Une furieuse envie…

Mon amoureux a toujours une furieuse envie d’écrire. Un voyage en amoureux à Londres et hop ! Encore un livre édité, cette fois-ci chez publie.net, en numérique pour l’instant, la version papier est prévue pour fin juin (Je vous tiendrai au courant, bien évidemment) Je vous laisse lire ci-dessous ce qu’en dit l’éditeur, moi faut que j’aille frimer parce que là je n’en peux plus tellement fière de lui je suis !

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[NOUVEAUTÉ] L’appel de Londres, de Philippe Castelneau

Rock’n’roll ! L’appel de Londres, de Philippe Castelneau, est désormais disponible et téléchargeable sur toutes les librairies en ligne. L’appel de Londres est à la fois géographique et musical : au prétexte d’une visite de quelques jours, Philippe Castelneau élabore un journal de ses déambulations londoniennes. Mais les villes que l’on arpente sont, comme souvent, nappées de souvenirs, et l’écriture se mélange aux récits de l’enfance, de l’adolescence, au saut dans le vide de l’âge adulte. À l’instar d’un certain Docteur bien connu des amateurs de séries télé britanniques, Philippe Castelneau sonde le temps et l’espace, invoque Dylan Thomas et Sid Vicious, croise Alan Moore et les Beatles, se souvient d’Oscar Wilde et des Smiths. La ville elle-même est une errance : arpenter Londres et c’est Tokyo qu’on revoit, c’est Paris qu’on respire, Manchester qu’on fredonne. Philippe Castelneau s’approprie les codes de Publie.rock et se sert à son tour de la musique et de la culture pop comme d’une langue pour se raconter lui, en creux, avec pudeur et élégance, dans un voyage sincère, vivant. car-appel-londresChers lecteurs non-abonnés à Publie.net  L’appel de Londres  est désormais publié, je vous invite à découvrir un exemple de ressources de l’espace abonnés. Pour ce livre, Guillaume Vissac et Matthieu Hervé, qui ont fait la préparation éditoriale, ont également lu des chapitres du livre, imaginé une carte de Londres mettant en scène quelques-uns des endroits cités dans le texte, tandis que Philippe Castelneau, en collaboration avec Lilac Flame Son, créait une vidéo-lecture dont vous pourrez voir qu’elle est accompagnée d’une pochette de son cru.

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La rage au ventre

taikoAvril 2008, je suis au Japon. J’ai visité des lieux merveilleux du nord au sud. Les temples, les jardins, les atmosphères, les onsens, les parfums, Les sakura, les saveurs…  J’ai fait le plein de calme, de zenitude, de thé vert, de nuits futonesques (Aïe ! ) J’en ai pris plein les mirettes et plein le coeur. Maintenant retour à la civilisation. Les derniers jours de mon voyage sont réservés à Tokyo. Cette ville gigantesque est surprenante et fascinante, je veux tout voir de cette mégapole. Faudra que j’y retourne, c’est sûr…

J’ai depuis longtemps envie d’assister à un concert de Taiko car j’aimais déjà les entendre et les voir à la télévision, alors j’imagine qu’en vrai ce doit être très-beaucoup-plus-mieux-bien.
Quand je dis que j’ai de la chance, c’est vraiment vrai. Un concert est prévu demain à l’Opéra. Vite prendre un billet en espérant que ce ne soit pas complet. Je me mélange très vite les kanji alors je fais intervenir mes amies Yumiko et Midori qui, depuis Kyoto, arrivent miraculeusement à me trouver un billet qui m’attend à la conciergerie de mon hôtel. Elles sont fortes mes copines !

Le lendemain soir j’arrive à trouver l’Opéra de Tokyo,  et croyez moi, c’est déjà pas mal car le sens de l’orientation et moi…. Euh ! Comment dire ? … En fait ça ne se dit pas quoi !
Je m’installe, j’admire les wadaiko qui attendent leurs musiciens dans la pénombre de la scène, et  j’observe les japonais autour de moi et leurs façons de se comporter, c’est très intéressant.

Puis la salle s’assombrit et la scène apparaît en pleine lumière, les tambours sont encore plus beaux. J’entends une présentation en voix off en japonais, puis, fort heureusement pour moi, également en anglais, le concert commence et l’incroyable s’accomplit.

Au fur et à mesure des prestations des différents artistes sur les daikon et différents tambours, le concert monte en puissance au même rythme que les émotions enfouies se frayent un chemin en moi. J’en ai des frissons et lorsque les deux magnifiques taikomen entrent en action sur leur immense tambour cela me prend aux tripes.
D’énormes colères intérieures enfouies bien profondément cherchent à s’exprimer et j’ai la rage au ventre et l’amour au coeur. Mes larmes resteront en attente bloquées par je ne sais quelles barrières, mais je vibre. Mon corps entier est en vibrations, il est tout à la fois en violence et en douceur. J’en tremble. Je suis l’homme et le taiko, je suis le son et l’air, je suis la lumière et l’invisible. Je suis l’amour et la peur, je suis la poussière et l’infini. Je suis vie et je suis musique. Je suis prière et enchantement. Les pieds sur terre, ancrée devant le tambour géant, ma sensibilité cognant de toute sa force la peau tendue du taiko, et la tête levée vers le ciel, l’âme en bandoulière…

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