Crise de panthères

Parfois j’ai des « crises ».
J’explique… J’ai déjà eu une crise de cake (avant que je sois interdite de gluten) aux olives, aux lardons, aux champignons, aux tomates confites, aux fromages et noix, etc… J’ai aussi eu une crise de vieille et entre autre une crise de sensualité macaron de chez Cabiron (oui, bon OK, quelques crises…… Quoi ? pas vrai ? bon OK je rectifie, j’ai très souvent beaucoup des crises de macarons)

Cette fois j’ai une crise de panthères. Après Black Panther sur Hollywood Boulevard, j’ai maintenant 1 black panther, 1 white panther et 1 grey panther dans ma maison.

J’explique parce que ça fait plein de bonheur dans mon petit coeur et il faut que je partage…
Ceux qui me suivent connaissent mon amour pour les félins et à quel point j’étais en manque après la disparition de mon dernier pépère de 18 ans. La période de deuil pleinement vécue, mon amoureux et moi attendions l’arrivée des chats qui nous auraient choisis. Le temps passant et pas de chat en vue dans mon jardin, nous sommes alors partis faire un tour à la SPA. C’est terrible car je les voulais tous. Seulement 2 m’a dit mon amoureux. Au moins 3 j’ai dit, et the winner is… Vous connaissez déjà la réponse.

Je vous passe la description des 2 heures que nous avons passées à papouiller des dizaines de chats et la torture de ne pouvoir les emporter tous. Ne pouvant pas me résoudre à choisir j’ai donc laissé mon amoureux se faire adopter par 2 chats… mais ce que femme veut… 3 chats ou plus. Nous avons volontairement évité les chatons trop craquants car, comme les bénévoles nous l’assuraient, nous savons qu’ils ont toutes les chances d’être adoptés très rapidement. J’ai demandé à voir les chats âgés car je souhaitais offrir une vie douce à l’un d’eux et Bowie a adopté mon amoureux. Nous avions notre 3eme chat. J’ai bien tenté un 4eme, mais mon amoureux (et la raison) ont fait que je me suis résignée.

Je vous présente nos trois petites panthères d’amour adorées

Nous nous sommes fait adopter par Mistinguette (Miss pour les intimes) une pitchounette de 1 an environ, grise à « rayures » (oui parce que « tigrée »… c’est d’un banal ! ) très joueuse, qui s’est approprié la maison dès la première minute, aussitôt pleine de joie de vivre, elle saute partout, veut tout faire, tout voir, tout tester et se jette sur nous pour des câlins à donf dès qu’elle en a envie. C’est aussi une grande chasseuse de chaussettes ! Le véto dit qu’elle est en pleine forme et ça se voit !

Bowie ainsi baptisée par mon amoureux car elle a un oeil bleu et un oeil jaune. Elle a entre 6 et 8 ans, toute blanche, un peu craintive mais ça va de mieux en mieux et quelques heures ont suffi pour qu’elle occupe son espace.
J’ai été effondrée quelques minutes lors de la visite chez le véto car il m’a annoncé qu’elle était atteinte d’un calicivirus, c’est une vraie galère douloureuse pour les chats et très contagieux entre eux. Ma bichette est donc sous stricte surveillance avec diététique et traitement à vie. Nous la cooconons et veillons à ce qu’elle soit le plus confortable possible pour qu’elle ne souffre pas. Elle est très câline et lorsqu’elle ronronne c’est un vrai petit diesel.

Et enfin la 3eme panthère c’est mon petit Baloo, tout noir, environ 2 ans, extrêmement peureux, il a mis une semaine pour sortir de sous la commode. Le manque de câlins a fini par être le plus fort et alors que je ne m’y attendais pas il s’est collé à moi pour me faire plein de coups de boule d’amour et réclamer des caresses. C’est un vrai petit chou (à la crème) Il est encore sur la défensive mais depuis quelques jours il arrive avec beaucoup de courage à rester même si des bruits lui font un peu peur et il accepte de mieux en mieux le contact. Il est tellement affectueux que malgré son stress il vient régulièrement chercher ses câlins dès que tout est calme et silencieux dans la maison. Il va falloir encore du temps pour qu’il se sente à l’aise donc pour l’instant je ne le traumatise pas et la visite chez le véto attendra un peu. Il semble en pleine forme et de plus en plus heureux.

