C’est pourtant simple

Comme nous aimons le faire de temps en temps, mon amoureux et moi avons passé un petit week-end prolongé à Paris. Youpi ! joie ! allégresse ! j’avais le sourire en banane et il parait que ça me va bien au teint…

Le samedi soir nous avions embarqué la fille ainée de mon chéri qui poursuit ses études dans la capitale pour une petite soirée parisienne. D’abord une escale gourmande s’imposait dans un petit restaurant puis nous sommes partis à la recherche d’un spectacle. Mon amoureux n’est pas très fan de théâtre, et il est plutôt « Shakespeare » quand moi je préfère les comédies. Il n’a pas trop envie d’y aller, mais coincé entre sa fille et sa chérie il consent. Il est comme ça, c’est un homme au coeur généreux qui n’hésite pas à se sacrifier pour les femmes de sa vie.

Nous nous promenions dans le quartier animé de la Gaîté où nombre de théâtres affichent hélas complet et je commençais à dépérir de chagrin, ma banane disparue, au bord du désespoir désespéré, n’imaginant pas ma soirée sans ce petit plus que j’aime tant trouver à Paris.
Mais ouf ! Un peu plus loin le Théâtre Edgard, que je ne connaissais pas, propose encore quelques places pour « C’est pourtant simple » dont je vous donne ci-dessous un petit résumé trouvé sur internet. J’affiche de nouveau une belle banane de compet’ (oui parfois je suis comme les petits qui passent du rire aux larmes en 2 secondes) :

« Alors que la fantasque Simone Vanier (Marion Game), ex jeune première au théâtre, multiplie les coups d’éclats dans le quartier pour trouver l’inspiration et écrire son come-back sur scène, sa fille Louise (Virginie Stevenoot) dépassée par les événements, lui recherche une aide à domicile… Evidemment, ça fait des étincelles ! Mais pour compliquer un peu plus la vie de famille, Henri Bordier (Emmanuel Vieilly), gendre de Simone cache à sa femme Louise l’existence de sa fille, la jeune et belle Stéphanie (Elisa Azé) Mais la voisine Madame Pinson (Geneviève Gil) et son caddie rempli de Prozac débarquent devant leur porte fracturée : Ils viennent d’être cambriolés !.. »

Le but est de passer un moment sympa, les critiques sur internet sont positives, alors on verra bien et hop, 3 billets plus tard nous voilà installés sur les banquettes (que nous rêvons aussitôt de transformer en fauteuils club pour popotins délicats) mais en attendant l’ouverture j’ai quelques doutes : Va-t-on s’ennuyer ? J’espère que non, oh non, non… pas çaaaaa !!! rhaaaaa !!!!
Va-t-on va rire, ou au moins sourire ? J’espère que oui, oh oui, oui… Je ne voudrais pas que mon amoureux se soit sacrifié pour rien…

La pièce commence, chut, silence, applaudissements. Le spectacle dynamique, gai et bon enfant doit beaucoup au jeu des acteurs, notamment à la succulentissime Geneviève Gil qui a fait bien rire toute la salle et qui m’a particulièrement régalée. J’ai adoré également les petites improvisations car la salle étant très petite j’étais suffisamment proche de la scène pour pouvoir lire dans les yeux des acteurs, partager leur complicité, m’amuser des « trous » rattrapés à la volée, voir leurs étonnements et leurs rires plus ou moins maîtrisés, cela fait partie de mon plaisir au théâtre.

Verdict ? Cétoubon ! La pièce terminée nous sommes tous contents. Nous avons passé un bon moment vraiment très agréable.
Il est vrai que je suis bon public, donc il ne fallait pas vous attendre à une critique bien argumentée de ma part (pas la compétence pour, pas l’envie…) Moi c’est comme avec les marguerites, j’aime un peu, beaucoup, passionnément ou je n’aime pas.

Bref une petite soirée parfaite pour oublier l’espace d’un moment les tracas de la vie quotidienne… Un petit plus : Le personnel du théâtre est très sympathique.

Week end parisien réussi et une Lady L toute contente.

Publicités

Essentiel

P1020595Apprendre à lire fut pour moi une grande joie, une compréhension supplémentaire et primordiale de ce monde qui m’entourait et que je voulais connaître, comprendre et dont je voulais fortement faire partie. Une indépendance essentielle.

Je suppose que je devais avoir autour de 5 ans. Nous étions en voiture, arrêtés à un feu rouge. J’ai vu quelque chose écrit sur une devanture et j’ai essayé de décrypter mon premier mot toute seule. Lorsque j’ai découvert que les syllabes devenaient un mot qui désignait ce que je voyais, je me souviens avoir mis au moins 10 secondes pour comprendre que quelque chose de concret venait d’arriver et j’ai eu une grande révélation. Si je savais lire celui là, alors je pouvais lire tous les autres. J’ai ressenti, je m’en souviens encore très nettement, une joie absolument phénoménale, car soudain le monde m’appartenait. Désormais je pouvais savoir….

