Le rideau

LONDRES2014 054Quand je me promène la nuit à Londres tout est vivant et éveillé. J’ai l’impression que c’est juste le rideau de la nuit qui cache le jour, il suffirait que je le soulève …

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Je ne dois pas le croire parce que…

LONDRES2014 117… Parce qu’il m’avait vendu l’affaire en me disant que cette fois ce sera vraiment cool, qu’il a envie de vacances tranquilles, on ne passera pas nos journées et nos nuits à marcher dans Londres. J’ai quand même demandé « C’est promis ? »
Oui, il promet avec conviction car il a besoin de repos, nous avions déjà visité tous les sites touristiques, donc cette fois ce sera vraiment calme et reposant.
Moi je l’ai cru ! Je n’aurai pas du !

Dois-je vous dire qu’il a organisé les trajets pour ménager mes petons jolis ? Voui, voui ! Il l’a fait.
Dois-je me prosterner devant lui car il est arrivé à trouver des ascenseurs, quand il y en avait, pour éviter les escaliers à ma cheville récemment un peu cassée et tout juste un peu réparée ? Oui, il l’a fait.
Dois-je lui être reconnaissante d’avoir pensé aux déplacements underground et aux bus ? Oui, il y a pensé et j’aime bien prendre les bus londoniens.
Dois-je baigner dans le bonheur parce qu’il a été adorablement adorable ? Evidemment, c’est aussi ça le bonheur d’être deux.

Malgré toutes ses attentions pour me ménager et tenir sa promesse, malgré le métro, les bus, les ascenseurs et son adorable attitude envers moi,
Vous parlerais-je des dizaines de centaines de kilomètres qu’il m’a fait parcourir ?
Non, je ne ferais jamais ça, je n’en dirais rien.
Vous conterais-je les centaines de milliers de kilomètres pour trouver ZE librairie qui…. ? Non, non, n’insistez pas, je ne vous le conterais pas.
Vous narrerais-je les milliers de milliards de kilomètres pour dénicher ZE pub où… ?
Mais non j’ai dit ! Je ne narrerais rien. D’ailleurs, vous l’avez remarqué, je n’évoque même pas le sujet !

Nous avons été partout où il voulait aller, vu tout ce qu’il voulait voir, nous n’avons rien raté et c’était vraiment sympa ! C’est un amoureux heureux qui est rentré en France, yes !
Et une Lady qui a eu besoin d’une semaine de travail pour s’en remettre. Really ? Ho que  Yes, vraiment really !!!
 

Le monde à l’envers

George Clooney Le monde tourne à l’envers, et je crois que moi aussi. Je sais je suis parfois (souvent) un peu bizarre (complètement frappadingue).
Même MON George en perd la boule. La preuve ? Je vous ai posté sa bouille sur la photo quand il s’est rendu compte qu’il a épousé une horrible mégère alors qu’il n’avait plus toute sa tête. A « l’insu de son plein gré » quoi ! Et à Venise en plus ! Pôvre de lui ! Dès qu’il aura repris ses esprits il se jettera dans mes bras, c’est sûr !

Puisque cette planète tourne à l’envers, moi zossi et MON George également, j’ai (encore) une petite envie de changement. Je vais donc aller voir ailleurs vers le « nord » si la pluie est aussi mouillée qu’ici dans le sud. Je pourrais peut être même y trouver le soleil et le ramener là où il doit être, au dessus de ma maison car j’en ai marre d’avoir mes petons mignons dans l’eau ! Nonmého !

Allez hop, je fais un petit tour en avion, je reviens dans quelques jours et je vous raconte..