Misss et Baloo sont bien copains, ils jouent beaucoup ensemble, la terrasse et le jardin leur appartiennent dans la journée. La nuit, dans la maison, la balle de pingpong ne chôme pas et nous fondons comme des loukoums en entendant leurs petits miaulements roucoulants lorsqu’ils jouent à la course.

Bowie est une sage qui préfère que les jeunes ne l’embêtent pas pour jouer et elle se tient donc à l’écart, n’hésitant pas à rappeler les petits à l’ordre lorsqu’ils dépassent les « bornes des limites ».

Puis ensuite lorsqu’ils sont fatigués ils viennent parfois se coucher à nos pieds, non sans avoir réclamé leurs câlins avant le dodo, même si nous dormons impossible d’y échapper et si nous râlons un peu, faut avouer qu’en fait nous sommes vraiment très heureux.

Que du bonheur……

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La panthère noire

Durant quelques instants, c’est court certes mais quelques minutes quand même, je me suis vue transportée dans un autre espace temps… Ca tombe bien, c’est mon domaine !

Bien évidemment je vous raconte tout. Je suis obligée. Je ne peux pas faire autrement. C’est une obligation obligatoire.

J’étais il y a quelques jours sur le fameux walk of fame sur Hollywood Boulevard à Los Angeles, mon amoureux et moi nous promenions tranquillement, appréciant cette atmosphère un peu particulière lorsque la nuit tombe. Batman enveloppait de sa grande cape toute une famille et se prêtait à la séance photo qui assurerait ses revenus. Un peu plus loin 3 Catwomen, plutôt rondelettes, faisaient du charme aux passants et prenaient la pose pour les touristes. Les gens étaient joyeux et la promenade agréable.

Devant un cinéma nous avons essayé de contourner les nombreuses limousines, les gigantesques agents de sécurité et moult curieux amassés pour l’avant première avec les acteurs principaux du film Meg. L’ambiance était un peu euphorique et je dois le dire plutôt chouette, il y avait beaucoup de monde et les gens semblaient heureux.

Il était environ 22 ou 23 heures, l’avenue était illuminée, la température avait un peu baissé et nous nous laissions gagner par l’atmosphère joyeuse. Mon amoureux était en pleine conversation avec 2 Elvis Presley (oui, oui, il a un jumeau) pendant que je louchais sur superman exhibant ses pectoraux en plastique lorsque soudain nous avons entendu quelques cris. A quelques mètres de nous un américain vêtu d’un beau costume, accompagné de 2 femmes en belles robes longues, probablement invités à l’avant première, commençait à se battre avec un autre, bien costaud, en Jeans et baskets… Après quelques instants de pugilat, la veste du costume était déchirée de bas en haut, le Jeans n’avait pas une égratignure mais le bonhomme costaud qui était dedans était très très en colère. Celui qui était dans le costume déchiré était fou de rage. Une de ses compagnes avait bien essayé de lui venir en aide mais elle fut renvoyée vertement pour qu’elle ne soit pas blessée.

Les services de sécurité pourtant pas très loin ne bougèrent pas, ils étaient dédiés à la sécurité de l’avant première de Meg mais je les voyais avec leurs talkies, probablement pour appeler la police ?

Mais nous sommes en Amérique voyons ! Pas besoin de police car nous avons aussitôt vu Black Panther si, si, véridique ! T’challa en personne ! tout fier dans son beau costume s’approcher des 2 hommes en plein combat, d’un geste autoritaire et d’une voix assurée séparer les belligérants, maintenir fermement les deux bonhommes et leur parler calmement d’une voix sacrément autoritaire.

Nous sommes restés là quelques secondes, troublés et ravis en même temps, tout cela nous semblait complètement surréaliste. J’avais l’impression que tout se déroulait au ralenti, une faille spatio temporelle m’avait transposée dans un comics…

Des voyous sur notre chemin ? T’inquièèèèète ! Black Panther, le protecteur du Wakanda, protège aussi Hollywood Boulevard.

