Orages sur Séville

_DSC4558A Séville je me suis faite attaquée .
Je discutais tranquillement avec mon amoureux lorsque soudain quelque chose me frôle brusquement me faisant sursauter. Je ne comprends même pas d’où cela peut venir, mais mon amoureux éclate de rire et me dit de regarder par terre.
Je regarde au sol et je vois, éclatée, affalée, abandonnée à la terre nourricière qui reprenait son bien, l’orange sévillanne, belle, énorme, lourde et juteuse.

Nous levons les yeux et très sagement, mais rapidement, nous décidons de ne pas provoquer la colère de l’oranger dont nous avions emprunté l’ombre : une pluie d’oranges bien mures menaçait.

Et oui, dans la belle citée andalouse il pleut des oranges, je n’invente rien. C’était ma première pluie d’oranges mais pas la dernière. Nous avons subi par la suite d’autres assauts, notamment lors d’une dégustation de tapas, mais toujours avec amusement car les oranges ont toujours raté les petits français ! Elles n’ont pas de radar intégré, ouf, parce que sur ma tête, aïe ! Euhhh… Non, même pas en rêve !

J’imagine qu’il va falloir que j’aille revoir la belle Séville lorsque tous ses orangers sont en fleurs… Je sais déjà que c’est avec volupté que je me délecterais de cette délicieuse et abondante offrande de parfum.

Gourmande ? Oui, complètement et j’assume ! Au fait, Cabiron, qui ne m’a toujours pas adoptée le sapajou, a créé de fabuleux macarons à la fleur d’oranger qui me font me pâmer… *Soupirssss* …

Muy bien

Seville 2014Une longue semaine de vacances. Vous imaginez mon calvaire ? Je vous fais une petite synthèse pour que vous preniez l’aune de ma souffrance. Le soleil, la chaleur, les promenades, les visites culturelles, la beauté du site, les bisous avec mon amoureux, les tapas (sans gluten), Les sympathiques tabernas, les mots qui chantent même si je ne les comprends pas, les doigts de pieds parfois en éventail, mais parfois fatigués par nos virées sévillanes, une semaine de torture je vous dis !

Le triangle que mon décolleté laissait entrevoir fut blanc, mais ça c’était avant ! Maintenant c’est un triangle rouge que je promène parce qu’à Séville il a fait grand soleil durant cette semaine enchantée et enchantante.
Le nez ? ça va ! rose, mais pas trop ! Les bras ? Pareil ! Ils ont fait concurrence à certains fuchsia, mais ça va mieux.

Le plus amusant ? Les tâches de rousseurs sur mon petit minois, discrètes en hiver, elles se révèlent dans toute leur splendeur dès les premiers soleils et à Séville il devait y avoir « très beaucoup de soleils » un peu partout dans les cieux !

Pfffiou ! Je suis fatiguée moi ! Allez, siesta española más !