Tag pour rire

Je rassure tout le monde ! Je ne tag personne, promis, promis, promiiiis ! Je ne donne pas de noms car participeront ceux que cela amusera (j’ai déjà donné dans le « nomminage » et on va finir par me faire les gros yeux fâchés)

J’ai mis un peu de temps, mais je tiens parole ! Voici ma vie en Gif car j’ai été gentiment taggée par http://biancatsroom.wordpress.com/
Je vous invite à visiter son blog où vous trouverez des fripouilles, des anecdotes, des critiques littéraires ou ciné, des petites aventures, des sourires ou des froncements de sourcils…

Pour Ma Vie en Gifs, voici le mode d’emploi :

1/ On cite la personne qui nous a tagué

2/ On associe aux cinq mots que la personne nous a donné un gif pour chacun

3/ On donne à notre tour cinq mots différents

4/ On tague 5 personnes

Voici les 5 mots qui m’ont été donnés à illustrer :

Passion : Parce que j’aime les félins, et à défaut de tigre j’ai des chats d’amour tigreFolie : Parce que George est fou de moi et il va bientôt demander ma main ! Non, non, je ne suis pas folle !GeorgeClooneyRêve :  Etat de délirium très mince ou béatitude grenouillesque : Nos stress !délirium très mince
Sexy :  Marilyn, what else ?MarilynAvenir : Faire le tour du monde en amoureuxvoyage
Voici les 5 mots à illustrer si l’envie vous prend de vous amuser un peu :

Rire – soupir – chocolat – surprise – couleurs

La rage au ventre

taikoAvril 2008, je suis au Japon. J’ai visité des lieux merveilleux du nord au sud. Les temples, les jardins, les atmosphères, les onsens, les parfums, Les sakura, les saveurs…  J’ai fait le plein de calme, de zenitude, de thé vert, de nuits futonesques (Aïe ! ) J’en ai pris plein les mirettes et plein le coeur. Maintenant retour à la civilisation. Les derniers jours de mon voyage sont réservés à Tokyo. Cette ville gigantesque est surprenante et fascinante, je veux tout voir de cette mégapole. Faudra que j’y retourne, c’est sûr…

J’ai depuis longtemps envie d’assister à un concert de Taiko car j’aimais déjà les entendre et les voir à la télévision, alors j’imagine qu’en vrai ce doit être très-beaucoup-plus-mieux-bien.
Quand je dis que j’ai de la chance, c’est vraiment vrai. Un concert est prévu demain à l’Opéra. Vite prendre un billet en espérant que ce ne soit pas complet. Je me mélange très vite les kanji alors je fais intervenir mes amies Yumiko et Midori qui, depuis Kyoto, arrivent miraculeusement à me trouver un billet qui m’attend à la conciergerie de mon hôtel. Elles sont fortes mes copines !

Le lendemain soir j’arrive à trouver l’Opéra de Tokyo,  et croyez moi, c’est déjà pas mal car le sens de l’orientation et moi…. Euh ! Comment dire ? … En fait ça ne se dit pas quoi !
Je m’installe, j’admire les wadaiko qui attendent leurs musiciens dans la pénombre de la scène, et  j’observe les japonais autour de moi et leurs façons de se comporter, c’est très intéressant.

Puis la salle s’assombrit et la scène apparaît en pleine lumière, les tambours sont encore plus beaux. J’entends une présentation en voix off en japonais, puis, fort heureusement pour moi, également en anglais, le concert commence et l’incroyable s’accomplit.

Au fur et à mesure des prestations des différents artistes sur les daikon et différents tambours, le concert monte en puissance au même rythme que les émotions enfouies se frayent un chemin en moi. J’en ai des frissons et lorsque les deux magnifiques taikomen entrent en action sur leur immense tambour cela me prend aux tripes.
D’énormes colères intérieures enfouies bien profondément cherchent à s’exprimer et j’ai la rage au ventre et l’amour au coeur. Mes larmes resteront en attente bloquées par je ne sais quelles barrières, mais je vibre. Mon corps entier est en vibrations, il est tout à la fois en violence et en douceur. J’en tremble. Je suis l’homme et le taiko, je suis le son et l’air, je suis la lumière et l’invisible. Je suis l’amour et la peur, je suis la poussière et l’infini. Je suis vie et je suis musique. Je suis prière et enchantement. Les pieds sur terre, ancrée devant le tambour géant, ma sensibilité cognant de toute sa force la peau tendue du taiko, et la tête levée vers le ciel, l’âme en bandoulière…

Taiko1

J’ai imaginé…

_DSC4562Lorsque j’ai vu ce palmier perdu dans ces arbres j’ai instantanément pensé au dessin qu’un feu d’artifice laisse dans le ciel.
Oui, c’est ça, je me suis inventé avec plaisir un feu d’artifice végétal, Oh les belles vertes !

