuits de folie douce où je fais n’importe quoi, mais il faut que je vous dise que j’ai aussi des nuits paisibles sinon vous allez croire que je semble être ce que je ne suis pas (Insomniaque ! Mais enfin ! A quoi pensiez vous petits chenapans ? ).
Donc ces derniers temps le tournicotage a fait place aux réveillages. Pour voir la fameuse éclipse de lune je me suis dit que si je dormais d’une traite tant mieux, sinon je n’avais pas besoin de mettre mon réveil, j’avais de grandes chances de me réveiller suffisamment de fois pour voir l’éclipse.

Premier réveillage vers 2h15, je me lève et je cherche ma lune. Ne la trouvant pas depuis chez moi je décide de sortir dans la rue. Je vérifie si la voie est libre, personne !
Elle est cachée par la maison des voisins, mais je la déniche vite. Elle est très belle, mais normale, plus grosse et plus brillante que jamais, mais normalement normale.
Je me recouche avec l’espoir de me rendormir rapidement et grande joie dans ma chaumière, c’est le cas. Tant mieux tant pis si je ne me réveille plus, au moins j’aurais bien dormi.

Mais 2eme réveillage à 4h30 et je recommence.J’entrouvre la porte, un coup d’oeil à droite puis à gauche, toujours personne, c’est un vrai désert, alors me revoilà encore ce matin dans la rue pour trouver la lune rouge. Cette fois ci, c’est tout bon ! Elle est encore là mais colorée et énigmatique, un peu bizarre. Ce n’est pas ma lune de d’habitude et je suis contente de la voir si différente. Toujours personne dans la rue ou aux fenêtres, je peux prendre mon temps. Quand enfin je rentre enfin chez moi j’entends quelques secondes plus tard passer un véhicule, ouf ! Ma dignité est sauve, à part mes chats plutôt intrigués, on ne m’aura pas vue en pyjama, les cheveux en pétard, au beau milieu du petit village où j’habite en ce moment, à Bout de Brousse.

Je craignais ne pas pouvoir me rendormir, ben non ! C’était presque une nuit parfaite et j’ai dormi jusqu’à ce que mon amoureux vienne me chercher pour prendre mon petit déjeuner. Pour une fois heureuse de m’être réveillée dans la nuit je lui ai dit : Je l’ai vue, en pyjama au beau milieu de la route…

Tournicotage

 

IMG_0210Moi je sais tournicoter. Eh ouais !

Il y a parfois des nuits de tournicotage intensif dans ma vie.
Je tournicote sur le ventre, puis sur le dos, également à droite, à gauche, c’est tout juste si je ne fais pas la chandelle, et tout ça sous la couette siouplé !
J’ai la tournicotation first class dans les globules, ne me félicitez pas, je n’ai aucun mérite, c’est naturel pour moi.

Très jeune, je ne m’endormais pas facilement mais heureusement déjà j’adorais lire et je tournicotais moins car je me camouflais sous les draps avec une lampe de poche, pour lire jusqu’à plus soif, choisissant les livres les plus gros et râlant lorsque le pavé que j’étais en train de lire arrivait à sa fin.
Moins jeune (mais pas vieille hein ! ) je ne me planque plus pour lire jusqu’à pas d’heure, la lumière ne gênant pas mon amoureux, mais il faut bien que j’éteigne à un moment où à un autre, espérant m’endormir pour être en forme pour aller bosser. Ben non ! Je tournicote. Je ne veux pas mais c’est à « l’insu de mon plein gré » ((c) Richard Virenque – all rights reserved).

Pour poser mon livre j’attends le moment crucial où je sens enfin le sommeil pointer le bout de son nez. Vite, vite, j’éteins la lampe, je me cale bien douillettement dans mon oreiller pensant m’endormir rapidement et qu’est ce que je fais ? Je tournicote !
Et en plus il y a des nuits (je devrais dire des matins très tôt) où j’en suis encore et toujours à tournicoter, je me retourne comme une crêpe dans mes draps et une crêpe au petit matin ça n’a pas bonne mine !

