Rouge soleil

fevrier-2016-028Il y a quelques années je suis partie 5 semaines au Vietnam avec une bande de copains. Un road trip sur mesure que nous avons concocté aux petits oignons (rissolés) et nous avons parcouru  avec bonheur le pays dans tous les sens.

Cette année là il faisait exceptionnellement froid dans les belles régions du nord. Nous nous sommes carrément gelés. Il faisait si froid que nous avons du acheter des vêtements chauds et les copains avec leur carrure européenne ont eu du mal à trouver leur taille, quelques uns ont du faire preuve d’un détachement certain en ce qui concerne leur look. J’en garde des photos compromettantes au cas où je serai obligée de ressortir des « dossiers ». (abomifreuse je suis n’est ce pas ? )

En revanche nous nous sommes carrément déshabillés (ou presque) dans le sud pour du rissolage en bande organisée.
Et voilà une tribu de joyeux copains au bord d’une piscine pour une journée de repos bienvenue afin de profiter aussi du farniente, des baignades et regarder pousser les bambous.
Il est midi, mais les amis déclarent qu’il est trop tôt pour aller déjeuner. On n’est pas bien dans cette superbe piscine ? Oh oui ! Gros soupir général de satisfaction…

On reste encore ? On reste encore ! Sauf 2 affamés qui partent manger (tant pis pour eux).
Je sors de l’eau et m’allonge sur un transat bien confortable sous un grand parasol qui me faisait de l’oeil depuis un moment. Je couvre même mes petons bien aimés d’une serviette car je pressens que le temps passant ils risqueraient de se retrouver sous le soleil brulant.

Làààà, voilàààà, C’est parfait. Tout comme il faut. Trop bien quoi ! Je ferme les yeux pour une petite sieste matinale pleinement assumée et je manifeste ma satisfaction par de grands et beaux soupirs non dissimulés et si intenses qu’ils font marrer les copains. Il y en a un qui ne résiste pas et qui me photographie pour que je n’oublie pas.
T’inquiète, je n’oublierai jamais.

20 minutes plus tard (Oui ! seulement 20) Je sens que mes chevilles me chatouillent.  Que vois-je ? Une belle couleur rouge vif pile poil entre l’ombre du parasol et la serviette. Je n’en crois pas mes yeux, euh, je veux dire, mes pieds, un méga coup de soleil aussi violent en si peu de temps ? C’est une blague hein ? Dites moi que c’est une blague ! Ben nan !

Vous savez ce que ça fait un gros coup de soleil vietnamien aux chevilles ? ça fait vraiment très mal ! ça brûle, ça fait des cloques, ça fait un oedème, ça ne supporte même pas le terrible poids d’un léger paréo, ça fait mal à chaque pas. Si, si, je n’exagère pas. Et puis après ça pèle… Beurk.

Les copains photographient encore, pour que je n’oublie pas « avant » (soupirs de bonheur) et « Après » (soupirs de douleur) ! Merci les potes. Souvenir cuisant, c’est sûr puisque je n’ai toujours pas oublié..
Allez hop, tous au restaurant de l’hôtel, je sais déjà que je vais engloutir une salade vietnamienne géante et en dessert un che chuoi bien sucré. C’était le minimum pour me consoler car je ne vais pas en plus me laisser dépérir hein !

Le soleil a rendez vous avec la lune

chat-L-1J’ai failli me noyer! SI, si, je ne mens pas. Mais vous me connaissez, il s’agit d’une noyade particulière sinon ce n’est pas rigolo.

Je vous raconte. Imaginez moi un vendredi matin, je me lève très très tôt et je me régale avec une bassine d’un délicieux thé vert que j’affectionne tout particulièrement. Ceux qui me suivent savent que je suis une « théieuse ».  Revigorée par ce délicieux breuvage, je prends la route, 1 heure après je rentre sur l’autoroute avec la ferme intention de m’arrêter dans quelques temps sur une aire de service pour vidange obligatoire du précieux liquide si joyeusement avalé. Déjà je sais que vous commencez à comprendre où je veux en venir, je suppose que vous pensez déjà aux toilettes inondés ou quelque chose dans ce style… Eh non !