Puis je suis passée avec mon amoureux sous leur ombre fraîche et derrière se cachait  un Magnolia . Nous avons été accueillis par le parfum de ses belles et énormes fleurs blanches et j’ai imaginé le parfum du bonheur.

Orages sur Séville

_DSC4558A Séville je me suis faite attaquée .
Je discutais tranquillement avec mon amoureux lorsque soudain quelque chose me frôle brusquement me faisant sursauter. Je ne comprends même pas d’où cela peut venir, mais mon amoureux éclate de rire et me dit de regarder par terre.
Je regarde au sol et je vois, éclatée, affalée, abandonnée à la terre nourricière qui reprenait son bien, l’orange sévillanne, belle, énorme, lourde et juteuse.

Nous levons les yeux et très sagement, mais rapidement, nous décidons de ne pas provoquer la colère de l’oranger dont nous avions emprunté l’ombre : une pluie d’oranges bien mures menaçait.

Et oui, dans la belle citée andalouse il pleut des oranges, je n’invente rien. C’était ma première pluie d’oranges mais pas la dernière. Nous avons subi par la suite d’autres assauts, notamment lors d’une dégustation de tapas, mais toujours avec amusement car les oranges ont toujours raté les petits français ! Elles n’ont pas de radar intégré, ouf, parce que sur ma tête, aïe ! Euhhh… Non, même pas en rêve !

J’imagine qu’il va falloir que j’aille revoir la belle Séville lorsque tous ses orangers sont en fleurs… Je sais déjà que c’est avec volupté que je me délecterais de cette délicieuse et abondante offrande de parfum.

Gourmande ? Oui, complètement et j’assume ! Au fait, Cabiron, qui ne m’a toujours pas adoptée le sapajou, a créé de fabuleux macarons à la fleur d’oranger qui me font me pâmer… *Soupirssss* …

Un petit tour et puis…

Bateau au soleilJe vais faire un petit tour et je reviens…

Un petit tour en train,
Et aussi un petit tour en avion,
Puis un délicieux petit « écartage-de doigts-de-pieds-au-soleil »,
Et je reviens toute neuve pour la semaine prochaine, promis, juré, craché (Euh non, pas craché, moâ je suis une fifille qui ne crache pas,)

Je suis en vacances ! Yeahhhh !

Bénédiction

neemrana-fort-palaceJe n’oublierai jamais ces quelques semaines en Inde, au Rajasthan…

Je n’oublierai jamais cette soirée avec Sudhir,, l’air était doux, l’encens parfumait légèrement la grande terrasse sur le toit de l’ancien palace, au loin les mélopées nous berçaient, nous étions seuls.
Il a murmuré qu’il sentait tant de douleur en mon coeur. Il m’a demandé s’il pouvait prier pour moi et me bénir. J’ai accepté.
Il a pris mes mains et a commencé à prier pour moi sous les étoiles.

Puis je lui ai demandé la permission de le bénir à mon tour et de prier pour lui.
Il a accepté.

Moment très intense et privilégié, très fort partage entre deux religions, entre deux races, entre deux terriens…..

 

Photo internet

La Californie

P1020459J’imaginais la Californie comme une carte postale, le soleil, les plages, les belles blondes en maillot et rollers, les beaux gosses bodybuildés tentant de nous faire croire que c’est naturel…

Pour quitter San Francisco nous avons choisi de longer la côte californienne et avons découvert une très jolie route sur ce bord de mer escarpé. Les virages à n’en plus finir, à la lisière de forêts magnifiques nous laissent découvrir un décor que les studios d’Hollywood ne peuvent imiter. Ces forêts somptueuses sont heureusement déclarées sites protégés ainsi que la côte recouverte de tapis de fleurs rousses à flanc de coteaux menant à des criques et des calanques sublimes. Un ravissement.