La chasse

Je suis partie à la chasse.

Homénon ! Pas la chasse avec le fusil, qui me hérisse le duvet au point de systématiquement extraire du dedans-de-mon-moi-même le meilleur du concentré de ma colère… Chasseurs ou sympathisants, pas la peine de vous fatiguer à m’écrire, c’est définitivement peine perdue…

Moi j’ai chassé le fenouil sauvage (très très sauvage). Vous connaissez ce petit cadeau de la nature, parfumé, tendre et savoureux ?

Le fenouil sauvage, comme son nom l’indique, est… Sauvage ! Malheureusement au fur et à mesure que les années passent il se fait rare, il se planque, il se fait désirer. Il faut le chercher, le dénicher, et ne pas avoir peur de se baisser pour, sans abimer les racines, couper délicatement juste le coeur afin de laisser toutes les branches au régal des escargots gourmands. Bref le fenouil sauvage se mérite.

Pendant ma chasse j’ai trouvé une cerise sur le gâteau. Mon amoureux chassait les photos pendant que je chassais le fenouil et il a trouvé par hasard une asinerie.
Les ânes, magnifiques, très sympathiques et attendrissants se sont empressés de lui réclamer un petit goûter d’herbes. Je l’ai aussitôt rejoint et les ai tenté par un goûter au fenouil. A ma grande joie ils ont très clairement exprimé leur plaisir et leur gourmandise… Tout comme moi devant les fabuleux macarons de Gérard Cabiron (au fait, il ne m’a toujours pas adoptée, je compte sur vous pour le prévenir et pour faire une pétition en ma faveur)

Je ne savais pas que les ânes avaient autant de moyens d’expression en dehors du braiment et leurs moult bruitages très rigolos pour réclamer davantage ont également fait ma joie. Je ne savais pas non plus qu’ils pouvaient être si doux avec les humains (Oui je suis une fille de la ville, je ne connais pas tout ça… ) J’ai été séduite et je compte bien retourner les voir de temps en temps.

Nous sommes rentrés, la voiture embaumant le fenouil et devinez ce que je vais faire pour le repas ? Une sublime recette sicilienne que peu de personnes connaissent :
Pasta con sugo di finocchio selvatico autrement dit Pâtes aux fenouils sauvages

Je n’hésite pas une seconde à vous la donner car vous le savez, la LadyElle aime partager les bonnes choses.

Merci la vie pour ces petits bonheurs, ces cadeaux supplémentaires sur mon chemin.

Pour 4 personnes :

Une très grosse botte de fenouils sauvages
Une grosse cuillère à soupe d’anchois au sel.
350 à 400 g de coulis de tomates ou de tomates pelées
2 ou 3 gousses d’ail selon le goût
2 ou 3 cuillères à soupe de raisins secs (qui remplacent le sucre habituellement utilisé pour réduire l’acidité de la sauce tomate)
2 ou 3 cuillères à soupe de pignons de pin
250 à 300 g de chapelure
du poivre
Du sel
2 cuillères à soupe d’huile d’olives
350 à 400 g de spaghetti selon l’appétit

Bien laver le fenouil, ne garder que les parties très tendres du coeur.

Dans une casserole faire chauffer l’huile d’olive, mettre pendant 1 à 2 minutes l’ail haché et les anchois que vous aurez d’abord rincés pour enlever l’excédent de sel et que vous écraserez avec une fourchette dans la casserole.
Vous ne sentirez pas le goût des anchois. Vous pouvez ne pas mettre d’anchois, c’est facultatif, mais ce serait dommage car ça enlèverait un petit quelque chose…
Ajouter le coulis de tomate ou les tomates pelées, saler poivrer selon le goût et laisser mijoter

Pendant ce temps dans une grande casserole mettre à bouillir l’eau et le sel que vous utiliserez pour faire cuire les pâtes
Faire blanchir le fenouil 3 à 4 minutes (attention à ne pas le faire cuire car il terminera sa cuisson dans la sauce tomate)

Enlever le fenouil blanchi et le laisser égoutter dans une passoire.
Mettre les spaghetti dans l’eau qui a servi à blanchir le fenouil sauvage

Pendant la cuisson des pâtes, mettre les fenouils égouttés dans la casserole de sauce tomate, ajouter les raisins secs et les pignons.