Donc au bout de 2 heures de route je commence à guetter le panneau avec le petit logo signalant les lieux d’aisance lorsque je rentre dans un embouteillage de seulement 8 km pour cause de travaux. Me voilà à l’arrêt total, je me dis que ce n’est pas énorme donc pas de problème, ça roulera dans peu de temps. Une heure plus tard je commence à me faire du souci : J’ai parcouru moins de 2 km.

D’abord je serre les fesses, puis les cuisses, ensuite je serre tout ce que je peux et j’invoque la loi de l’attraction pour trouver un petit coin tranquille. Evidemment sur ce petit embouteillage qui durera « seulement » 4h30 il n’y a pas un seul pipi room, chiotte à la turque, vespasienne, latrines, pot de chambre, goguenot, un buisson accueillant… Nada ! Rien ! Que dalle !

Plus tard encore je sens que je frise la noyade et je me surprends à rêver de couches culottes (A ce point là, vous mesurez probablement le degré de désespoir qui était le mien). Vient le moment où ce n’est  plus supportable. Je prie le ciel et tous les saints, j’invoque même le dieu des WC et la déesse du pipi mais il doivent être sourds… Pas de miracle en vue !
Je vais me noyer, c’est sûr ! La jauge est au niveau des amygdales et dans quelques minutes il sera trop tard…

Soudain que vois je ? Un espace de secours avec le beau téléphone orange pour les urgences urgentes ! Et là, moi je le dis, je le crie, haut et fort, c’est trèèèès urgent !
Allez ! Hop ! ni une, ni deux, ma survie en dépend, même pas peur, n’en déplaise aux mécontents je dirige avec autorité ma voiture entre les files pour passer de la voie de gauche à celle de droite. J’arrive pile poil devant le téléphone orange déjà occupé par un petit camion et une voiture au moteur fumant, je ne serais pas seule mais « tant pire » Je veux vivre, Vite, j’ouvre les portières avant et arrière et… Je m’accroupis pour enfin évacuer quelques dizaines de litres de pipi sur le bitume brulant.

Ah ! Que ça fait du bien ! Oh quel bonheur ! Et comme c’est bizarre… Je me moque totalement des mines réjouies des camionneurs là haut très contents de leur vue sur mon popotin. C’est que j’ai failli me noyer moi !
Il faut croire que ce c’est le destin, ce jour là le soleil avait rendez vous avec ma lune.

Je ferme les portières, une jeune femme vient vers moi tremblante et paniquée, Je me dis qu’elle a peut être frôlé la noyade elle aussi, mais c’est son moteur qui frise l’apoplexie et elle ne sait pas quoi faire. Etant « au sec », saine et sauve sans risque d’explosion de vessie et je me sens soudain d’une bonté infinie. Les véhicules dans le bouchon roulent tellement pas peu, j’ai tout mon temps. Je lui fait ouvrir le capot et après quelques conseils, me semble t-il judicieux, je reprends le volant, me remets dans la lente et interminable file, cette fois sans craindre la noyade, patientant encore et encore et… encore. Je mets mes CD et je me détends enfin,

J’ai perdu 4h30 sur l’autoroute, mais j’ai fait un fabuleux pipi du tonnerre de Zeus immortalisé par les caméras de surveillance ! Plus rien de grave ne peut m’arriver maintenant, je fais même un clin d’oeil au routier qui n’a rien loupé de ma résurrection ! Elle est pas belle la vie !
photo internet