La Californie, c’est aussi des loutres batifolant dans les algues, regardez bien, tout en bas, oui, elles sont juste là….    Un léger vent doux et tiède, nous offre les conversations lointaines des otaries et des éléphants de mer, quelques virages plus loin et de nouveau le calme, le silence, les points de vue inattendus, la quête comblée de mon amoureux sur les traces de Kerouac et de  Miller. Les chaudes couleurs du jour font la révérence devant la tendre luminosité qui va nous mener vers une soirée bleutée.

La Californie c’est aussi l’impossibilité de capturer un coucher de soleil sur l’océan, beau à couper le souffle et la surprise d’arriver juste à temps pour voir les elephant seal se faire des mamours pour se souhaiter bonne nuit et s’affaler de tout leur poids bien confortablement sur le sable, les plus jeunes serrés en petits groupes, bien en sécurité. La satisfaction d’apprendre que l’humain fait aussi de belles choses en les sauvant d’une disparition certaine.
C’est le plaisir d’être ensemble pour admirer, sentir, aimer. C’est la gentillesse et la courtoisie autour de nous. Le temps qui ralentit pour nous laisser du temps…

Mon petit bout de chance

Rio GrandeA Rio Rancho au Nouveau Mexique, je me promène avec Byron et Mason sa fille de 7 ans sur les bords du Rio Grande. Le temps est doux et la ballade agréable. Le fleuve nous accompagne tranquillement, je fais le plein de souvenirs, de couleurs et de bonheur.

J’aurais aimé voir les ours, je sais, vous pensez tout de suite que courageuse je suis…  Mais j’ai quand même croisé des sauterelles. Oui j’en conviens, ce n’est pas le même gabarit, mais je fais avec ce qu’il y a ce jour là.
Mason attrape un joli serpent noir et vert, il est terrorisé et se met à tournoyer, il faut le relâcher avant qu’il se blesse, je n’ai pas eu le temps de le caresser, il s’est trop vite caché dans les cailloux.
J’apprends que les yuccas servaient aux indiens pour de nombreux usages et les pointes de ses feuilles dures et ligneuses sont affutées, gare à qui les frôle !
Nous traversons un champ de fleurs jaunes pour découvrir un banc de sable marqué par les larges traces des oies sauvages qui cherchent à dormir en sécurité à l’abri des buissons quand tombe la nuit.

Byron et sa fille aiment parcourir les berges du Rio Grande, cherchant les turquoises que le fleuve dépose sur ses rives lorsque son niveau décroit. Il m’explique que lors de certaines cérémonies les indiens aiment à y jeter des bijoux en offrande pour calmer ses colères.

Il est rare d’en trouver me dit-il au moment même où je m’exclame, ahhh ! I found one ! Du moins je pense que c’est ça ! Au milieu d’un amas de gravier de toutes les couleurs, car le territoire est riche en minerais de toutes sortes, une tâche vraiment minuscule de ce bleu-vert a attiré mon oeil. Serait-ce un morceau de bijou indien ? Byron se précipite, oui ! c’est une turquoise ! Il me congratule car il est rare de trouver une perle, de plus elle est pâlie par le temps… Valeur ajoutée ! Il me dit que ça porte chance.

J’ai remercié le ciel pour  l’indien qui a fabriqué ce bijou sacrifié et pour le fleuve qui me l’a offert en retour. Je suis toute contente, je vais emporter en France mon petit bout de chance.

photo ph.c

Ca commence bien !

10787671524_94a26cd00e_bMon amoureux m’a emmenée faire un petit tour en avion et j’avais promis de venir vous en parler, Il faut que je raconte le début, parce que ça commence bien…

…On a nos billets et nos passeports, nous sommes fins prêts, le réveil n’est pas tombé en panne, nous sommes dans les temps, allez, go ! Direction l’aéroport. Tout va bien, l’avion, a eu du retard, mais il nous dépose à Londres où nous aurons quand même 1h00 pour prendre la correspondance pour San Francisco. C’est nickel ! Mais nous nous apercevons que l’hôtesse en France ne nous a pas enregistrés jusqu’aux USA. Non mais quelle idée ! Bon, pas grave, pleins de confiance, on se dit que ça va être chaud, mais nous allons courir se faire enregistrer et repasser les douanes ten fingers in the nose !.

