La femme de Zorro

FullSizeRenderDernièrement je me suis investie d’une mission primordiale.Je suis devenue mère de famille très nombreuse en deux secondes (Très rapide je suis n’est ce pas ?).

Je vous raconte tout parce que je sais que vous et moi, nous nous comprenons bien. Deux adorables mésanges plongeaient en aller-retours incessants dans mon mûrier pour se fabriquer un petit nid, roucouler, faire des galipettes sous la couette et des bébés.

Je m’en réjouissais jusqu’à ce que mes chats d’amour un peu trop concentrés sur MES oiseaux fassent bondir le coeur de la femme de Zorro qui sommeille en moi (oui, oui, n’ayons pas peur des mots justes). Vite, je cours, que dis-je ? Je volette ! Je saute sur mon blanc destrier escabeau pour les sauver des griffes fatales de mes félins.
Allez hop ! Aidage par mon Zorro à moi amoureux et  grimpage dans le mûrier, accrochage d’un grillage protecteur, et observage camouflée derrière mon masque store. Yessss ! Ca marche. Me voilà mère de famille nombreuse.

Ma vie peut être parfois follement trépidante ! Progéniture abondante et création d’un chef d’oeuvre protecteur, tout ça dans la même demi heure ? Si ! Si ! Nouveau petit soleil dans mon époustroublant paysage.

Pour nourrir sans se lasser mes leurs rejetons piaillant chaque jour plus fort,  mes jolies mésanges s’élancent dans le mûrier le bec fièrement orné d’une belle chenille dodue ou d’un vers potelé, accueillies par une nichée de plus en plus bruyante

Hier MES « petits » étaient déchainés, je me doutais que les enfants oisillons allaient bientôt s’envoler et ma crainte, vous l’avez deviné, était qu’ils tombent et fassent le régal de mes coquins de chats.
Regardez dans l’arbre, là, oui juste là, vous le voyez ? Câlinou est devant le grillage empêcheur d‘attrapage de mésanges, ne quittant pas des yeux le nid convoité.

Pensant que le grand départ était pour le lendemain je me suis promis de garder les chats dans la maison par sécurité.
Peine perdue, quand je suis retournée au nid, il était déjà vide. Papa et maman mésanges avaient mené à bien leur mission… Et la femme de Zorro moi la mienne. Yeahhhh ! Joie dans mon petit coeur !

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Voleuse

IMG_0899J’avoue tout ! Je dois alléger ma conscience car j’ai commis un forfait.

Voleuse je suis ! Entendez vous mon gros petit soupir dépité ? Voyez vous ma mine contrite ?  Comme cet inconnu sur la photo, il vaut mieux que je masque mon visage… Pour arriver à cacher ma joie, et ouais !

A la nuit tombée je suis allée les voler. J’ai même entrainé mon amoureux, je lui ai fait mes « yeux de chat potté » et j’en ai fait mon complice en 2 secondes chrono. Désormais nous sommes liés par l’amour et par le crime !
Allez hop ! Direction le dernier petit bout de terrain pas encore construit dans mon avenue, mais c’est pour très vite car le chantier va bientôt commencer.

19h30, l’heure du crime ! Il fait nuit, mais nous sommes bien éclairés par les lampadaires et la pharmacie. Mon compagnon demande où il doit creuser. On choisit avec soin et il y va fort car faut faire ça comme il faut (C’est qu’il est costaud ! C’est le plus fort et le meilleur, sans exagérer)
Je jette quand même un petit coup d’oeil aux passants car il est écrit en gros sur mon front « Future locataire de prison » et même que ça clignote autant que l’enseigne de la pharmacie.
J’ai le coeur qui bat vite et une fois mon butin dans la cagette j’ai juste envie de rentrer très très vite à la maison pour nous mettre à l’abri. Mais il faut quand même faire 40 mètres et j’essaie donc de prendre l’air dégagé et innocent d’un chaton à chaque fois que je croise quelqu’un ou une automobile. Je fais comme si de rien n’était, malgré mon front de fautive qui continue à clignoter à en rendre jalouses des guirlandes de Noël…

Ouf ! Ayé ! Je ferme vite la porte avant qu’un gendarme ne vienne arrêter la criminelle que je suis.

J’ai volé, oui , oui, j’ai volé ! Et pas n’importe quoi. Le butin valait le risque. j’ai fièrement volé des jonquilles sauvages qui vont bientôt être détruites lorsque les tractopelles vont passer. Je les ai replantées et je leur ai donné pour mission de bien se porter pour faire honneur à leurs copines bientôt disparues.
Je crois qu’elles sont d’accord car elles commencent déjà à reprendre un peu de vigueur après ce transit forcé et je les encourage tous les jours avec des mots doux.

J’ai encore quelque chose à avouer.
J’avoue tout ? Oui ? Ok ! Mais c’est parce que c’est vous hein ! Je sais que je peux compter sur votre discrétion…
Je l’avoue, si je m’écoutais, j’irai bien en voler encore quelques unes. Une « voyouse » je suis, une vraie « bandite ». Citadine BCBG j’étais, délinquante rurale je suis devenue. Irrécupérable quoi.