Je me souviens

phone juillet 2013 305Dans le clair obscur du jour qui s’enfuit je me souviens. C’était il y a longtemps je crois. La vie m’a fait envie. C’était un moment si intense. J’ai retenu mon souffle.
Le soleil a forcé la carapace, quelque chose a libéré l’insidieuse souffrance. Le printemps me rendait enfin douce et j’aimais que cela se voit.
Mon âme s’épanouit, je ne peux rien y faire. Je fais celle qui ne voit pas, mon âme s’envole. Je suis la reine solitaire qui choisit toutes les choses qui la chavirent. Guerrière pacifique qui aime se perdre en terre inconnue, je ne crains ni le feu ni le fer, je ne suis pas si faible qu’on le pensait.
Quelquefois je tombe sur mon chemin c’est vrai, mais je me relève, larmes bien cachées, ce n’est pas bien grave tout ça. Longtemps encore j’étreindrais la lumière, j’en profiterais chaque seconde. J’ai délaissé l’ombre.

crise de vieille

P1020655Que celui, ou celle qui n’a jamais eu de furieuses envies de télétransportationnage atomiseur lorsqu’il subit la fameuse crise d’adolescence de sa progéniture (ou de celle du conjoint) me lance la première pierre et même de préférence un gros rocher de plusieurs tonnes et me libère enfin de deux adolescents en pleine crise quelques dizaines de fois par jour.
Et il y en a un troisième en pré adolescence…
Faut pas que je pète un fusible, donc faut que je parte en vacances parce que j’en ai vraiment besoin si je ne veux pas faire ma crise de vieille.
Mais faut que je parte… Là où je ne pourrais pas voir un seul être humain en dessous de 20 ans à des kilomètres à la ronde et où je pourrais enfin dire ce que je veux, faire ce que je veux et comme je veux, bien égoïstement.
Juste un temps vraiment pour moi, à moi, rien qu’à moi.
Des suggestions à part le pôle nord, la toundra ou le sable à l’infini ?

Le retour

_DSC5662Ayééé ! Elle est enfin de retour ! La fille de mon amoureux est revenue d’un an d’études au Japon.
Comme ses 17 ans la rendent de plus en plus belle, elle est rayonnante, déjà nostalgique, elle avait bien envie de rester encore un peu là bas et pourtant heureuse de retrouver ceux qu’elle aime.

Son papa plein d’émotions, qui n’en pouvait plus de l’attendre et qui maintenant n’en peut plus de contempler sa fille adorée, ses 2 frangins qui ont bien grandi durant tous ses mois d’absence. Et puis les photos qu’elle nous fait partager, tant de choses à nous raconter car le deal durant cette année d’immersion complète était d’avoir le moins de contact possible avec la France. Elle savoure les bons petits plats français qu’elle commençait à regretter un peu et que je lui mitonne avec amour… Elle retrouve doucement ses repères, ses copines, lundi prochain elle retournera au lycée et mettra les bouchées doubles pour passer les épreuves de français du bac…

Enfin, elle est là, et mon amoureux entouré de ses 3 petits va passer la plus jolie des Saint Valentin.

En silence

P1020529Les vrais amis peuvent voir ces trois choses :

Ta peine derrière ton sourire…
L’amour que tu as malgré ta colère…
Et… la raison de ton silence…
source internet

Et toi, as tu vu… ?

 

Ce jour là, c’était une nuit…

sigean 024Voilà comment ma carrière a commencé sur cette terre… D’abord ça débute par un moment un peu spécial.

Le jour où ils se sont rencontrés c’était une nuit (Ah ! Ca commence bien, parce que la nuit, cépapareil que le jour comme dirait Lapalice) c’est plus mystérieux, il peut se passer plein de choses, et d’ailleurs il s’en passe plein

Lui. Il était beau, l’oeil vif, frétillant, athlétique, il n’avait peur de rien, fonçait tête la première, rien ne pouvait l’arrêter. C’était le plus fort du groupe, major de promo, style médaillé olympique quoi !

Elle. Elle était appétissante, gourmande, terriblement sensuelle et très intelligente, style working girl et bombe sexy à la fois, absolument irrésistible quoi !