Mon amoureux est bilingue, donc ça aide bien. Nous expliquons notre situation à un employé qui nous fait passer en priorité devant la longue file d’attente, et le check in effectué,il faut trouver la douane.On y arrive, mais il y a un monde fou. Nous nous regardons et on se comprend. Allez on fonce ! Sorry ! please ! my plane leaves in few minutes ! May I ?,Thank you ! Les gens sont sympas et nous laissent passer, on arrive haletants devant les douaniers, mais contents car nous sommes encore dans les temps. On se déshabille, on met tout dans les bacs en plastique et on passe les portiques, tout va bien. Mais soudain je blêmis…. Où est mon passeport ? Et mon billet ? Je les avais à la main il y a 2 minutes, ils étaient dans un des bacs et là….. plus rien ! On fouille toutes nos poches, nos sacs, on regarde par terre, on alerte la douanière anglaise aussi aimable qu’une porte de douane. Elle s’en fiche.

Mon amoureux me laisse son sac à dos pour que je puisse encore vérifier, il me dit qu’il court attraper l’avion pour le retarder de quelques minutes. Maintenant quand on y pense ça nous fait rigoler. Avant les avions attendaient les passagers retardataires; mais ça c’était avant !

Complètement déconcertée et un brin paniquée, j’avise un agent de sécurité et je lui saute sur le poil, lui raconte ma mésaventure dans mon anglais venu du fond des temps préhistoriques en lui précisant que mon avion va décoller dans quelques minutes.
Le brave jeune homme va interpeller la douanière qui continue à ignorer mon désespoir lorsque j’entends derrière moi une voix masculine qui demande très courtoisement  is it a french passport ? Je me retourne et je crie Yessssss à un très distingué et so british gentleman très embarrassé qui m’explique qu’il a déposé par mégarde ses affaires dans le bac avant que je puisse récupérer mon passeport et mon billet. Il les a donné à quelqu’un des douanes.

L’agent de la sécurité me demande d’attendre et se dirige vers un bureau pour en ressortir avec mon passeport et mon billet ! Ô joie ! J’ai presque envie de lui faire la bise, mais je n’ai pas le temps. Je suis au niveau de la porte 6 et je dois embarquer porte 48. Ceux qui connaissent Heathrow compatiront…

J’enfile les deux sacs à dos, un devant et l’autre derrière. Mais comme celui de mon compagnon est lourd avec tous ses appareils photos, dont un argentique bien lourd. Allez, rien ne gâchera mon voyage et ma veste sous le bras je fonce….

Malgré ma déclaration d’amour, mes petons sont toujours douloureux, mais je serre les dents et je cours comme une championne olympique, enfin, pour être honnête, la même mais en version  rouge, suant, soufflant, serrant les dents, mais je cours quand même et tant pis pour le ridicule et tant pis pour la douleur, je l’aurais cet avion, je l’aurais !  J’ai même l’oeil fier deBip Bip quand Vil Coyote cherche à le stopper, mais je grimace à l’intérieur. Avec m:es sacs, j’ai plutôt l’air d’un gracieux hippopotame qui court en boitant comme un canard.

Je suis bien attentivement les panneaux qui me mènent à la porte 48, je monte, je descends, je tourne et tourne encore à chaque indication et je me retrouve au sous-sol pour monter dans la navette souterraine. Je suis décomposée car si elle ne démarre pas immédiatement, je vais rater mon avion ! Et je vois mon amoureux qui m’attendait, il n’avait pas voulu prendre la navette sans moi et il guettait  impatiemment depuis un bon moment tous ceux qui déboulaient de l’escalator. Nous sautons dans le wagon et la rame démarre, il reprend son sac à dos, ouf, c’est déjà ça de moins !. J’essaie de récupérer mon souffle, de soulager mes pieds mais mon taux d’adrénaline est si haut que je ne me rendrais compte que plus tard à quel point j’ai mal.