Pourtant Je ne ressasse pas de pensées lugubres car j’ai appris à ne plus ruminer. Oui bon, ça m’arrive, c’est vrai, mais je sais vite changer mon mode de pensée.
Je laisse vagabonder mon esprit, le rappelant à l’ordre s’il s’égare sur des nuages gris qui n’ont même plus raison d’être et lors de mes divagations j’ai parfois souvent des pensées incongrues ou des images bizarres qui apparaissent et c’est souvent très rigolo. Comme je me demande ce que ma petite cervelle va créer, je laisse faire mon cerveau pour tester et voir jusqu’où il va m’emmener, vers quelles contrées imaginaires et surréalistes il m’emportera et c’est parfois très surprenant. C’est fou ce qu’un cerveau tournicoteur peut faire voyager une grande tournicoteuse comme moi.

Mon amoureux s’endort en 2 secondes (et même moins), je ne peux même pas frimer puisqu’il ne se rend pas compte qu’il vit avec une super chouette tournicoteuse de compet’.

Ange gardien de nuit

croissant de lune2h00 du matin, je ne dors toujours pas, comme d’habitude. Faut pas se demander pourquoi, je suis tout simplement en jet lag permanent, voilà tout ! Je vis à l’heure New Yorkaise, rien que ça ! (Eh ! Oh ! Je n’allais quand même pas vous donner le nom d’un hameau perdu à Trifouilli Les Oies, ma modestie me l’interdit).
Soudain une odeur de fuel m’alerte ! Je me lève d’un bond, le coeur battant et me précipite dans le garage où se trouvent la chaudière et la cuve à fuel en me demandant ce que je vais trouver.

Pas d’incendie, c’est déjà ça !
La chaudière semble tourner normalement, c’est bien aussi.
Le niveau de la cuve est bon, tout est correct.

Mais l’odeur est vraiment très forte dans le garage et le néon n’éclaire pas assez bien le coin chaufferie. Ca vient peut être de dehors ? J’avais déjà signalé un incendie chez des voisins il y a quelques années car j’avais senti la fumée…. J’ouvre le garage pour constater que tout va bien. Donc c’est bien chez moi qu’il y a un problème ! Grrrrr !
Je pars chercher la lampe de poche, bien évidemment je dois fouiller dans 4 tiroirs avant de la trouver, et je joue au détective. Je fais comme dans les films policiers, fusillant de lumière tous les coins suspects (Ben quoi ? J’ai le droit ! Un détective en pyjama, c’est bien aussi !  )
Je découvre enfin derrière la cuve un petit robinet de sécurité qui fuit. Rhaaaa ! Par précaution j’éteins en urgence la chaudière. Et re-rhaaaaa car je dois déplacer le lave-linge, c’est lourd ce truc ! Et aussi la brouette et autres broutilles plus ou moins pesantes et encombrantes pour accéder enfin au robinet sous lequel j’installe en vitesse une vieille bassine que j’ai dénichée dans un coin après avoir fouillé tout le garage en rouspétant..
Accroupie, les pieds dans le gaz oil (Beurk ! )  J’essaie de serrer l’écrou mais zut de zut, ça coule encore plus fort. Je file ouvrir la boite à outils pour prendre une pince et je joue l’apprentie plombière en espérant ne pas aggraver la situation. Ouf ! J’ai limité les dégâts. Je verrais tout ça plus tranquillement quand il fera jour. J’aère le garage et la maison malgré le froid, et surtout sans réveiller mon amoureux, je me lave et frotte pendant un bon moment, l’odeur de fuel est plutôt tenace, et hop, au dodo bien au chaud parce que même si je ne dors pas, j’aime bien mon lit. Je rallumerai la chaudière seulement quand il n’y aura plus de danger.

Quelques heures plus tard, à 6h00 très exactement, alors que je dors comme un bébé, j’entends un murmure hésitant (Oui, parce que, en général, je me transforme en Taz si on me réveille)  « Ma chérie que s’est il passé dans le garage ? Tout est chamboulé et ça sent très fort le fuel »
Je marmonne que l’ange gardien de nuit à stoppé une fuite au robinet de la cuve, je veux savoir si ça coule encore ?
Mon amoureux revient pour me rassurer, tout va bien, ça ne coule pas. Pas besoin d’appeler le chauffagiste, j’ai assuré comme une pro ! (Vous avais-je précisé que je suis modeste ?  )
J’ai encore 1h30 à dormir avant de me lever pour aller bosser, je vais la rentabiliser à fond.