Lorsque, après un long voyage, il est arrivé près d’elle avec quelques copains, il a su faire la différence pour qu’elle le remarque, il fallait qu’elle le choisisse, c’était vital.
Alors il lui a fait le coup du regard langoureux, ils se sont regardé dans les yeux et il a même ôté son chapeau pour la saluer car il le sait, la galanterie, ça paye. Parce que non seulement c’est le plus beau, le meilleur, mais c’est aussi le plus malin !

Le coup de foudre fut immédiat. Elle a craqué devant tant de qualités et l’a invité dans son giron. Les autres copains essayaient bien de la draguer, mais c’est lui qu’elle a choisi et personne d’autre. Parce c’était elle, parce que c’était lui (Wouah ! C’est trop romantique). Et il n’a fallu qu’une quinzaine d’heures pour qu’ils se décident pour une vie commune exceptionnelle, grands fous va !
Il y a parfois des évidences tellement évidentes qu’elles ne permettent pas de faire autrement hein !

Ils se sont aimés très fort, avec tant de passion qu’ils ont même fusionnés au point de se promettre 9 mois de bonheur absolu.

Ah ! J’oubliais, apothéose de ma carrière : Monsieur spermatozoïde et Mademoiselle Ovule n’ont pas oublié de me fabriquer le gène du stupidage intensif, yeahhh !

Une furieuse envie…

Mon amoureux a toujours une furieuse envie d’écrire. Un voyage en amoureux à Londres et hop ! Encore un livre édité, cette fois-ci chez publie.net, en numérique pour l’instant, la version papier est prévue pour fin juin (Je vous tiendrai au courant, bien évidemment) Je vous laisse lire ci-dessous ce qu’en dit l’éditeur, moi faut que j’aille frimer parce que là je n’en peux plus tellement fière de lui je suis !

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[NOUVEAUTÉ] L’appel de Londres, de Philippe Castelneau

Rock’n’roll ! L’appel de Londres, de Philippe Castelneau, est désormais disponible et téléchargeable sur toutes les librairies en ligne. L’appel de Londres est à la fois géographique et musical : au prétexte d’une visite de quelques jours, Philippe Castelneau élabore un journal de ses déambulations londoniennes. Mais les villes que l’on arpente sont, comme souvent, nappées de souvenirs, et l’écriture se mélange aux récits de l’enfance, de l’adolescence, au saut dans le vide de l’âge adulte. À l’instar d’un certain Docteur bien connu des amateurs de séries télé britanniques, Philippe Castelneau sonde le temps et l’espace, invoque Dylan Thomas et Sid Vicious, croise Alan Moore et les Beatles, se souvient d’Oscar Wilde et des Smiths. La ville elle-même est une errance : arpenter Londres et c’est Tokyo qu’on revoit, c’est Paris qu’on respire, Manchester qu’on fredonne. Philippe Castelneau s’approprie les codes de Publie.rock et se sert à son tour de la musique et de la culture pop comme d’une langue pour se raconter lui, en creux, avec pudeur et élégance, dans un voyage sincère, vivant. car-appel-londresChers lecteurs non-abonnés à Publie.net  L’appel de Londres  est désormais publié, je vous invite à découvrir un exemple de ressources de l’espace abonnés. Pour ce livre, Guillaume Vissac et Matthieu Hervé, qui ont fait la préparation éditoriale, ont également lu des chapitres du livre, imaginé une carte de Londres mettant en scène quelques-uns des endroits cités dans le texte, tandis que Philippe Castelneau, en collaboration avec Lilac Flame Son, créait une vidéo-lecture dont vous pourrez voir qu’elle est accompagnée d’une pochette de son cru.

Ben voyons !

photo internetIl suffit que je m’absente une petite vingtaine d’années, c’est à dire trois fois rien, pour qu’on me change tout sans me demander mon avis ! Pfff quoi !