Dans une poêle faire dorer la chapelure avec de l’huile d’olive. Attention à ne pas la faire brûler.

Servir les pâtes nappées de cette fabuleuse sauce. proposer l’excédent de sauce en saucière pour les gourmands

Chacun saupoudrera son assiette avec la chapelure dorée à l’huile d’olive.

Régalez vous et transmettez la recette de la part d’une LadyElle toute en joie.

LA GALERIE Z ACCUEILLE LA PISCINE

& Du jeudi 15 au dimanche 18 mars 2018, la galerie Z’ accueille la revue La Piscine Nathalie Febvre Séverin et l’équipe des maîtres-nageurs auront le plaisir de vous retrouver à la Galerie Z’, 6 rue des sœurs noires à Montpellier pour une exposition photos & peintures, des ateliers d’écriture et artistiques, des rencontres avec les […]

via Du jeudi 15 au dimanche 18 mars 2018, la galerie Z’ accueille la revue La Piscine — REVUE LA PISCINE

Vous voulez être publié dans une belle revue ? … C’est ici !

« Mais comme ça, de temps en temps, une chose vulgaire me paraît belle et je voudrais qu’elle fût éternelle. Je voudrais que ce bistrot et cette lampe Mazda poussiéreuse et ce chien qui rêve sur le marbre et cette nuit même — fussent éternels. Et leur qualité essentielle, c’est précisément de ne pas l’être. […]

via Appel à contributions – Numéro 3 : l’éternel & l’éphémère — REVUE LA PISCINE

Une petite visite ?

L’équipe des maîtres-nageurs est heureuse de vous proposer son nouveau numéro autour du thème « incidences, coïncidences ». Connexion et pouvoir de la pensée, impression de « déjà vu », loi de Murphy, synchronicité ; personnes, lieux, circonstances qui font douter, rêver, s’émerveiller et bouleversent ainsi nos parcours de vie. Les coïncidences sont-elles uniquement le […]

via Le numéro 2, Incidences / Coïncidences, est disponible à la commande — REVUE LA PISCINE

Méssavapa !

Comme je vous l’ai dit il y a quelques temps dans un de mes billets, on m’avait piqué mon printemps ! J’ai comme l’impression désagréable qu’on essaie de me piquer mon été indien, mon automne que j’aime autant que mon printemps indispensables à mon bien-être (vous avez remarqué comme je n’hésite pas à me les approprier ? Serai-je un peu saison-possessive ?)
Dans mon Sud l’été fut beau, beau beau et chaud, chaud chaud, et puis tout d’un coup, je me suis réveillée avec un petit 16 degrés glacial et maussade alors que le 15 septembre n’avait pas encore sonné. M’enfin (comme dirait Gaston) c’est violent ça ! Fopapoucé quand même.
J’ai besoin du temps d’adaptation réglementaire. Faut que je vous explique tout.
D’abord c’est l’été, je l’ai déjà dit , fait beau et chaud, ça c’est fait, check !
Ensuite on commence par avoir les températures qui baissent très légèrement après les habituels orages de la mi août, et ça, c’est pas fait, donc pas check !
On a continué à avoir très (trop) chaud, et pas une gouttelette de pluie sur ma terre assoiffée.
Puis normalement, la température doit descendre encore un peu, mais pas trop hein, et on a quelques petites pluies bienfaisantes et ça non plus, pas check !
Il a fait très beau et très chaud ! et j’avoue que je ne me suis pas plainte, vous l’avez remarqué, pas un seul billet pour rouspéter sur le beau temps du début septembre, je suis bonne joueuse.
Et, alors que je m’attendais à une douce descente des degrés pour un bel automne et un été indien digne de ce nom, qu’est ce que je me reçois en plein coeur ? un thermomètre assassin bloqué à 16 degrés et là moi je dis que ce n’est pas tolérable, non ! non ! non ! La révolte gronde en moi, la colère risque de me brouiller le teint (tendrement rosé et auquel je tiens beaucoup) alors hop ! Allez, un petit billet pour évacuer toutes ces ondes négatives pourvoyeuses de rides.
Un peu de scrogneugneu par écrit et voilà que je me sens mieux. Y’a pas à dire, partager ça fait du bien, ça vaut bien la peine de ne plus faire ma paresseuse pour me fendre de quelques mots pour vous.
Mais…. Je précise quand même que je tiens fermement à mon été indien, je ne lâche pas le dossier. et je l’attends de pied ferme.
Je suis déjà dans la tendre expectative de la douceur à venir, des vraies couleurs et des parfums d’automne. Il me semble bien que la météo essaie de me vendre l’affaire pour les jours qui viennent, alors j’attends, normalement c’est pour aujourd’hui (joie dans mon petit coeur et dans mon petit corps !)

