L’homme au bout du chemin

P1020456Avec mon amoureux on se perd toujours (enfin presque) je ne sais pas comment on fait, mais nous sommes très forts car ça marche à tous les coups !
J’explique ? Oui, vous en mourrez d’envie, je le vois, je le sens ! Allez, j’explique tout-bien-comme-il-faut.
Je n’ai pas le sens de l’orientation, je sais ce n’est pas original (Hé ! Ho ! On ne se moque pas ! ) Et même si mon amoureux se repère bien mieux que moi, je ne sais pas comment on fait, mais on se perd. En fait, il ne faut pas que je fasse fonction de copilote.
Lors de nos pérégrinations la plupart du temps on se perd en cours de route, souvent grâce à moi, mais moult détours et 2 heures plus tard quand 1 aurait suffit, nous retrouvons notre route, souvent grâce à lui… Jusque là tout va bien.

Là où on fait fort, c’est que nous nous perdons ensemble mais séparément, voui,voui, voui ! Ca vous laisse perplexe hein ? Je ne vais pas vous laisser sans explication, pas d’inquiétude,  je suis de bonne humeur, alors voilà un petit exemple.

Nous partons nous promener à pied, il fait beau, c’est cool, c’est sympa, et tout et tout et tout… Puis inévitablement il y a toujours un moment où il a une furieuse envie de faire des photos dans un endroit où je n’ai furieusement pas envie de perdre du temps…  Comme un bâtiment abandonné par exemple.
Donc le marché est le suivant, mon amoureux part faire toutes ses photos pendant et je continue la promenade, on se donne rendez vous dans 30 à 45 minutes.
Pendant que tu prends tes photos je vais suivre le chemin et en bout de ligne je prends à droite, on se retrouve par là, OK ? OK !
Un très long moment après j’ai déjà fait plusieurs aller/retours jusqu’à l’embranchement afin de le voir au bout du chemin, mais personne en vue. Je continue ma promenade, à pas lents sous le beau soleil de printemps, pensant qu’il va finir par me rattraper, me disant qu’il doit être à fond dans ses photos et ne voit pas le temps passer. Mais au bout d’une heure je retourne sur mes pas pour le voir arriver, ménon ! Toujours pas de chéri au bout du chemin. Je suis seule au monde.

Alors telle une princesse abandonnée par son chevalier servant, je reprends le chemin en sens inverse et toujours pas de prince chevalier chéri en vue. Je décide donc de rentrer à la maison quand soudain je le vois arriver sur son beau cheval blanc en voiture !
M’enfin ! Pourquoi est il retourné à la maison prendre la voiture ?
Je t’avais perdue me dit-il ! J’ai pris la première à droite après la rivière et je ne t’ai pas trouvée, alors au bout d’un moment je suis retourné à la maison pensant que tu y étais, ne te voyant pas j’ai pris la voiture pour te chercher.

A droite au bout du chemin mon chéri. Au bout du chemin j’ai dit, pas la première à droite !

Et c’est comme ça à chaque fois !

Je vous raconte la fois où il m’a perdue à Barcelone ? Prêt à appeler les pompiers, la CIA, le FBI, Interpol, et un prêtre ? Nan ! Je ne peux pas vous raconter ça…

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Le dernier câlin

P1000048Lundi 13 janvier 2014

… Te prendre dans mes bras encore une fois, m’installer confortablement et faire un long, très long et doux câlin. Sentir ton corps doux et tendre se blottir contre moi, ton petit museau dans mon cou, tes ronrons à mon oreille… Ne plus bouger et savourer ce moment précieux. Essayer de calmer mon coeur, mes mains qui tremblent.

Savoir que ce sera la dernière fois et pleurer, ne pas l’accepter…
Te dire les mots tendres, les mots d’amour. Te dire merci pour ces 15 années de vie commune, des années de bonheur.
Te demander pardon pour ce que je vais demander au vétérinaire et me dire que ce n’est pas possible, que tu vas aller mieux.
Plonger mon regard dans tes yeux d’or rivés aux miens, savoir que tu m’écoutes et te murmurer encore et encore tous les mots qui nous lient, être hors du temps comme pour l’arrêter.
Sursauter quand soudain ma petite voix me dit que c’est le moment de prendre la voiture pour t’emmener.
Trouver alors la force de mettre le contact et démarrer. Continuer à te parler d’amour, tout le temps, et garder ma main sur toi, pour te rassurer, pour me consoler.

Regarder le vétérinaire avec l’espoir fou d’entendre des mots qu »elle ne prononcera pas et le coeur dévasté la laisser faire son travail.
Te garder au creux de moi, ne pas cesser de te parler d’amour et de lumière, te demander pardon encore, promettre de t’accompagner jusqu’au bout.

Sentir soudain ton petit corps devenir lourd dans mes bras, comprendre que tu n’es plus là, ne plus arriver à prononcer un mot, t’embrasser encore et encore comme pour te ramener à la vie par la force de l’amour, et laisser mes larmes sur ton pelage si noir, si brillant, si doux.
Essayer de prier, me dire qu’il faudra arriver un jour à entrer en acceptation.

Je t’aime ma Clio, ma tendre,ma précieuse, mon ange de douceur, ma princesse disparue…