Je me suis perdue dans Monaco ! Voui ! Je voulais montrer à mon amoureux quelques endroits que je connaissais bien, où j’avais un peu travaillé et vécu, et je n’ai rien reconnu !
(Ne vous réjouissez pas ! Inutile de me demander en mariage, je n’ai pas la nationalité monégasque, et puis…  La place est déjà prise :p )

Franchement Albert, quel choc ! Tu aurais pu me demander mon avis, et au moins me prévenir, nonmého !  😀

 

Le poète qui marche

040Tout d’abord je vois une silhouette qui s’avance vers moi lentement à travers un désert magnifique. Petit à petit je distingue un homme jeune, tête penchée, son visage est caché par ses longs cheveux noirs jusqu’au moment où passant devant moi il me regarde et ses yeux d’un vert doré m’hypnotisent. Nous nous disons bonjour, et alors qu’il continue son chemin je le retiens en lui demandant qui il est.

Il me parle sans rien dire. C’est curieux, vraiment bizarre. Puis je comprends que nous communiquons par télépathie et je trouve ça tout à fait naturel.
Il me dit qu’il est poète et ça me fait sourire car je ne le prends pas au sérieux.

Depuis toujours il veut transcrire ses poèmes, mais c’est impossible, je ne sais plus s’il dit que le papier est bizarre ou si les stylos ne marchent pas, il est condamné à les apprendre par coeur. Il accepte que ce soit comme ça mais ça le rend triste car il a peur d’en oublier.

Puis il me raconte qu’il marche, sans cesse il marche pour les mémoriser. Il m’avait croisée un jour. Je lui avais demandé qui il était, que je ne voulais plus voir de tristesse dans ses yeux verts de poète qui marche.Je lui avais dit qu’il y avait d’autres façons d’écrire des poèmes. Je lui ai donné un livre aussi petit que l’ongle de mon pouce, les pages faites de canevas vierges.
Il t’est impossible d’écrire ? Mais tu peux broder, fais-le et ne doute pas, c’est tout.

Ses beaux yeux brillent, il ouvre sa main et je vois le minuscule livre brodé. Il n’a pas douté et il a brodé ses mots. Enfin il écrivait !
Attends, je vais te montrer
Il tourne les pages. Il y a des dizaines de poèmes, certains très longs, d’autres ne font que quelques mots, mais tous tiennent sur une page et je n’arrive pas à comprendre comment tout cela est possible.
Et puis quelle idée bizarre de broder des poèmes sur un support aussi minuscule. D’ailleurs je ne me rappelle même pas l’avoir déjà rencontré, pourquoi lui aurais je dis de broder ses poèmes ? Je ne comprends pas.Tout est est à la fois étonnant et normal.
Je prends une loupe dans ma poche et je commence à lire, je suis épatée et admirative…
Tu es très fort
Mais non, il suffit de savoir que c’est possible et je veux te dire merci.
Je pense que je lui demanderai des explications plus tard car je ne vois pas de quoi il veut me remercier. Tout d’abord je veux absolument tenir le livre pour continuer à lire.
Ce n’est pas possible, tu ne peux pas le toucher, et tu dois faire vite.
Alors j’essaie d’en lire le plus possible et je les aime tous, mais il ferme le livre avant que je puisse terminer. Il faut qu’il continue sa route.

Je me rappelle du début d’un seul d’entre eux

Je suis un téléphone
j’ai plus de mille deux cents noms…

Impossible de me souvenir de la suite. Je sais qu’il fait très exactement huit lignes, ses mots sont brodés de différentes couleurs et il est amusant. Je sais qu’il ne parle pas d’un répertoire et je me dis que ce serait rigolo si moi aussi j’avais mille deux cents prénoms.

Je lui dis que je ne me souviens absolument pas l’avoir rencontré ni lui avoir remis le livre à broder.
Quand t’ai je donné ce livre ?
Demain
Il plonge ses yeux mystérieux dans les miens et toujours sans parler il me dit une phrase dont je ne me souviens pas, puis il reprend sa longue marche.