C’est pour bientôt…. Tadaaammm !

Chers amis, Voici, les couvertures (recto/verso) du numéro 2 de la Revue La Piscine, dont le thème est Incidences / coïncidences : Connexion et pouvoir de la pensée, impression de « déjà vu », loi de Murphy, synchronicité ; personnes, lieux, circonstances qui font douter, rêver, s’émerveiller et bouleversent ainsi nos parcours de vie. Les […]

via Revue La Piscine n°2 : les couvertures — L’atelier permanent

Au voleur !

On m’a volée ! Regardez mon oeil à la fois triste et courroucé (Oui, moi je peux faire les deux à la fois).
D’habitude j’ai l’habitude d’être habituée au meilleur donc je n’arrive pas à m’habituer à moins bien et moi j’ai l’habitude qu’on ne me vole pas.

On m’a spoliée, voui (voix dramatique) je n’aime pas ça du tout (voix furieuse) et je me sens malheureuse (voix déprimée)

Kisséki m’a pris mon printemps adoré ? hein ? qui ?

Parce que passer directement de l’hiver à un été précoce avec un thermomètre qui affiche 28 degrés et un soleil de plomb en plein mois de mars… mmmouais, bon, je ne vais pas faire la difficile, je tolère parce que je suis gentille donc pourquoi pas.

Mais passer en 24 heures d’un été précoce à un regain d’hiver avec 8 petits degrés en avril, sans oublier la pluie, la grêle et toussa, toussa, là je dis non; pas d’accord, pas acceptable.

Qu’on me rende mon printemps bien aimé, avec ses douces soirées, les explosions de fleurs et les valses des papillons. Mais qu’on me restitue le parfum de mon chèvrefeuille et mon heure bleue quand je m’assoie le soir sur ma pierre dédiée. Qu’on me laisse savourer le chant du rossignol la nuit.

Mais, que ce passe t-il, le temps semble se radoucir ? Je vais enfin avoir mon précieux printemps ?

Que nenni ! Me voilà d’un coup en plein été, j’ai eu droit aujourd’hui à un bon 32 degrés un 15 mai, le soleil a cuit mon basilic qui dans son pot ne rêvait que d’un peu d’eau fraiche et de tendresse…. Pfff

Je veux mon printemps ! Je le veux, je le veux ! (tapage de pieds par terre) Nonmého ! car la frustration ne me sied pas au teint et puisque c’est comme ça, j’ai envie de bouder moi ! je me mets en mode « boudage » et voilà, na !

PLAISIRS MULTIPLES

Des photos, des textes, des lectures, des artistes extrêmement sympathiques, faut pas s’en priver ! De plus il fait tellement beau et doux à Montpellier… Je dis ça comme ça… N’allez pas vous imaginer que j’essaie de vous donner davantage l’envie d’avoir envie, non, non, non, ce n’est pas mon genre. C’est juste pour vous donner l’envie folle furieuse d’y aller et comme disait Wilde (je crois) le meilleur moyen de se délivrer de la tentation c’est d’y céder… Et hop, y’apluka…

Pour la clôture de l’exposition des photographies d’Alain Mouton, Philippe Castelneau et Louise Imagine, la revue La Piscine vous invite à une séance de lectures, dédicaces de la revue par leurs auteurs mais aussi des ouvrages des piscinistes : Tu amarres les vagues de Louise imagine et Sabine Huynh (JFE), L’appel de Londres de Philippe […]

via Rencontres, lectures, dédicaces le 26/04 à Sauramps Odyssée, Montpellier — la piscine – Revue graphique et litteraire –

Rouge soleil

fevrier-2016-028Il y a quelques années je suis partie 5 semaines au Vietnam avec une bande de copains. Un road trip sur mesure que nous avons concocté aux petits oignons (rissolés) et nous avons parcouru  avec bonheur le pays dans tous les sens.