La nuit, quand la maison est inondée à cause des pluies, je suis la reine des serpillères, des bassines et des saladiers sous les fuites, quand les orages tonnent j’arrive toujours à tout débrancher avant que la foudre ne m’assomme ou fasse sauter le disjoncteur, si j’entends un bruit inhabituel dans le jardin ou la forêt, j’allume tout sur la terrasse pour faire fuir les cambrioleurs (Et oui ! Il y en a même à Bout de Brousse) Ou pour admirer discrètement la bruyante famille de sangliers qui se délecte des glands en abondance sous les chênes,.Quand un enfant ou un chat est malade je me lève. Sauvetage de fleurs ? Pas de problème, je pars à la chasse aux escargots, aux limaces, je n’hésite pas, j’ajoute même les scorpions, même pas peur ! Enfin, si, un peu quand même car ça pique fort ces petits bestiaux, pour les perdre dans la forêt (Ouh ! Cruelle je suis) Car j’interdis formellement l’utilisation des produits chimiques.

L’homme, les enfants, les voisins, les plantes et les animaux, tout le monde peut dormir tranquille (Oui, je sais, sauf les escargots, limaces et scorpions).

Kicéki veille sur la maison la nuit ? Cémôa !

Je ne dois pas le croire parce que…

LONDRES2014 117… Parce qu’il m’avait vendu l’affaire en me disant que cette fois ce sera vraiment cool, qu’il a envie de vacances tranquilles, on ne passera pas nos journées et nos nuits à marcher dans Londres. J’ai quand même demandé « C’est promis ? »
Oui, il promet avec conviction car il a besoin de repos, nous avions déjà visité tous les sites touristiques, donc cette fois ce sera vraiment calme et reposant.
Moi je l’ai cru ! Je n’aurai pas du !

Dois-je vous dire qu’il a organisé les trajets pour ménager mes petons jolis ? Voui, voui ! Il l’a fait.
Dois-je me prosterner devant lui car il est arrivé à trouver des ascenseurs, quand il y en avait, pour éviter les escaliers à ma cheville récemment un peu cassée et tout juste un peu réparée ? Oui, il l’a fait.
Dois-je lui être reconnaissante d’avoir pensé aux déplacements underground et aux bus ? Oui, il y a pensé et j’aime bien prendre les bus londoniens.
Dois-je baigner dans le bonheur parce qu’il a été adorablement adorable ? Evidemment, c’est aussi ça le bonheur d’être deux.

Malgré toutes ses attentions pour me ménager et tenir sa promesse, malgré le métro, les bus, les ascenseurs et son adorable attitude envers moi,
Vous parlerais-je des dizaines de centaines de kilomètres qu’il m’a fait parcourir ?
Non, je ne ferais jamais ça, je n’en dirais rien.
Vous conterais-je les centaines de milliers de kilomètres pour trouver ZE librairie qui…. ? Non, non, n’insistez pas, je ne vous le conterais pas.
Vous narrerais-je les milliers de milliards de kilomètres pour dénicher ZE pub où… ?
Mais non j’ai dit ! Je ne narrerais rien. D’ailleurs, vous l’avez remarqué, je n’évoque même pas le sujet !

Nous avons été partout où il voulait aller, vu tout ce qu’il voulait voir, nous n’avons rien raté et c’était vraiment sympa ! C’est un amoureux heureux qui est rentré en France, yes !
Et une Lady qui a eu besoin d’une semaine de travail pour s’en remettre. Really ? Ho que  Yes, vraiment really !!!
 

Bénédiction

neemrana-fort-palaceJe n’oublierai jamais ces quelques semaines en Inde, au Rajasthan…

Je n’oublierai jamais cette soirée avec Sudhir,, l’air était doux, l’encens parfumait légèrement la grande terrasse sur le toit de l’ancien palace, au loin les mélopées nous berçaient, nous étions seuls.
Il a murmuré qu’il sentait tant de douleur en mon coeur. Il m’a demandé s’il pouvait prier pour moi et me bénir. J’ai accepté.
Il a pris mes mains et a commencé à prier pour moi sous les étoiles.

Puis je lui ai demandé la permission de le bénir à mon tour et de prier pour lui.
Il a accepté.

Moment très intense et privilégié, très fort partage entre deux religions, entre deux races, entre deux terriens…..