J’ai voulu rattraper le poète qui marche, mais je me suis réveillée…

Faire le vide

zenPlus les années passent et plus j’ai envie de moins, de minimum, presque de vide, mais nan ! Faut pas exagérer, je ne suis pas prête à l’ascétisme.

C’est bizarre car je voudrais encore moins de meubles mais plus de confort, ne plus avoir d’objets mais ne manquer de rien. D’ailleurs je ne remplace pas et parfois j’ai une crise de jetage alors je jette ou je donne.
Pourtant, sans savoir pourquoi, ou peut être parce que je ne veux pas savoir pourquoi, je m’accroche encore à un objet. Je me contredis toute seule, je crois que je peux me moquer de moi !

Mais je veux plus ! Oui, oui, je veux moins et je veux plus (Je ne cherche même plus à me comprendre)
Davantage de liberté, si je puis dire, puisque si ce n’est la liberté tout court, c’est ne pas être libre (Là je sens que vous vous demandez ce que j’ai pu avaler dans ma délicieuse tasse de thé ce matin hein ? ) plus de temps, plus de voyages, plus de possibilités, plus de douceur et de paix, en moi et autour de moi.

Je veux vider davantage ma maison. Minimaliste et zen je la voudrais. J’ai l’impression, peut être idiote, que moins je possèderais plus libre je serais.
Oui c’est ça, vider pour me libérer, comme pour me délivrer d’un poids.que je veux déposer, mais on dirait bien qu’il me faut beaucoup (trop) de temps et ma vie ne dure qu’un instant que je voudrais ne pas gâcher. Un précieux petit moment de vie sur cette planète qui non seulement est belle, mais pourrait aussi être merveilleuse si les humains la laissait vivre sa vie au lieu de l’encombrer et d’accumuler sans discernement. Tout simplement.

Pfiouuu ! Je crois qu’il va falloir que je me prépare une tasse de thé supplémentaire moi. Et ça je garde !

Relation particulière

éléphanteauJe n’oublierai jamais ce gros câlin que moi aussi j’ai fait avec un éléphanteau. Voui, voui ! Un gros câlin partagé.  Et c’est drôlement lourd un petit éléphanteau, j’ai du forcer un max pour ne pas tomber lorsqu’il s’est appuyé contre moi ! quelques minutes tendres et pleines de douceur. Quelle confiance de la part de ce petit bout d’éléphant ! quelle surprise quand il s’est collé à moi pour profiter de mes câlins et moi des siens ! Du bonheur !

L’espace d’un instant le temps s’est arrêté…

C’était au Sri Lanka, dans un sanctuaire réservé aux orphelins et aux soins des blessés. Bien sûr j’avais demandé la permission au cornac car je ne voulais pas inquiéter la magnifique et majestueuse maman qui veillait de près sur son bébé. Elle me faisait face et je lui ai dit l’amour, la tendresse. Je lui ai dit que j’aimais aussi son bébé. Je lui ai dit merci. Elle me regardait fixement et je suis allée faire mon câlin à son petit seulement lorsqu’elle a tourné la tête vers lui, m’imaginant qu’elle me donnait l’autorisation… Ce fut un instant cadeau.
Un peu plus tard j’ai assisté au bain des éléphants dans la rivière, les visiteurs priés de rester au loin pour ne pas les perturber. C’était un moment calme et joyeux à la fois.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours eu une relation particulière avec les éléphants dont j’ai croisé la route lors de mes voyages en Asie.
Mon coeur se serre lorsque je pense aux conditions, en général épouvantables, lorsque les hommes les soumettent, esclaves des touristes, des cirques, des travaux forcés ou massacrés pour l’ivoire.