Cette année là il faisait exceptionnellement froid dans les belles régions du nord. Nous nous sommes carrément gelés. Il faisait si froid que nous avons du acheter des vêtements chauds et les copains avec leur carrure européenne ont eu du mal à trouver leur taille, quelques uns ont du faire preuve d’un détachement certain en ce qui concerne leur look. J’en garde des photos compromettantes au cas où je serai obligée de ressortir des « dossiers ». (abomifreuse je suis n’est ce pas ? )

En revanche nous nous sommes carrément déshabillés (ou presque) dans le sud pour du rissolage en bande organisée.
Et voilà une tribu de joyeux copains au bord d’une piscine pour une journée de repos bienvenue afin de profiter aussi du farniente, des baignades et regarder pousser les bambous.
Il est midi, mais les amis déclarent qu’il est trop tôt pour aller déjeuner. On n’est pas bien dans cette superbe piscine ? Oh oui ! Gros soupir général de satisfaction…

On reste encore ? On reste encore ! Sauf 2 affamés qui partent manger (tant pis pour eux).
Je sors de l’eau et m’allonge sur un transat bien confortable sous un grand parasol qui me faisait de l’oeil depuis un moment. Je couvre même mes petons bien aimés d’une serviette car je pressens que le temps passant ils risqueraient de se retrouver sous le soleil brulant.

Làààà, voilàààà, C’est parfait. Tout comme il faut. Trop bien quoi ! Je ferme les yeux pour une petite sieste matinale pleinement assumée et je manifeste ma satisfaction par de grands et beaux soupirs non dissimulés et si intenses qu’ils font marrer les copains. Il y en a un qui ne résiste pas et qui me photographie pour que je n’oublie pas.
T’inquiète, je n’oublierai jamais.

20 minutes plus tard (Oui ! seulement 20) Je sens que mes chevilles me chatouillent.  Que vois-je ? Une belle couleur rouge vif pile poil entre l’ombre du parasol et la serviette. Je n’en crois pas mes yeux, euh, je veux dire, mes pieds, un méga coup de soleil aussi violent en si peu de temps ? C’est une blague hein ? Dites moi que c’est une blague ! Ben nan !

Vous savez ce que ça fait un gros coup de soleil vietnamien aux chevilles ? ça fait vraiment très mal ! ça brûle, ça fait des cloques, ça fait un oedème, ça ne supporte même pas le terrible poids d’un léger paréo, ça fait mal à chaque pas. Si, si, je n’exagère pas. Et puis après ça pèle… Beurk.

Les copains photographient encore, pour que je n’oublie pas « avant » (soupirs de bonheur) et « Après » (soupirs de douleur) ! Merci les potes. Souvenir cuisant, c’est sûr puisque je n’ai toujours pas oublié..
Allez hop, tous au restaurant de l’hôtel, je sais déjà que je vais engloutir une salade vietnamienne géante et en dessert un che chuoi bien sucré. C’était le minimum pour me consoler car je ne vais pas en plus me laisser dépérir hein !

Cucul fleuri

Séville 2014Je la regarde se promener tranquillement dans le jardin, elle n’omet pas de respirer avec soin le parfum de chaque fleur, s’amusant à les frôler juste ce qu’il faut pour que ça fasse comme une caresse. C’est une épicurienne je dis.

Vient le moment inévitable où elle s’allonge dans l’herbe, offrant son corps au soleil. Je la sens toute douce et moelleuse et elle ferme les yeux de plaisir avant de s’offrir une petite sieste bienfaisante. D’instinct elle connait les bonnes choses de la vie, c’est sûr, pas besoin de lui apprendre, je suis fière d’elle.