Nous descendons enfin de la rame et nous continuons à courir jusqu’à la porte 48, nous sautons dans un ascenseur où se trouvent déjà 2 pilotes qui, nous voyant souffler et transpirer nous demandent à quelle heure part notre avion. A 2 pm, il nous reste à peine 12 minutes ! Dont’ run nous disent-ils, vous aurez le temps. C’est gentil de nous rassurer, mais les portes de l’ascenseur à peine ouvertes, nous reprenons notre sprint. Bien nous en a pris car à peine embarqués, les portes de l’avion se sont fermées… Je n’étais plus rouge, mais blanche d’épuisement !

Compatissante l’hôtesse des premières classes m’a offert un verre d’eau, dans un verre en verre, pas en plastique, un verre chic pour les premières classes,  pour que je reprenne des couleurs… Le steward qui s’occupera de notre rangée me demande d’un air inquiet are you OK ? …. Euhhhh I don’t know, je suis sur le point de défaillir, oui, mais DANS l’avion !
Enfin nous voilà assis, attachés, et nous poussons de longs, très longs soupirs de soulagement. Je peux raconter à mon compagnon ce qui est arrivé à mon passeport, puis j’essaie de me détendre. Il me faudra plusieurs heures pour faire retomber le stress et récupérer de ma fatigue, et encore plus pour soulager mes petons jolis. Je suis fière d’eux, ils m’ont portée jusqu’au bout, ils ne m’ont pas laissée tomber ! Allez, tout va bien ! L’Amérique nous tend les bras ! Nous sommes heureux !

Enfermée dehors !

069Il est parti pour le Brésil ce matin très tôt, pour quinze jours. Hier il était content, il était même déjà un peu là bas je crois car il avait du mal à suivre ce que je lui racontais. Il ne faut pas oublier d’enlever la clef de la serrure j’ai dit, sinon je ne pourrais pas rentrer…

Il fait très beau et très chaud aujourd’hui ! On se croirait encore en plein mois d’août. Je prends ma voiture brûlante de soleil, bien évidemment la clim est cassée sinon ce ne serait pas drôle, et je pars tranquilou. Je fais mes 25 minutes de route, toujours tranquille mais j’ai hâte d’arriver pour trouver un peu de fraicheur car je suis juste à point pour entrer en ébullition. Je suis enfin devant la porte j’enfonce la clef et… rien ! C’est bloqué ! Je n’y crois pas ! Il n’a pas fait ça quand même ! Pas lui ! Pas à moi ! Et bien oui, il l’a fait ! Je regarde à travers la vitre et je vois la clef dans la serrure ! Consternation et colère, voilà les deux mots du dictionnaire qui comptent le plus à ce moment là !

Je suis en train de cuire au soleil, je rissole doucement et je n’aime pas trop donc je passe dans le jardin pour me mettre à l’ombre sur la terrasse et je l’appelle sur son portable. S’il n’est pas déjà dans l’avion, j’ai une chance. Oui, bon je sais, il est parti très tôt et là il est déjà 14h00, mais j’avais l’espoir (on dit que ça fait vivre ! je vais vivre longtemps ! ) Bien évidemment je tombe directement sur le répondeur, il doit déjà être en mode avion.

Je n’ai pas du tout envie de rester là moi ! J’appelle sa belle-mère, il se trouve fort heureusement que je la connais, ouf ! elle habite la région re-ouf, et j’ai son numéro de téléphone re-re-ouf ! Je sais qu’elle a les clefs ! Enormissime ouf ! Oui mais elle est loin aujourd’hui, elle ne rentrera qu’à la nuit. Elle me promet de venir, elle passera par l’autre porte pour enlever la clef, demain je pourrais rentrer dans la maison.

Je n’ai plus qu’à reprendre ma voiture incandescente et refaire le trajet, faire baisser ma température proche de celle du soleil, attraper mon ordinateur, ramer sur internet pour retrouver les noms et téléphones des personnes qui devaient venir me voir au bureau, annuler les rendez-vous, râler, m’énerver, me détranquiliser un peu et rouspéter beaucoup ! Bah oui, quand je veux, je suis caniculaire moi aussi ! Parce que mon boss m’a enfermée dehors !