Photo internet

Mon mec à moi

_DSC4497Mon mec à moi, il me parle d’écriture, les livres brillent dans ses yeux, il pourrait y passer sa vie. Il parle des nouvelles technologies et de politique, d’idéal et d’humanité, il parle aussi des chats et de gros câlins, puis il me dit qu’il veut aussi un chien !
Tellement fatigué par sa journée, tellement concentré sur ses pensées, mon mec à moi il n’écoute pas ce que je lui dis…
Mon mec à moi il me parle d’aventure, de ses rêves les plus fous et de nous pour la vie.
Tellement passionné par ses projets, tellement emporté par mille idées, il parle de voyages et d’une planète à visiter.
Il m’offre des macarons et me fait des surprises. Il prépare mon petit déjeuner et j’aime quand il vient me réveiller.
Mon mec et moi…

Obsession

Photo internetCertains croient que je suis obsédée ! Ah ! Mais par quoi ? Vous demandez vous. Je vous sens bien curieux.

Je n’ai pas de défaut, parfaite je suis ! Voui ! N’ayez aucun doute à mon sujet.  Alors moi je dis que je ne suis pas obsédée. Bon, c’est vrai, sauf pour les merveilleux macarons sans gluten de Gérard Cabiron qui ne m’a toujours pas adoptée, le petit voyou ! (Je tente encore ma chance… Gérard, si tu me lis… )

Ma dernière gluten frayeur ? C’était il n’y a pas longtemps… J’ai assez facilement trouvé du gluten free à Londres, sauf à… L’aéroport de Gatewick. Gézupeur très beaucoup ! Faut que je vous raconte pourquoi.

Après avoir écumé toutes les boutiques de l’espace duty free, à part le bar à caviar où j’aurais pu en manger une louche, sans les toasts, je désespérais de trouver une bricole à grignoter qui soit garantie sans gluten, quand, enfin, au 2eme étage, tout au fond de la galerie, alors que je posais la question habituelle, on me répond enfin « Yes »

Le vendeur m’a montré un petit coin de rayon en me disant qu’il n’y avait qu’un seul choix. Chouette un wrap ! Ca faisait des années que je n’en avais pas mangé ! Je retourne auprès de mon amoureux qui terminait son sandwich et j’attaque avec plaisir le mien en lui disant que j’étais contente car il avait, à mon grand étonnement, le goût du vrai.

Surpris lui aussi, mon cher et tendre s’empare aussitôt de l’emballage pour le lire et me regarde atterré en me disant que les ingrédients ne sont pas spécifiés, il n’est écrit nulle part Gluten Free  !
Je me suis aussitôt décomposée et il est parti en courant avec mon wrap jusqu’à la boutique à l’autre bout de l’aéroport, pour se renseigner.
Moi, en ayant quand même avalé une bouchée, j’étais complètement anéantie et livide. Recroquevillée sur mon siège je transpirais mais j’avais froid, je commençais à avoir mal au ventre et je m’imaginais trop malade pour pouvoir prendre l’avion, me demandant où était le centre médical, le samu, les hôpitaux, un prêtre, même anglican, pour les derniers sacrements… Je me suis fait un film à moi toute seule, et pas une comédie, plutôt du genre Scary Gluten !

Lorsque mon amoureux a demandé au vendeur de lui confirmer l’absence de gluten, c’est le jeune homme qui est devenu blanc, qui a appelé le chef de rayon qui s’est décomposé à son tour, qui a appelé le responsable qui est aussitôt sorti très inquiet de son bureau, a consulté ordinateurs et fiches pour enfin confirmer que le produit était tout nouveau mais garanti sans gluten. Tout le monde a repris ses couleurs et mon chéri est vite revenu, toujours en courant, pour me rassurer.

Mais voilà…. J’ai tellement eu peur que je n’ai pas pu savourer mon wrap comme j’aurai voulu. Je n’ai pas été malade, il était donc bien sans gluten, mais il était plein d’angoisse ! Non mais pfff quoi !