Avant de rentrer à la maison elle va s’asseoir de longues minutes à l’ombre des buissons fleuris puis elle s’approche quêtant mes mots doux et mes câlins et lorsqu’elle daigne enfin entrer dans la maison, elle se tourne pour me montrer fièrement son magnifique cucul fleuri de l’indigo du Plumbago qu’elle sème en toute quiétude sur le lit où elle s’allonge avec un soupir de contentement et d’où elle me regarde en ronronnant.

Parfois je voudrai bien être un chat au cucul fleuri…

Désir

soleilJe lui plais c’est sûr. Il est là, près de moi, il me tourne autour, il est plein de désir c’est clair. Il est dans la séduction et je le comprends car je sais que je suis naturellement séduisante et même, osé-je l’avouer, très appétissante, que voulez vous, moi je suis du genre tendre et sucrée, c’est difficile de me résister, mais il faut que je sois honnête et que je lui fasse nettement comprendre que je souhaite qu’il s’en aille.
Je ne cherche en rien à attiser sa convoitise, mais il fait fi de mes rebuffades, il pousse même l’audace à aller jusqu’à me narguer. S’il croit que c’est comme ça qu’il va réussir à me convaincre de me laisser faire il se trompe lourdement.
Il me cherche, il me convoite sans dissimuler son envie mais je n’en ai cure. Pensant que je serais sensible au jeu du chat et de la souris il fait mine de partir mais revient bien vite voyant que son stratagème ne fonctionne pas. Dommage, j’ai bien cru qu’il allait enfin me laisser tranquille, mais ce coquin me veut absolument.
Je dirais même que je me sens un peu comme un macaron (de chez Cabiron évidemment)
Il profite d’un instant d’inattention et oups ! c’est fait ! il me voulait à tout prix, et… Il m’a eue.  Et puis, c’est l’amour vache : ça fait mal, ça pique, ça gratte !
Mais comment un si petit moustique peut il arriver à lui tout seul à enquiquiner autant quelqu’un qui fait quelque millions de fois sa taille ? Mais Aïeuuuh, enfin !

Photo : Philippe Castelneau

Voulez-vous…

P1020610Voulez vous monsieur, aux soirs de soleil rose, me montrer le chemin sous les vignes, attendre à mes côtés l’heure bleue et l’appel de la nuit.
Voulez vous mon ami m’enlacer d’un regard et me faire danser sous les étoiles.
Voulez vous mon amour choisir avec moi d’épuiser le bonheur.

Essentiel

P1020595Apprendre à lire fut pour moi une grande joie, une compréhension supplémentaire et primordiale de ce monde qui m’entourait et que je voulais connaître, comprendre et dont je voulais fortement faire partie. Une indépendance essentielle.

Je suppose que je devais avoir autour de 5 ans. Nous étions en voiture, arrêtés à un feu rouge. J’ai vu quelque chose écrit sur une devanture et j’ai essayé de décrypter mon premier mot toute seule. Lorsque j’ai découvert que les syllabes devenaient un mot qui désignait ce que je voyais, je me souviens avoir mis au moins 10 secondes pour comprendre que quelque chose de concret venait d’arriver et j’ai eu une grande révélation. Si je savais lire celui là, alors je pouvais lire tous les autres. J’ai ressenti, je m’en souviens encore très nettement, une joie absolument phénoménale, car soudain le monde m’appartenait. Désormais je pouvais savoir….

Ce premier mot, lu comme une grande, en dehors de l’école, fut « restaurant ». Etait ce un message ?
Il faut croire qu’il était prémonitoire ou devait avoir une influence car, vous commencez à me connaître un peu, la grande gourmande que je suis continue depuis à se goinfrer de lectures… Et de gourmandises. Quoi ? Qui a parlé de macarons ? Oui, Oh oui ! J’avoue, encore et toujours, mais avec parcimonie, les délicieux macarons sans gluten de chez Cabiron (qui ne m’a toujours pas adoptée, mais je vous tiendrais informés dès que ce sera fait, c’est promis).

Et si ce premier mot avait été astronaute ?… Je vous écrirais depuis Procyon ou Altaïr !