Ce premier mot, lu comme une grande, en dehors de l’école, fut « restaurant ». Etait ce un message ?
Il faut croire qu’il était prémonitoire ou devait avoir une influence car, vous commencez à me connaître un peu, la grande gourmande que je suis continue depuis à se goinfrer de lectures… Et de gourmandises. Quoi ? Qui a parlé de macarons ? Oui, Oh oui ! J’avoue, encore et toujours, mais avec parcimonie, les délicieux macarons sans gluten de chez Cabiron (qui ne m’a toujours pas adoptée, mais je vous tiendrais informés dès que ce sera fait, c’est promis).

Et si ce premier mot avait été astronaute ?… Je vous écrirais depuis Procyon ou Altaïr !

Chicagoan gourmandise

The Cheesecake Factory J’ai fait une infidélité à mes bien-aimés macarons sans gluten de chez Cabiron !

Et oui, je dois tout avouer, sans rouge aux joues, sans remord ni regret. Mais faut me comprendre, cépamafote ! C’était carrément de la provoc, et moi je ne peux pas résister. Faible je suis !
Et puis c’est presque comme si ça ne compte pas car ça s’est passé à Chicago, j’estime que plus de 7 000 km de distance c’est vraiment loin de mes macarons préférés…Quoi ? comment ça loin des yeux, loin du coeur ? Moi de je dis faute avouée est à moitié pardonnée (c’est vraiment bien cette formule, parce que je crois que j’en ai d’autres à avouer… 😳 )

Nous passons devant le Cheese Cake Factory, ça tombe bien car nous avons faim. Il est un peu tôt, mais étant constamment en plein jet lag au fur et à mesure des changements de fuseaux horaires, on ne se pose pas de question.
Nous demandons à l’accueil s’il y a des plats sans gluten. Yes ! Il y a même une carte dédiée, ça c’est cool ! Je frétille de joie ! Je frémis de bonheur en passant devant la vitrine où s’alignent des cheese cakes somptueux, dans ma tête ça chante comme une cigale au soleil ! Bref, I’am happy, je vais avoir un vrai dessert comme tout le monde !
Qui a dit que je suis gourmande ? Oui bon c’est vrai, si peu, juste un tout petit peu…

Le serveur nous reçoit très agréablement et nous propose de le suivre pour nous installer. J’ai l’impression d’entrer dans un gâteau ! le style art déco est surprenant, mais très chaleureux. Je suis DANS un cheese cake géant ! Parfois les rêves deviennent réalité !

Carte normale pour mon amoureux qui n’aura que l’embarras du choix. Mini carte spéciale pour moi avec des propositions alléchantes.
Notre serveur est très sympathique et prévenant, veillant à ce que rien ne puisse contaminer mes couverts ou mon verre, prenant grand soin à me rassurer en m’expliquant en détail que les plats élaborés sans gluten sont garantis. Il n’y a pas trop de monde pour l’instant, nous prenons le temps de discuter et de rire, la France le fait rêver et nous lui souhaitons de pouvoir venir visiter notre pays…

J’opte pour un hamburger maison AVEC le pain ! Si ! Si ! j’insiste, c’est important alors je le répète, AVEC le pain, préférant me priver totalement des différents pains sans gluten qui m’écoeurent dès la deuxième bouchée.
N’ayons pas peur des mots, je suis une frustrée du pain. Pour avoir été moult fois déçue, je suis donc quand même un peu dubitative quant à la qualité et la texture du pain que l’on va me servir.
Cette fois je suis très agréablement surprise, c’est presque comme du vrai pain ! De plus la viande est parfaite et les légumes bien frais. Je me régale et n’en laisse pas une miette !
C’est copieux et il ne reste plus de place dans mon bidou, mais…… sur ma carte il y a un cheese cake chocolat qui n’attend que moi. Vous me comprenez quand je dis que c’est de la provoc, parce que frustrée du gâteau je suis également. Je ne fais donc aucun effort pour résister, sans même l’ombre d’une pensée pour mes chers macarons adorés.

Mon chéri ne résiste pas non plus et porte son choix sur un vanille – griottes.
Les cheese cakes arrivent, ils sont énormes… Beaux… Mais énormes… Mais si beaux ! Avec courage et détermination nous attaquons nos desserts. Mhhhh ! Miam ! Ahhhh ! Ohhhh ! Soupirssss ! Délectation ! Un gâteau sans gluten qui a le goût d’un vrai, c’est jouissif après des années de privation. Je n’arriverais pas à le terminer, à mon grand désespoir, mais je n’en ai pas laissé beaucoup hein, faut pas exagérer !

Je reviens à la réalité et constate que maintenant le restaurant est bondé au point de ne plus savoir où se trouve la sortie. Repus nous avons du mal à nous extraire de notre confortable booth et nous nous demandons si nous allons arriver à marcher sans nous transformer en culbutos ! Mais ce ne sont pas des cheese cakes qui vont arrêter deux valeureux français visitant Chicago ! Nous nous regardons, on y va ? Oui, allez, Go !

Il faut que je sois honnête, le meilleur cheese cake sans gluten de l’univers est incontestablement celui que mon amoureux me concocte avec amour. Quand il m’apporte fièrement son gâteau, heureux de me faire plaisir, ça chante de bonheur dans ma tête et dans mon coeur aussi…