 

Photo internet

Armelle au bois dormant

coucouViens, viens dans mes bras mon amie, que tes larmes de joie aux miennes se mêlent.
Viens déposer ta peine et laisse les plus belles attentes se glisser en toi car Armelle au bois dormant se réveille lentement de sa trop longue nuit.
Les médecins sont optimistes, Les progrès de ta fille sont incroyables et tous les espoirs sont permis. Coucou a-t-elle dit avant de dormir un peu pour prendre des forces.
Viens dans mes bras mon amie, il faut maintenant trouver la force de laisser du temps au temps.
Nous ne remercierons jamais assez l’équipe médicale et tous ceux qui se sont unis autour d’Armelle par la pensée ou par la prière.
Merci au ciel, à toutes et tous, Merci infiniment, éternellement, éperdument… Merci.

 

photo internet

La scène

DSC01974-1Cette nuit là, mon coeur battait très fort, c’est vrai. J’étais tellement contente. Notre groupe avait travaillé dur pour faire un joli concert.
J’ai réconforté notre chanteuse qui avait le trac, j’ai vérifié ma tenue, mon maquillage et hop ! sur scène !
Nous avions notre fan club bien sûr, comme les grandes vedettes ! toutes les familles étaient là, mais aussi les amis, les amis des amis, les voisins… ils étaient tous là et ils ont « fait du bruit » lorsque nous sommes apparus. A cet instant là mon âme était déjà en joie. J’avais envie de donner ce que j’avais de meilleur.

Nous avons commencé notre prestation et la foule était en délire (au moins 150 personnes, ça fait une foule ça ! non ? oui ? enfin presque ! ) Ca leur plaisait et tout mon groupe se donnait tout comme je donnais de tout mon « choeur »…

Les chansons s’enchainaient, c’était plus que sympathique, nous voulions donner du bonheur et ça se sentait m’a-t-on dit plus tard. Je ne saurais décrire ce que j’ai ressenti. J’ai découvert et compris ce que veulent dire les professionnels quand ils assurent prendre tant de plaisir sur scène. Maintenant je sais.  On se donne à fond et surtout on reçoit tellement d’amour et de sympathie du public, c’est jouissif, tout simplement et c’est bon. C’est vraiment très bon.

Je ne voulais plus descendre de la scène, j’aurais pu continuer encore longtemps, mais il fallait céder la place aux groupes suivants. Lorsque nous avons salué pour remercier, les copains m’ont agrippée, puis poussée, pour enfin me prendre dans leurs bras pour que je parte. Ca faisait rire tout le monde alors j’en ai rajouté un peu, histoire de rester quelques secondes de plus sur scène et les amis dans la salle ont joué le jeu, ils riaient et hurlaient pour un bis. J’ai fait mes « yeux du chat potté » aux musicos du groupe. Yessss! gagné ! Ils en avaient envie eux aussi. On a joué encore 2 morceaux. J’étais comblée. Puis, sous les applaudissements, et les cris d’amitié, les musiciens ont rangé leurs instruments et les choeurs ont récupéré les partitions. J’ai débranché mon micro puis j’ai regardé notre chanteuse, elle avait le sourire, nos regards se sont croisés et nous sommes tombées dans les bras l’une de l’autre pour partager ce joli moment de complicité, nous étions heureuses. Les répétitions et les heures de travail étaient récompensées. On attendait déjà avec impatience la prochaine fois….

Petit cadeau de nuit

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Mon amoureux est à Paris pour son travail. Je suis seule avec mes chats. Cette nuit , j’ai voulu contempler les étoiles. Je suis sortie sur ma terrasse au milieu de laquelle trône un grand et très vieux mûrier. Je l’appelle affectueusement « mon chattier » car il y pousse des chats ! si ! si ! c’est vrai ! La preuve ? quand ils sont mûrs, je les retrouve au sol.

Mais alors que je levais les yeux au ciel mon regard a été attiré vers le bas par deux petits bijoux, des émeraudes d’un vert très lumineux. Qu’est-ce donc ? je m’approche et que vois-je au pied de mon « chattier » ? deux magnifiques, sublimes et merveilleux vers luisants qui brillent de toute leur force. Je suis toute « zémue » car cela fait tellement longtemps que je n’en ai pas vus. Cela fait partie de la liste de mes petits rêves, revoir des lucioles et des vers luisants…. Heureuse je suis ! Merci la vie !

Bien sûr, j’ai essayé d’immortaliser ce joli cadeau. Vous l’aviez remarqué, je ne suis pas photographe, et je n’ai pas d’APN, J’ai fait de mon mieux avec mon téléphone, mais hélas… Donc j’ai cherché sur internet.

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Photo libre de droits empruntée à Freepick